QCM : Sources et justice franques — 65 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction l’histoire du droit remplit-elle à l’égard du droit positif actuel ?

Elle établit que le droit positif repose sur des principes fixes depuis l’Antiquité.
Elle permet de comprendre son évolution par continuité ou opposition avec les institutions passées.
Elle explique que les institutions anciennes ont disparu sans influencer les règles présentes.
Elle montre que les règles actuelles sont séparées de toute institution juridique antérieure.

Elle permet de comprendre son évolution par continuité ou opposition avec les institutions passées.

Explication

L’histoire du droit éclaire le droit positif en montrant ses continuités et ses oppositions avec les institutions du passé. L’idée d’un droit actuel fixe et intemporel constitue précisément une confusion à éviter.

2. Comment la conception du droit évolue-t-elle entre l’avant et l’après-Révolution française ?

Elle passe principalement d’un art du juste à une science sociale fondée sur des règles et des connaissances.
Elle passe principalement d’une science sociale à une technique judiciaire fondée sur les usages.
Elle conserve une conception identique, centrée sur les vertus personnelles du juge.
Elle abandonne les règles générales au profit d’une appréciation morale de chaque situation.

Elle passe principalement d’un art du juste à une science sociale fondée sur des règles et des connaissances.

Explication

Avant la Révolution, le droit est surtout présenté comme un art et une technique du juste ; après celle-ci, il est davantage conçu comme une science sociale. La conception du droit comme art du juste ne doit donc pas être confondue avec sa conception scientifique.

3. Selon Ulpien, quelle formule définit le mieux le droit ?

Un ensemble de décisions politiques destinées à préserver l’autorité du souverain sur ses sujets.
Une technique de rédaction des contrats destinée à garantir l’exécution des obligations privées.
L’art du bon et de l’équitable, qui conduit à vivre honnêtement, ne léser personne et attribuer à chacun son dû.
Une méthode de classement des lois permettant d’organiser les tribunaux et leurs compétences.

L’art du bon et de l’équitable, qui conduit à vivre honnêtement, ne léser personne et attribuer à chacun son dû.

Explication

Ulpien définit le droit comme l’art du bon et de l’équitable, associé à trois exigences : vivre honnêtement, ne pas léser autrui et rendre à chacun ce qui lui revient. Les autres réponses réduisent à tort le droit à l’organisation politique, judiciaire ou contractuelle.

4. Quelle différence oppose la conception formelle et la conception réelle du droit ?

La conception formelle privilégie les sources immédiates, tandis que la conception réelle prend aussi en compte les forces sociales et intellectuelles.
La conception formelle étudie les rapports sociaux, tandis que la conception réelle se limite aux textes adoptés par le législateur.
La conception formelle concerne les obligations privées, tandis que la conception réelle concerne les sanctions pénales.
La conception formelle décrit les pratiques judiciaires, tandis que la conception réelle exclut les influences politiques.

La conception formelle privilégie les sources immédiates, tandis que la conception réelle prend aussi en compte les forces sociales et intellectuelles.

Explication

La conception formelle identifie le droit à ses sources immédiates, comme la loi, la jurisprudence et la doctrine. La conception réelle l’explique également par des facteurs sociaux, psychologiques, philosophiques et politiques, contrairement à la deuxième réponse.

5. Quel événement marque traditionnellement le début de la période franque ?

La victoire de Clovis à Vouillé en 507.
La déposition de Romulus Augustule en 476.
L’avènement de Clovis en 481.
L’avènement d’Hugues Capet en 987.

L’avènement de Clovis en 481.

Explication

La période franque commence véritablement en 481 avec l’avènement de Clovis. La déposition de Romulus Augustule marque la chute de l’Empire romain d’Occident, tandis que 507 et 987 correspondent à d’autres étapes historiques.

6. Quelles dynasties dominent successivement la période franque ?

Les Wisigoths, puis les Burgondes.
Les Carolingiens, puis les Mérovingiens.
Les Mérovingiens, puis les Carolingiens.
Les Capétiens, puis les Mérovingiens.

Les Mérovingiens, puis les Carolingiens.

Explication

La période franque est dominée successivement par la dynastie mérovingienne et la dynastie carolingienne. Les Capétiens apparaissent à la fin de cette période, tandis que les Wisigoths et les Burgondes ne constituent pas les deux dynasties régnantes successives.

7. Quel événement s’est produit en 476 ?

Clovis a vaincu Alaric II à Vouillé, ouvrant l’expansion du royaume franc.
Attila a remporté une victoire décisive aux Champs Catalauniques en Gaule.
Odoacre a déposé Romulus Augustule, marquant la chute de l’Empire romain d’Occident.
Hugues Capet est devenu roi, mettant fin à la période franque.

Odoacre a déposé Romulus Augustule, marquant la chute de l’Empire romain d’Occident.

Explication

En 476, Odoacre dépose Romulus Augustule, événement traditionnellement associé à la chute de l’Empire romain d’Occident. La victoire de Vouillé date de 507, l’avènement d’Hugues Capet de 987, et la bataille des Champs Catalauniques de 451 n’a pas produit de vainqueur décisif.

8. Quelle conséquence la victoire de Clovis sur Alaric II à Vouillé en 507 entraîne-t-elle ?

Elle provoque la déposition de Romulus Augustule par les forces d’Odoacre.
Elle élimine les Burgondes grâce à une campagne menée par les fils de Clovis.
Elle agrandit le royaume franc aux dépens des Wisigoths.
Elle met fin à la domination carolingienne sur les territoires francs.

