QCM : Environnement juridique de l’entreprise (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments l’article 6 de la CESDH associe-t-il au droit à un procès équitable ?

Un juge indépendant, une procédure secrète et un délai fixé par les parties
Un juge indépendant, des débats publics et contradictoires ainsi qu’un délai raisonnable
Un juge élu, des débats exclusivement écrits et un droit général à l’appel
Un juge spécialisé, des audiences confidentielles et une décision rendue rapidement

Un juge indépendant, des débats publics et contradictoires ainsi qu’un délai raisonnable

Explication

L’article 6 rattache le procès équitable à l’indépendance du juge, à la publicité et au caractère contradictoire des débats, ainsi qu’au délai raisonnable. Des audiences confidentielles ne correspondent pas à l’exigence de débats publics.

2. Une personne estime qu’un droit garanti par la CESDH a été violé : quel recours l’article 13 lui reconnaît-il ?

Une indemnisation sans examen par une instance nationale
Un recours automatique devant une juridiction internationale
Un recours effectif devant les instances nationales
Un droit général à faire examiner l’affaire en appel

Un recours effectif devant les instances nationales

Explication

L’article 13 de la CESDH reconnaît à toute personne dont les droits ou libertés ont été violés un recours effectif devant les instances nationales. Il ne garantit pas, à lui seul, un examen automatique par une juridiction internationale.

3. Pourquoi le droit au recours ne garantit-il pas nécessairement un appel dans toute procédure ?

Parce que le double degré de juridiction s’applique aux procédures pénales, mais exclut les procédures civiles
Parce que le droit au recours suppose d’abord l’accord de l’adversaire pour saisir un juge d’appel
Parce que le droit au recours concerne uniquement les décisions administratives, tandis que l’appel concerne les décisions civiles
Parce que le droit au recours se distingue du double degré de juridiction, et que certaines procédures n’admettent pas l’appel

Parce que le droit au recours se distingue du double degré de juridiction, et que certaines procédures n’admettent pas l’appel

Explication

Le droit au recours et le principe du double degré de juridiction sont deux notions distinctes, et certaines procédures ne permettent pas l’appel. Confondre recours et appel conduirait à supposer à tort que chaque recours ouvre une voie d’appel.

4. Quel principe la décision du Conseil constitutionnel du 9 avril 1996 relative au statut de la Polynésie française a-t-elle implicitement reconnu dans les garanties de l’article 16 de la DDHC ?

Le droit à une audience publique
Le droit au recours
Le droit à une procédure orale
Le droit à un double degré de juridiction

Le droit au recours

Explication

Le droit au recours est implicitement reconnu dans les garanties des droits énoncées à l’article 16 de la DDHC. Le double degré de juridiction est une notion distincte et n’est pas le principe que cette reconnaissance établit.

5. Quelles conditions un demandeur doit-il réunir pour agir en justice ?

Avoir qualité pour agir, justifier d’un intérêt légitime et posséder la capacité juridique
Avoir subi un dommage financier, être représenté par un avocat et obtenir l’accord du juge
Avoir qualité pour agir, prouver la faute adverse et demander une audience publique
Justifier d’un intérêt légitime, résider dans le ressort du tribunal et présenter une preuve écrite

Avoir qualité pour agir, justifier d’un intérêt légitime et posséder la capacité juridique

Explication

L’action en justice suppose la qualité pour agir, un intérêt légitime et la capacité juridique. La preuve d’une faute adverse n’est pas une condition générale préalable à l’action.

6. Pour respecter le principe du contradictoire, que doit communiquer une partie à son adversaire ?

Ses moyens de droit, tandis que les faits et les preuves sont réservés à l’examen du juge
Ses seules preuves matérielles, les arguments juridiques étant présentés au juge après l’audience
Ses moyens de fait, ses moyens de droit et les preuves produites, afin que celui-ci puisse les discuter
Ses demandes principales, sans devoir communiquer les preuves avant la décision

Ses moyens de fait, ses moyens de droit et les preuves produites, afin que celui-ci puisse les discuter

Explication

Le contradictoire exige que les moyens de fait, les moyens de droit et les preuves soient communiqués à l’adversaire pour qu’il puisse les discuter. Communiquer les seuls éléments matériels ne permettrait pas de débattre des arguments juridiques.

7. Quelle répartition des rôles caractérise en principe les procédures civile et pénale ?

Au civil, le juge dirige le procès ; au pénal, les parties le dirigent
Au civil comme au pénal, les parties dirigent le procès et le juge reste en retrait
Au civil comme au pénal, le juge dirige le procès et les parties se limitent à répondre
Au civil, les parties dirigent le procès ; au pénal, le juge le dirige

Au civil, les parties dirigent le procès ; au pénal, le juge le dirige

Explication

La procédure est en principe accusatoire au civil, où les parties dirigent le procès, et inquisitoire au pénal, où le juge le dirige. Inverser ces deux rôles constitue la confusion la plus fréquente entre ces principes.

