QCM : Responsabilité et juridictions financières (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond aux finances publiques ?

L’ensemble des règles qui déterminent l’assiette et le recouvrement des impôts
L’ensemble des dépenses prévues dans le budget annuel de l’État
L’ensemble des charges et ressources publiques, des règles applicables et des mécanismes économiques et politiques associés
L’ensemble des recettes des collectivités territoriales et de leur administration

L’ensemble des charges et ressources publiques, des règles applicables et des mécanismes économiques et politiques associés

Explication

Les finances publiques couvrent les charges et les ressources de l’État ou d’une collectivité, les règles qui leur sont applicables ainsi que les mécanismes économiques et politiques associés. Les dépenses budgétaires réduisent cette notion à un seul aspect, les règles fiscales en omettent les autres dimensions, et les recettes locales en limitent à tort le champ aux collectivités.

2. Une étude examine les recettes, les charges et les mécanismes économiques de l’État, tandis qu’un juriste analyse les règles d’adoption et d’exécution du budget. Comment distinguer ces deux approches ?

La première relève du droit fiscal, la seconde des finances publiques au sens large
La première relève du droit budgétaire, la seconde des finances publiques au sens large
La première relève des finances publiques au sens large, la seconde du droit fiscal
La première relève des finances publiques au sens large, la seconde du droit budgétaire

La première relève des finances publiques au sens large, la seconde du droit budgétaire

Explication

Les finances publiques ont une approche large, alors que le droit budgétaire porte sur les règles d’adoption et de mise en œuvre du budget. Inverser ces domaines confond leur portée respective, le droit fiscal ne couvre pas toute l’étude des finances publiques, et il ne remplace pas le droit budgétaire dans l’analyse du budget.

3. Pourquoi ne peut-on pas fixer une date de naissance officielle au droit budgétaire et aux finances publiques ?

Des règles financières, fiscales et budgétaires apparaissent avec les organisations sociales structurées
Les finances publiques naissent avec la formalisation récente du droit budgétaire actuel
Les règles financières apparaissent seulement avec la création des États modernes
Le droit budgétaire apparaît officiellement avec la Révolution française

Des règles financières, fiscales et budgétaires apparaissent avec les organisations sociales structurées

Explication

Les règles financières, fiscales et budgétaires accompagnent les organisations sociales structurées, ce qui empêche de leur attribuer une date de naissance officielle unique. La Révolution et la formalisation du droit actuel sont des repères historiques, mais ne constituent pas le début de toute règle financière; les organisations concernées précèdent également l’État moderne.

4. Dans un royaume médiéval, le souverain souhaite lever un nouvel impôt sans l’accord des barons. Quel principe de la Magna Carta s’y oppose ?

Le roi ne peut lever l’impôt sans l’accord des citoyens réunis en assemblée
Le roi ne peut lever l’impôt sans l’accord des barons réunis en conseil
Le magnum concilium adopte et met en œuvre le budget royal
Le roi peut lever l’impôt sans l’accord des barons réunis en conseil

Le roi ne peut lever l’impôt sans l’accord des barons réunis en conseil

Explication

La Magna Carta établit que le roi ne peut lever un impôt sans l’accord des barons réunis en conseil, appelé magnum concilium. Le consentement des citoyens renvoie à une autre conception, l’adoption du budget ne décrit pas ce principe, et la levée sans accord en inverse le sens.

5. Quels articles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen portent spécifiquement sur le droit budgétaire ?

Les articles 13, 14 et 15
Les articles 12, 13 et 14
Les articles 1, 2 et 3
Les articles 14, 15 et 16

Les articles 13, 14 et 15

Explication

Les articles 13, 14 et 15 de la Déclaration concernent spécifiquement le droit budgétaire. Les articles 1 à 3 traitent d’autres principes, l’ensemble 12 à 14 omet l’article 15, et les articles 14 à 16 excluent l’article 13.

6. Une réforme fiscale invoque l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Quelle idée budgétaire cet article met-il en avant ?

La nécessité de l’impôt et la distinction entre dépenses de force publique et d’administration
La détermination de l’assiette et de la durée de la contribution publique
Le droit de demander compte aux agents publics de leur administration
Le consentement à l’impôt et le suivi de l’emploi de la contribution publique

La nécessité de l’impôt et la distinction entre dépenses de force publique et d’administration

Explication

L’article 13 pose la nécessité de l’impôt et distingue les dépenses de force publique des dépenses d’administration. Le consentement et le suivi de l’emploi relèvent de l’article 14, le contrôle des agents publics de l’article 15, et l’assiette ainsi que la durée font partie des prérogatives énoncées à l’article 14.

7. Des citoyens veulent consentir à une contribution publique, suivre son utilisation et déterminer son assiette et sa durée. Quel article de la Déclaration fonde ces droits ?

L’article 12
L’article 13
L’article 14
L’article 15

L’article 14

Explication

L’article 14 reconnaît aux citoyens le droit de constater la nécessité de la contribution, d’y consentir, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer notamment l’assiette et la durée. L’article 13 porte sur la nécessité de l’impôt et les catégories de dépenses, l’article 15 sur le droit de demander compte aux agents publics, et l’article 12 ne fonde pas ces prérogatives citées.

8. Quelle évolution caractérise les contraintes budgétaires européennes entre la période allant de 1957 à 1992 et celle qui commence en 1992 ?

Elles deviennent des règles fiscales directes avant 1992.
Elles passent de contraintes directes à des contraintes indirectes.
Elles passent de contraintes indirectes à des contraintes directes.
Elles restent indirectes avant comme après 1992.

Elles passent de contraintes indirectes à des contraintes directes.