Elle agrandit le royaume franc aux dépens des Wisigoths.

Explication

La victoire de Vouillé permet à Clovis d’agrandir le royaume franc aux dépens des Wisigoths. L’élimination des Burgondes intervient ensuite par l’action des fils de Clovis, ce qui correspond à la confusion historique signalée.

9. Que signifie le titre mérovingien rex Francorum ?

Le chef religieux des Francs, chargé d’administrer les évêchés du royaume.
Le roi des Francs, dont la royauté est attachée à un peuple.
Le gouverneur romain d’une province contrôlée par les populations franques.
Le roi de France, dont la souveraineté s’exerce sur un territoire défini.

Le roi des Francs, dont la royauté est attachée à un peuple.

Explication

Rex Francorum signifie « roi des Francs » et rattache la royauté au peuple franc. Il ne désigne pas encore une souveraineté territoriale comparable à celle exprimée par le titre de roi de France.

10. Sur quels éléments repose principalement l’autorité du roi mérovingien ?

Sur une administration écrite contrôlée par des fonctionnaires indépendants.
Sur une souveraineté institutionnelle exercée au nom d’un État centralisé.
Sur l’élection régulière du roi par l’ensemble des habitants du royaume.
Sur la force, les relations personnelles et la fidélité de ses guerriers.

Sur la force, les relations personnelles et la fidélité de ses guerriers.

Explication

Le roi mérovingien est d’abord un chef militaire dont l’autorité dépend de la force, des liens personnels et de la fidélité de ses guerriers. Cette logique se distingue d’une souveraineté moderne exercée au nom d’un État organisé.

11. Que désigne le bannum dans la royauté mérovingienne ?

Le pouvoir du roi d’ordonner, de contraindre et d’interdire à ses fidèles.
La transmission du pouvoir royal comme une succession privée entre héritiers.
Le serment des guerriers promettant de suivre le roi et de ne pas lui nuire.
Le partage du royaume entre les fils du roi après son décès.

Le pouvoir du roi d’ordonner, de contraindre et d’interdire à ses fidèles.

Explication

Le bannum est le pouvoir germanique permettant au roi de donner des ordres, de contraindre et d’interdire à ses fidèles. Le serment de fidélité relève du leudesanium, tandis que les deux dernières réponses décrivent la patrimonialité du pouvoir.

12. Quelle règle caractérise la succession territoriale selon la loi salique ?

Les filles héritent du royaume avant les fils selon leur ordre de naissance.
Les filles sont exclues et les fils se partagent le royaume à parts égales.
Le fils aîné reçoit l’ensemble du royaume sans partage entre les héritiers.
Les fils sont exclus et le royaume revient aux principaux guerriers du roi.

Les filles sont exclues et les fils se partagent le royaume à parts égales.

Explication

La loi salique exclut les filles de la succession territoriale et prévoit le partage égal du royaume entre les fils. Elle ne consacre donc ni la primogéniture intégrale ni une transmission du pouvoir aux guerriers.

13. Quel événement marque l’ouverture de l’époque carolingienne en 751 ?

Charlemagne reçoit la couronne impériale des mains de Léon III
Childéric III est élu par les grands du royaume franc
Pépin le Bref dépose Childéric III et devient roi des Francs
Étienne II impose une nouvelle dynastie à Saint-Denis

Pépin le Bref dépose Childéric III et devient roi des Francs

Explication

En 751, Pépin le Bref renverse Childéric III et accède au trône, ce qui inaugure l’époque carolingienne. Childéric III appartient à la dynastie mérovingienne et en est le dernier roi, tandis que Pépin est carolingien.

14. Quels éléments composent l’accession de Pépin le Bref au pouvoir royal ?

L’onction papale, la désignation impériale et l’élévation au Capitole
La conquête militaire, l’hérédité dynastique et l’élection épiscopale
L’acclamation par le peuple, le couronnement romain et l’excommunication
L’élection par les grands, l’élévation sur le pavois et le sacre

L’élection par les grands, l’élévation sur le pavois et le sacre

Explication

L’accession de Pépin associe une élection par les grands, une élévation sur le pavois et une onction au Saint Chrême. L’élection fournit une légitimité humaine, alors que le sacre ajoute une légitimité religieuse.

15. Que signifie principalement le sacre royal dans la royauté carolingienne ?

L’onction du roi au Saint Chrême comme élu de Dieu
La transmission du pouvoir par la seule naissance dynastique
La remise au roi des insignes des empereurs romains
La reconnaissance du roi par une assemblée de guerriers

L’onction du roi au Saint Chrême comme élu de Dieu

Explication

Le sacre est la cérémonie durant laquelle le roi reçoit l’onction du Saint Chrême et apparaît comme choisi par Dieu. L’assemblée des grands relève plutôt de la légitimation politique et ne définit pas la portée religieuse du sacre.

16. Quelle dimension distingue le sacre royal de l’acclamation ?

Le sacre fonde le pouvoir royal sur une légitimation religieuse
Le sacre établit la succession par une décision des grands
Le sacre rattache le pouvoir royal aux institutions romaines
Le sacre transforme le roi en chef élu par les guerriers

Le sacre fonde le pouvoir royal sur une légitimation religieuse

Explication

Par l’onction du Saint Chrême, le sacre présente le roi comme l’élu de Dieu et fonde son pouvoir sur une légitimation religieuse. L’acclamation correspond à une reconnaissance collective et ne produit pas cette consécration religieuse.