8. Quelle forme caractérise en principe la procédure judiciaire par rapport à la procédure administrative ?

Les deux procédures sont en principe orales et reposent sur des débats à l’audience
Les deux procédures sont en principe écrites et reposent sur des échanges de documents
La procédure judiciaire est orale, tandis que la procédure administrative est écrite
La procédure judiciaire est écrite, tandis que la procédure administrative est orale

La procédure judiciaire est orale, tandis que la procédure administrative est écrite

Explication

La procédure judiciaire est en principe orale, tandis que la procédure administrative est écrite. Attribuer la forme écrite à la procédure judiciaire inverse la distinction de principe.

9. Comment se déroule le début d’un procès entre le demandeur et le défendeur ?

Le demandeur et le défendeur déposent ensemble une demande initiale, puis le juge détermine leurs arguments
Le demandeur assigne le défendeur et présente sa demande initiale ; le défendeur conteste les arguments et peut former une demande reconventionnelle
Le demandeur présente sa demande au juge sans assigner le défendeur ; celui-ci intervient après le jugement
Le défendeur assigne le demandeur et présente la demande initiale ; le demandeur répond sans pouvoir former d’autre demande

Le demandeur assigne le défendeur et présente sa demande initiale ; le défendeur conteste les arguments et peut former une demande reconventionnelle

Explication

Le demandeur initie le procès en assignant le défendeur et en présentant sa demande initiale ; le défendeur peut contester et former une demande reconventionnelle. C’est le demandeur, et non le défendeur, qui prend l’initiative du procès.

10. Quelle distinction entre conciliation et médiation est correcte ?

La conciliation est gratuite et facilite la communication ; la médiation est payante et un médiateur propose une solution
La conciliation est payante et menée par un juge ; la médiation est gratuite et conduite par les parties seules
La conciliation est payante et un conciliateur propose une solution ; la médiation est gratuite et facilite la communication
La conciliation est gratuite et un tiers impose une décision ; la médiation est payante et le juge tranche le différend

La conciliation est gratuite et facilite la communication ; la médiation est payante et un médiateur propose une solution

Explication

La conciliation est gratuite et aide les parties à communiquer, tandis que la médiation est payante et fait intervenir un médiateur qui écoute les parties et propose une solution. La conciliation ne consiste pas à imposer une décision aux parties.

11. Qu’est-ce qui distingue l’arbitrage de la médiation et de la conciliation ?

Les parties règlent elles-mêmes le litige, sans décision obligatoire ni remplacement du procès
Le médiateur désigné par les parties rend une décision obligatoire qui remplace le procès
Les arbitres désignés par les parties rendent une décision obligatoire qui remplace le procès
Le conciliateur désigné par les parties rend une décision obligatoire qui remplace le procès

Les arbitres désignés par les parties rendent une décision obligatoire qui remplace le procès

Explication

En arbitrage, les parties désignent des arbitres qui rendent une décision ayant force obligatoire, laquelle remplace le procès. La médiation et la conciliation sont des démarches amiables et ne se caractérisent pas par une décision arbitrale obligatoire.

12. Pour laquelle de ces demandes une démarche amiable préalable doit-elle être tentée à peine d’irrecevabilité ?

Une demande de paiement d’une somme de 4 800 €
Une demande de paiement d’une somme de 5 200 €
Une demande d’annulation d’un contrat sans demande de somme d’argent
Une demande relative à une facture commerciale sans montant précisé

Une demande de paiement d’une somme de 4 800 €

Explication

Une demande de versement d’une somme ne dépassant pas 5 000 € exige une démarche amiable préalable, à peine d’irrecevabilité. Une demande de 5 200 € dépasse ce seuil, même si d’autres catégories de litiges sont également concernées.

13. Quel est l’objet de l’appel contre un jugement rendu en première instance ?

Faire réexaminer l’affaire en fait et en droit afin de réformer ou d’annuler la décision
Faire vérifier la régularité de la procédure sans demander une nouvelle décision sur le litige
Obtenir la suspension de la décision en attendant qu’une juridiction statue sur les faits
Faire contrôler l’application du droit sans soumettre à nouveau les faits au juge

Faire réexaminer l’affaire en fait et en droit afin de réformer ou d’annuler la décision

Explication

L’appel permet au juge du second degré de rejuger l’affaire en fait et en droit et de réformer ou d’annuler le jugement. Le contrôle limité à l’application du droit caractérise le pourvoi en cassation, pas l’appel.

