QCM : Représentation et séparation des pouvoirs (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue le droit souple des règles qui prescrivent un comportement sous peine de sanction ?

Il cherche à inciter les comportements, même si un juge peut lui reconnaître une valeur contraignante.
Il désigne des usages sociaux dépourvus de tout lien avec les autorités publiques.
Il permet aux juges de remplacer les règles écrites par leurs préférences personnelles.
Il fixe des obligations dont la violation entraîne automatiquement une sanction judiciaire.

Il cherche à inciter les comportements, même si un juge peut lui reconnaître une valeur contraignante.

Explication

Le droit souple vise à orienter les comportements par l’incitation plutôt qu’à les imposer directement sous peine de sanction, et un juge peut néanmoins lui reconnaître une valeur contraignante. Une règle dont la violation entraîne automatiquement une sanction correspond davantage à une prescription contraignante classique.

2. Quelle distinction oppose le positivisme au jusnaturalisme ?

Le positivisme reconnaît des normes naturelles supérieures, tandis que le jusnaturalisme rattache le droit à une autorité humaine.
Le positivisme fonde le droit sur la morale, tandis que le jusnaturalisme le réduit aux règles votées par les autorités.
Le positivisme rattache le droit à une autorité humaine, tandis que le jusnaturalisme reconnaît aussi des normes naturelles supérieures.
Le positivisme étudie la jurisprudence, tandis que le jusnaturalisme analyse la hiérarchie des normes écrites.

Le positivisme rattache le droit à une autorité humaine, tandis que le jusnaturalisme reconnaît aussi des normes naturelles supérieures.

Explication

Le positivisme identifie le droit à des règles posées par une autorité humaine, alors que le jusnaturalisme admet des normes naturelles supérieures au droit en vigueur. L’option qui inverse ces deux approches reprend précisément la confusion classique entre elles.

3. Dans une analyse normativiste, à quelle condition une règle appartient-elle à l’ordre juridique ?

Elle doit être acceptée par la majorité des personnes auxquelles elle s’applique.
Elle doit être appliquée de manière constante par les tribunaux et les administrations.
Elle doit avoir été créée conformément à une norme supérieure du même ordre juridique.
Elle doit poursuivre un objectif moralement juste et protéger l’intérêt général.

Elle doit avoir été créée conformément à une norme supérieure du même ordre juridique.

Explication

En normativisme, l’appartenance d’une règle à l’ordre juridique dépend de sa conformité aux dispositions d’une norme supérieure du même ordre. La justice du contenu de la règle ne constitue pas le critère de validité décrit par cette théorie.

4. Lorsqu’il rend une décision, quelle liberté l’interprète du droit conserve-t-il malgré son devoir de fidélité aux sources juridiques ?

Il peut remplacer les sources applicables par des règles qu’il estime plus adaptées au litige.
Il peut suivre les sources juridiques sans avoir à justifier leur pertinence pour sa décision.
Il peut écarter les sources juridiques dès qu’elles conduisent à un résultat qu’il désapprouve.
Il peut choisir les sources juridiques qui justifient sa décision, tout en restant tenu à leur égard.

Il peut choisir les sources juridiques qui justifient sa décision, tout en restant tenu à leur égard.

Explication

L’interprète est tenu par un devoir de fidélité aux sources, mais il conserve une marge de choix parmi celles qui peuvent justifier sa décision. Écarter les sources au motif qu’il désapprouve leur résultat dépasse cette liberté.

5. En quel sens l’État est-il une personne morale ?

Il est une personne physique dont les organes exercent directement les droits de la population.
Il représente l’ensemble des citoyens, sans pouvoir être titulaire d’obligations juridiques.
Il constitue une fiction juridique, sujet de droits et d’obligations sans existence physique.
Il désigne le territoire matériel sur lequel les autorités publiques peuvent intervenir.

Il constitue une fiction juridique, sujet de droits et d’obligations sans existence physique.

Explication

L’État est une personne morale abstraite, capable d’être titulaire de droits et d’obligations sans avoir de réalité physique. Une personne physique, contrairement à l’État, est un être humain concret.

6. Un État décide de ses règles sur son territoire, tandis que les autres États le traitent comme leur égal indépendant : quelles dimensions de la souveraineté ces situations illustrent-elles ?

La première illustre la souveraineté externe et la seconde la souveraineté interne.
Les deux illustrent la souveraineté interne, liée à l’autorité sur la population.
Les deux illustrent la souveraineté externe, liée aux rapports entre États.
La première illustre la souveraineté interne et la seconde la souveraineté externe.

La première illustre la souveraineté interne et la seconde la souveraineté externe.

Explication

La souveraineté interne désigne l’autorité de l’État sur son territoire, tandis que la souveraineté externe renvoie à son indépendance et à l’égalité entre États. Le respect de l’égalité par les autres États ne décrit donc pas l’autorité exercée à l’intérieur du territoire.

7. Quel auteur associe l’existence de l’État à un pouvoir souverain dans « Les six Livres de la République » et présente la loi comme la première expression de la souveraineté ?

John Locke
Jean Bodin
Thomas Hobbes
Jean-Jacques Rousseau

Jean Bodin

Explication

Jean Bodin associe l’État à l’existence d’un pouvoir souverain dans « Les six Livres de la République » et fait de la loi la première expression de cette souveraineté. Hobbes, Locke et Rousseau sont associés aux théories du contrat social, mais ne sont pas l’auteur de cet ouvrage.

8. Quelle distinction permet de différencier la population du peuple dans un État ?

La population regroupe les citoyens liés par la nationalité, tandis que le peuple comprend tous les étrangers présents.
La population désigne les personnes résidant dans la capitale, tandis que le peuple désigne celles qui élisent les gouvernants.
La population comprend les personnes soumises au droit de l’État, tandis que le peuple regroupe ses citoyens liés par la nationalité.
La population comprend les titulaires de droits politiques, tandis que le peuple rassemble les personnes soumises au droit de l’État.

La population comprend les personnes soumises au droit de l’État, tandis que le peuple regroupe ses citoyens liés par la nationalité.

Explication

La population comprend toutes les personnes soumises au droit de l’État, y compris les étrangers, alors que le peuple est constitué des citoyens rattachés par la nationalité. Limiter la population aux seuls citoyens confond ces deux notions.