17. Quand et où Pépin le Bref reçoit-il les deux sacres mentionnés dans la tradition carolingienne ?

À Rome en 751, puis à Aix-la-Chapelle en 754
À Reims en 751, puis à Rome en 754
À Saint-Denis en 751, puis à Soissons en 754
À Soissons en 751, puis à Saint-Denis en 754

À Soissons en 751, puis à Saint-Denis en 754

Explication

Pépin est sacré une première fois à Soissons en 751, puis à Saint-Denis en 754 par le pape Étienne II. Ces cérémonies précèdent le couronnement impérial de Charlemagne à Rome en 800.

18. Quelle règle Étienne II impose-t-il lors du sacre de Pépin en 754 ?

La transmission de la couronne au plus ancien seigneur franc
L’élection du roi par tous les évêques du royaume franc
La désignation du souverain par le pape à chaque succession
Le choix du roi parmi les membres de la dynastie pippinide

Le choix du roi parmi les membres de la dynastie pippinide

Explication

Étienne II exige que les futurs rois soient choisis dans la dynastie de Pépin, en associant cette règle à l’interdit et à l’excommunication. Il ne crée donc pas une élection royale ouverte à tous les candidats.

19. Comment définir la théocratie royale dans le contexte carolingien ?

Un régime où les grands élisent un souverain sans référence religieuse
Un régime où le roi exerce un pouvoir terrestre d’origine divine
Un régime où les évêques gouvernent directement les territoires royaux
Un régime où le pape administre les affaires militaires du royaume

Un régime où le roi exerce un pouvoir terrestre d’origine divine

Explication

La théocratie royale considère le roi comme l’élu de Dieu, investi d’un pouvoir d’origine divine et étroitement lié à l’Église. Elle ne signifie pas que les évêques ou le pape administrent directement toutes les fonctions temporelles.

20. Quel événement se déroule le jour de Noël 800 dans la basilique Saint-Pierre de Rome ?

Le pape Léon III couronne Charlemagne empereur
Les clercs proclament la fin de l’Empire romain d’Occident
Le pape Étienne II sacre Pépin roi des Francs
Charlemagne dépose le dernier roi mérovingien

Le pape Léon III couronne Charlemagne empereur

Explication

Le jour de Noël 800, Léon III couronne Charlemagne empereur dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Le sacre de Pépin et la chute de la dynastie mérovingienne appartiennent au contexte du VIIIe siècle.

21. Quelle caractéristique distingue le couronnement impérial de Charlemagne du sacre royal ?

Il reprend le modèle biblique des rois Saül, David et Salomon
Il repose sur l’onction du Saint Chrême comme consécration royale
Il établit une succession dynastique protégée par l’excommunication
Il s’agit d’un rituel laïc inspiré des empereurs romains

Il s’agit d’un rituel laïc inspiré des empereurs romains

Explication

Le couronnement de Charlemagne est présenté comme un rituel laïc d’inspiration romaine, même s’il est accompli par le pape. Le sacre royal, lui, repose sur l’onction religieuse et la présentation du roi comme élu de Dieu.

22. Que symbolise le couronnement de Charlemagne en 800 pour les clercs ?

La conversion du royaume franc en république aristocratique
La création d’un empire carolingien sans précédent historique
La suppression du pouvoir pontifical dans les affaires spirituelles
La restauration de l’Empire romain d’Occident disparu en 476

La restauration de l’Empire romain d’Occident disparu en 476

Explication

Pour les clercs, le couronnement de 800 représente la résurgence de l’Empire romain d’Occident, disparu en 476. Il ne s’agit donc pas de créer un empire entièrement nouveau, mais de restaurer une tradition impériale occidentale.

23. Quelle mesure Louis le Pieux fait-il rédiger en juillet 817 pour organiser la succession impériale et préserver l’unité de l’Empire ?

L’Ordinatio imperii, qui désigne Lothaire comme empereur
Le capitulaire de 884, qui met fin au droit écrit
La loi salique, qui règle la succession des rois francs
Le traité de Verdun, qui attribue l’Empire à Charles le Chauve

L’Ordinatio imperii, qui désigne Lothaire comme empereur

Explication

L’Ordinatio imperii de 817 désigne Lothaire comme empereur et cherche à maintenir l’unité impériale. Le traité de Verdun intervient plus tard et partage l’Empire entre plusieurs héritiers.

24. Quel événement marque le partage de l’Empire carolingien unifié entre Lothaire, Louis le Germanique et Charles le Chauve ?

Le traité de Verdun conclu en 843
Le couronnement impérial de Charlemagne en 800
La rédaction de l’Ordinatio imperii en 817
L’élection d’Hugues Capet réalisée en 987

Le traité de Verdun conclu en 843

Explication

Le traité de Verdun, conclu en 843, met fin à l’unité de l’Empire carolingien en le partageant entre les trois petits-fils de Louis le Pieux. L’Ordinatio imperii de 817 poursuivait au contraire un objectif d’unité.

25. Quelle combinaison de facteurs explique principalement la décomposition du pouvoir carolingien ?

Les rivalités religieuses, les épidémies, les famines et la fermeture des routes maritimes
Les successions patrimoniales, l’affaiblissement royal, les liens personnels et les invasions
La disparition de l’aristocratie, l’unification juridique, la paix extérieure et la fiscalité
La centralisation administrative, la croissance urbaine, le commerce et les réformes monastiques

Les successions patrimoniales, l’affaiblissement royal, les liens personnels et les invasions

Explication

La décomposition carolingienne résulte de la patrimonialité des successions, de l’affaiblissement des souverains, de la généralisation des liens personnels et des invasions extérieures. Les autres ensembles de facteurs ne correspondent pas aux causes retenues.