14. Une décision de première instance fait l’objet d’un appel. Quelle conséquence découle de la distinction entre effet dévolutif et effet suspensif ?

Le juge d’appel réexamine les faits, tandis que l’exécution dépend d’une nouvelle décision de première instance
Le juge d’appel examine l’application du droit, tandis que l’exécution attend l’issue de la procédure
Le litige est soumis au juge d’appel en fait et en droit, tandis que la décision attaquée doit être exécutée pendant l’appel
Le litige est soumis au juge d’appel en fait et en droit, et l’exécution est suspendue jusqu’à sa décision

Le litige est soumis au juge d’appel en fait et en droit, tandis que la décision attaquée doit être exécutée pendant l’appel

Explication

L’effet dévolutif transmet l’ensemble du litige au juge d’appel, mais l’absence d’effet suspensif impose l’exécution de la décision de première instance pendant l’appel. L’idée que l’appel suspend cette exécution confond ces deux effets.

15. Lorsqu’une partie forme un pourvoi en cassation, que contrôle la Cour de cassation ?

La compétence territoriale de la juridiction, sans examiner le raisonnement juridique
L’ensemble du litige en fait et en droit, comme le ferait un juge d’appel
L’exactitude des faits et des preuves, sans vérifier les règles de droit appliquées
L’application du droit, sans réexaminer les faits appréciés par les juges du fond

L’application du droit, sans réexaminer les faits appréciés par les juges du fond

Explication

La Cour de cassation contrôle si le droit a été correctement appliqué, tandis que l’appréciation des faits et des preuves appartient aux juges du fond. Un réexamen des faits correspond à l’office du juge d’appel, non à celui de la Cour de cassation.

16. En matière civile devant les juridictions judiciaires, le montant de la demande initiale est de 6 200 €. Selon le seuil indiqué, l’appel est-il possible ?

Non, car le montant doit dépasser 10 000 €
Non, car le seuil de 5 000 € concerne le montant accordé par le jugement
Oui, car le montant dépasse 5 000 €
Oui, car toute demande civile ouvre droit à l’appel quel que soit son montant

Oui, car le montant dépasse 5 000 €

Explication

L’appel est possible lorsque le montant de la demande initiale dépasse 5 000 €, ce qui est le cas ici. Le seuil porte sur la demande initiale, et non sur la somme accordée par le jugement.

17. Quelle caractéristique s’applique aux juges qui tranchent les litiges ?

Ils doivent être indépendants et impartiaux, et les juges du siège sont inamovibles
Ils représentent l’État dans leurs réquisitoires, et les juges du siège sont révocables
Ils tranchent les litiges sous la direction du parquet, tout en étant indépendants des parties
Ils représentent les parties au procès, tandis que leur impartialité dépend de la juridiction saisie

Ils doivent être indépendants et impartiaux, et les juges du siège sont inamovibles

Explication

Les juges tranchent les litiges en étant indépendants et impartiaux, et les juges du siège bénéficient de l’inamovibilité. La représentation de l’État par des réquisitoires relève des magistrats du parquet.

18. Quel rôle les magistrats du parquet exercent-ils principalement dans les procédures pénales ?

Ils tranchent le litige en rendant une décision au nom des parties
Ils représentent l’État et prennent des réquisitoires en son nom
Ils contrôlent en cassation l’application du droit par les juges du fond
Ils représentent les personnes poursuivies et présentent leur défense

Ils représentent l’État et prennent des réquisitoires en son nom

Explication

Les magistrats du parquet représentent l’État et prennent des réquisitoires en son nom ; ils interviennent le plus souvent en matière pénale. Le pouvoir de trancher le litige appartient aux juges, et non au parquet.

19. Un litige doit être examiné par une juridiction située dans une ville déterminée et compétente pour la matière concernée. Quelle distinction s’applique ?

La compétence ratione loci concerne la matière, et la compétence ratione materiae concerne la localisation
La compétence ratione loci concerne la localisation, et la compétence ratione materiae concerne la matière du litige
Les deux compétences désignent la matière, mais l’une s’applique en première instance et l’autre en appel
Les deux compétences désignent la localisation, mais l’une s’applique au demandeur et l’autre au défendeur

La compétence ratione loci concerne la localisation, et la compétence ratione materiae concerne la matière du litige

Explication

La compétence ratione loci détermine la localisation géographique de la juridiction, tandis que la compétence ratione materiae identifie la juridiction compétente pour la matière du litige dans cette localisation. Inverser ces deux notions confond le critère territorial et le critère matériel.

