QCM : Sources et conflits du droit (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’adage « ubi societas ibi ius », cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’adage réserve le droit aux sociétés dotées d’institutions judiciaires formelles.
L’adage signifie que là où il y a une société, il y a du droit.
L’adage affirme que le droit précède nécessairement la formation de toute société.
L’expression signifie que le droit disparaît lorsque les individus vivent en société.
L’expression latine associe l’existence d’une société à celle du droit.

L’adage signifie que là où il y a une société, il y a du droit. · L’expression latine associe l’existence d’une société à celle du droit.

Explication

L’adage « ubi societas ibi ius » signifie que le droit accompagne l’existence d’une société, ce que reformule aussi l’expression latine. Il ne fait pas du droit un préalable à la société, ne le limite pas aux sociétés dotées de tribunaux formels et ne prétend pas qu’il disparaît en société.

2. Le droit encadre les comportements et contribue à régler les désaccords :

Il substitue l’application de règles à la résolution des désaccords par la violence.
Il contribue à prévenir les affrontements en encadrant les comportements sociaux.
Il oriente les comportements des personnes vivant en société au moyen de règles.
Il permet de traiter les désaccords par l’application de règles communes.
Il règle les conflits sociaux en privilégiant le recours à la violence.

Il substitue l’application de règles à la résolution des désaccords par la violence. · Il contribue à prévenir les affrontements en encadrant les comportements sociaux. · Il oriente les comportements des personnes vivant en société au moyen de règles. · Il permet de traiter les désaccords par l’application de règles communes.

Explication

Le droit encadre les comportements, et l’application de règles permet de régler les désaccords plutôt que par la violence. Il ne privilégie donc pas la violence comme mode de résolution des conflits.

3. Concernant la justice commutative :

Elle concerne le rétablissement d’un équilibre perturbé entre personnes.
Elle se distingue de la répartition des richesses et charges collectives.
Elle cherche à restaurer l’équilibre entre les personnes concernées.
Elle intervient lorsque l’équilibre entre des personnes a été perturbé.
Elle vise à rétablir une égalité arithmétique entre des personnes.

Elle concerne le rétablissement d’un équilibre perturbé entre personnes. · Elle se distingue de la répartition des richesses et charges collectives. · Elle cherche à restaurer l’équilibre entre les personnes concernées. · Elle intervient lorsque l’équilibre entre des personnes a été perturbé. · Elle vise à rétablir une égalité arithmétique entre des personnes.

Explication

La justice commutative vise à rétablir l’égalité arithmétique lorsqu’un équilibre entre personnes a été perturbé. La répartition des richesses et des charges collectives relève plutôt de la justice distributive.

4. Une collectivité doit répartir les richesses et les charges de l’État en tenant compte des besoins, du mérite et des moyens de chacun. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Cette démarche relève de la justice distributive, qui organise une répartition collective.
Cette démarche relève de la justice commutative, qui rétablit l’égalité arithmétique entre personnes.
Les besoins, le mérite et les moyens sont des critères propres à la justice commutative.
La justice distributive recherche la meilleure répartition possible des richesses et charges.
La justice distributive répartit les richesses et les charges entre collectivité et individus.

Cette démarche relève de la justice distributive, qui organise une répartition collective. · La justice distributive recherche la meilleure répartition possible des richesses et charges. · La justice distributive répartit les richesses et les charges entre collectivité et individus.

Explication

La justice distributive vise la meilleure répartition possible des richesses et des charges de l’État entre la collectivité et les individus, en tenant notamment compte des besoins, du mérite et des moyens. La justice commutative concerne plutôt le rétablissement d’une égalité arithmétique entre personnes.

5. Que désigne le caractère coercitif de la règle de droit ?

Le pouvoir d’un juge de rétablir l’équilibre entre les parties à un litige
La faculté pour les acteurs d’adopter volontairement des règles sans sanction
La capacité d’une règle à orienter les conduites par l’incitation et l’adhésion
La possibilité pour l’autorité publique de poursuivre et de sanctionner sa violation

La possibilité pour l’autorité publique de poursuivre et de sanctionner sa violation

Explication

Le caractère coercitif signifie que l’autorité publique peut poursuivre la violation d’une règle de droit et lui attacher une sanction juridique. Le droit souple peut orienter les conduites, mais il se distingue par l’absence de contrainte et de sanction en cas de non-respect.