26. Quel événement consacre en 987 la fin de la dynastie carolingienne et l’avènement des Capétiens ?

Les grands choisissent Hugues Capet au détriment de Charles de Basse-Lorraine
Louis le Pieux désigne Charles le Chauve comme empereur unique
Les évêques élisent Louis le Germanique à la tête du royaume occidental
Lothaire impose son héritier lors du partage de l’Empire à Verdun

Les grands choisissent Hugues Capet au détriment de Charles de Basse-Lorraine

Explication

En 987, les grands du royaume choisissent Hugues Capet plutôt que Charles de Basse-Lorraine, ce qui met fin à la dynastie carolingienne. Cette élection ne correspond pas au partage de Verdun entre les héritiers de Louis le Pieux.

27. Quelle distinction oppose la territorialité des lois à la personnalité des lois ?

La territorialité impose un droit commun au territoire, tandis que la personnalité rattache chacun au droit de son peuple
La territorialité rattache chacun à ses ancêtres, tandis que la personnalité impose un droit commun au territoire
La territorialité concerne les crimes, tandis que la personnalité règle les successions familiales
La territorialité réserve le droit aux guerriers, tandis que la personnalité le réserve aux clercs

La territorialité impose un droit commun au territoire, tandis que la personnalité rattache chacun au droit de son peuple

Explication

La territorialité applique une même loi à tous les résidents d’un territoire, alors que la personnalité maintient des droits différents selon l’appartenance à un peuple ou l’ascendance. La seconde notion ne désigne donc pas un droit commun territorial.

28. Dans le système de la personnalité des lois, quelle loi suit un enfant légitime ?

La loi de son père
La loi du peuple dominant dans le royaume
La loi de sa mère
La loi du lieu où il est né

La loi de son père

Explication

L’enfant légitime prend la loi de son père dans le système de la personnalité des lois. La loi de la mère concerne l’enfant naturel, et non l’enfant légitime.

29. Lorsqu’un conflit de lois oppose des personnes d’origines différentes, quelle règle pénale les Carolingiens ont-ils progressivement privilégiée sous l’influence de l’Église ?

La loi du peuple le plus nombreux
La loi de la victime
La loi du lieu de l’infraction
La loi du défendeur

La loi de la victime

Explication

En matière pénale, les Carolingiens ont progressivement privilégié la loi de la victime sous l’influence de l’Église. La règle générale restait toutefois l’application de la loi du défendeur dans les conflits de lois.

30. Quelle association entre une loi barbare, sa date et son peuple est correcte ?

Le Code d’Euric, promulgué en 476 pour les Wisigoths
Le bréviaire d’Alaric, promulgué en 506 pour les Burgondes
La loi des Burgondes, promulguée en 476 pour les Francs saliens
La loi salique, rédigée en 502 pour les populations gallo-romaines

Le Code d’Euric, promulgué en 476 pour les Wisigoths

Explication

Le Code d’Euric est une loi wisigothe promulguée en 476. La loi burgonde date de 502, la loi salique est rédigée à la fin du VIe siècle et le bréviaire d’Alaric concerne les populations gallo-romaines.

31. Qu’est-ce qu’un capitulaire dans la législation royale franque ?

Une coutume locale transmise par des familles aristocratiques
Une décision judiciaire rendue par un tribunal ecclésiastique
Une compilation du droit romain destinée aux populations gallo-romaines
Une loi royale franque divisée en chapitres

Une loi royale franque divisée en chapitres

Explication

Un capitulaire est une loi royale franque organisée en chapitres. Il ne se confond ni avec une coutume locale ni avec une compilation du droit romain comme le bréviaire d’Alaric.

32. Quelle évolution caractérise la production de capitulaires entre les Mérovingiens et les premiers Carolingiens ?

Les Mérovingiens en produisent près de 300, tandis que les premiers Carolingiens en prennent environ dix
Les Mérovingiens en produisent environ dix, tandis que les premiers Carolingiens en prennent près de 300
Les deux dynasties en produisent un nombre comparable sur des périodes similaires
Les Mérovingiens abandonnent les capitulaires, tandis que les Carolingiens reprennent les lois romaines

Les Mérovingiens en produisent environ dix, tandis que les premiers Carolingiens en prennent près de 300

Explication

Les rois mérovingiens promulguent environ une dizaine de capitulaires en deux siècles, alors que Charlemagne, Louis le Pieux et Charles le Chauve en prennent presque 300 en un siècle et demi. La production législative augmente donc fortement sous les premiers Carolingiens.

33. Quelle différence distingue les capitulaires ajoutés aux lois nationales des capitulaires rédigés pour eux-mêmes ?

Les premiers concernent les impôts, tandis que les seconds organisent les successions impériales
Les premiers s’adressent aux évêques, tandis que les seconds concernent les populations gallo-romaines
Les premiers complètent des lois barbares, tandis que les seconds fixent des règles générales pour le royaume
Les premiers compilent le droit romain, tandis que les seconds transcrivent les coutumes germaniques

Les premiers complètent des lois barbares, tandis que les seconds fixent des règles générales pour le royaume

Explication

Les capitulaires ajoutés aux lois nationales complètent ou modifient une loi barbare existante. Les capitulaires rédigés pour eux-mêmes édictent des règles applicables à l’ensemble des sujets du royaume.

