QCM : Vente immobilière et formation du contrat — 67 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine le droit immobilier privé régit-il principalement ?

Les biens immobiliers dans les relations de droit privé
Les infractions commises dans les immeubles publics
Les règles fiscales applicables aux collectivités territoriales
Les échanges commerciaux entre sociétés immobilières

Les biens immobiliers dans les relations de droit privé

Explication

Le droit immobilier privé constitue une branche du droit des biens qui encadre les biens immobiliers et leur gestion dans les relations privées. Les règles pénales, commerciales ou fiscales peuvent intervenir dans certains cas, mais elles ne définissent pas ce domaine.

2. Lorsqu’une règle spéciale du droit immobilier existe pour un contrat, quelle règle doit être appliquée en priorité ?

La règle choisie librement par le vendeur
La règle issue des usages professionnels locaux
La règle générale du droit commun des contrats
La règle spéciale applicable à la situation

La règle spéciale applicable à la situation

Explication

Les règles spéciales immobilières priment sur le droit commun lorsqu’elles existent. Le droit commun intervient à défaut de règle spéciale, contrairement à l’idée qu’il s’appliquerait avant celle-ci.

3. Quelle opération correspond à la définition juridique d’une vente immobilière ?

Le transfert gratuit d’un immeuble au profit d’un bénéficiaire
La mise à disposition temporaire d’un immeuble contre un loyer
La remise d’un immeuble en échange d’un autre bien
Le transfert de propriété d’un immeuble contre un prix en argent

Le transfert de propriété d’un immeuble contre un prix en argent

Explication

La vente immobilière transfère la propriété d’un immeuble ou d’un droit démembré en contrepartie d’un prix monétaire. La location ne transfère pas la propriété, tandis que la donation est gratuite et l’échange repose sur une contrepartie non monétaire.

4. Lequel de ces biens constitue un immeuble par nature ?

Un véhicule stationné sur une propriété
Un bâtiment incorporé au sol
Une machine simplement déposée dans un atelier
Un meuble destiné à garnir une habitation

Un bâtiment incorporé au sol

Explication

Les immeubles par nature comprennent le sol et ce qui y est incorporé sans pouvoir être déplacé, notamment les bâtiments. Une machine, un meuble ou un véhicule restent des biens mobiliers tant qu’ils ne répondent pas à une autre qualification juridique.

5. Quelle caractéristique permet de distinguer la vente de l’échange ?

La vente prévoit un prix en argent comme contrepartie
La vente implique une prestation principalement en nature
La vente repose sur une mise à disposition temporaire
La vente laisse la propriété au propriétaire initial

La vente prévoit un prix en argent comme contrepartie

Explication

La vente se caractérise par le transfert de propriété en contrepartie d’un prix monétaire. Une contrepartie en nature correspond à l’échange, tandis que la conservation de la propriété ou sa mise à disposition temporaire renvoie notamment au bail ou au prêt.

6. Dans quelle situation une vente immobilière peut-elle présenter un caractère aléatoire ?

Lorsque le contrat transfère la propriété contre un prix déterminé
Lorsque la prestation dépend d’une chance de gain ou de perte
Lorsque les obligations réciproques sont fixées avec précision
Lorsque chaque partie reçoit une contrepartie certaine

Lorsque la prestation dépend d’une chance de gain ou de perte

Explication

La vente est en principe commutative, mais elle devient aléatoire lorsque l’étendue de la prestation dépend d’une chance de gain ou de perte, comme lors de l’achat d’un usufruit. Le caractère certain des prestations correspond au fonctionnement habituel d’un contrat commutatif.

7. Quelles conditions générales l’article 1128 du Code civil associe-t-il à la formation d’une vente immobilière ?

La remise des clés, l’inscription cadastrale et l’accord d’un voisin
Le consentement, la capacité, le pouvoir de contracter et un contenu licite et certain
La publicité du contrat, l’autorisation administrative et le paiement comptant
La possession du bien, sa construction achevée et une expertise financière

Le consentement, la capacité, le pouvoir de contracter et un contenu licite et certain

Explication

La formation de la vente exige le consentement des parties, leur capacité et leur pouvoir de contracter, ainsi qu’un contenu licite et certain. La remise des clés, la publicité ou le paiement comptant peuvent intervenir dans certaines opérations, mais ne constituent pas l’ensemble des conditions posées par l’article 1128.

