QCM : Sources du droit objectif — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la distinction entre la loi au sens strict et la loi au sens large, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La loi au sens strict correspond aux règles de droit adoptées par le Parlement.
La loi au sens strict englobe les règles écrites adoptées par les autorités internationales.
La loi au sens large désigne les textes écrits émanant des autorités internationales.
La loi au sens large peut inclure des textes émanant du Gouvernement.
La loi au sens large comprend des règles écrites émanant d’autorités publiques.

La loi au sens strict correspond aux règles de droit adoptées par le Parlement. · La loi au sens large peut inclure des textes émanant du Gouvernement. · La loi au sens large comprend des règles écrites émanant d’autorités publiques.

Explication

La loi au sens strict désigne les règles adoptées par le Parlement. La loi au sens large inclut les règles écrites produites par diverses autorités publiques, notamment le Gouvernement et les autorités internationales. Elle ne se limite donc pas aux textes émanant des autorités internationales, mais comprend plus largement les règles écrites d’origine publique.

2. La hiérarchie des normes :

Autorise une norme inférieure à écarter une norme supérieure.
Impose à une norme inférieure de respecter une norme supérieure.
Repose sur le nombre de dispositions contenues dans chaque texte.
Classe les textes selon l’autorité qui les édicte.
Classe les textes selon leur date de publication.

Impose à une norme inférieure de respecter une norme supérieure. · Classe les textes selon l’autorité qui les édicte.

Explication

La hiérarchie des normes organise les textes selon l’autorité qui les édicte. Elle impose aux normes inférieures de respecter les normes supérieures. Elle ne repose ni sur la date de publication, ni sur le volume des textes, et une norme inférieure ne peut pas écarter une norme supérieure.

3. Parmi les propositions suivantes concernant la Constitution, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La Constitution organise le fonctionnement des institutions publiques.
Elle organise les institutions privées.
Elle définit des règles relatives à l’organisation des institutions publiques.
Elle concerne notamment les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
Elle répartit les compétences entre les pouvoirs publics.

La Constitution organise le fonctionnement des institutions publiques. · Elle définit des règles relatives à l’organisation des institutions publiques. · Elle concerne notamment les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. · Elle répartit les compétences entre les pouvoirs publics.

Explication

La Constitution organise le fonctionnement des institutions publiques et définit des règles relatives à leur organisation. Elle répartit les compétences entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Elle ne concerne donc pas l’organisation des institutions privées ni exclusivement les relations entre particuliers.

4. À propos de la Constitution actuellement en vigueur en France :

Elle date du 4 octobre 1946.
Elle a organisé les institutions de la IVe République.
Elle a instauré la Ve République.
Elle constitue la Constitution actuellement en vigueur.
Elle date du 4 octobre 1958.

Elle a instauré la Ve République. · Elle constitue la Constitution actuellement en vigueur. · Elle date du 4 octobre 1958.

Explication

La Constitution actuellement en vigueur date du 4 octobre 1958 et a instauré la Ve République. Elle constitue donc le texte constitutionnel actuellement applicable en France. La date du 4 octobre 1947 est inexacte, et cette Constitution n’a pas organisé les institutions de la IVe République.

5. Les caractéristiques du bloc de constitutionnalité comprennent :

La Charte de l’Environnement de 2004.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
La Constitution de 1958 et son Préambule.
Les lois ordinaires adoptées par le Parlement.
Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

La Charte de l’Environnement de 2004. · La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. · La Constitution de 1958 et son Préambule.

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958 et son Préambule, la Déclaration de 1789 et la Charte de l’Environnement de 2004. Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les lois ordinaires ne figurent pas parmi les normes de référence constitutionnelle mentionnées.

6. Concernant le traité international, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il peut fixer des règles concernant les ressortissants des États parties.
Il constitue un acte adopté par une seule autorité administrative nationale.
Il organise certains engagements entre les États qui y sont parties.
Il détermine des règles applicables aux relations entre les États signataires.
Il constitue un accord conclu entre plusieurs États.

Il peut fixer des règles concernant les ressortissants des États parties. · Il organise certains engagements entre les États qui y sont parties. · Il détermine des règles applicables aux relations entre les États signataires. · Il constitue un accord conclu entre plusieurs États.

Explication

Un traité international est un accord entre États. Il fixe des règles applicables à leurs relations et peut également concerner leurs ressortissants. Il ne s’agit pas d’un acte adopté par une seule autorité administrative nationale.