34. Quelle conséquence juridique suit le dernier capitulaire carolingien daté de 884 ?

Les plaids généraux cessent de réunir les grands autour du souverain
Le droit écrit disparaît en France occidentale jusqu’au XIe siècle
Les capitulaires sont remplacés par une codification romaine au Xe siècle
Les lois nationales sont supprimées au profit d’un droit unique royal

Le droit écrit disparaît en France occidentale jusqu’au XIe siècle

Explication

Le dernier capitulaire carolingien date de 884, puis toute forme de droit écrit disparaît dans la France occidentale jusqu’au XIe siècle. Cette évolution ne signifie pas que les lois nationales sont immédiatement remplacées par une codification romaine.

35. Quel ensemble de règles régit la communauté chrétienne et plus particulièrement l’Église ?

Le droit canonique
Le droit coutumier
Le droit domanial
Le droit royal

Le droit canonique

Explication

Le droit canonique organise la communauté chrétienne et l’institution ecclésiale. Le droit royal relève, quant à lui, de l’autorité du roi et ne définit pas les règles propres à l’Église.

36. Laquelle de ces associations distingue correctement les sources fixes et les sources évolutives du droit canonique ?

Les décrétales et les canons conciliaires sont fixes, tandis que les Testaments évoluent avec les papes.
Les écrits des Pères sont évolutifs, tandis que les décisions pontificales appartiennent aux sources fixes.
Les actes des conciles sont fixes, tandis que le droit romain est adapté par les évêques.
Les Testaments et le droit romain sont fixes, tandis que les décrétales et les canons conciliaires évoluent.

Les Testaments et le droit romain sont fixes, tandis que les décrétales et les canons conciliaires évoluent.

Explication

Les sources fixes comprennent les Testaments, les écrits des Pères de l’Église et le droit romain, alors que les décrétales pontificales et les canons des conciles peuvent évoluer. L’association inverse les deux catégories et contredit cette distinction.

37. Qu’est-ce que le malus dans l’organisation judiciaire franque ?

Le groupe de juges personnels chargé d’énoncer la règle applicable
La juridiction royale réunie autour du souverain et de ses conseillers
La cour ecclésiastique compétente pour les affaires de la communauté chrétienne
L’assemblée des hommes libres convoqués pour assurer la justice

L’assemblée des hommes libres convoqués pour assurer la justice

Explication

Le malus est l’assemblée judiciaire des hommes libres d’une circonscription. Le tribunal du Palais correspond plutôt à une juridiction royale supérieure, tandis que les autres réponses décrivent des institutions différentes.

38. Quelle obligation s’imposait aux hommes libres de la centaine lors des sessions du malus ?

Ils devaient comparaître devant le roi sous peine de perdre leur mundium.
Ils devaient rendre directement le jugement sous peine d’une amende de 15 sous.
Ils devaient fournir douze co-jureurs sous peine d’une amende de 300 sous.
Ils devaient y assister sous peine d’une amende de 15 sous.

Ils devaient y assister sous peine d’une amende de 15 sous.

Explication

La présence aux sessions du malus était obligatoire pour les hommes libres de la centaine et son absence était sanctionnée par une amende de 15 sous. Ils assistaient à l’assemblée sans rendre directement le jugement, rôle attribué aux rashumbourgs sous la direction du comte ou du centenier.

39. Quel rôle les rashumbourgs exerçaient-ils au sein du malus ?

Ils représentaient le roi dans les affaires touchant son mundium.
Ils convoquaient les hommes libres et percevaient l’amende d’absence.
Ils présidaient les causes mineures à la place du centenier.
Ils énonçaient la règle de droit personnelle applicable à l’affaire.

Ils énonçaient la règle de droit personnelle applicable à l’affaire.

Explication

Les rashumbourgs, généralement au nombre de sept, déterminaient la règle de droit personnelle applicable sous la direction du comte ou du centenier. La convocation, la présidence et la compétence royale appartiennent à d’autres fonctions judiciaires.

40. Quelle réforme judiciaire Charlemagne met-il en place à partir de 802 ?

Il réserve les causes mineures au roi et laisse les causes majeures au centenier.
Il confie les causes majeures au tribunal du Palais et supprime les juridictions de comté.
Il augmente les sessions du malus à douze par an et remplace les échevins par des prud’hommes élus.
Il limite les sessions du malus à trois par an et remplace les prud’hommes par douze échevins nommés à vie.

Il limite les sessions du malus à trois par an et remplace les prud’hommes par douze échevins nommés à vie.

Explication

À partir de 802, Charlemagne réduit les sessions du malus à trois annuelles et institue douze échevins nommés à vie à la place des prud’hommes. Les autres réponses modifient le nombre de sessions ou inversent la répartition des compétences.

41. Pourquoi la procédure franque est-elle qualifiée de privée et accusatoire ?

Parce que les parties remettent le jugement à une épreuve physique d’inspiration religieuse.
Parce qu’aucune poursuite ne commence sans accusation de la victime ou de ses représentants.
Parce que le juge engage les poursuites dès qu’un crime grave est signalé par un témoin.
Parce que l’accusé choisit librement la juridiction et la peine applicable à son affaire.

Parce qu’aucune poursuite ne commence sans accusation de la victime ou de ses représentants.

Explication

La procédure privée et accusatoire exige une accusation préalable de la victime ou de ses représentants. La procédure publique, progressivement imposée pour les crimes les plus graves, est au contraire engagée d’office par l’autorité.

