QCM : Statut et compétences de l’Union européenne — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation une personne ressortissante d’un pays tiers peut-elle relever du droit de l’Union ?

Lorsqu’elle réside dans un État membre, même sans rapport avec une matière relevant du droit de l’Union.
Lorsqu’elle possède une activité professionnelle, même sans lien juridique avec les règles de l’Union.
Lorsqu’elle bénéficie d’un accord international, même si la situation échappe aux compétences de l’Union.
Lorsqu’elle présente un lien de rattachement suffisant avec le droit de l’Union dans une matière relevant de celui-ci.

Lorsqu’elle présente un lien de rattachement suffisant avec le droit de l’Union dans une matière relevant de celui-ci.

Explication

Un ressortissant d’un pays tiers peut relever du droit de l’Union lorsqu’un lien de rattachement suffisant existe avec celui-ci et que la matière concernée relève de son champ. Une simple résidence dans un État membre ne suffit pas si la situation n’a pas de rapport avec une compétence de l’Union.

2. Que devient la citoyenneté européenne lorsqu’une personne possède la nationalité d’un État membre ?

Elle s’ajoute à sa citoyenneté nationale sans la remplacer
Elle remplace sa citoyenneté nationale par un statut européen
Elle dépend d’une décision particulière des institutions européennes
Elle lui attribue une nationalité européenne autonome distincte

Elle s’ajoute à sa citoyenneté nationale sans la remplacer

Explication

La citoyenneté européenne complète la citoyenneté nationale sans s’y substituer. Elle ne constitue donc pas une nationalité européenne autonome, contrairement à une confusion fréquente.

3. À quoi sert principalement l’aide de préadhésion accordée à un pays candidat pendant les négociations ?

À financer les adaptations économiques, politiques et institutionnelles nécessaires
À garantir l’accès immédiat au marché intérieur et à l’euro
À remplacer les négociations par une intégration progressive automatique
À compenser la suppression des droits de vote au Conseil

À financer les adaptations économiques, politiques et institutionnelles nécessaires

Explication

L’aide de préadhésion soutient les adaptations économiques, politiques et institutionnelles nécessaires au respect des valeurs européennes. Elle ne remplace pas la procédure d’adhésion et ne donne pas automatiquement accès à l’euro ou aux institutions de l’Union.

4. Quelle relation existe-t-il entre la nationalité d’un État membre et la citoyenneté européenne ?

La citoyenneté européenne dépend d’une résidence prolongée sur le territoire de l’Union
La citoyenneté européenne est accordée après une demande adressée à l’Union
La citoyenneté européenne découle automatiquement de la nationalité d’un État membre
La nationalité d’un État membre découle d’une décision des institutions européennes

La citoyenneté européenne découle automatiquement de la nationalité d’un État membre

Explication

La possession de la nationalité d’un État membre entraîne automatiquement la citoyenneté européenne. En revanche, l’attribution des nationalités reste de la compétence exclusive des États, et non de l’Union.

5. Laquelle de ces matières relève d’une compétence exclusive de l’Union ?

La protection des consommateurs
La coopération administrative entre administrations nationales
La politique commerciale commune
La politique culturelle des États membres

La politique commerciale commune

Explication

La politique commerciale commune fait partie des compétences exclusives de l’Union, au même titre que l’union douanière et certaines matières monétaires. La protection des consommateurs relève des compétences partagées, tandis que la culture et la coopération administrative relèvent de l’appui ou de la coordination.

6. Que se passe-t-il si les négociations de retrait n’aboutissent pas dans les deux ans suivant la notification ?

Le Conseil européen doit prolonger les négociations pendant cinq ans
Le Parlement européen peut annuler la notification de retrait
L’État perd automatiquement son droit de retrait
L’État peut se retirer unilatéralement de l’Union

L’État peut se retirer unilatéralement de l’Union

Explication

À l’expiration du délai de deux ans, l’État peut se retirer unilatéralement si aucun accord n’a été conclu. Le délai n’entraîne donc ni la perte du droit de retrait ni une prolongation automatique de cinq ans.