Explication

Avant 1992, les contraintes européennes sur les budgets sont indirectes ; à partir de 1992, elles deviennent directes. L’inversion des périodes est erronée, les règles fiscales ne décrivent pas cette distinction, et le maintien de contraintes indirectes après 1992 méconnaît le changement.

9. Quelle date correspond à la signature du traité de Maastricht, qui ouvre la voie à des contraintes budgétaires directes liées à l’Union économique et monétaire ?

Le 1er novembre 1993.
Le 2 octobre 1997.
Le 7 février 1992.
Le 25 mars 1957.

Le 7 février 1992.

Explication

Le traité de Maastricht est signé le 7 février 1992 et ouvre la voie aux contraintes budgétaires directes liées à l’Union économique et monétaire. Le 25 mars 1957 renvoie au traité de Rome, le 2 octobre 1997 à la signature du traité d’Amsterdam, et le 1er novembre 1993 à l’entrée en vigueur de Maastricht.

10. Un État présente un déficit public de 2,8 % du PIB et une dette publique de 61 % du PIB. Quelle appréciation correspond aux plafonds des critères de Maastricht ?

Le déficit dépasse son plafond, mais la dette respecte le sien.
Le déficit et la dette respectent leurs plafonds respectifs.
Le déficit et la dette dépassent leurs plafonds respectifs.
Le déficit respecte son plafond, mais la dette dépasse le sien.

Le déficit respecte son plafond, mais la dette dépasse le sien.

Explication

Le plafond est de 3 % du PIB pour le déficit et de 60 % pour la dette : 2,8 % respecte le premier, tandis que 61 % dépasse le second. Inverser les plafonds attribue les seuils aux mauvais indicateurs ; les deux autres appréciations évaluent incorrectement l’un ou les deux seuils.

11. En période de récession, un gouvernement cherche à distinguer le déficit lié à la crise de celui qui dépend davantage de ses choix budgétaires. Comment les qualifier ?

Le déficit lié à la crise est structurel ; celui sur lequel l’État peut agir est conjoncturel.
Les deux déficits sont conjoncturels, car ils apparaissent pendant une récession.
Les deux déficits sont structurels, car ils sont inscrits dans les comptes publics.
Le déficit lié à la crise est conjoncturel ; celui sur lequel l’État peut agir est structurel.

Le déficit lié à la crise est conjoncturel ; celui sur lequel l’État peut agir est structurel.

Explication

Le déficit conjoncturel est lié aux crises et échappe largement à l’action de l’État, tandis que l’État peut agir sur le déficit structurel. Dire que la crise produit le déficit structurel inverse la distinction ; attribuer la marge d’action au conjoncturel l’inverse également, et la récession ne rend pas les deux catégories identiques.

12. Lors de la préparation d’une loi de finances, une équipe doit identifier la disposition constitutionnelle qui prévoit la détermination des ressources et des charges de l’État dans le cadre d’une loi organique. Quel article doit-elle consulter ?

L’article 47-1.
L’article 34.
L’article 46.
L’article 47.

L’article 34.

Explication

L’article 34 confie aux lois de finances la détermination des ressources et des charges de l’État dans les conditions prévues par une loi organique. L’article 47 porte sur la procédure d’adoption, l’article 46 sur les conditions de vote des lois organiques, et l’article 47-1 sur les lois de financement de la sécurité sociale.

13. Une commission examine le cadre temporel d’adoption des lois de finances et les solutions prévues si leur adoption rencontre des difficultés. Quel article de la Constitution correspond à cette mission ?

L’article 47-1.
L’article 47.
L’article 34.
L’article 46.

L’article 47.

Explication

L’article 47 fixe le cadre procédural et temporel d’adoption des lois de finances et prévoit des solutions en cas de difficulté. L’article 34 porte sur les ressources et les charges, l’article 46 encadre le vote des lois organiques, et l’article 47-1 concerne les lois de financement de la sécurité sociale.

14. Une administration doit choisir un instrument introduit par la révision constitutionnelle de 2008 pour définir une trajectoire pluriannuelle visant l’équilibre des comptes des administrations publiques. Lequel convient ?

Une loi de programmation des finances publiques.
Une loi de finances annuelle.
Une loi de financement de la sécurité sociale.
Une disposition procédurale de l’article 47.

Une loi de programmation des finances publiques.

Explication

La révision constitutionnelle de 2008 introduit les lois de programmation des finances publiques, qui fixent une trajectoire pluriannuelle visant l’équilibre des comptes des administrations publiques. La loi de finances annuelle porte sur un exercice, la loi de financement concerne la sécurité sociale, et l’article 47 traite de la procédure d’adoption.

15. Pour déterminer le rôle respectif de la Constitution et de la loi organique en matière budgétaire, quelle distinction faut-il retenir ?

La Constitution et la loi organique fixent toutes deux principalement la procédure budgétaire.
La loi organique est la norme suprême interne, tandis que la Constitution règle les budgets annuels.
La loi organique traite surtout de la procédure, tandis que la Constitution est le texte fondamental budgétaire.
La Constitution traite surtout de la procédure, tandis que la loi organique est le texte fondamental budgétaire.

La Constitution traite surtout de la procédure, tandis que la loi organique est le texte fondamental budgétaire.

Explication

La Constitution porte surtout sur la procédure d’adoption des lois budgétaires, alors que la loi organique constitue le texte fondamental en matière budgétaire. Inverser leurs rôles confond les deux niveaux ; leur attribuer la même fonction procédurale efface la distinction, et la loi organique n’est pas la norme suprême interne.