20. Une entreprise est défenderesse dans un litige et son siège social se trouve à Lyon. Quelle règle géographique s’applique par défaut ?

La juridiction compétente est celle du lieu où l’entreprise exerce la plus grande part de son activité
La juridiction compétente est celle du domicile du demandeur
La juridiction compétente est celle du lieu du siège social de l’entreprise
La juridiction compétente est celle du lieu où le contrat a été signé

La juridiction compétente est celle du lieu du siège social de l’entreprise

Explication

Par défaut, la juridiction compétente est celle du domicile du défendeur ; pour une personne morale, ce domicile correspond au lieu de son siège social. Le domicile du demandeur ne constitue pas la règle générale indiquée.

21. Un salarié conteste auprès de son employeur une mesure prise dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail. Quelle juridiction connaît de ce litige ?

Le tribunal correctionnel
Le conseil de prud’hommes
Le tribunal judiciaire
Le tribunal de commerce

Le conseil de prud’hommes

Explication

Le conseil de prud’hommes connaît des litiges entre employeur et salarié ainsi que de ceux qui interviennent dans le cadre de l’exécution du contrat de travail. Le tribunal de commerce traite des litiges relevant de la matière commerciale, et non de ce différend de travail.

22. Un crime est puni de 18 ans de prison. Quelle juridiction pénale est compétente selon la répartition indiquée ?

La cour criminelle
Le tribunal correctionnel
La cour d’assises
Le tribunal de police

La cour criminelle

Explication

La cour criminelle connaît des crimes punis de 15 à 20 ans de prison, ce qui inclut une peine de 18 ans. La cour d’assises est compétente, dans cette répartition, pour les crimes punis de plus de 20 ans de prison.

23. Quelle compétence relève du Conseil constitutionnel en plus du contrôle de la constitutionnalité des lois françaises ?

L’examen des recours contre les décisions des juridictions ordinaires
Le contrôle des manquements des États au droit de l’Union
L’interprétation des traités européens dans les litiges nationaux
Le contentieux électoral

Le contentieux électoral

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle la constitutionnalité des lois françaises et connaît également du contentieux électoral. Le contrôle des manquements au droit de l’Union relève de la Cour de justice de l’Union européenne.

24. Une partie conteste la constitutionnalité d’une loi à l’occasion d’un litige en cours : de quel type de contrôle s’agit-il ?

D’un contrôle a priori, exercé avant le vote de la loi
D’un contrôle a posteriori, engagé à l’occasion d’un litige
D’un recours en manquement devant la juridiction de l’Union
D’un contrôle électoral après la promulgation de la loi

D’un contrôle a posteriori, engagé à l’occasion d’un litige

Explication

Le contrôle a posteriori intervient lorsqu’une partie conteste la constitutionnalité d’une loi ou d’une ordonnance ratifiée pendant un litige. Le contrôle a priori est engagé avant la promulgation d’une loi votée par le Parlement.

25. Quelle juridiction de l’Union peut interpréter le droit de l’Union par des décisions préjudicielles et annuler des actes législatifs européens ?

La Cour de justice de l’Union européenne
Le Tribunal de l’Union européenne
Le Conseil constitutionnel
La Cour européenne des droits de l’homme

La Cour de justice de l’Union européenne

Explication

La Cour de justice de l’Union européenne interprète le droit de l’Union par des décisions préjudicielles et peut annuler des actes législatifs européens. Le Tribunal de l’Union européenne intervient notamment en première instance pour certaines actions de particuliers.

26. Quelle condition une personne physique ou morale doit-elle remplir pour saisir la Cour européenne des droits de l’homme ?

Démontrer un intérêt propre et saisir la Cour avant toute procédure nationale
Contester une règle européenne et saisir d’abord la Cour de justice de l’Union européenne
Être victime d’une violation directe ou indirecte et avoir épuisé les recours internes
Avoir subi une violation directe et obtenir l’accord préalable d’un État contractant

Être victime d’une violation directe ou indirecte et avoir épuisé les recours internes

Explication

Une personne physique ou morale doit être victime d’une violation directe ou indirecte et avoir épuisé les voies de recours internes. Contrairement à cette exigence, un État contractant peut saisir la Cour pour un manquement à la CESDH sans justifier d’un intérêt propre.

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Quelle source reconnaît implicitement le droit au recours dans les garanties de l’article 16 de la DDHC ?

Cconst, Statut de la Polynésie française, 9 avril 1996.

Que reconnaît l’article 13 de la CESDH à toute personne dont les droits ou libertés ont été violés ?

Un droit à un recours effectif devant les instances nationales.

En quoi le droit au recours diffère-t-il du principe du double degré de juridiction ?

Le droit au recours n’implique pas un droit général de faire appel.

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