7. Que vise le principe de subsidiarité dans l’exercice des compétences de l’Union ?

Il protège les compétences des États en encadrant l’intervention de l’Union dans les domaines partagés
Il oblige les États à appliquer loyalement le droit de l’Union et à prendre des mesures positives
Il impose que toute mesure européenne reste limitée à l’intensité strictement nécessaire
Il autorise des exemptions nationales et des coopérations renforcées entre plusieurs États

Il protège les compétences des États en encadrant l’intervention de l’Union dans les domaines partagés

Explication

La subsidiarité détermine si une intervention de l’Union est justifiée dans un domaine de compétence partagée et protège les compétences nationales contre une intervention injustifiée. La limitation de l’intensité de la mesure relève plutôt de la proportionnalité.

8. Quelle séquence décrit correctement la procédure d’adhésion à l’Union européenne ?

Candidature, avis de la Commission, décision du Conseil, négociation de l’acquis, puis décision unanime du Conseil avec approbation du Parlement
Candidature, négociation immédiate de l’acquis, avis du Parlement, puis décision du Conseil à la majorité qualifiée
Candidature, décision du Parlement, négociation de l’acquis, puis approbation consultative du Conseil à la majorité simple
Association, référendum européen, avis du Conseil, négociation de l’acquis, puis décision de la Commission

Candidature, avis de la Commission, décision du Conseil, négociation de l’acquis, puis décision unanime du Conseil avec approbation du Parlement

Explication

La procédure prévoit la déclaration de candidature, l’avis de la Commission, la décision du Conseil, la négociation de l’acquis, puis une décision unanime du Conseil après avis de la Commission et approbation du Parlement à la majorité absolue. Les autres séquences modifient l’ordre des étapes ou la règle de vote applicable.

9. Laquelle de ces matières relève principalement d’une compétence partagée entre l’Union et les États membres ?

La politique commerciale commune
La protection de l’environnement
La définition des règles de concurrence nécessaires au marché intérieur
La coopération administrative entre autorités nationales

La protection de l’environnement

Explication

La protection de l’environnement figure parmi les compétences partagées, avec notamment le marché intérieur, les transports et l’énergie. La politique commerciale commune et certaines règles de concurrence relèvent des compétences exclusives, tandis que la coopération administrative est une compétence d’appui.

10. Quelle distinction décrit correctement les compétences exclusives et les compétences partagées de l’Union ?

Dans les compétences exclusives, les États appliquent seuls le droit ; dans les compétences partagées, ils perdent leur compétence
Dans les compétences exclusives, les États légifèrent seuls ; dans les compétences partagées, l’Union agit sans eux
Dans les compétences exclusives, l’Union coordonne les États ; dans les compétences partagées, elle appuie leurs actions
Dans les compétences exclusives, l’Union légifère seule ; dans les compétences partagées, l’Union et les États peuvent intervenir

Dans les compétences exclusives, l’Union légifère seule ; dans les compétences partagées, l’Union et les États peuvent intervenir

Explication

Une compétence exclusive réserve à l’Union le pouvoir d’intervenir et de légiférer, tandis qu’une compétence partagée peut être exercée par l’Union et les États membres. La mise en œuvre matérielle des actes ne modifie pas cette répartition.

11. Quels types de critères le Conseil européen de Copenhague a-t-il retenus en 1993 pour l’adhésion à l’Union européenne ?

Des critères politiques, économiques et administratifs ou juridiques
Des critères culturels, climatiques et énergétiques
Des critères fiscaux, commerciaux et géographiques
Des critères militaires, monétaires et démographiques

Des critères politiques, économiques et administratifs ou juridiques

Explication

Le Conseil européen de Copenhague a retenu en 1993 des critères politiques, économiques et administratifs ou juridiques. Les autres regroupements ne correspondent pas à la classification établie pour l’adhésion.

12. Quelle règle de vote s’applique à la conclusion de l’accord de retrait d’un État membre ?

Le Parlement européen statue à la majorité absolue sans intervention du Conseil
Le Conseil statue à la majorité qualifiée après approbation du Parlement européen
La Commission conclut l’accord après un vote favorable à la majorité simple
Le Conseil statue à l’unanimité après approbation de la Commission européenne

Le Conseil statue à la majorité qualifiée après approbation du Parlement européen

Explication

Après la notification et les négociations, l’accord de retrait est conclu par le Conseil à la majorité qualifiée, avec l’approbation du Parlement européen. Cette règle se distingue de l’adhésion, pour laquelle le Conseil doit statuer à l’unanimité.