6. Quel ouvrage de Hans Kelsen expose sa conception de la hiérarchie des normes ?

La lutte pour le droit
De l’esprit des lois
Le contrat social
Théorie pure du droit

Théorie pure du droit

Explication

Hans Kelsen présente la hiérarchie des normes dans son ouvrage intitulé *Théorie pure du droit*. *La lutte pour le droit* est associée à Rudolf von Ihering, et non à Kelsen.

7. Quel est le rôle des règles procédurales dans le système juridique ?

Organiser la mise en œuvre des droits devant la justice, du déroulement du procès aux voies de recours
Régir principalement les relations entre États souverains et les organisations internationales
Définir le contenu des droits et des obligations des personnes dans leurs rapports juridiques
Servir de droit commun lorsqu'aucune règle spéciale de droit privé ne s’applique

Organiser la mise en œuvre des droits devant la justice, du déroulement du procès aux voies de recours

Explication

Les règles procédurales encadrent la manière dont les droits sont mis en œuvre devant la justice, notamment la saisine, le procès et les recours. Les règles substantielles, qui constituent le distracteur le plus proche, déterminent le contenu des droits et des obligations plutôt que les modalités de leur mise en œuvre.

8. À quelle date la Constitution de la Ve République actuellement en vigueur a-t-elle été adoptée ?

Le 4 octobre 1958
Le 20 octobre 1989
Le 24 mai 1975
Le 4 octobre 1946

Le 4 octobre 1958

Explication

La Constitution de la Ve République a été adoptée le 4 octobre 1958. Les dates de 1975 et de 1989 correspondent à des arrêts relatifs au contrôle de conventionnalité, et non à l’adoption de la Constitution.

9. En quoi le droit primaire de l’Union européenne se distingue-t-il du droit dérivé ?

Le droit primaire rassemble les conventions du Conseil de l’Europe, tandis que le droit dérivé comprend les règles nationales transposant ces conventions.
Le droit primaire rassemble les règlements et directives, tandis que le droit dérivé comprend les traités et la Charte des droits fondamentaux.
Le droit primaire comprend les traités et la Charte des droits fondamentaux, tandis que le droit dérivé rassemble les actes adoptés par les institutions sur leur fondement.
Le droit primaire comprend les recommandations et avis, tandis que le droit dérivé regroupe les décisions rendues par les juridictions nationales.

Le droit primaire comprend les traités et la Charte des droits fondamentaux, tandis que le droit dérivé rassemble les actes adoptés par les institutions sur leur fondement.

Explication

Le droit primaire repose principalement sur le TUE, le TFUE et la Charte des droits fondamentaux, alors que le droit dérivé est constitué des actes adoptés par les institutions sur le fondement des traités. Les règlements et directives sont des actes de droit dérivé, et non des éléments du droit primaire.

10. Un parlementaire souhaite déposer un texte législatif. Quelle conséquence découle de son statut d’auteur sur la catégorie du texte ?

Le texte est un projet de loi, car il relève du domaine législatif.
Le texte est une loi constitutionnelle, car il est présenté par un élu.
Le texte est une loi organique, car il émane d’un membre du Parlement.
Le texte est une proposition de loi, car il est déposé par un parlementaire.

Le texte est une proposition de loi, car il est déposé par un parlementaire.

Explication

Un texte déposé par un parlementaire est qualifié de proposition de loi, tandis qu’un texte déposé par le Gouvernement est un projet de loi. Le fait qu’un texte relève du domaine législatif ne suffit pas à en faire un projet de loi : cette catégorie dépend de son auteur.

11. Une loi a été publiée sans préciser sa date d’entrée en vigueur. À partir de quand s’applique-t-elle selon le Code civil ?

Le jour de sa promulgation
À la date de son adoption par le Parlement
Le lendemain de sa publication
Après l’adoption d’un décret d’application

Le lendemain de sa publication

Explication

À défaut de date particulière fixée par la loi, l’article 1er du Code civil prévoit son entrée en vigueur le lendemain de sa publication. La promulgation constate l’existence de la loi et en ordonne l’exécution, mais ne détermine pas à elle seule cette date d’application.

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Que signifie l’adage latin « ubi societas ibi ius » ?

Là où il y a une société, il y a du droit.

Comment le droit permet-il de régler les désaccords ?

Par l’application de règles plutôt que par la violence.

Que vise la justice commutative lorsqu’un équilibre entre personnes est perturbé ?

Rétablir l’égalité arithmétique.

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