9. Que cherchent à expliquer les théories du contrat social au sujet de la création de l’État ?

Elles décrivent l’État comme une institution naturelle qui existait avant toute communauté humaine.
Elles proposent un passage théorique de l’état de nature à une communauté politique, sans raconter un événement historique réel.
Elles expliquent la formation de l’État par la conquête d’un territoire et l’imposition d’une autorité.
Elles reconstituent un accord historique attesté par lequel des individus ont fondé le premier État.

Elles proposent un passage théorique de l’état de nature à une communauté politique, sans raconter un événement historique réel.

Explication

Les théories du contrat social utilisent le passage de l’état de nature à la communauté politique comme une explication théorique de la création de l’État. Les traiter comme le récit d’un accord historique réel confond cette fiction théorique avec un événement attesté.

10. Quel penseur décrit l’état de nature comme une guerre perpétuelle où chacun lutte pour sa survie ?

Bodin
Hobbes
Rousseau
Locke

Hobbes

Explication

Pour Hobbes, l’état de nature est marqué par une guerre perpétuelle et la lutte de chacun pour sa survie. Locke le décrit plutôt comme relativement pacifique mais instable, tandis que Rousseau le présente comme paisible avant la corruption liée aux inégalités sociales.

11. Un gouvernement porte atteinte aux droits naturels à la vie, à la liberté et à la propriété : quelle position correspond à la théorie de Locke ?

Le gouvernement doit être limité à la protection de ces droits, et ses abus peuvent légitimer la désobéissance.
Le gouvernement doit être absolu afin d’assurer la sécurité, sans que les individus puissent lui désobéir.
Le gouvernement doit protéger la propriété, mais peut écarter les autres droits naturels en cas de conflit.
Le gouvernement doit exprimer la volonté générale, conçue comme la somme des préférences individuelles.

Le gouvernement doit être limité à la protection de ces droits, et ses abus peuvent légitimer la désobéissance.

Explication

Locke défend un gouvernement limité chargé de protéger la vie, la liberté et la propriété, et reconnaît la légitimité de la désobéissance en cas d’abus. La soumission à un pouvoir absolu pour garantir la sécurité correspond plutôt à la position de Hobbes.

12. Dans la théorie de Rousseau, que désigne la volonté générale ?

L’accord des citoyens sur la protection de leurs droits naturels par un gouvernement limité.
L’intérêt commun des citoyens, qui fonde la souveraineté populaire sans se réduire à la somme des volontés individuelles.
La somme des préférences individuelles, qui fonde la souveraineté populaire par addition des opinions.
La volonté du souverain, qui fonde une autorité indépendante des intérêts de la communauté politique.

L’intérêt commun des citoyens, qui fonde la souveraineté populaire sans se réduire à la somme des volontés individuelles.

Explication

Pour Rousseau, la volonté générale exprime l’intérêt commun des citoyens et fonde la souveraineté populaire. La réduire à l’addition des préférences individuelles confond l’intérêt commun avec la somme des volontés particulières.

13. Quelle caractéristique distingue principalement un État unitaire dans l’organisation du pouvoir et du droit ?

Des collectivités autonomes disposant chacune d’un ordre juridique supérieur au droit national
Des pouvoirs souverains répartis entre des entités fédérées et un niveau central
Un pouvoir souverain unique et un droit appliqué uniformément sur le territoire
Des États souverains associés par traité et soumis aux décisions d’un organe commun

Un pouvoir souverain unique et un droit appliqué uniformément sur le territoire

Explication

L’État unitaire repose sur un pouvoir souverain unique, un territoire unique et un droit uniforme. La répartition verticale des pouvoirs entre un niveau fédéral et des entités fédérées caractérise plutôt l’État fédéral.

14. Un préfet prend une décision locale au nom de l’État et demeure soumis à l’autorité hiérarchique de celui-ci : de quel mécanisme s’agit-il ?

De la confédération, exercée par un représentant d’États souverains associés
De la décentralisation, exercée par une personne morale sous surveillance de l’État
De la déconcentration, exercée par un relais local sans personnalité juridique propre
Du fédéralisme, exercé par une entité dotée d’un ordre juridique autonome

De la déconcentration, exercée par un relais local sans personnalité juridique propre

Explication

La déconcentration confie des décisions à des relais locaux qui agissent au nom de l’État et restent sous son autorité hiérarchique. La décentralisation implique plutôt une personne morale distincte, soumise à un contrôle de surveillance.

15. Quelle situation correspond à la décentralisation dans un État unitaire ?

Une décision commune est prise à l’unanimité par des représentants d’États souverains
Une compétence est attribuée à un État fédéré doté d’un ordre juridique superposé au droit fédéral
Une décision est confiée à un agent local agissant au nom de l’État, sous un contrôle hiérarchique
Une compétence est confiée à une personne morale distincte de l’État, sous un contrôle de surveillance

Une compétence est confiée à une personne morale distincte de l’État, sous un contrôle de surveillance

Explication

La décentralisation transfère des compétences à des personnes morales distinctes de l’État, soumises à son pouvoir de surveillance. Un agent local soumis à la hiérarchie étatique relève, lui, de la déconcentration.

16. Quel changement la loi du 2 mars 1982, dite loi Déferré, a-t-elle apporté au contrôle préfectoral des collectivités territoriales ?

Elle a remplacé le contrôle de légalité par une tutelle d’opportunité
Elle a transféré au préfet le pouvoir de déterminer les compétences locales
Elle a remplacé la tutelle administrative par un contrôle de légalité
Elle a soumis les collectivités à un contrôle hiérarchique direct du préfet

Elle a remplacé la tutelle administrative par un contrôle de légalité

Explication

La loi Déferré a supprimé la tutelle administrative du préfet et fait passer le contrôle de l’opportunité au contrôle de légalité. Le contrôle hiérarchique direct correspond à la logique de la déconcentration, non à celle des collectivités territoriales décentralisées.

17. Quelle organisation correspond à une confédération ?

Une organisation où un gouvernement central décide à la majorité pour des entités dépourvues de souveraineté
Une association créée par traité où des États souverains sont représentés à égalité et décident à l’unanimité
Un État unique où des collectivités locales exercent des compétences sous le contrôle hiérarchique du gouvernement
Un État où des niveaux fédéral et fédérés se partagent les pouvoirs au sein d’un même ordre constitutionnel

Une association créée par traité où des États souverains sont représentés à égalité et décident à l’unanimité

Explication

La confédération est une association d’États qui restent souverains, créée par traité international, avec un organe commun où les États sont égaux et décident à l’unanimité. La répartition des pouvoirs entre un niveau fédéral et des niveaux fédérés caractérise plutôt un État fédéral.