13. Quelle condition territoriale l’article 49 du TUE impose-t-il à un État souhaitant adhérer à l’Union européenne ?

Être une démocratie fédérale
Être situé dans la zone euro
Être un État européen
Être membre de l’Organisation des Nations unies

Être un État européen

Explication

L’article 49 du TUE exige qu’un candidat soit un État européen et qu’il respecte les valeurs de l’article 2. L’appartenance à l’ONU, à la zone euro ou à un système fédéral ne constitue pas la condition territoriale mentionnée.

14. Que permet l’article 50, paragraphe 1, du TUE à un État membre ?

Suspendre les droits d’un autre État membre par une décision nationale
Décider de se retirer de l’Union conformément à ses règles constitutionnelles
Mettre fin à son appartenance sans notifier le Conseil européen
Quitter l’Union après une autorisation préalable de la Commission

Décider de se retirer de l’Union conformément à ses règles constitutionnelles

Explication

L’article 50, paragraphe 1, reconnaît à tout État membre le droit de décider son retrait conformément à ses règles constitutionnelles. Ce retrait volontaire ne se confond pas avec la suspension des droits d’un État et suppose ensuite une notification au Conseil européen.

15. Combien d’États membres l’Union européenne compte-t-elle, et combien figurent parmi les États fondateurs ?

27 États membres, dont six États fondateurs
28 États membres, dont six États fondateurs
27 États membres, dont neuf États fondateurs
25 États membres, dont six États fondateurs

27 États membres, dont six États fondateurs

Explication

L’Union européenne compte 27 États membres, parmi lesquels figurent les six États fondateurs. Le nombre d’États membres et le nombre d’États fondateurs ne correspondent donc pas à 25, 28 ou neuf.

16. Quelle affirmation caractérise le statut juridique de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ?

Proclamée à Nice en 2000, elle a la même valeur juridique que les traités depuis 2007
Adoptée à Bruxelles en 2004, elle concerne les droits sociaux sans portée juridique équivalente
Proclamée à Lisbonne en 2007, elle s’applique avec une valeur indicative depuis 1992
Adoptée à Maastricht en 1992, elle possède une valeur supérieure aux traités depuis 2000

Proclamée à Nice en 2000, elle a la même valeur juridique que les traités depuis 2007

Explication

La Charte a été proclamée à Nice en 2000 et a acquis la même valeur juridique que les traités avec le traité de Lisbonne de 2007. Elle consacre notamment la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité, la citoyenneté et la justice.

17. Une mesure européenne poursuit un objectif légitime, mais impose des obligations bien plus lourdes que nécessaire pour l’atteindre. Quel principe est principalement en cause ?

Le principe de flexibilité
Le principe de subsidiarité
Le principe de coopération loyale
Le principe de proportionnalité

Le principe de proportionnalité

Explication

La proportionnalité exige que l’action européenne ne dépasse pas ce qui est nécessaire pour atteindre ses objectifs. La subsidiarité porte plutôt sur la question de savoir si l’Union doit intervenir dans un domaine partagé.

18. Quel ensemble d’éléments l’article 6 du TUE rattache-t-il à la protection des droits fondamentaux dans l’Union ?

La citoyenneté européenne, la politique monétaire et les règles de concurrence du marché intérieur
Les droits issus des seuls traités économiques et des décisions des gouvernements nationaux
La Charte, l’adhésion prévue à la CEDH et les traditions constitutionnelles communes
Les directives sociales, les accords commerciaux et les constitutions nationales particulières

La Charte, l’adhésion prévue à la CEDH et les traditions constitutionnelles communes

Explication

L’article 6 du TUE reconnaît la Charte, prévoit l’adhésion de l’Union à la CEDH et intègre certains droits comme principes généraux du droit de l’Union. Il ne limite donc pas la protection aux seuls traités économiques.