42. Quel enchaînement décrit correctement le début et le déroulement du procès privé franc ?

Comparution des parties, ajournement du défendeur, jugement, puis examen des preuves
Ajournement du défendeur, comparution personnelle des parties, examen des preuves, puis jugement
Jugement du comte, ajournement du défendeur, serment purgatoire, puis accusation de la victime
Examen des preuves, accusation publique, comparution, puis fixation de la composition

Ajournement du défendeur, comparution personnelle des parties, examen des preuves, puis jugement

Explication

Le procès privé s’ouvre par l’ajournement du défendeur, suivi de la comparution personnelle, de l’examen des preuves et du jugement. La comparution ne précède donc pas l’ajournement et l’examen des preuves intervient avant la décision finale.

43. Quelle distinction oppose correctement le serment purgatoire et les ordalies ?

Le serment purgatoire mobilise des co-jureurs, tandis que les ordalies reposent sur une épreuve physique.
Le serment purgatoire est réservé au roi, tandis que les ordalies concernent les affaires de propriété.
Le serment purgatoire impose une épreuve physique, tandis que les ordalies reposent sur des témoignages écrits.
Le serment purgatoire engage les représentants de la victime, tandis que les ordalies exigent douze juges.

Le serment purgatoire mobilise des co-jureurs, tandis que les ordalies reposent sur une épreuve physique.

Explication

Le serment purgatoire permet à l’accusé libre de se disculper avec l’appui de co-jureurs, alors que l’ordalie cherche le jugement divin au moyen d’une épreuve physique. Les autres réponses attribuent à ces procédures des acteurs ou des mécanismes qui ne leur correspondent pas.

44. Quelle conséquence pécuniaire caractérise principalement la sentence franque ?

Une composition versée à la victime, dont un tiers revient au roi.
Une amende religieuse versée à l’Église, dont un tiers revient aux co-jureurs.
Une confiscation versée au roi, dont un tiers est remis à la victime.
Une peine corporelle imposée à l’accusé, dont le coût revient aux juges.

Une composition versée à la victime, dont un tiers revient au roi.

Explication

La sentence franque repose principalement sur une composition pécuniaire destinée à la victime, avec un tiers attribué au roi pour réparer l’atteinte à l’ordre public. Les autres réponses déplacent le bénéficiaire principal ou remplacent la composition par une peine différente.

45. Quelle mesure le capitulaire de Quierzy-sur-Oise adopte-t-il en 877 concernant la succession d’un comte ?

Son fils lui succède provisoirement pendant l’absence du roi
Le roi reprend directement l’administration du comté vacant
Son fils lui succède définitivement avec l’accord des grands
Un parent choisi par le comte reçoit immédiatement le comté

Son fils lui succède provisoirement pendant l’absence du roi

Explication

En 877, le fils du comte peut lui succéder provisoirement pendant l’absence du roi. L’hérédité durable des comtés correspond plutôt à la légalisation intervenue en 880.

46. Quelle évolution juridique se produit en 880 pour les comtés ?

L’hérédité des comtés est légalisée par le choix d’un parent successeur
La succession des comtes reste provisoire jusqu’au retour du roi
Les grands perdent la possibilité de transmettre leurs fonctions familiales
Les comtés deviennent des charges attribuées directement par l’Église

L’hérédité des comtés est légalisée par le choix d’un parent successeur

Explication

En 880, les comtes sont autorisés à désigner un parent pour leur succéder, ce qui rend l’hérédité des comtés légale. La mesure de 877 avait un caractère provisoire et ne produisait pas encore cet effet durable.

47. Quelle relation caractérise la féodalité entre un seigneur et son vassal ?

Le seigneur obéit au vassal, qui administre seul le fief reçu
Le vassal doit obéissance et services, tandis que le seigneur assure protection et entretien
Le vassal fournit des terres au seigneur, qui lui verse une rémunération régulière
Les deux partenaires exercent une autorité identique sans obligations réciproques

Le vassal doit obéissance et services, tandis que le seigneur assure protection et entretien

Explication

La féodalité repose sur des obligations réciproques : le vassal sert et obéit, notamment sur le plan militaire, tandis que le seigneur le protège et l’entretient généralement grâce à un fief. Elle ne se réduit donc pas à une relation financière ou à une autorité parfaitement égale.

48. Dans quel ordre le pouvoir féodal s’émiette-t-il avant sa hiérarchisation par les liens vassaliques ?

En cellules ecclésiastiques, puis en communes marchandes, avant l’unification impériale
En grandes principautés, puis en seigneuries châtelaines héréditaires, avant la hiérarchisation vassalique
En royaumes indépendants, puis en évêchés autonomes, avant la disparition des fiefs
En seigneuries châtelaines, puis en grandes principautés, avant la centralisation royale

En grandes principautés, puis en seigneuries châtelaines héréditaires, avant la hiérarchisation vassalique

Explication

Le processus commence par la formation de grandes principautés territoriales, se poursuit avec les seigneuries châtelaines héréditaires et aboutit à une hiérarchisation vassalique à partir du XIIe siècle. Les autres enchaînements ne correspondent pas à cette évolution du pouvoir féodal.

49. Quelle conséquence politique l’élection d’Hugues Capet en 987 entraîne-t-elle pour la royauté ?

Le roi dépend des grands qui l’ont choisi pour renforcer leurs propres principautés
Les grands renoncent à leurs principautés en échange d’une administration royale
Le roi devient immédiatement maître de toutes les terres du royaume
Le roi est désigné par les évêques afin de placer l’Église au sommet du pouvoir

Le roi dépend des grands qui l’ont choisi pour renforcer leurs propres principautés

Explication

L’élection de 987 place Hugues Capet sous la dépendance des grands, qui cherchent à favoriser leurs principautés et leur indépendance. Elle ne donne donc pas au roi une maîtrise immédiate de l’ensemble du royaume.