8. Pourquoi un époux ne peut-il pas vendre seul un immeuble commun malgré sa pleine capacité juridique ?

Parce qu’un époux ne peut jamais signer un contrat immobilier
Parce que la vente d’un immeuble commun exige l’accord d’un créancier
Parce que le consentement de l’autre époux est requis pour disposer du bien commun
Parce que la capacité juridique disparaît lors de l’acquisition du bien

Parce que le consentement de l’autre époux est requis pour disposer du bien commun

Explication

La pleine capacité juridique ne suffit pas lorsque le pouvoir de disposer du bien appartient conjointement aux époux : le consentement de l’autre est alors nécessaire. Cette exigence concerne le pouvoir sur le bien, et non une disparition de la capacité de contracter.

9. Que permet l’exercice d’un droit de préemption ?

Imposer au vendeur de conserver le bien pendant une durée indéterminée
Obtenir automatiquement la propriété du bien sans payer de prix
Annuler toute vente immobilière conclue entre deux particuliers
Se substituer à l’acquéreur choisi pour acheter prioritairement le bien

Se substituer à l’acquéreur choisi pour acheter prioritairement le bien

Explication

Le droit de préemption permet à son titulaire de prendre la place de l’acquéreur choisi par le vendeur afin d’acheter le bien en priorité. Il ne confère pas une propriété gratuite et ne conduit pas, par lui-même, à l’annulation de toute vente privée.

10. Quelle caractéristique distingue la promesse unilatérale de la promesse synallagmatique de vente ?

Elle accorde au bénéficiaire une option sans l’obliger à acheter
Elle oblige réciproquement les parties à conclure la vente
Elle impose au promettant de renoncer à toute condition
Elle transfère immédiatement la propriété au bénéficiaire

Elle accorde au bénéficiaire une option sans l’obliger à acheter

Explication

La promesse unilatérale donne au bénéficiaire le choix de lever ou non l’option, sans engagement d’achat de sa part. La promesse synallagmatique se distingue parce qu’elle engage réciproquement le vendeur et l’acheteur.

11. Dans quel délai une promesse unilatérale portant sur un immeuble doit-elle être enregistrée lorsqu’elle n’est établie ni par acte authentique ni par acte sous signature privée déjà enregistré ?

Dans un délai d’un mois, sous peine d’inopposabilité
Dans un délai de trois mois, sous peine de caducité
Dans un délai de dix jours, sous peine de nullité
Dans un délai de quinze jours, sous peine de résolution

Dans un délai de dix jours, sous peine de nullité

Explication

Dans cette situation, l’enregistrement doit intervenir dans les dix jours, faute de quoi la promesse est nulle. La confusion avec la promesse synallagmatique est erronée, car la règle vise spécifiquement cette promesse unilatérale.

12. Que prévoit une promesse synallagmatique de vente, également appelée compromis de vente ?

Le vendeur remet le bien et l’autre partie fixe ensuite le prix
Le vendeur conserve le bien et l’autre partie reçoit une indemnité
Le vendeur promet de vendre et l’autre partie promet d’acheter
Le vendeur propose une option et l’autre partie reste libre d’acheter

Le vendeur promet de vendre et l’autre partie promet d’acheter

Explication

Le compromis de vente repose sur des engagements réciproques : l’un promet de vendre et l’autre promet d’acheter. Il ne s’agit donc pas d’une simple option laissée à la décision d’un seul bénéficiaire.

13. Quel délai protège en principe l’acquéreur non professionnel qui achète un immeuble à usage d’habitation ?

Un délai de réflexion de quinze jours sans faculté de rétractation
Un délai de rétractation ou de réflexion de cinq jours
Un délai de rétractation d’un mois réservé aux professionnels
Un délai de rétractation ou de réflexion de dix jours

Un délai de rétractation ou de réflexion de dix jours

Explication

L’acquéreur non professionnel bénéficie en principe d’un délai de dix jours pour se rétracter ou réfléchir à l’achat d’un immeuble à usage d’habitation. Un délai de cinq jours ne correspond pas à la protection prévue par l’article L271-1.