18. Des États souverains concluent un traité, envoient des représentants égaux à un organe commun et exigent l’accord unanime pour ses décisions : quelle forme politique ont-ils créée ?

Une confédération fondée sur l’association conventionnelle d’États souverains
Un État unitaire fondé sur un pouvoir souverain central et un droit uniforme
Une union décentralisée fondée sur des collectivités locales juridiquement distinctes
Un État fédéral fondé sur la superposition d’ordres juridiques

Une confédération fondée sur l’association conventionnelle d’États souverains

Explication

Le traité, le maintien de la souveraineté des États, l’égalité de représentation et l’unanimité caractérisent une confédération. Dans un État fédéral, les pouvoirs sont répartis entre des niveaux de gouvernement au sein d’un même État.

19. Quel pouvoir la loi du 2 mars 1982 accorde-t-elle à l’assemblée délibérative créée en Corse ?

Un pouvoir exécutif soumis à la validation du Parlement national
Un pouvoir de contrôle juridictionnel sur les décisions préfectorales
Un pouvoir législatif dans les matières relevant de la collectivité
Un rôle consultatif, sans pouvoir législatif

Un rôle consultatif, sans pouvoir législatif

Explication

La loi du 2 mars 1982 crée en Corse une assemblée délibérative à rôle consultatif, sans pouvoir législatif. La confusion avec le Congrès, qui dispose d’un pouvoir législatif, attribue à cette assemblée une compétence qu’elle n’a pas.

20. Quelle différence juridique fondamentale distingue une confédération d’un État fédéral ?

Dans une confédération, les collectivités sont des personnes morales locales ; dans un État fédéral, elles agissent au nom du pouvoir central
Dans une confédération, le pouvoir est réparti entre des niveaux fédéral et fédérés ; dans un État fédéral, les décisions exigent l’unanimité des États souverains
Dans une confédération, un ordre juridique central se superpose aux ordres locaux ; dans un État fédéral, les membres restent souverains par traité
Dans une confédération, les États restent souverains par traité ; dans un État fédéral, un ordre juridique fédéral se superpose aux ordres fédérés

Dans une confédération, les États restent souverains par traité ; dans un État fédéral, un ordre juridique fédéral se superpose aux ordres fédérés

Explication

La confédération associe par traité des États qui conservent leur souveraineté, tandis que l’État fédéral superpose un ordre juridique fédéral à ceux des États fédérés. L’unanimité entre États souverains relève de la confédération, et non du fonctionnement caractéristique d’un État fédéral.

21. Quels sont les trois principes de fonctionnement d’un État fédéral ?

L’unité du droit, la tutelle hiérarchique des entités locales et leur soumission au pouvoir central
La superposition des ordres juridiques, l’autonomie des États fédérés et leur participation au pouvoir fédéral
La séparation des ordres juridiques, l’absence d’autonomie fédérée et la délégation du pouvoir central
La souveraineté des États membres, l’égalité de leurs représentants et l’unanimité des décisions communes

La superposition des ordres juridiques, l’autonomie des États fédérés et leur participation au pouvoir fédéral

Explication

Le fonctionnement fédéral repose sur la superposition des ordres juridiques, l’autonomie des États fédérés et leur participation au pouvoir fédéral. L’unanimité entre États qui demeurent souverains correspond plutôt au modèle confédéral.

22. Quel rôle les intendants jouent-ils dans l’administration du royaume ?

Ils représentent les ordres du royaume et négocient avec le roi les décisions fiscales nationales.
Ils transfèrent aux collectivités territoriales la gestion des finances et de la justice locales.
Ils votent les édits royaux et déterminent les règles applicables aux juridictions du royaume.
Ils relaient le pouvoir royal et en contrôlent l’exercice local, notamment pour les finances et la justice.

Ils relaient le pouvoir royal et en contrôlent l’exercice local, notamment pour les finances et la justice.

Explication

Les intendants sont les relais territoriaux du pouvoir royal et contrôlent notamment les finances, la justice et la population locale. La gestion confiée à des collectivités correspond à la décentralisation, et non à leur rôle de renforcement de l’autorité royale.

23. Quelle fonction caractérise les parlements de l’Ancien Régime ?

Ils votent les lois du royaume et contrôlent politiquement l’action du pouvoir royal.
Ils jugent les litiges et enregistrent les édits royaux, sans être des assemblées législatives.
Ils représentent les ordres sociaux et approuvent les décisions prises par les États généraux.
Ils administrent les finances locales et surveillent les populations au nom du roi.

Ils jugent les litiges et enregistrent les édits royaux, sans être des assemblées législatives.

Explication

Les parlements sont des juridictions qui jugent les litiges et enregistrent les édits royaux. Leur enregistrement ne les transforme pas en organes législatifs chargés de voter les lois.

24. Comment les lois fondamentales du royaume encadrent-elles la transmission de la couronne et le domaine royal ?

Elles établissent une succession élective et autorisent la transmission du domaine royal aux héritiers privés du roi.
Elles imposent notamment la loi salique et la primogéniture, et protègent l’indisponibilité de la couronne ainsi que l’inaliénabilité du domaine royal.
Elles permettent au roi de choisir librement son successeur et de céder les terres royales selon les besoins du royaume.
Elles confient aux États généraux le choix du souverain et l’autorisation de vendre les biens de la Couronne.

Elles imposent notamment la loi salique et la primogéniture, et protègent l’indisponibilité de la couronne ainsi que l’inaliénabilité du domaine royal.

Explication

Ces règles coutumières encadrent le roi par des principes de succession, dont la loi salique et la primogéniture, ainsi que par l’indisponibilité et l’inaliénabilité. Une succession librement choisie par le souverain contredirait ces limites coutumières.

25. Quelle différence fondamentale distingue l’État constitutionnel issu de la Révolution de la monarchie absolue ?

Dans l’État constitutionnel, le roi conserve la souveraineté et la Constitution organise les privilèges des ordres sociaux.
Dans l’État constitutionnel, les juridictions détiennent la souveraineté et les citoyens exercent des droits selon leur naissance.
Dans l’État constitutionnel, la Nation détient la souveraineté et la Constitution limite le pouvoir, tandis que les citoyens sont égaux.
Dans l’État constitutionnel, les assemblées détiennent la souveraineté sans limites constitutionnelles et les citoyens sont égaux.

Dans l’État constitutionnel, la Nation détient la souveraineté et la Constitution limite le pouvoir, tandis que les citoyens sont égaux.