50. Quelle distinction oppose le domaine royal au royaume ?

Le domaine royal représente l’autorité religieuse, tandis que le royaume désigne les biens transmis par héritage
Le domaine royal relève des princes, tandis que le royaume rassemble les fiefs directement administrés par le roi
Le domaine royal regroupe les terres directement maîtrisées par le roi, tandis que le royaume est le cadre politique de son autorité
Le domaine royal désigne l’ensemble du royaume, tandis que le royaume correspond aux seules terres personnelles du roi

Le domaine royal regroupe les terres directement maîtrisées par le roi, tandis que le royaume est le cadre politique de son autorité

Explication

Le domaine royal est l’ensemble territorial que le roi contrôle directement, alors que le royaume constitue l’assise politique générale de sa royauté. Maîtriser le domaine ne signifie donc pas exercer une domination directe sur tout le royaume.

51. Quel résultat les actions de Louis VI contre les seigneurs d’Île-de-France et les châtelains pillards permettent-elles d’obtenir ?

Les châtelains obtiennent une autonomie accrue dans leurs seigneuries
Le roi impose directement son autorité à tous les princes du royaume
Le royaume est transformé en une fédération de principautés indépendantes
Le roi devient maître de son domaine royal

Le roi devient maître de son domaine royal

Explication

Louis VI ramène à l’obéissance les seigneurs d’Île-de-France et les châtelains pillards, ce qui lui permet de maîtriser son domaine. Cette réussite ne signifie pas encore que le roi est respecté dans l’ensemble du royaume.

52. Que signifie l’adage « Le vassal de mon vassal n’est pas mon vassal » dans l’ordre féodal ?

Les vassaux des princes doivent prêter deux hommages distincts au roi
Les vassaux du roi peuvent transmettre leur hommage à un seigneur inférieur
Les vassaux des princes ne sont pas directement soumis au roi
Les princes perdent leur autorité sur leurs propres vassaux au profit du roi

Les vassaux des princes ne sont pas directement soumis au roi

Explication

L’adage indique qu’un vassal dépend du seigneur auquel il a directement prêté hommage : les vassaux des princes ne sont donc pas les vassaux directs du roi. Il ne signifie pas que les princes perdent automatiquement leur autorité féodale.

53. Quels sont les trois moments structurants de la cérémonie du sacre ?

L’hommage, la remise du fief et la prestation militaire
L’élection, l’acclamation et la transmission héréditaire
La prière, la remise du sceptre et la proclamation publique
La promesse, l’onction et le couronnement

La promesse, l’onction et le couronnement

Explication

Le sacre conserve une structure tripartite composée de la promesse, de l’onction et du couronnement. Les autres rites, comme la remise des insignes, sont des éléments complémentaires de la cérémonie.

54. Combien d’onctions le roi reçoit-il lors du sacre ?

Neuf onctions appliquées sur le visage, le torse, les jambes et les pieds
Trois onctions placées sur la tête, le cœur et l’épaule droite
Sept onctions réparties sur la tête, le haut du corps, les articulations des bras et les mains
Cinq onctions limitées à la tête, aux épaules, à la poitrine et aux mains

Sept onctions réparties sur la tête, le haut du corps, les articulations des bras et les mains

Explication

Le roi reçoit sept onctions, distribuées sur la tête, les épaules, la poitrine, les jointures des bras et les mains. Le nombre et la répartition des onctions font partie des éléments précis du rituel du sacre.

55. Quelles obligations le « ministerium regis » confère-t-il au roi sacré ?

Protéger l’Église, faire régner la paix et la justice, et défendre les faibles
Étendre le domaine royal, lever les impôts et contrôler les successions féodales
Préserver les privilèges des grands, arbitrer leurs guerres et distribuer les châteaux
Administrer les fiefs, commander les évêques et désigner les héritiers comtaux

Protéger l’Église, faire régner la paix et la justice, et défendre les faibles

Explication

Le sacre confère au roi un ministère royal qui l’engage à protéger l’Église, à établir la paix et la justice et à défendre les faibles. Ces devoirs religieux et sociaux ne se confondent pas avec la gestion administrative des fiefs.

56. Quelle victoire de juillet 1214 renforce le prestige de Philippe Auguste et son rôle d’arbitre en Europe occidentale ?

La victoire de Bouvines
La capitulation de Milan
La bataille de Crécy
La prise de Jérusalem

La victoire de Bouvines

Explication

La victoire de Bouvines, remportée en juillet 1214, permet à Philippe Auguste de vaincre les forces anglaises et impériales. Elle accroît le prestige monarchique, contrairement aux affrontements antérieurs où le roi avait dû céder face à Richard Cœur de Lion.

57. Quelle politique caractérise principalement l’action de Saint Louis dans l’exercice du pouvoir royal ?

La conquête territoriale, les raids maritimes et la guerre féodale
La centralisation religieuse, l’expansion impériale et la monnaie étrangère
La diplomatie, l’arbitrage et une administration rigoureuse
La délégation fiscale, l’autonomie urbaine et la neutralité royale

La diplomatie, l’arbitrage et une administration rigoureuse

Explication

Saint Louis privilégie la négociation, arbitre les conflits, lutte contre la piraterie et établit une monnaie saine. La figure du roi conquérant correspond davantage à la présentation de Philippe Auguste.