16. Après une transition de quatre ans, en quelle année la LOLF est-elle véritablement entrée en vigueur ?

En 2005
En 2006
En 2004
En 2001

En 2005

Explication

La transition vers la LOLF a duré quatre ans et le texte est véritablement entré en vigueur en 2005. 2001 correspond à son adoption, 2006 au début d’une mise en œuvre progressive mentionnée pour la LOLF, et 2004 anticipe l’entrée en vigueur d’un an.

17. Une loi de finances autorise un crédit budgétaire de 80 millions d’euros pour un programme, mais seuls 65 millions sont effectivement dépensés. Que représente le crédit budgétaire ?

Un montant minimal que le programme doit effectivement dépenser
Un solde calculé après déduction des dépenses réalisées
Un maximum autorisé, encore prévisionnel avant sa mise en œuvre
La dépense réelle, établie à partir des 65 millions dépensés

Un maximum autorisé, encore prévisionnel avant sa mise en œuvre

Explication

Le crédit budgétaire fixe le maximum de dépenses autorisé et reste une prévision tant que la dépense n’est pas mise en œuvre. L’assimiler aux 65 millions confond autorisation et réalisation, tandis qu’un minimum ou un solde ne correspond pas à sa définition.

18. Pour évaluer la performance d’un programme public, quel dispositif la LOLF prévoit-elle ?

Associer des objectifs et des indicateurs au programme, puis comparer les résultats aux objectifs dans un rapport annuel de performance
Associer des indicateurs aux recettes, puis comparer les prévisions aux dépenses dans un rapport annuel de contrôle
Associer des objectifs à chaque ministère, puis comparer les programmes entre eux dans un rapport préalable
Associer un plafond de dépenses au programme, puis comparer les crédits votés entre programmes dans un rapport budgétaire

Associer des objectifs et des indicateurs au programme, puis comparer les résultats aux objectifs dans un rapport annuel de performance

Explication

La LOLF associe à chaque programme des objectifs et des indicateurs, puis confronte les résultats aux objectifs dans un rapport annuel de performance. Le plafond de crédits relève de l’autorisation budgétaire, tandis que les comparaisons entre programmes ou entre recettes et dépenses ne décrivent pas ce dispositif.

19. Quelle date porte la loi organique qui a révisé la LOLF de manière principalement technique ?

L’année 2020
L’année 2019
Le 17 décembre 2012
Le 28 décembre 2021

Le 28 décembre 2021

Explication

La révision principalement technique de la LOLF a été adoptée par la loi organique du 28 décembre 2021. Le 17 décembre 2012 correspond à une loi organique antérieure, 2019 à la remise du rapport de la MILOLF, et 2020 n’est pas la date de cette révision.

20. Après la révision de 2021, quelle conséquence découle de l’intégration des dispositions de la loi organique de 2012 dans la LOLF ?

Les lois de programmation deviennent supérieures aux lois de finances en raison de leur intégration
Les règles de 2012 restent dans une loi organique séparée, supérieure aux lois de finances
Les lois de programmation et les lois de finances fusionnent en une catégorie juridique unique
Les lois de programmation et les lois de finances restent hermétiques l’une à l’autre, sans hiérarchie entre elles

Les lois de programmation et les lois de finances restent hermétiques l’une à l’autre, sans hiérarchie entre elles

Explication

La révision incorpore dans la LOLF les dispositions de 2012, mais n’établit aucune hiérarchie entre les lois de programmation des finances publiques et les lois de finances, qui demeurent hermétiques l’une à l’autre. La supériorité, la fusion ou le maintien des dispositions dans un texte séparé sont des interprétations erronées de cette intégration.

21. Une loi de finances rassemble toutes les recettes et dépenses de l’État dans un document unique afin de les rendre visibles. Quel principe est ainsi appliqué ?

Le principe d’équilibre budgétaire
Le principe d’universalité
Le principe d’unité
Le principe de spécialité

Le principe d’unité

Explication

L’unité concerne le document unique qui rassemble recettes et dépenses pour en assurer la visibilité. La non-compensation relève de l’universalité, la précision des crédits de la spécialité et l’égalité des montants de l’équilibre.

22. Un service public reçoit des recettes qui sont directement réservées au financement d’une dépense déterminée, tandis que recettes et dépenses sont présentées sans compensation. Quelle règle budgétaire cette affectation enfreint-elle ?

L’annualité de l’autorisation parlementaire
L’unité du document budgétaire
La non-affectation des recettes
L’autorisation d’engagement

La non-affectation des recettes

Explication

L’universalité interdit notamment d’affecter une recette à une dépense déterminée. L’unité concerne le document, l’annualité la durée de l’autorisation et l’autorisation d’engagement le commencement d’une dépense.

23. Une loi de finances initiale est votée avant l’année concernée, l’autorisation parlementaire de dépenser vaut pour cette année et l’exécution se déroule du 1er janvier au 31 décembre. Quel principe ces règles illustrent-elles ?

Le principe d’unité
La distinction entre AE et CP
Le principe d’universalité
Le principe d’annualité

Le principe d’annualité

Explication

L’annualité encadre le vote préalable de la loi de finances, la durée d’un an de l’autorisation et l’exécution sur l’année civile. L’unité concerne le document, l’universalité les règles de présentation des recettes et dépenses, tandis que les AE et CP distinguent des étapes de dépense.

24. Pour un projet pluriannuel, une autorisation marque le commencement de l’exécution de la dépense, tandis qu’un crédit correspond à l’achèvement de la procédure. Quelle interprétation distingue correctement ces deux instruments ?