Explication

L’État constitutionnel repose sur la souveraineté de la Nation, la limitation du pouvoir par la Constitution et l’égalité des citoyens. Le maintien de la souveraineté entre les mains du roi correspond plutôt à la monarchie absolue.

26. Quelle décision le Tiers État prend-il le 17 juin 1789 pour affirmer qu’il représente la Nation ?

Il se proclame Assemblée constituante.
Il prête le serment du Jeu de Paume.
Il se proclame Assemblée nationale.
Il accepte la fusion des ordres.

Il se proclame Assemblée nationale.

Explication

Le 17 juin 1789, le Tiers État s’autoproclame Assemblée nationale afin d’affirmer qu’il représente la Nation. Le serment du Jeu de Paume intervient le 20 juin, tandis que l’appellation d’Assemblée constituante est adoptée le 9 juillet.

27. Quel engagement les représentants prennent-ils au Jeu de Paume le 20 juin 1789 ?

Ne pas se séparer avant d’avoir adopté une déclaration des droits.
Ne pas se séparer avant d’avoir proclamé une monarchie constitutionnelle.
Ne pas se séparer avant d’avoir établi une Constitution.
Ne pas se séparer avant d’avoir obtenu la fusion des trois ordres.

Ne pas se séparer avant d’avoir établi une Constitution.

Explication

Les représentants jurent au Jeu de Paume de ne pas se séparer avant d’avoir établi une Constitution. L’adoption de la Déclaration des droits et l’instauration de la monarchie constitutionnelle relèvent d’étapes ultérieures.

28. Quelle distinction sépare la Déclaration des droits de 1789 de la Constitution de 1791 ?

La Déclaration organise les institutions politiques, tandis que la Constitution énonce les droits et libertés des citoyens.
La Déclaration répartit les pouvoirs entre les institutions, tandis que la Constitution définit les libertés individuelles.
La Déclaration garantit des droits et libertés, tandis que la Constitution organise le jeu politique et instaure une monarchie constitutionnelle.
La Déclaration instaure une monarchie constitutionnelle, tandis que la Constitution proclame les droits naturels des citoyens.

La Déclaration garantit des droits et libertés, tandis que la Constitution organise le jeu politique et instaure une monarchie constitutionnelle.

Explication

La Déclaration du 26 août 1789 proclame des droits et libertés, alors que la Constitution de 1791 fixe les règles politiques et instaure une monarchie constitutionnelle. Confondre leurs fonctions revient à attribuer à la Déclaration l’organisation institutionnelle de la Constitution.

29. Que désigne le pouvoir constituant originaire ?

Le pouvoir des institutions d’exercer les compétences que la Constitution leur attribue.
Le pouvoir de réviser les règles constitutionnelles selon la procédure déjà prévue par la Constitution.
Le pouvoir d’appliquer les lois adoptées dans le cadre des institutions constitutionnelles.
Le pouvoir de créer pour la première fois la Constitution d’un État et d’établir ses règles fondamentales.

Le pouvoir de créer pour la première fois la Constitution d’un État et d’établir ses règles fondamentales.

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit pour la première fois la Constitution et les règles fondamentales d’organisation politique et juridique de l’État. L’exercice de compétences attribuées par la Constitution relève des pouvoirs constitués.

30. Quelle différence oppose le pouvoir constituant originaire aux pouvoirs constitués ?

Le pouvoir constituant originaire appartient à la Nation et est inconditionnel et illimité, tandis que les pouvoirs constitués sont créés et limités par la Constitution.
Le pouvoir constituant originaire appartient aux institutions et reste limité par la Constitution, tandis que les pouvoirs constitués sont inconditionnels.
Le pouvoir constituant originaire est créé et limité par la Constitution, tandis que les pouvoirs constitués appartiennent à la Nation sans condition.
Le pouvoir constituant originaire et les pouvoirs constitués sont tous deux créés par la Constitution et soumis aux mêmes limites.

Le pouvoir constituant originaire appartient à la Nation et est inconditionnel et illimité, tandis que les pouvoirs constitués sont créés et limités par la Constitution.

Explication

Le pouvoir constituant originaire appartient à la Nation et n’est pas encadré par la Constitution qu’il établit, tandis que les pouvoirs constitués tirent d’elle leurs compétences et leurs limites. Attribuer au pouvoir originaire les limites applicables aux institutions constituées inverse cette distinction.

31. Quel critère distingue l’établissement autoritaire d’une Constitution de son élaboration démocratique ?

Le mode autoritaire fait approuver la Constitution par référendum, tandis que le mode démocratique la fait élaborer sans consultation populaire.
Le mode autoritaire combine représentation et référendum, tandis que le mode démocratique procède par octroi du pouvoir exécutif.
Le mode autoritaire octroie la Constitution sans consulter le peuple, tandis que le mode démocratique associe le peuple par représentation, référendum ou les deux.
Le mode autoritaire confie la rédaction à une assemblée constituante, tandis que le mode démocratique réserve cette tâche au souverain.

Le mode autoritaire octroie la Constitution sans consulter le peuple, tandis que le mode démocratique associe le peuple par représentation, référendum ou les deux.

Explication

L’octroi autoritaire ne consulte pas le peuple, alors que l’élaboration démocratique l’associe par représentation, référendum ou combinaison de ces moyens. Une approbation populaire par référendum caractérise donc le mode démocratique, et non l’octroi sans consultation.

32. Quel est l’objectif central du constitutionnalisme ?

Soustraire l’exercice du pouvoir à toute règle constitutionnelle, afin de préserver l’autonomie du législateur.
Limiter le pouvoir politique par la Constitution, qui subordonne le législateur tout en fondant l’exercice du pouvoir et en restant adaptable.
Concentrer le pouvoir politique dans le législateur, qui détermine librement la portée de la Constitution et son application.
Remplacer les institutions politiques par des juridictions, qui assurent seules l’exercice du pouvoir et la stabilité des règles.

Limiter le pouvoir politique par la Constitution, qui subordonne le législateur tout en fondant l’exercice du pouvoir et en restant adaptable.

Explication

Le constitutionnalisme limite le pouvoir politique : la Constitution fonde son exercice et subordonne le législateur, tout en devant rester adaptable. La Constitution ne donne donc pas au législateur une liberté de déterminer lui-même ses propres limites.