58. Quelle évolution distingue la souveraineté de la suzeraineté suprême dans la monarchie capétienne ?

La souveraineté maintient une hiérarchie féodale entre le roi et ses vassaux
La suzeraineté transforme les liens personnels en administration publique centralisée
La souveraineté établit une indépendance politique et juridique plus complète
La suzeraineté donne au roi une autorité indépendante de tout ordre juridique

La souveraineté établit une indépendance politique et juridique plus complète

Explication

La monarchie passe d’une supériorité féodale sur les vassaux à une indépendance politique et juridique plus complète. La suzeraineté reste liée à la hiérarchie et aux relations féodales entre seigneurs et vassaux.

59. Que signifie la maxime « Le roi est empereur en son royaume » ?

Le roi gouverne son royaume comme un vassal privilégié de l’Église
Le roi partage son pouvoir juridique avec l’empereur et le pape
Le roi reçoit son autorité intérieure d’une délégation impériale
Le roi ne reconnaît aucune autorité supérieure dans son royaume

Le roi ne reconnaît aucune autorité supérieure dans son royaume

Explication

La maxime affirme l’indépendance du roi de France à l’intérieur de son royaume, sans supérieur impérial ou pontifical. Elle ne présente donc pas le roi comme un vassal soumis à une autorité extérieure.

60. Comment les docteurs de Bologne définissent-ils la position de Frédéric Ier Barberousse en 1158 ?

Ils le présentent comme le « dominus mundi », détenteur de l’autorité impériale
Ils le présentent comme un souverain féodal, soumis à la puissance pontificale
Ils le présentent comme un roi parmi d’autres, doté d’une puissance déléguée
Ils le présentent comme un arbitre municipal, dépendant des villes italiennes

Ils le présentent comme le « dominus mundi », détenteur de l’autorité impériale

Explication

En 1158, Hugo, Bulgarus, Jacobus et Martinus reconnaissent Frédéric Ier comme « dominus mundi », maître du monde et détenteur de l’autorité impériale. Selon cette conception, les autres souverains ne possèdent qu’une puissance déléguée.

61. Que proclame la maxime « Le roi de France est empereur en son royaume », attribuée à Jean de Blanot ?

Elle réserve au pape la compétence politique sur le royaume de France
Elle affirme l’égalité juridique du roi de France avec l’empereur
Elle soumet le roi de France à une autorité impériale supérieure
Elle réduit le pouvoir royal à une fonction féodale déléguée

Elle affirme l’égalité juridique du roi de France avec l’empereur

Explication

La maxime attribuée à Jean de Blanot affirme que le roi de France possède une dignité comparable à celle de l’empereur dans son propre royaume. Elle conteste donc l’idée que l’empereur disposerait d’une supériorité politique sur le roi français.

62. Dans la théorie du gallicanisme, comment se répartissent les compétences du pape et du roi de France ?

Le pape gouverne le temporel et le roi de France administre le spirituel
Le pape et le roi exercent conjointement chaque compétence du royaume
Le pape garde le spirituel et le roi de France gouverne le temporel
Le roi reçoit la compétence temporelle d’une délégation pontificale

Le pape garde le spirituel et le roi de France gouverne le temporel

Explication

Le gallicanisme distingue le domaine spirituel, confié au pape, et le domaine temporel, relevant du roi dont le pouvoir vient directement de Dieu. Cette théorie ne fait donc pas du pouvoir temporel royal une délégation pontificale.

63. Quel enchaînement décrit correctement le conflit fiscal entre Philippe IV le Bel et Boniface VIII ?

La bulle « Unam sanctam » autorise la taxe de 1296, puis « Clericis laicos » l’annule
La taxe de 1296 provoque « Clericis laicos », puis « Etsi de statu » est concédée en 1297
La bulle « Etsi de statu » interdit toute taxe royale, puis « Clericis laicos » l’autorise
La taxe de 1297 provoque « Etsi de statu », puis « Clericis laicos » est publiée en 1302

La taxe de 1296 provoque « Clericis laicos », puis « Etsi de statu » est concédée en 1297

Explication

En 1296, Philippe IV taxe les biens ecclésiastiques sans autorisation pontificale, ce qui entraîne « Clericis laicos » ; en 1297, « Etsi de statu » admet cette fiscalité en cas de nécessité. La bulle « Unam sanctam » appartient à une phase ultérieure du conflit.

64. Quelle affirmation caractérise la bulle « Unam sanctam » publiée par Boniface VIII en novembre 1302 ?

Elle reconnaît l’indépendance politique du roi face à toute autorité religieuse
Elle autorise la fiscalité royale sur les biens ecclésiastiques en cas de nécessité
Elle affirme la théocratie pontificale par la théorie des deux glaives
Elle définit la souveraineté comme un pouvoir législatif issu des légistes royaux

Elle affirme la théocratie pontificale par la théorie des deux glaives

Explication

« Unam sanctam » affirme la théocratie pontificale au moyen de la théorie des deux glaives et conduit à l’excommunication de Philippe IV. L’autorisation conditionnelle de la fiscalité royale correspond plutôt à « Etsi de statu ».

65. Quelle définition correspond à la souveraineté royale ?

La propriété privée du roi sur les terres et les personnes du royaume
La supériorité des vassaux sur le roi dans les affaires féodales
La supériorité du roi sur tous les habitants du royaume, sans supérieur
La compétence du pape sur toutes les décisions politiques du royaume

La supériorité du roi sur tous les habitants du royaume, sans supérieur

Explication

La souveraineté désigne la supériorité du roi sur tous les habitants du royaume et l’absence de supérieur au-dessus de lui. Elle ne se confond pas avec la propriété privée, car elle constitue un pouvoir public.

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Que permet de comprendre l’histoire du droit ?

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Comment évolue le droit positif selon l’histoire du droit ?

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