L’AE marque le commencement et le CP correspond à l’achèvement
L’AE couvre l’année civile et le CP rassemble le budget en un document
Le CP marque le commencement et l’AE correspond à l’achèvement
Le CP réserve une recette et l’AE finance une dépense déterminée

L’AE marque le commencement et le CP correspond à l’achèvement

Explication

L’autorisation d’engagement (AE) marque le commencement de l’exécution de la dépense, alors que le crédit de paiement (CP) correspond à l’achèvement de la procédure. L’inversion des deux sigles est la confusion centrale; l’affectation et l’unité concernent d’autres règles budgétaires.

25. Lors de la préparation d’un budget prévisionnel, les informations disponibles et des prévisions raisonnables sont examinées; le contrôle cherche surtout à savoir si le gouvernement a voulu fausser les grandes lignes de l’équilibre. Quel principe est évalué selon cette exigence ?

Le contrôle de sincérité des bilans
Le principe d’équilibre budgétaire
Le principe de spécialité
Le principe de sincérité

Le principe de sincérité

Explication

Pour une loi de finances prévisionnelle, la sincérité s’apprécie au regard des informations disponibles et de prévisions raisonnables, avec l’absence d’intention de fausser les grandes lignes de l’équilibre. Exiger une exactitude garantie ou appliquer le contrôle plus exigeant des bilans confond les critères; l’équilibre budgétaire est un principe distinct.

26. Lorsqu’une équipe prépare la présentation des crédits d’une loi de finances, quel critère doit-elle respecter au titre du principe de spécialité ?

Présenter recettes et dépenses sans compensation
Égaliser les recettes et les dépenses de l’État
Réserver chaque recette à une dépense déterminée
Présenter les crédits de manière précise et ordonnée

Présenter les crédits de manière précise et ordonnée

Explication

Le principe de spécialité exige une présentation précise et ordonnée des crédits budgétaires, conformément aux articles 7 et 47 de la LOLF. Réserver des recettes relève de l’affectation, éviter la compensation relève de l’universalité, et l’égalité des montants renvoie à l’équilibre.

27. Le budget de l’État présente des dépenses supérieures aux recettes. Quelle conclusion correspond au principe d’équilibre budgétaire tel qu’il s’applique en France ?

L’inégalité rend nécessairement le budget contraire à une obligation générale d’équilibre
L’égalité est la définition de l’équilibre, sans contrainte générale pour le budget de l’État
L’inégalité établit à elle seule une intention de fausser les prévisions budgétaires
L’inégalité montre que les crédits n’ont pas été présentés de manière précise et ordonnée

L’égalité est la définition de l’équilibre, sans contrainte générale pour le budget de l’État

Explication

L’équilibre budgétaire correspond à l’égalité entre dépenses et recettes, mais cette exigence n’a pas de force contraignante générale pour le budget de l’État en France. L’assimiler à une obligation générale confond définition et portée juridique; la précision des crédits relève de la spécialité et un déficit ne prouve pas à lui seul une insincérité.

28. Un gouvernement invoque un objectif d’équilibre pour orienter la préparation de son budget, tout en reconnaissant que les circonstances peuvent conduire à un déficit. Quelle qualification convient à l’équilibre budgétaire ?

Un principe directeur de plus en plus influent, sans être un principe budgétaire à part entière
Un principe budgétaire autonome qui impose l’équilibre dans chaque loi de finances
Une contrainte juridique absolue qui interdit tout déficit en cours d’exercice
Une considération économique sans influence sur la construction des lois de finances

Un principe directeur de plus en plus influent, sans être un principe budgétaire à part entière

Explication

L’équilibre budgétaire guide de plus en plus la construction des lois de finances, mais ne constitue pas un principe budgétaire à part entière. Le qualifier de principe autonome confond son rôle avec celui d’un principe formel, tandis que l’interdiction de tout déficit exagère sa portée et que l’absence d’influence nie son rôle directeur.

29. Quelle évolution la LOLF marque-t-elle dans la place accordée aux principes budgétaires ?

Elle les supprime au profit d’un régime sans règles budgétaires
Elle les remet en valeur comme des règles importantes du droit budgétaire
Elle leur donne une portée absolue en éliminant toute exception
Elle les marginalise au profit des seules considérations économiques

Elle les remet en valeur comme des règles importantes du droit budgétaire

Explication

La LOLF remet en valeur les principes budgétaires comme des règles importantes, alors qu’avant elle leurs faiblesses et leurs exceptions étaient davantage soulignées. Les réponses qui les marginalisent ou les suppriment inversent cette évolution, et celle qui prétend éliminer toute exception exagère la portée de cette remise en valeur.

30. Combien de catégories de lois de finances l’article 1er de la LOLF définit-il ?

Trois catégories
Six catégories
Quatre catégories
Cinq catégories

Cinq catégories

Explication

L’article 1er de la LOLF énumère cinq catégories de lois de finances. Le nombre quatre correspond aux catégories prévisionnelles, trois omet notamment les lois de finances de fin de gestion, et six ajoute une catégorie qui ne figure pas dans la liste.

31. Une loi intervient après la clôture de l’exercice pour constater la gestion réalisée et approuver les comptes. À quelle catégorie appartient-elle ?

À la loi de finances rectificative
À la loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes
À la loi de finances spéciale prévue à l’article 45
À la loi de finances de l’année

À la loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes

Explication

La loi relative aux résultats de la gestion constate l’exécution passée et intervient après l’année concernée; les quatre autres catégories sont prévisionnelles. La loi de finances de l’année prévoit le budget, la loi rectificative en modifie les prévisions, et la loi spéciale répond à un besoin de continuité budgétaire.