33. Quelle caractéristique distingue le pouvoir de révision du pouvoir constituant originaire ?

Il ne peut modifier aucune disposition, alors que le pouvoir constituant originaire doit respecter une procédure renforcée.
Il est encadré par la Constitution, alors que le pouvoir constituant originaire est inconditionnel.
Il est souverain, alors que le pouvoir constituant originaire est encadré par la Constitution.
Il relève d’un pouvoir ordinaire, alors que le pouvoir constituant originaire est un pouvoir juridictionnel.

Il est encadré par la Constitution, alors que le pouvoir constituant originaire est inconditionnel.

Explication

Le pouvoir de révision modifie la Constitution tout en restant soumis aux limites qu’elle prévoit, contrairement au pouvoir constituant originaire. Le présenter comme souverain inverse précisément cette distinction.

34. Une Constitution protège un principe contre toute révision, impose une procédure renforcée et interdit les révisions pendant certaines circonstances. À quelles catégories correspondent ces limites ?

Circonstancielle, législative et matérielle.
Matérielle, procédurale et circonstancielle.
Juridictionnelle, circonstancielle et procédurale.
Procédurale, matérielle et juridictionnelle.

Matérielle, procédurale et circonstancielle.

Explication

Les limites à la révision peuvent être matérielles, procédurales ou circonstancielles ; la protection d’un principe intangible est une limite matérielle. Une limite juridictionnelle ne figure pas parmi les trois catégories énoncées.

35. Selon la distinction de James Bryce en 1884, comment reconnaît-on une Constitution rigide ?

Sa révision suit une procédure spéciale et renforcée, distincte de celle d’une loi ordinaire.
Sa révision exige un référendum, tandis que les lois ordinaires suivent une procédure renforcée.
Sa révision suit la procédure d’une loi ordinaire, même si elle porte sur des principes fondamentaux.
Sa révision est confiée à un juge, tandis que les lois ordinaires sont adoptées par le Parlement.

Sa révision suit une procédure spéciale et renforcée, distincte de celle d’une loi ordinaire.

Explication

Pour Bryce, une Constitution est rigide lorsque sa révision est soumise à une procédure spéciale et renforcée. Le recours obligatoire au référendum n’est pas le critère général de cette distinction.

36. Quelle différence oppose une Constitution souple à une Constitution rigide ?

La Constitution souple exige l’accord des États fédérés, tandis que la rigide se révise par vote parlementaire ordinaire.
La Constitution souple se révise selon la procédure d’une loi ordinaire, tandis que la rigide exige une procédure renforcée.
La Constitution souple exige une procédure renforcée, tandis que la rigide se révise selon la procédure d’une loi ordinaire.
La Constitution souple se révise par décision judiciaire, tandis que la rigide se révise par décision gouvernementale.

La Constitution souple se révise selon la procédure d’une loi ordinaire, tandis que la rigide exige une procédure renforcée.

Explication

La souplesse correspond à l’utilisation de la procédure législative ordinaire, tandis que la rigidité implique une procédure spéciale et renforcée. L’accord des États fédérés caractérise certaines procédures particulières, et non la définition générale d’une Constitution rigide.

37. Aux États-Unis, quelle séquence de votes l’article 5 prévoit-il pour proposer puis ratifier une révision constitutionnelle ?

Deux tiers dans chacune des deux chambres, puis ratification par au moins trois quarts des législatures des États.
Majorité simple dans chacune des deux chambres, puis ratification par au moins trois quarts des électeurs des États.
Deux tiers dans une seule chambre, puis ratification par au moins trois quarts des gouverneurs des États.
Trois cinquièmes dans chacune des deux chambres, puis ratification par au moins deux tiers des législatures des États.

Deux tiers dans chacune des deux chambres, puis ratification par au moins trois quarts des législatures des États.

Explication

L’article 5 prévoit une proposition adoptée aux deux tiers dans chacune des deux chambres, suivie d’une ratification par au moins les trois quarts des législatures des États. La ratification par les gouverneurs ne correspond pas au mécanisme indiqué.

38. En France, après le vote d’un texte identique par les deux chambres dans le cadre de l’article 89, quelles voies d’approbation le président peut-il choisir ?

Le référendum ou l’approbation du Congrès à la majorité des trois cinquièmes.
Le référendum ou l’approbation du Congrès à la majorité des deux tiers.
La ratification par les trois quarts des assemblées territoriales ou l’approbation du Sénat.
L’approbation du Congrès à la majorité simple ou la ratification par les deux chambres séparément.

Le référendum ou l’approbation du Congrès à la majorité des trois cinquièmes.

Explication

Après le vote d’un texte identique par les deux chambres, l’article 89 permet au président de choisir entre le référendum et l’approbation du Congrès à la majorité des trois cinquièmes. La majorité des deux tiers correspond au seuil de proposition prévu par la procédure américaine, et non à cette étape française.

39. Qu’est-ce qu’une mutation constitutionnelle informelle ?

Une transformation de la Constitution qui se produit sans modification de son texte.
Une révision du texte constitutionnel adoptée selon une procédure simplifiée.
Une adoption de règles constitutionnelles nouvelles par une assemblée constituante.
Une suspension temporaire de la Constitution par une décision juridictionnelle.

Une transformation de la Constitution qui se produit sans modification de son texte.

Explication

Une mutation constitutionnelle informelle transforme la Constitution sans modifier le texte qui la formule. Une révision, même simplifiée, modifie le texte et ne relève donc pas de cette définition.

40. Quelles sont les trois origines possibles des mutations constitutionnelles informelles ?

La pratique institutionnelle, la jurisprudence constitutionnelle et la coutume constitutionnelle.
La coutume électorale, la révision judiciaire et l’intervention du pouvoir constituant.
La révision parlementaire, la pratique juridictionnelle et la législation ordinaire.
La pratique institutionnelle, le référendum législatif et la séparation des pouvoirs.

La pratique institutionnelle, la jurisprudence constitutionnelle et la coutume constitutionnelle.

Explication

Les mutations informelles peuvent provenir de la pratique institutionnelle, de la jurisprudence constitutionnelle ou de la coutume constitutionnelle. La législation ordinaire peut influer sur le fonctionnement institutionnel, mais elle ne constitue pas l’une des trois origines indiquées.

41. Comment diffère la portée des pratiques constitutionnelles non écrites en France et au Royaume-Uni ?

En France, elles lient directement le juge, tandis qu’au Royaume-Uni elles sont écartées au profit des textes écrits.
En France, elles forment la base juridique des institutions, tandis qu’au Royaume-Uni elles servent surtout d’interprétation secondaire.
En France, elles n’ont pas de valeur juridique directe, tandis qu’au Royaume-Uni elles jouent un rôle central dans la formation institutionnelle.
En France, elles remplacent les procédures de révision, tandis qu’au Royaume-Uni elles sont réservées aux juridictions.