7. Selon l’article 55 de la Constitution, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’application du traité par l’autre partie est également exigée.
Un traité régulièrement ratifié ou approuvé peut avoir une autorité supérieure aux lois.
La publication du traité fait partie des conditions prévues par l’article 55.
La ratification suffit à rendre le traité supérieur aux lois.
Un traité remplissant ces conditions possède une autorité supérieure à la Constitution.

L’application du traité par l’autre partie est également exigée. · Un traité régulièrement ratifié ou approuvé peut avoir une autorité supérieure aux lois. · La publication du traité fait partie des conditions prévues par l’article 55.

Explication

L’article 55 reconnaît une autorité supérieure aux lois aux traités régulièrement ratifiés ou approuvés, publiés et appliqués par l’autre partie. Cette supériorité reste soumise à la Constitution. La ratification seule ne suffit donc pas, et le traité n’est pas supérieur à la Constitution.

8. À propos des actes de l’Union européenne, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La décision est directement obligatoire pour ses destinataires.
La directive produit ses effets sans transposition dans la situation de principe.
La décision contient des règles générales applicables à tous les États membres.
La directive impose un résultat tout en laissant le choix des moyens.
Le règlement européen s’applique directement dans les États membres.

La décision est directement obligatoire pour ses destinataires. · La directive impose un résultat tout en laissant le choix des moyens. · Le règlement européen s’applique directement dans les États membres.

Explication

Le règlement européen est directement applicable et contient des dispositions générales. La directive impose un résultat aux États en leur laissant le choix des moyens et doit en principe être transposée. La décision est directement obligatoire pour ses seuls destinataires, et non pour tous les États membres.

9. Concernant la répartition des compétences entre la loi et le règlement :

Dans une matière échappant à la loi, le Gouvernement applique une loi préexistante par règlement.
Dans le domaine entièrement législatif, le Parlement fixe principes généraux et modalités techniques.
Dans le domaine partiellement législatif, le Parlement fixe les principes fondamentaux.
Dans une matière échappant à la loi, le Gouvernement fixe les règles par règlement autonome.
Dans le domaine partiellement législatif, le Gouvernement édicte les mesures d’application.

Dans le domaine entièrement législatif, le Parlement fixe principes généraux et modalités techniques. · Dans le domaine partiellement législatif, le Parlement fixe les principes fondamentaux. · Dans une matière échappant à la loi, le Gouvernement fixe les règles par règlement autonome. · Dans le domaine partiellement législatif, le Gouvernement édicte les mesures d’application.

Explication

Le domaine entièrement législatif relève du Parlement pour les principes et les modalités techniques. Dans le domaine partiellement législatif, le Parlement fixe les principes fondamentaux et le Gouvernement les mesures d’application. Une matière échappant à la loi relève du règlement autonome, et non d’un règlement d’application d’une loi.

10. Parmi les matières suivantes, lesquelles relèvent notamment du domaine entièrement législatif ?

La fixation des mesures d’application relève notamment du domaine entièrement législatif.
Les droits civiques relèvent notamment du domaine entièrement législatif.
Le régime électoral relève notamment du domaine entièrement législatif.
Les crimes et délits relèvent notamment du domaine entièrement législatif.
La nationalité relève notamment du domaine entièrement législatif.

Les droits civiques relèvent notamment du domaine entièrement législatif. · Le régime électoral relève notamment du domaine entièrement législatif. · Les crimes et délits relèvent notamment du domaine entièrement législatif. · La nationalité relève notamment du domaine entièrement législatif.

Explication

Les droits civiques, la nationalité, les crimes et délits ainsi que le régime électoral figurent parmi les matières réservées à la loi. Les mesures d’application relèvent du Gouvernement dans le domaine partiellement législatif.

11. Concernant l’ordonnance, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’ordonnance est prise par le Gouvernement sur habilitation parlementaire.
La ratification parlementaire lui confère définitivement la valeur d’une loi ordinaire.
L’ordonnance intervient dans une matière relevant normalement du règlement autonome.
L’ordonnance acquiert cette valeur dès sa signature gouvernementale.
L’ordonnance est élaborée par le Parlement après une habilitation gouvernementale.

L’ordonnance est prise par le Gouvernement sur habilitation parlementaire. · La ratification parlementaire lui confère définitivement la valeur d’une loi ordinaire.

Explication

L’ordonnance est prise par le Gouvernement après habilitation du Parlement dans une matière normalement réservée à la loi. Elle acquiert définitivement la valeur d’une loi ordinaire après ratification parlementaire, et non dès sa signature ni par une élaboration parlementaire.