32. En cours d’exercice, une loi de finances rectificative modifie les prévisions relatives à certaines dépenses, sans toucher aux dispositions fiscales de la loi initiale. Quel effet faut-il retenir ?

Les dispositions modifiées peuvent être remplacées, tandis que les autres restent en vigueur
La rectificative doit créer de nouvelles règles fiscales pour produire ses effets
Les dispositions non modifiées cessent de s’appliquer dès l’adoption de la rectificative
La loi initiale est entièrement abrogée et doit être remplacée en totalité

Les dispositions modifiées peuvent être remplacées, tandis que les autres restent en vigueur

Explication

Une loi de finances rectificative peut modifier les prévisions ou le contenu de la loi de l’année et se substituer à certaines dispositions; celles qu’elle ne rectifie pas restent inchangées. L’abrogation totale et la disparition des dispositions non modifiées étendent indûment sa portée, tandis que la création de règles fiscales n’est pas une condition générale de rectification.

33. Au début d’un exercice, la loi de finances de l’année n’a pas pu être promulguée. Quelle catégorie de loi peut assurer la continuité budgétaire ?

Une loi de finances de l’année
Une loi de finances rectificative
Une loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes
Une loi de finances spéciale prévue à l’article 45 de la LOLF

Une loi de finances spéciale prévue à l’article 45 de la LOLF

Explication

Les lois de finances spéciales prévues à l’article 45 assurent la continuité budgétaire lorsque la loi de finances de l’année ne peut être promulguée avant le début de l’exercice. La rectificative modifie une loi annuelle, la loi de résultats porte sur une exécution passée, et la loi annuelle est précisément celle qui n’a pas pu être promulguée.

34. À quelle phase correspond la période où le Gouvernement et l’administration élaborent le projet de loi de finances avant sa présentation au Parlement ?

Au contrôle budgétaire
À la discussion parlementaire
À l’exécution budgétaire
À la préparation budgétaire

À la préparation budgétaire

Explication

La préparation budgétaire est la phase d’élaboration du projet par le Gouvernement et l’administration, avant sa présentation au Parlement. La discussion parlementaire concerne son examen, l’exécution intervient après l’adoption et le contrôle porte sur la mise en œuvre.

35. Lors de la préparation du budget, quelle répartition des rôles décrit correctement l’action des institutions ?

Le Parlement dirige, le Gouvernement le soutient et l’administration intervient dans les arbitrages.
Le chef de l’État dirige, le Parlement le soutient et le Gouvernement intervient dans les arbitrages.
Le Gouvernement dirige, l’administration le soutient et le chef de l’État peut intervenir dans les arbitrages.
L’administration dirige, le Gouvernement la soutient et le chef de l’État valide les recettes.

Le Gouvernement dirige, l’administration le soutient et le chef de l’État peut intervenir dans les arbitrages.

Explication

Le Gouvernement est l’acteur principal, appuyé par l’administration, tandis que le chef de l’État peut aussi intervenir dans les arbitrages. Attribuer la direction à l’administration inverse son rôle de soutien ; faire du chef de l’État ou du Parlement l’acteur principal confond leur intervention avec la responsabilité gouvernementale.

36. Un service organise le calendrier annuel de préparation budgétaire. Quelle séquence respecte les étapes et les périodes généralement prévues ?

Orientations ministérielles en janvier, réunions techniques en février, échanges de performance en mars, trajectoires européennes en avril, arbitrages en juin et finalisation en juillet.
Orientations ministérielles en janvier, réunions techniques en février, échanges de performance en mars, trajectoires européennes en avril, finalisation en juin et arbitrages en juillet.
Orientations ministérielles en janvier, échanges de performance en février, réunions techniques en mars, trajectoires européennes en avril, arbitrages en juin et finalisation en juillet.
Orientations ministérielles en janvier, réunions techniques en février, trajectoires européennes en mars, échanges de performance en avril, arbitrages en juin et finalisation en juillet.

Orientations ministérielles en janvier, réunions techniques en février, échanges de performance en mars, trajectoires européennes en avril, arbitrages en juin et finalisation en juillet.

Explication

La séquence générale place les orientations en janvier, les réunions techniques en février, les échanges de performance en mars et la transmission des trajectoires en avril, avant les arbitrages de juin et la finalisation de juillet. Les autres calendriers intervertissent des étapes ou inversent l’ordre entre arbitrages et finalisation.

37. Un amendement parlementaire diminue une recette publique et crée une nouvelle dépense. Quelle conséquence découle de l’article 40 de la Constitution ?

Il est irrecevable en raison de la baisse de ressources et de la création d’une charge.
Il est recevable puisque la baisse de ressources compense la création d’une charge.
Il est recevable si le Gouvernement accepte la création de la nouvelle dépense.
Il est irrecevable pour la baisse de ressources, mais la création de charge est permise.

Il est irrecevable en raison de la baisse de ressources et de la création d’une charge.

Explication

L’article 40 rend irrecevables les amendements qui diminuent les ressources publiques ou créent ou aggravent une charge publique ; le cas présente les deux motifs. L’idée d’une compensation entre baisse de recette et nouvelle dépense ne neutralise pas ces interdictions, et l’accord du Gouvernement ne supprime pas la règle constitutionnelle.

38. Un parlementaire veut augmenter une dépense et réduire une autre dépense relevant de la même mission. Comment la LOLF permet-elle d’apprécier cette modification ?

Au niveau du programme, ce qui permet de faire varier les dépenses entre missions.
Au niveau de la mission, ce qui permet de faire varier les dépenses en son sein.
Au niveau de chaque dépense, ce qui interdit toute variation entre postes.
Au niveau du budget entier, ce qui autorise les transferts entre missions.