En France, elles n’ont pas de valeur juridique directe, tandis qu’au Royaume-Uni elles jouent un rôle central dans la formation institutionnelle.

Explication

Dans un système de droit écrit comme la France, les mutations informelles n’ont pas de valeur juridique directe, alors que les pratiques non écrites sont centrales dans la formation institutionnelle britannique. Dire que ces pratiques sont écartées au Royaume-Uni inverse cette différence.

42. Quelle opposition distingue la conception de la souveraineté défendue par Rousseau du régime représentatif ?

Rousseau défend une souveraineté partagée entre juges et citoyens, tandis que le régime représentatif la confie aux assemblées locales.
Rousseau défend une souveraineté exercée par des élus, tandis que le régime représentatif réserve les décisions au peuple.
Rousseau défend une souveraineté limitée aux élections, tandis que le régime représentatif donne aux citoyens un pouvoir législatif direct.
Rousseau défend l’exercice direct d’une souveraineté inaliénable, tandis que le régime représentatif confie le pouvoir à des représentants.

Rousseau défend l’exercice direct d’une souveraineté inaliénable, tandis que le régime représentatif confie le pouvoir à des représentants.

Explication

Rousseau considère que le peuple ne peut aliéner ni déléguer l’exercice de sa souveraineté, contrairement au régime représentatif qui confie le pouvoir à des représentants. L’idée que Rousseau défendrait une souveraineté exercée par des élus inverse cette distinction.

43. Quelle différence Benjamin Constant établit-il entre la liberté des anciens et celle des modernes ?

La liberté des anciens concerne les garanties juridiques, tandis que celle des modernes se limite à l’exercice du droit de vote.
La liberté des anciens se fonde sur l’indépendance économique, tandis que celle des modernes dépend de l’appartenance à la cité.
La liberté des anciens protège les droits individuels, tandis que celle des modernes repose sur la participation directe aux décisions.
La liberté des anciens repose sur la participation politique, tandis que celle des modernes privilégie les droits et libertés individuels.

La liberté des anciens repose sur la participation politique, tandis que celle des modernes privilégie les droits et libertés individuels.

Explication

Constant associe la liberté des anciens à la participation aux décisions politiques et celle des modernes aux droits et libertés individuels. La participation directe correspond donc à la première conception, et non à celle des modernes.

44. Quel argument les défenseurs du régime représentatif avancent-ils pour justifier le recours à des représentants ?

Il est praticable, permet de choisir des citoyens jugés compétents et peut protéger l’intérêt général des intérêts particuliers.
Il évite les choix politiques difficiles en laissant aux représentants le soin de remplacer l’intérêt général par des intérêts locaux.
Il rend chaque décision immédiatement conforme aux préférences de tous et supprime les conflits entre intérêts particuliers.
Il confie les décisions aux citoyens les plus nombreux et garantit que leurs intérêts coïncident avec l’intérêt général.

Il est praticable, permet de choisir des citoyens jugés compétents et peut protéger l’intérêt général des intérêts particuliers.

Explication

Ses défenseurs mettent en avant le caractère praticable de ce régime, la sélection de citoyens jugés compétents et la protection possible de l’intérêt général. Le choix des représentants ne garantit pas que les conflits d’intérêts disparaissent ni que toute décision reflète immédiatement les préférences de chacun.

45. Quel enchaînement décrit l’élargissement du droit de vote en France entre 1848 et 1944 ?

Le suffrage universel masculin est instauré en 1848 pour les hommes de plus de 18 ans, puis les femmes obtiennent le droit de vote en 1944.
Le suffrage universel est instauré en 1848 pour les femmes et les hommes de plus de 21 ans, puis l’âge électoral est abaissé en 1944.
Le suffrage universel masculin est instauré en 1848 pour les hommes de plus de 21 ans, puis les femmes obtiennent le droit de vote en 1936.
Le suffrage universel masculin est instauré en 1848 pour les hommes de plus de 21 ans, puis les femmes obtiennent le droit de vote en 1944.

Le suffrage universel masculin est instauré en 1848 pour les hommes de plus de 21 ans, puis les femmes obtiennent le droit de vote en 1944.

Explication

En 1848, le suffrage universel masculin concerne les hommes de plus de 21 ans, et les femmes acquièrent le droit de vote en 1944. La date de 1848 ne correspond pas à l’obtention du vote par les femmes.

46. Quelle situation illustre les manifestations contemporaines de la crise du régime représentatif ?

Un désengagement électoral, une difficulté à trouver des candidats et un recours aux manifestations ou aux grèves.
Une hausse de la participation électorale, une multiplication des candidatures et un recul des mobilisations collectives.
Une diminution des contestations sociales, une stabilité du nombre de candidats et un renforcement de la confiance électorale.
Une hausse des adhésions partisanes, une baisse des grèves et une concentration des débats dans les assemblées.

Un désengagement électoral, une difficulté à trouver des candidats et un recours aux manifestations ou aux grèves.

Explication

La crise se manifeste notamment par le désengagement électoral, les difficultés à trouver des candidats et le recours aux manifestations et aux grèves. Une hausse de la participation et une multiplication des candidatures décriraient plutôt des évolutions contraires à ces signes.

47. Une analyse de la crise représentative relève que les citoyens contestent l’autorité de la loi, que les sources du droit évoluent et que les élus sont jugés peu représentatifs. À quelle catégorie de facteurs ces constats correspondent-ils ?

Aux causes de la crise du régime représentatif liées à l’autorité de la loi, aux sources du droit et à la représentativité des élus.
Aux mécanismes de démocratisation, destinés à organiser une participation citoyenne continue et une délibération collective.
Aux fondements du régime représentatif, qui reposent sur la sélection de citoyens compétents et la défense de l’intérêt général.
Aux manifestations électorales de la crise, principalement liées à l’absence de candidats et à l’augmentation des abstentions.

Aux causes de la crise du régime représentatif liées à l’autorité de la loi, aux sources du droit et à la représentativité des élus.

Explication

La remise en cause de l’autorité de la loi, la mutation des sources du droit et celle de la représentativité des élus figurent parmi les causes de la crise. L’absence de candidats et l’abstention sont des manifestations de cette crise, mais ne couvrent pas les trois facteurs décrits.