12. Parmi les propositions suivantes concernant les décrets et les arrêtés, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’arrêté est subordonné au texte supérieur qu’il applique.
Le décret d’application est juridiquement subordonné à la loi qu’il met en œuvre.
Le décret d’application fixe les modalités pratiques d’exécution d’une loi.
Un arrêté peut être pris par un ministre, un préfet ou un maire.
Le règlement autonome n’est pas pris au service d’une loi déterminée.

L’arrêté est subordonné au texte supérieur qu’il applique. · Le décret d’application est juridiquement subordonné à la loi qu’il met en œuvre. · Le décret d’application fixe les modalités pratiques d’exécution d’une loi. · Un arrêté peut être pris par un ministre, un préfet ou un maire. · Le règlement autonome n’est pas pris au service d’une loi déterminée.

Explication

Le décret d’application précise les modalités pratiques d’une loi et lui reste subordonné. Un arrêté peut être pris par un ministre, un préfet ou un maire et demeure subordonné au texte qu’il applique. Le règlement autonome intervient dans une matière qui n’appartient pas au domaine de la loi.

13. Les principales étapes de l’élaboration d’une loi comprennent :

En cas de désaccord persistant, l’Assemblée nationale dispose en principe du dernier mot.
L’examen en commission précède la discussion et le vote dans chaque assemblée.
L’initiative d’un projet ou d’une proposition de loi appartient au Gouvernement ou au Parlement.
La navette parlementaire intervient au cours de l’examen du texte.
La loi est adoptée après une décision réglementaire du Gouvernement.

En cas de désaccord persistant, l’Assemblée nationale dispose en principe du dernier mot. · L’examen en commission précède la discussion et le vote dans chaque assemblée. · L’initiative d’un projet ou d’une proposition de loi appartient au Gouvernement ou au Parlement. · La navette parlementaire intervient au cours de l’examen du texte.

Explication

L’élaboration d’une loi comprend une initiative gouvernementale ou parlementaire, l’examen en commission, la discussion, le vote et la navette parlementaire. En cas de désaccord persistant, le dernier mot revient en principe à l’Assemblée nationale. Une décision réglementaire du Gouvernement ne remplace pas l’adoption parlementaire.

14. Concernant la promulgation d’une loi, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La promulgation est l’acte par lequel le Président atteste l’existence de la loi.
La promulgation est accomplie par le Parlement après le vote définitif.
La promulgation est l’acte qui rend immédiatement la loi obligatoire pour tous.
La promulgation intervient avant l’examen du texte par les assemblées.
La promulgation consiste principalement à publier la loi au Journal officiel.

La promulgation est l’acte par lequel le Président atteste l’existence de la loi.

Explication

La promulgation est l’acte présidentiel qui atteste l’existence et la conformité constitutionnelle de la loi et en ordonne l’application. Elle ne se confond ni avec la publication ni avec l’entrée en vigueur, qui rendent la loi obligatoire pour les sujets de droit.

15. Une loi ne prévoit aucune date particulière et aucun décret d’application n’est attendu. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La loi entre en vigueur à la date du prochain décret réglementaire.
La loi entre en vigueur le jour de sa promulgation par le Président.
La loi entre en vigueur sur tout le territoire français le lendemain de sa publication.
La loi reste dépourvue d’effet obligatoire jusqu’à une nouvelle intervention parlementaire.
La loi devient applicable après un délai général de sept jours.

La loi entre en vigueur sur tout le territoire français le lendemain de sa publication.

Explication

En l’absence de date particulière et de décret d’application attendu, la loi entre en vigueur sur tout le territoire français le lendemain de sa publication au Journal officiel. La promulgation ne suffit pas à fixer cette entrée en vigueur, et aucun délai de sept jours ou nouvelle intervention parlementaire n’est prévu.

16. Concernant les formes d’abrogation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’abrogation expresse est déclarée formellement par le nouveau texte.
L’abrogation tacite intervient lorsque l’ancien texte reste compatible avec le nouveau.
L’abrogation tacite suppose une déclaration formelle du législateur.
L’abrogation expresse découle de la non-application prolongée de la loi.
L’abrogation expresse résulte d’une incompatibilité entre deux textes successifs.

L’abrogation expresse est déclarée formellement par le nouveau texte.

Explication

L’abrogation expresse est formellement déclarée par le nouveau texte. L’incompatibilité caractérise l’abrogation tacite, tandis que la désuétude ne constitue pas une forme d’abrogation.