Au niveau de la mission, ce qui permet de faire varier les dépenses en son sein.

Explication

La LOLF conduit à interpréter la charge au niveau de la mission et permet ainsi aux parlementaires de faire varier les dépenses à l’intérieur d’une même mission. Une appréciation poste par poste ignore cette marge, tandis que les niveaux du programme ou de l’ensemble du budget ne correspondent pas à la règle indiquée.

39. Un projet de loi de finances est déposé le 10 octobre. Quels délais encadrent son examen et son adoption ?

70 jours pour l’Assemblée nationale, 15 jours pour le Sénat et 70 jours au total
40 jours pour l’Assemblée nationale, 15 jours pour le Sénat et 55 jours au total
15 jours pour l’Assemblée nationale, 40 jours pour le Sénat et 70 jours au total
40 jours pour l’Assemblée nationale, 15 jours pour le Sénat et 70 jours au total

40 jours pour l’Assemblée nationale, 15 jours pour le Sénat et 70 jours au total

Explication

L’Assemblée nationale doit se prononcer dans les 40 jours, le Sénat dispose de 15 jours et le délai global d’adoption est de 70 jours. Inverser 40 et 15 confond les délais des chambres ; retenir 55 jours additionne les délais sans respecter le délai global ; attribuer 70 jours à l’Assemblée confond le délai de cette chambre avec celui du Parlement.

40. Le Gouvernement prépare le dépôt du projet de loi de finances pour l’année à venir : quelle est la dernière date limite prévue ?

Le premier mardi d’octobre
Le premier lundi d’octobre
Le dernier mardi de septembre
Le deuxième mardi d’octobre

Le premier mardi d’octobre

Explication

Le projet doit être déposé devant l’Assemblée nationale au plus tard le premier mardi d’octobre. Le premier lundi décale le jour prévu, le deuxième mardi retarde l’échéance et le dernier mardi de septembre confond la date de dépôt avec une date antérieure.

41. Après une lecture dans chaque chambre, les députés et les sénateurs restent en désaccord sur un projet de loi de finances : quelle procédure peut alors être engagée ?

Le Gouvernement peut convoquer une commission mixte paritaire
Chaque chambre reprend obligatoirement une seconde lecture
La Commission des finances tranche le désaccord entre les chambres
Le Sénat peut convoquer une commission mixte paritaire

Le Gouvernement peut convoquer une commission mixte paritaire

Explication

La procédure accélérée limite l’examen à une lecture dans chaque chambre et, en cas de désaccord, le Gouvernement peut convoquer une commission mixte paritaire. La seconde lecture relève de la procédure ordinaire, la Commission des finances ne tranche pas le désaccord entre chambres et le pouvoir de convocation revient au Gouvernement.

42. Lors d’une séance publique, les députés n’ont pas encore voté la partie consacrée aux ressources. Que peuvent-ils faire au sujet de la partie consacrée aux dépenses ?

Attendre le vote de la première partie avant de discuter la seconde
Discuter la seconde partie avant le vote de la première
Voter l’ensemble du texte avant de discuter la seconde partie
Discuter la seconde partie en parallèle avec la première

Attendre le vote de la première partie avant de discuter la seconde

Explication

La seconde partie ne peut être discutée avant le vote de la première, qui porte sur les ressources ; une fois les deux parties votées, l’ensemble du texte est soumis au vote. Discuter les parties en parallèle ou inverser leur ordre méconnaît cette règle, tandis que voter l’ensemble avant d’examiner la seconde partie confond vote final et étapes de discussion.

43. Une fois la loi de finances adoptée, des agents mettent en œuvre ses dispositions : à quelle phase du budget correspond leur action ?

Au contrôle juridictionnel, où sont appréciées la régularité et la responsabilité
À la discussion parlementaire, où les chambres examinent le projet de budget
À la préparation budgétaire, où sont établies les prévisions de recettes et de dépenses
À l’exécution budgétaire, où le droit budgétaire prend une portée pratique

À l’exécution budgétaire, où le droit budgétaire prend une portée pratique

Explication

L’exécution budgétaire est la phase où les dispositions de la loi de finances sont mises en œuvre et où le droit budgétaire prend une portée pratique. La préparation concerne les prévisions, la discussion leur examen parlementaire et le contrôle juridictionnel l’évaluation de la régularité.

44. En cours d’exercice, les recettes prévues s’avèrent insuffisantes et aucune loi de finances rectificative n’est adoptée : quelle conduite doit guider l’exécution du budget ?

Appliquer la loi de finances votée et ses règles en vigueur
Remplacer les dispositions votées par les choix des gestionnaires
Modifier les prévisions dès que les recettes diffèrent des estimations
Suspendre l’application du budget jusqu’à une loi rectificative

Appliquer la loi de finances votée et ses règles en vigueur

Explication

L’exécution peut adapter les prévisions, notamment par une loi de finances rectificative, mais en l’absence d’une telle adaptation, les règles et la loi votée doivent être appliquées. Modifier directement les prévisions confond exécution et autorisation de réviser le budget ; attendre automatiquement une loi rectificative ou substituer les choix des gestionnaires à la loi votée méconnaît cette obligation.

45. Un gestionnaire public fait l’objet d’une procédure de responsabilité financière et, pour les mêmes faits, d’une procédure pénale : quelle analyse est correcte ?