48. Quelle différence distingue un référendum d’un mécanisme de consultation citoyenne ?

Le référendum sert principalement à surveiller les gouvernants dans la durée, tandis que la consultation organise une décision ponctuelle et binaire.
Le référendum et la consultation donnent tous deux aux citoyens un pouvoir décisionnel direct sur la question soumise.
Le référendum permet une décision directe sur une question précise, tandis que la consultation recueille surtout un avis et favorise la délibération.
Le référendum recueille surtout un avis sans effet décisionnel, tandis que la consultation permet aux citoyens de trancher directement une question.

Le référendum permet une décision directe sur une question précise, tandis que la consultation recueille surtout un avis et favorise la délibération.

Explication

Le référendum permet aux citoyens de se prononcer directement sur une question précise, tandis que la consultation vise surtout à recueillir leur avis et à favoriser la délibération. Assimiler la consultation à une décision directe confond son rôle avec celui du référendum.

49. Quel article de la Constitution prévoit le référendum local ?

L’article 72 prévoit le référendum local.
L’article 89 prévoit le référendum local.
L’article 11 prévoit le référendum local.
L’article 69 prévoit le référendum local.

L’article 72 prévoit le référendum local.

Explication

Le référendum local est prévu par l’article 72 de la Constitution. L’article 11 concerne le référendum législatif et le référendum d’initiative partagée, tandis que l’article 89 prévoit le référendum constituant.

50. Quelle séquence est requise pour qu’un référendum d’initiative partagée puisse être engagé ?

Une proposition soutenue par un cinquième des parlementaires, puis par un dixième des électeurs dans un délai de six mois.
Une proposition soutenue par un dixième des parlementaires, puis par un cinquième des électeurs dans un délai de neuf mois.
Une proposition soutenue par un cinquième des parlementaires, puis par un dixième des électeurs dans un délai de neuf mois.
Une proposition soutenue par un tiers des parlementaires, puis par un dixième des électeurs dans un délai de neuf mois.

Une proposition soutenue par un cinquième des parlementaires, puis par un dixième des électeurs dans un délai de neuf mois.

Explication

La procédure exige d’abord le soutien d’un cinquième des parlementaires, puis celui d’un dixième des électeurs dans les neuf mois. Inverser les proportions attribuées aux parlementaires et aux électeurs modifie les seuils prévus.

51. Quel objectif caractérise la démocratie continue défendue par Léo Hamon ?

Remplacer la participation des citoyens par une surveillance exercée par les représentants et une délibération réservée aux gouvernants.
Organiser des décisions citoyennes ponctuelles et binaires, en privilégiant le vote référendaire sur la délibération et la surveillance.
Concentrer la participation citoyenne sur les périodes électorales afin de confier ensuite la délibération aux seuls élus.
Favoriser une participation citoyenne permanente, la délibération et la surveillance des gouvernants plutôt qu’une décision ponctuelle et binaire.

Favoriser une participation citoyenne permanente, la délibération et la surveillance des gouvernants plutôt qu’une décision ponctuelle et binaire.

Explication

La démocratie continue vise une participation citoyenne permanente qui favorise la délibération et la surveillance des gouvernants. Une décision ponctuelle et binaire caractérise plutôt le recours au référendum.

52. Quelle distinction caractérise les conventions citoyennes par rapport au CESE ?

Elles sélectionnent des experts qui remplacent les citoyens dans la formulation des recommandations.
Elles donnent directement la parole aux citoyens, mais leurs recommandations restent consultatives et ont peu d’effets.
Elles répartissent des sièges entre partis selon les résultats électoraux, contrairement au CESE.
Elles réunissent des élus qui adoptent des décisions contraignantes, contrairement au CESE.

Elles donnent directement la parole aux citoyens, mais leurs recommandations restent consultatives et ont peu d’effets.

Explication

Les conventions citoyennes font participer directement les citoyens, mais leurs recommandations sont consultatives et ont été peu suivies d’effet. Le CESE ne donne pas directement la parole aux citoyens de la même manière.

53. Quel est l’objectif principal des quotas électoraux ?

Garantir que les partis arrivés en tête obtiennent une majorité parlementaire stable.
Remplacer la sélection des candidats par un tirage au sort parmi les électeurs.
Répartir les sièges entre les partis en fonction du nombre de voix obtenues.
Compenser des inégalités de fait et rapprocher les assemblées de la composition de la société.

Compenser des inégalités de fait et rapprocher les assemblées de la composition de la société.

Explication

Les quotas électoraux sont des mesures préférentielles destinées à corriger des inégalités de fait et à améliorer la représentativité des assemblées. La répartition des sièges selon les voix relève du scrutin proportionnel, et non de la fonction des quotas.

54. Comment la loi du 6 juin 2000 traite-t-elle les scrutins de liste et les élections législatives uninominales ?

Elle réduit les dotations des partis aux scrutins de liste et impose l’alternance des sexes aux élections uninominales.
Elle exige une répartition proportionnelle des sièges sur les listes et des candidatures égales dans chaque circonscription.
Elle impose l’alternance des sexes sur certaines listes et réduit les dotations des partis en cas de forte disproportion de candidatures.
Elle applique une alternance stricte à tous les scrutins et attribue une dotation supplémentaire aux partis concernés.

Elle impose l’alternance des sexes sur certaines listes et réduit les dotations des partis en cas de forte disproportion de candidatures.

Explication

Pour certains scrutins de liste, la loi impose une représentation égale avec alternance stricte ; aux législatives uninominales, elle prévoit une baisse des dotations en cas de disproportion trop importante. L’incitation financière concerne donc les élections uninominales, et non les scrutins de liste.

55. Quel effet peut produire le scrutin majoritaire sur la représentativité des élus ?

Il peut favoriser une majorité stable, tout en donnant au parti arrivé en tête une part des sièges qui déforme sa représentativité.
Il attribue les sièges à chaque candidat selon ses voix, sans effet possible sur la représentation des partis.
Il assure une représentation fidèle des voix, mais rend généralement impossible la formation d’une majorité stable.
Il répartit les sièges entre les partis selon leurs voix, tout en favorisant une majorité stable par l’alternance des listes.

Il peut favoriser une majorité stable, tout en donnant au parti arrivé en tête une part des sièges qui déforme sa représentativité.

Explication

Le scrutin majoritaire est simple et peut faciliter la formation d’une majorité stable, mais il peut déformer la représentativité en avantageant le parti arrivé en tête. La répartition des sièges selon les voix obtenues correspond au scrutin proportionnel.