14. Quel régime de nullité s’applique en principe à la vente de la chose d’autrui ?

Une nullité relative que seul l’acquéreur peut invoquer
Une nullité inexistante lorsque l’acquéreur ignorait l’absence de propriété
Une nullité automatique que le vendeur peut demander en priorité
Une nullité absolue que toute personne intéressée peut invoquer

Une nullité relative que seul l’acquéreur peut invoquer

Explication

La vente de la chose d’autrui est en principe sanctionnée par une nullité relative, invocable par l’acquéreur. La nullité absolue concerne notamment la vente d’un bien inexistant, ce qui constitue une situation différente.

15. À quels droits peut prétendre l’acquéreur de bonne foi d’une chose appartenant à autrui ?

Conserver définitivement la chose et écarter toute revendication du propriétaire
Obtenir seulement la restitution du prix sans indemnisation complémentaire
Conserver les fruits jusqu’à la découverte du propriétaire et obtenir des dommages-intérêts
Recevoir une indemnité uniquement si le vendeur devient lui-même propriétaire

Conserver les fruits jusqu’à la découverte du propriétaire et obtenir des dommages-intérêts

Explication

L’acquéreur de bonne foi peut conserver les fruits jusqu’à la découverte du véritable propriétaire et demander des dommages-intérêts. La restitution du seul prix concerne l’acquéreur de mauvaise foi, qui ne bénéficie pas de cette indemnisation.

16. Quel est l’effet de la vente conclue par un seul indivisaire sans l’accord unanime des autres ?

Elle devient valable pour tout le bien dès la signature de l’acte
Elle vaut pour sa portion indivise mais reste inopposable aux autres indivisaires
Elle transfère immédiatement toutes les parts aux autres indivisaires
Elle est entièrement nulle et prive l’indivisaire de sa propre quote-part

Elle vaut pour sa portion indivise mais reste inopposable aux autres indivisaires

Explication

L’acte peut produire effet pour la portion indivise de celui qui l’a conclu, mais il est inopposable aux autres indivisaires. Son efficacité sur le bien dépend ensuite du résultat du partage, et non de la seule signature.

17. Quels éléments permettent de déterminer suffisamment précisément un immeuble vendu ?

La destination future, le montant des travaux et la date de livraison
Sa nature, sa situation, sa contenance et ses références cadastrales
La profession du vendeur, la date de l’acte et le mode de paiement
La valeur fiscale, la durée du prêt et l’identité des voisins

Sa nature, sa situation, sa contenance et ses références cadastrales

Explication

L’identification du bien repose notamment sur sa nature, sa situation, sa contenance et ses références cadastrales, avec le lot de copropriété si nécessaire. Les informations financières ou personnelles peuvent figurer dans l’acte, mais elles ne remplacent pas l’individualisation du bien.

18. Dans quelle situation la vente d’une chose future est-elle valable ?

Lorsque le bien est juridiquement hors du commerce mais économiquement utile
Lorsque le bien n’existera pas mais que son prix est précisément fixé
Lorsque le bien est inexistant et que le vendeur promet de le remplacer
Lorsque le bien est appelé à exister, contrairement à un immeuble impossible à réaliser

Lorsque le bien est appelé à exister, contrairement à un immeuble impossible à réaliser

Explication

La vente d’une chose future est admise lorsque le bien peut venir à exister. En revanche, la vente d’un immeuble qui n’existe pas et ne peut pas exister est nulle.

19. Quels choix l’acquéreur peut-il exercer lorsque la chose vendue a péri totalement ou que sa perte compromet la finalité du contrat ?

Obtenir la résolution avec une indemnité forfaitaire fixée par le vendeur
Maintenir la vente au prix convenu ou renoncer sans autre conséquence
Demander la nullité de la vente ou la maintenir avec une réduction proportionnelle du prix
Exiger la livraison d’un bien différent ou imposer une majoration du prix

Demander la nullité de la vente ou la maintenir avec une réduction proportionnelle du prix

Explication

L’acquéreur dispose d’une alternative : faire annuler la vente ou la maintenir en obtenant une diminution proportionnelle du prix. Il ne peut pas imposer un bien différent ni décider lui-même d’une majoration du prix.