Les responsabilités sont distinctes et peuvent se cumuler
Les responsabilités sont distinctes et s’excluent mutuellement
La responsabilité financière se confond avec la responsabilité politique
La responsabilité financière se confond avec la responsabilité administrative

Les responsabilités sont distinctes et peuvent se cumuler

Explication

La responsabilité financière des gestionnaires publics est distincte des responsabilités administrative, pénale et politique, tout en pouvant se cumuler avec elles. L’exclusion mutuelle confond distinction et incompatibilité, tandis que l’assimilation à la responsabilité administrative ou politique efface la différence entre ces régimes.

46. Avant la réforme, un comptable est mis en cause à la suite d’une erreur dans les comptes, sans qu’une faute personnelle soit établie. Quelle caractéristique s’appliquait à sa responsabilité au titre de l’article 60 de la loi du 23 février 1963 ?

Elle était subjective et exigeait la preuve d’une faute personnelle.
Elle était hiérarchique et reposait sur la faute de son supérieur.
Elle était objective et liée aux comptes, sans exiger une faute personnelle.
Elle était pénale et dépendait de l’intention frauduleuse du comptable.

Elle était objective et liée aux comptes, sans exiger une faute personnelle.

Explication

La responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable était objective et attachée aux comptes, contrairement à celle poursuivie devant la CDBF, fondée sur une faute. L’exigence d’une faute personnelle confond les deux régimes ; l’intention frauduleuse et la faute du supérieur ne caractérisent pas ce régime.

47. Quelle combinaison de changements l’ordonnance du 23 mars 2022 a-t-elle introduite dans le régime des gestionnaires publics ?

Maintien de la responsabilité personnelle et pécuniaire, unification complète des responsabilités et maintien de la CDBF.
Suppression de la responsabilité personnelle et pécuniaire, unification partielle des responsabilités et suppression de la CDBF.
Suppression de la responsabilité personnelle et pécuniaire, séparation accrue des responsabilités et maintien de la CDBF.
Maintien de la responsabilité personnelle et pécuniaire, unification partielle des responsabilités et suppression de la CDBF.

Suppression de la responsabilité personnelle et pécuniaire, unification partielle des responsabilités et suppression de la CDBF.

Explication

L’ordonnance a supprimé la responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable, unifié en partie la responsabilité des gestionnaires publics et supprimé la CDBF. Le maintien de cette responsabilité comptable, l’unification complète ou le maintien de la CDBF contredisent ces changements.

48. En 2024, un gestionnaire public conteste en appel une décision rendue en première instance et envisage ensuite un pourvoi. Quelle juridiction intervient dans ces deux étapes ?

Le Conseil d’État en appel, puis la Cour d’appel financière en cassation.
La Cour des comptes en appel, puis la Cour d’appel financière en cassation.
La Cour d’appel financière en appel, puis le Conseil d’État en cassation.
Les chambres régionales des comptes en appel, puis le Conseil d’État en cassation.

La Cour d’appel financière en appel, puis le Conseil d’État en cassation.

Explication

Depuis 2023, la Cour des comptes juge en première instance, la Cour d’appel financière connaît des appels et le Conseil d’État demeure le juge de cassation. Le Conseil d’État en appel inverse les compétences ; les chambres régionales des comptes n’assurent pas cet appel, et la Cour des comptes n’est pas la juridiction d’appel.

49. Une collectivité subit un préjudice financier important au regard de son budget, mais l’irrégularité commise par un gestionnaire ne constitue pas une faute grave. L’infraction générale de l’article L.131-9 est-elle constituée ?

Oui, car un préjudice significatif suffit à caractériser l’infraction.
Oui, car toute irrégularité accompagnée d’un préjudice répond à la règle.
Non, car le préjudice doit être significatif au regard du budget de l’État.
Non, car la faute grave et le préjudice financier significatif doivent être réunis.

Non, car la faute grave et le préjudice financier significatif doivent être réunis.

Explication

L’article L.131-9 exige cumulativement une faute grave et un préjudice financier significatif, apprécié au regard du budget de l’entité ou du service concerné. Tenir le préjudice pour suffisant omet la faute grave ; toute irrégularité ne remplace pas ce critère, et le budget pertinent n’est pas celui de l’État.

50. À partir du 1er janvier 2023, une administration organise sa démarche de responsabilisation des gestionnaires. Quelle séquence correspond aux étapes prévues ?

Cartographier les risques, sanctionner les fautes, puis instaurer le contrôle de gestion sans contrôle interne.
Identifier les risques, les cartographier, mettre en place le contrôle interne, puis instaurer le contrôle de gestion.
Instaurer le contrôle de gestion, identifier les risques, puis remplacer le contrôle interne par une cartographie.
Identifier les risques, mettre en place le contrôle de gestion, puis supprimer la cartographie et le contrôle interne.

Identifier les risques, les cartographier, mettre en place le contrôle interne, puis instaurer le contrôle de gestion.

Explication

La démarche articule l’identification des risques, leur cartographie, la mise en place du contrôle interne et l’instauration du contrôle de gestion. Commencer par le contrôle de gestion inverse la démarche ; une sanction ne remplace pas la cartographie, et le contrôle interne reste une étape prévue.

51. Au sens étroit, quelles institutions appartiennent aux juridictions financières spécialisées ?

La Cour des comptes, la Cour d’appel financière et les chambres régionales des comptes.
La Cour des comptes, le Conseil d’État et les chambres régionales des comptes.
La Cour des comptes, la Cour d’appel financière et la Cour de cassation.
La Cour des comptes, le Conseil constitutionnel et la Cour d’appel financière.

La Cour des comptes, la Cour d’appel financière et les chambres régionales des comptes.