17. Parmi les propositions suivantes concernant l’application territoriale et personnelle du droit français, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La territorialité rattache les Français au droit français selon leur nationalité.
La territorialité soumet au droit français les faits et biens situés en France.
La personnalité soumet les personnes étrangères au droit français lors de tout séjour à l’étranger.
La territorialité permet aux Français résidant à l’étranger d’éviter le droit français.
La personnalité concerne les faits commis en France par toute personne présente.

La territorialité soumet au droit français les faits et biens situés en France.

Explication

La territorialité rattache le droit français aux faits et aux biens situés en France. La personnalité rattache, pour certaines matières, les Français au droit français même lorsqu’ils résident à l’étranger.

18. À propos du principe de non-rétroactivité des lois :

La loi nouvelle ne régit pas les actes juridiques accomplis avant son entrée en vigueur.
La non-rétroactivité permet de modifier les effets juridiques déjà accomplis.
Les lois pénales plus sévères constituent une exception à la non-rétroactivité.
La loi nouvelle s’applique aux situations antérieures dès sa publication.
La non-rétroactivité concerne les faits postérieurs à l’entrée en vigueur.

La loi nouvelle ne régit pas les actes juridiques accomplis avant son entrée en vigueur.

Explication

Le principe de non-rétroactivité interdit à la loi nouvelle de régir les actes ou faits juridiques accomplis avant son entrée en vigueur. Les faits postérieurs relèvent, en principe, de la loi nouvelle. Les lois pénales plus douces figurent parmi les exceptions à ce principe, contrairement aux lois pénales plus sévères. Une publication de la loi ne suffit donc pas à lui conférer un effet rétroactif.

19. Les principales exceptions au principe de non-rétroactivité comprennent :

Les lois interprétatives figurent parmi les exceptions à la non-rétroactivité.
Les lois pénales plus douces constituent une exception au principe général.
Les exceptions comprennent plusieurs catégories distinctes prévues par le droit.
Les lois de procédure et de compétence font partie des exceptions reconnues.
Les lois expressément rétroactives peuvent être admises pour un intérêt général suffisant.

Les lois interprétatives figurent parmi les exceptions à la non-rétroactivité. · Les lois pénales plus douces constituent une exception au principe général. · Les exceptions comprennent plusieurs catégories distinctes prévues par le droit. · Les lois de procédure et de compétence font partie des exceptions reconnues. · Les lois expressément rétroactives peuvent être admises pour un intérêt général suffisant.

Explication

Les lois expressément rétroactives peuvent être justifiées par un intérêt général suffisant. Les lois interprétatives, les lois pénales plus douces ainsi que les lois de procédure et de compétence figurent également parmi les principales exceptions.

20. Concernant l’application immédiate de la loi nouvelle, quelles sont les propositions exacte(s) ?

Elle régit les actes juridiques entièrement accomplis avant son entrée en vigueur.
Elle s’applique aux conséquences déjà produites par toute situation antérieure.
Elle s’applique aux faits juridiques postérieurs à son entrée en vigueur.
Elle concerne les situations en formation dont les droits ne sont pas acquis.
Elle modifie les droits définitivement acquis sous l’empire de la loi ancienne.

Elle s’applique aux faits juridiques postérieurs à son entrée en vigueur. · Elle concerne les situations en formation dont les droits ne sont pas acquis.

Explication

La loi nouvelle s’applique immédiatement aux faits postérieurs à son entrée en vigueur. Elle régit aussi les situations en cours de formation lorsque les droits ne sont pas encore acquis, mais elle ne modifie pas les actes accomplis ni les droits acquis.

21. Une situation non contractuelle se prolonge après l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle, tandis qu’un contrat ancien continue de produire des effets. Quelles propositions sont exactes ?

Le contrat ancien relève en principe de la loi nouvelle pour ses effets futurs.
La loi nouvelle modifie les conséquences déjà produites de la situation non contractuelle.
Le contrat ancien cesse en principe d’être soumis à la loi ancienne.
La loi nouvelle régit les conséquences futures de la situation non contractuelle.
La loi ancienne régit les conséquences futures de toute situation non contractuelle.

La loi nouvelle régit les conséquences futures de la situation non contractuelle.

Explication

Pour une situation non contractuelle prolongée, la loi nouvelle régit les conséquences futures sans modifier celles déjà produites. En revanche, la loi ancienne survit en principe aux effets postérieurs d’un contrat ancien.

22. Concernant la coutume, la(les)quelle(s) des propositions suivantes est(sont) exacte(s) ?

La coutume constitue une règle de droit non écrite.
La coutume repose sur une décision judiciaire rendue dans une affaire analogue.
Son application devient obligatoire à mesure que la pratique se généralise.
Elle peut se former au sein d’un groupe social, d’un territoire ou d’une profession.
Elle naît de la répétition généralisée de comportements ou d’usages.