56. Dans le constitutionnalisme libéral moderne, quelle fonction essentielle remplit la Constitution ?

Elle limite le pouvoir politique afin de garantir notamment les droits et libertés des individus.
Elle concentre le pouvoir politique afin de faciliter l’adoption des décisions publiques.
Elle établit la supériorité des décisions gouvernementales sur les droits individuels.
Elle organise la compétition électorale afin de répartir les sièges entre les partis.

Elle limite le pouvoir politique afin de garantir notamment les droits et libertés des individus.

Explication

Le constitutionnalisme libéral moderne conçoit la Constitution comme une limite au pouvoir politique, notamment pour protéger les droits et libertés. La concentration du pouvoir est contraire à cette fonction de limitation.

57. Quelle différence distingue une constitution écrite moderne des règles constitutionnelles coutumières ?

La constitution écrite rassemble les règles dans un acte juridique complet, tandis que les règles coutumières peuvent ne pas être réunies dans un tel texte.
La constitution écrite résulte de décisions judiciaires, tandis que les règles coutumières sont adoptées par les représentants élus.
La constitution écrite repose sur des pratiques non codifiées, tandis que les règles coutumières sont rassemblées dans un acte juridique complet.
La constitution écrite porte sur les droits individuels, tandis que les règles coutumières portent sur la répartition des pouvoirs.

La constitution écrite rassemble les règles dans un acte juridique complet, tandis que les règles coutumières peuvent ne pas être réunies dans un tel texte.

Explication

Les constitutions modernes privilégient un acte juridique écrit et complet pour encadrer le pouvoir, contrairement à des règles qui peuvent relever de la coutume. L’idée que la constitution écrite serait fondée sur des pratiques non codifiées inverse cette distinction.

58. Selon l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, quand une société est-elle privée de Constitution ?

Lorsqu’elle ne réunit pas toutes ses règles juridiques dans un texte unique.
Lorsqu’elle ne garantit pas les droits et ne détermine pas la séparation des pouvoirs.
Lorsqu’elle ne prévoit pas de scrutin proportionnel pour élire ses représentants.
Lorsqu’elle ne confie pas à un juge le pouvoir d’annuler les décisions politiques.

Lorsqu’elle ne garantit pas les droits et ne détermine pas la séparation des pouvoirs.

Explication

L’article 16 affirme qu’une société sans garantie des droits et sans détermination de la séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution. La présence d’un contrôle juridictionnel des décisions n’est pas le critère énoncé dans cet article.

59. Un État agit conformément à des règles juridiques préétablies, mais ces règles ne protègent pas les libertés. Quelle conception de l’État de droit satisfait-il ?

Aucune des deux conceptions, car l’État de droit suppose un texte constitutionnel écrit.
La conception formelle, qui porte sur l’action de l’État selon des règles prédéfinies.
Les deux conceptions, car le respect de règles prédéfinies garantit leur caractère libéral.
La conception substantielle, qui porte sur le contenu libéral des règles applicables.

La conception formelle, qui porte sur l’action de l’État selon des règles prédéfinies.

Explication

La conception formelle exige que l’État agisse selon des règles juridiques prédéfinies, tandis que la conception substantielle exige aussi un contenu libéral. Le respect de règles préétablies ne suffit donc pas à établir que leur contenu protège les libertés.

60. Que désigne le légicentrisme dans l’ordre juridique ?

L’idée que la loi constitue la norme suprême de l’ordre juridique.
L’idée que les traités internationaux prévalent sur toutes les autres normes.
L’idée que la Constitution constitue la norme suprême de l’ordre juridique.
L’idée que les décisions des juges constituent la principale source du droit.

L’idée que la loi constitue la norme suprême de l’ordre juridique.

Explication

Le légicentrisme place la loi au sommet de l’ordre juridique. La primauté de la Constitution correspond à une autre conception de la hiérarchie des normes.

61. Pourquoi l’absence de contrôle juridictionnel des lois limitait-elle la suprématie constitutionnelle en France ?

Elle empêchait les traités ratifiés de prévaloir sur les lois dès leur application.
Elle empêchait de sanctionner juridiquement une loi contraire à la Constitution, malgré l’existence de constitutions formelles.
Elle interdisait au Parlement d’adopter des lois dans les domaines définis par la Constitution.
Elle rendait les constitutions formelles dépourvues de toute règle écrite sur les pouvoirs publics.

Elle empêchait de sanctionner juridiquement une loi contraire à la Constitution, malgré l’existence de constitutions formelles.

Explication

Des constitutions formelles ont longtemps coexisté en France avec l’absence de contrôle juridictionnel des lois, ce qui empêchait de sanctionner leur contrariété à la Constitution. L’existence d’une constitution écrite ne suffisait donc pas à rendre cette sanction possible.

62. Une règle de l’Union européenne doit être transposée, mais son application porterait atteinte à un principe inhérent à l’identité constitutionnelle de la France. Quelle exigence découle de l’article 88-1 ?

La transposition est exigée, sous réserve de cette atteinte à l’identité constitutionnelle française.
La transposition est facultative, car l’article 88-1 ne concerne pas le droit de l’Union.
La transposition est écartée dès qu’une règle européenne diffère du droit français.
La transposition est exigée sans égard aux principes inhérents à l’identité constitutionnelle française.

La transposition est exigée, sous réserve de cette atteinte à l’identité constitutionnelle française.

Explication

L’article 88-1 fonde l’exigence constitutionnelle de transposer le droit de l’Union, tout en prévoyant une réserve liée aux principes inhérents à l’identité constitutionnelle de la France. Une simple différence avec le droit français ne suffit pas à déclencher cette réserve.

63. Quelle fonction Montesquieu associe-t-il à la puissance exécutrice des choses dépendant du droit civil ?

La nomination et la révocation des membres des organes politiques.
La conduite des relations relevant du droit des gens.
La fonction de juger.
La fonction de faire la loi.

La fonction de juger.

Explication

Montesquieu distingue trois puissances, et la puissance exécutrice des choses dépendant du droit civil correspond à la fonction de juger. La conduite des relations relevant du droit des gens est associée à une autre puissance exécutrice.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Représentation et séparation des pouvoirs.

Que désigne le droit souple ?

Des règles qui incitent les comportements plutôt que de les prescrire sous peine de sanction.

Quelle autorité pose la règle considérée comme droit par le positivisme ?

Une autorité humaine.

À quelle condition une norme appartient-elle à l’ordre juridique selon le normativisme ?

Elle doit être créée conformément à une norme supérieure du même ordre.

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