Explication

Au sens étroit, les juridictions financières spécialisées sont la Cour des comptes, la Cour d’appel financière et les chambres régionales des comptes. Le Conseil d’État intervient comme juge de cassation, tandis que le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation ne font pas partie de cette liste.

52. Après la réforme de 2022, une chambre régionale des comptes est saisie pour juger un gestionnaire public. Quelle réponse correspond à la répartition des compétences juridictionnelles ?

La Cour des comptes juge les gestionnaires publics ; les chambres régionales n’exercent plus cette compétence.
La Cour d’appel financière juge en première instance ; les chambres régionales statuent en appel.
Les chambres régionales jugent en première instance ; la Cour des comptes intervient en appel.
Les chambres régionales et la Cour des comptes se partagent le jugement selon le lieu des faits.

La Cour des comptes juge les gestionnaires publics ; les chambres régionales n’exercent plus cette compétence.

Explication

Depuis la réforme de 2022, la compétence de jugement des gestionnaires publics appartient à la Cour des comptes, et les chambres régionales ne les jugent plus. Leurs missions de contrôle ne leur rendent pas cette compétence ; la Cour d’appel financière intervient en appel, et le jugement n’est pas réparti selon le lieu des faits.

53. Quelles sont les quatre missions attribuées à la Cour des comptes ?

Juger, conseiller, sanctionner et évaluer
Juger, contrôler, certifier et évaluer
Juger, contrôler, financer et certifier
Contrôler, certifier, auditer et conseiller

Juger, contrôler, certifier et évaluer

Explication

Les quatre missions sont juger, contrôler, certifier et évaluer. Le conseil, la sanction, l’audit ou le financement ne remplacent pas ces missions dans cette liste.

54. Lorsqu’on distingue les missions de la Cour des comptes selon leur nature juridique, laquelle est juridictionnelle ?

Le contrôle
L’évaluation
La certification
Le jugement

Le jugement

Explication

Parmi les quatre missions, juger est la mission juridictionnelle ; contrôler, certifier et évaluer sont non juridictionnelles. Le contrôle, la certification et l’évaluation ne constituent donc pas des missions de jugement.

55. Une équipe de la Cour des comptes examine les comptes d’un organisme public et l’efficacité de sa gestion, puis débat de l’intérêt politique du programme financé. Quel est le périmètre de son contrôle ?

Apprécier la régularité et décider si le programme est politiquement souhaitable
Apprécier la régularité et la performance, sans trancher l’opportunité politique
Vérifier la conformité comptable, sans examiner la performance de la gestion
Fixer les priorités du programme et contrôler ensuite son exécution

Apprécier la régularité et la performance, sans trancher l’opportunité politique

Explication

La Cour contrôle la régularité et la performance de la gestion des entités utilisant de l’argent public, mais ne se prononce pas sur l’opportunité des politiques. Décider du caractère souhaitable d’un programme relève du Gouvernement ou du Parlement ; réduire le contrôle à la conformité omet la performance.

56. Une mission examine si un programme public atteint les résultats recherchés, tandis qu’une autre vérifie aussi la régularité de sa gestion. La première relève de quelle mission de la Cour des comptes ?

Le jugement des gestionnaires
Le contrôle de la gestion
La certification des comptes
L’évaluation des politiques publiques

L’évaluation des politiques publiques

Explication

L’évaluation des politiques publiques mesure leur efficacité, c’est-à-dire les résultats obtenus au regard des objectifs. Le contrôle porte aussi sur la régularité ; la certification concerne les comptes et le jugement relève de la mission juridictionnelle.

57. Un examen porte sur une commune décentralisée, tandis qu’un autre concerne un service territorial de l’État. Quelle répartition des compétences s’applique ?

La chambre régionale contrôle la commune et le service de l’État
La Cour des comptes contrôle la commune ; la chambre régionale traite le service de l’État
La Cour des comptes contrôle la commune et le service de l’État
La chambre régionale contrôle la commune ; la Cour des comptes traite le service de l’État

La chambre régionale contrôle la commune ; la Cour des comptes traite le service de l’État

Explication

Les chambres régionales des comptes s’occupent des organisations décentralisées, comme une commune, tandis que la Cour des comptes traite les politiques de l’État et les administrations déconcentrées. Inverser ces compétences ou attribuer les deux dossiers à une même institution confond les deux catégories.

58. Le budget d’une collectivité locale présente un risque de déséquilibre. Quelle mission propre constitue le rôle principal des chambres régionales des comptes dans cette situation ?

L’évaluation des politiques locales avec le préfet, notamment de leur efficacité
Le jugement des gestionnaires locaux avec le préfet, notamment de leur responsabilité
Le contrôle budgétaire avec le préfet, notamment de l’équilibre du budget
La certification des comptes locaux avec le préfet, notamment de leur sincérité

Le contrôle budgétaire avec le préfet, notamment de l’équilibre du budget

Explication

La mission principale propre aux chambres régionales des comptes est le contrôle budgétaire des collectivités locales avec le préfet, notamment pour vérifier l’équilibre du budget. Le jugement des gestionnaires, la certification et l’évaluation sont des missions distinctes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Responsabilité et juridictions financières.

Que désignent les finances publiques selon Larousse ?

L’ensemble des charges et ressources publiques, des règles qui les régissent et des mécanismes économiques et politiques associés.

Qu’encadre le droit budgétaire, contrairement à l’approche large des finances publiques ?

L’adoption et la mise en œuvre du budget.

Qu’est-ce que le droit budgétaire ?

Les règles encadrant l’adoption et la mise en œuvre du budget, acte de prévision et d’autorisation financière pour l’exercice à venir.

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Consultez la fiche de révision complète sur Responsabilité et juridictions financières.

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