La coutume constitue une règle de droit non écrite. · Son application devient obligatoire à mesure que la pratique se généralise. · Elle peut se former au sein d’un groupe social, d’un territoire ou d’une profession. · Elle naît de la répétition généralisée de comportements ou d’usages.

Explication

La coutume est une règle non écrite issue d’une répétition généralisée d’usages. Elle peut se développer dans différents cadres sociaux et son application finit par apparaître obligatoire ; une décision judiciaire relève de la jurisprudence.

23. Parmi les propositions suivantes concernant la jurisprudence, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle correspond à des décisions apportant une solution identique.
La jurisprudence concerne des décisions judiciaires adoptant des solutions opposées.
La jurisprudence désigne la répétition d’usages au sein d’une profession.
La jurisprudence rassemble des décisions de justice rendues dans des affaires analogues.
Elle constitue une règle de droit née sans intervention des juridictions.

Elle correspond à des décisions apportant une solution identique. · La jurisprudence rassemble des décisions de justice rendues dans des affaires analogues.

Explication

La jurisprudence désigne l’ensemble des décisions de justice rendues dans des affaires analogues et apportant une solution identique. La répétition d’usages caractérise la coutume, tandis que des solutions opposées ne correspondent pas à la définition donnée.

24. Le rôle du juge face à la loi et à ses lacunes comprend :

Le juge complète la loi lorsqu’elle ne prévoit pas la solution nécessaire.
Le juge interprète la loi lorsque son sens est obscur.
Le juge applique la loi ou la coutume lorsqu’elles fournissent la règle pertinente.
Le juge crée une règle entièrement nouvelle lorsqu’une loi est obscure.
Le juge refuse de compléter la loi lorsqu’elle présente une lacune.

Le juge complète la loi lorsqu’elle ne prévoit pas la solution nécessaire. · Le juge interprète la loi lorsque son sens est obscur. · Le juge applique la loi ou la coutume lorsqu’elles fournissent la règle pertinente.

Explication

Le juge applique la loi ou la coutume, interprète la loi obscure et la complète lorsqu’elle présente une lacune. Interpréter ne revient pas à créer une règle entièrement nouvelle, et une lacune peut précisément justifier une intervention complémentaire.

25. Concernant la doctrine juridique :

Elle est produite par des universitaires ou des praticiens du droit.
Elle rassemble des travaux de juristes consacrés à des problèmes juridiques.
Elle peut être présentée dans des articles, manuels, notes ou thèses.
Elle désigne les décisions rendues par les juridictions compétentes.
Elle correspond aux textes adoptés par le législateur national.

Elle est produite par des universitaires ou des praticiens du droit. · Elle rassemble des travaux de juristes consacrés à des problèmes juridiques. · Elle peut être présentée dans des articles, manuels, notes ou thèses.

Explication

La doctrine regroupe les travaux de juristes, universitaires ou praticiens, portant sur des problèmes juridiques. Elle peut prendre la forme d’articles, de notes, de manuels ou de thèses. Les décisions juridictionnelles et les textes législatifs relèvent d’autres sources du droit.

26. Parmi les propositions suivantes concernant le rôle et la portée de la doctrine, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La doctrine peut critiquer et synthétiser le droit positif.
La doctrine peut expliquer et interpréter les règles du droit positif.
La doctrine contribue à diffuser les connaissances relatives au droit positif.
La doctrine impose ses opinions aux tribunaux et au législateur.
La doctrine peut influencer une solution sans la rendre obligatoire.

La doctrine peut critiquer et synthétiser le droit positif. · La doctrine peut expliquer et interpréter les règles du droit positif. · La doctrine contribue à diffuser les connaissances relatives au droit positif. · La doctrine peut influencer une solution sans la rendre obligatoire.

Explication

La doctrine explique, interprète, critique, synthétise et diffuse le droit positif. Elle peut proposer une solution et influencer les autorités, mais ses opinions ne s’imposent ni aux tribunaux ni au législateur. Seule une autorité normative peut rendre une solution obligatoire.

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Quelle règle désigne la loi au sens strict ?

Toute règle de droit adoptée par le Parlement.

Que désigne la loi au sens large ?

Toutes les règles écrites émanant d’une autorité publique, y compris Gouvernement et autorités internationales.

Que classe la hiérarchie des normes ?

Les textes selon l’autorité qui les édicte.

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