19. Quel est l’effet principal d’une compétence complémentaire ou d’appui de l’Union ?

L’Union appuie ou coordonne l’action des États, qui conservent leur compétence
Les États transfèrent à l’Union leur pouvoir de légiférer dans le domaine concerné
L’Union interdit aux États d’adopter des mesures dans les secteurs concernés
L’Union se substitue aux États pour adopter toutes les règles du domaine concerné

L’Union appuie ou coordonne l’action des États, qui conservent leur compétence

Explication

Dans une compétence d’appui, l’Union peut soutenir, compléter ou coordonner l’action nationale, mais les États conservent leur compétence. Cette catégorie concerne notamment la culture, l’éducation, le tourisme et le sport.

20. Quelle distinction les articles 52 du TUE et 355 du TFUE établissent-ils concernant le champ territorial du droit de l’Union ?

L’article 52 fixe les régimes des pays tiers, tandis que l’article 355 organise la citoyenneté de l’Union.
L’article 52 énumère les États membres, tandis que l’article 355 prévoit des règles pour certains territoires ultramarins.
L’article 52 prévoit des règles pour les territoires ultramarins, tandis que l’article 355 énumère les États membres.
L’article 52 définit les citoyens concernés, tandis que l’article 355 détermine les matières relevant de l’Union.

L’article 52 énumère les États membres, tandis que l’article 355 prévoit des règles pour certains territoires ultramarins.

Explication

L’article 52 du TUE identifie les États membres auxquels le droit de l’Union s’applique, alors que l’article 355 du TFUE traite notamment de situations territoriales ultramarines particulières. Confondre les deux articles revient à attribuer à l’article 52 les règles territoriales détaillées qui relèvent de l’article 355.

21. Laquelle de ces valeurs figure parmi celles énoncées à l’article 2 du TUE ?

La centralisation administrative
La croissance économique
Le pluralisme
La neutralité militaire

Le pluralisme

Explication

Le pluralisme fait partie des valeurs de l’article 2 du TUE, avec notamment la démocratie, l’État de droit et les droits de l’homme. La neutralité militaire, la croissance économique et la centralisation administrative ne figurent pas dans cette liste de valeurs.

22. Quelle distinction l’article 7 du TUE établit-il entre ses deux mécanismes ?

Le paragraphe 1 prévoit la prévention et le paragraphe 2 prévoit la sanction
Le paragraphe 1 concerne le commerce et le paragraphe 2 concerne la libre circulation
Le paragraphe 1 organise le retrait et le paragraphe 2 organise l’adhésion
Le paragraphe 1 fixe une aide financière et le paragraphe 2 fixe une procédure judiciaire

Le paragraphe 1 prévoit la prévention et le paragraphe 2 prévoit la sanction

Explication

L’article 7 distingue un mécanisme préventif au paragraphe 1 et un mécanisme de sanction au paragraphe 2 face aux atteintes aux droits fondamentaux. Les autres propositions attribuent à cet article des procédures relatives au retrait, à l’adhésion ou au commerce.

23. Que requiert le principe de coopération loyale de la part des États membres ?

Qu’ils interviennent dans tous les domaines où l’Union n’a pas encore adopté de règles communes
Qu’ils limitent toute action européenne aux domaines relevant des compétences exclusives de l’Union
Qu’ils puissent suspendre l’application d’une règle européenne lorsqu’elle contrarie leur politique nationale
Qu’ils évitent les actions contraires au droit de l’Union et prennent les mesures nécessaires à son application

Qu’ils évitent les actions contraires au droit de l’Union et prennent les mesures nécessaires à son application

Explication

La coopération loyale impose aux États de ne pas compromettre le droit de l’Union et d’adopter les mesures positives nécessaires à son application. Elle ne leur permet donc pas de suspendre une règle européenne selon leur convenance nationale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Statut et compétences de l’Union européenne.

Combien d'États membres compte l'Union européenne ?

L'Union européenne compte 27 États membres.

Quels sont les six États fondateurs de l'Union européenne ?

La France, l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Qu'impose l'article 49 du TUE pour un État candidat ?

Il doit être un État européen et respecter les valeurs de l'article 2 du TUE.

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Consultez la fiche de révision complète sur Statut et compétences de l’Union européenne.

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