20. Quelle conséquence entraîne la vente d’un bien hors du commerce ou frappé d’une inaliénabilité légale ?

La vente reste valable mais son prix doit être réduit
La vente produit effet entre les parties mais pas à l’égard des créanciers
La vente est suspendue jusqu’à l’autorisation de l’acquéreur
La vente est nulle parce que le bien ne peut pas être vendu

La vente est nulle parce que le bien ne peut pas être vendu

Explication

Un bien hors du commerce ou soumis à une inaliénabilité légale ne peut pas faire l’objet d’une vente valable, de sorte que l’acte est nul. Une simple réduction du prix ne peut pas régulariser l’interdiction de vendre.

21. À quelles conditions une clause d’inaliénabilité concernant un bien donné ou légué est-elle valable ?

Elle doit concerner un bien immobilier et prévoir une indemnité annuelle
Elle doit être perpétuelle et acceptée par tous les héritiers du donateur
Elle doit être décidée après la donation et approuvée par le bénéficiaire
Elle doit être temporaire et fondée sur un intérêt sérieux et légitime

Elle doit être temporaire et fondée sur un intérêt sérieux et légitime

Explication

La clause est valable si elle est limitée dans le temps et justifiée par un intérêt sérieux et légitime. Une interdiction perpétuelle ne satisfait pas l’exigence de temporalité prévue par l’article 900-1 du Code civil.

22. Quelle condition doit respecter le prix pour que la vente soit valablement formée ?

Il doit être déterminé ou déterminable, réel et sérieux.
Il doit correspondre à la valeur fiscale du bien, réelle et vérifiable.
Il doit être fixé par un expert indépendant, réel et proportionné.
Il doit être accepté par le juge, raisonnable et définitivement établi.

Il doit être déterminé ou déterminable, réel et sérieux.

Explication

Le prix doit être déterminé ou déterminable, réel et sérieux pour que la vente soit valable. Un prix non déterminé ou non déterminable entraîne la nullité de la vente, sans qu’une intervention judiciaire puisse suppléer cette exigence.

23. Quelle distinction caractérise le prix dérisoire par rapport au prix lésionnaire ?

Le prix dérisoire concerne une erreur d’évaluation, tandis que le prix lésionnaire résulte d’une dissimulation volontaire du prix.
Le prix dérisoire suppose une fraude fiscale, tandis que le prix lésionnaire résulte d’un défaut d’identification des parties.
Le prix dérisoire est hors de proportion avec la valeur du bien, tandis que le prix lésionnaire révèle un déséquilibre grave mais partiel.
Le prix dérisoire traduit un simple déséquilibre partiel, tandis que le prix lésionnaire est sans rapport avec la valeur du bien.

Le prix dérisoire est hors de proportion avec la valeur du bien, tandis que le prix lésionnaire révèle un déséquilibre grave mais partiel.

Explication

Le prix dérisoire est tellement disproportionné par rapport à la valeur du bien qu’il peut entraîner la nullité absolue, alors que le prix lésionnaire correspond à un déséquilibre grave mais partiel. La lésion ne se confond donc ni avec une fraude ni avec une simple erreur d’évaluation.

24. Dans une vente immobilière, à partir de quel seuil de lésion le vendeur peut-il demander la rescision ?

Lorsque la lésion atteint la moitié de la valeur du bien.
Lorsque la lésion dépasse sept douzièmes du prix.
Lorsque la lésion représente un tiers du prix convenu.
Lorsque la lésion dépasse trois quarts du prix.

Lorsque la lésion dépasse sept douzièmes du prix.

Explication

L’article 1674 du Code civil permet au vendeur d’un immeuble de demander la rescision lorsque la lésion dépasse sept douzièmes du prix. Les autres seuils ne correspondent pas au régime légal indiqué.

25. Quelle est la conséquence juridique principale de la dissimulation d’une partie du prix d’une vente immobilière ?

Elle entraîne une nullité absolue, avec d’éventuelles sanctions fiscales ou pénales.
Elle permet au vendeur de réclamer une indemnité sans remettre en cause la vente.
Elle rend la vente opposable sous réserve d’une déclaration fiscale complémentaire.
Elle entraîne une réduction du prix, avec une éventuelle sanction civile limitée.

Elle entraîne une nullité absolue, avec d’éventuelles sanctions fiscales ou pénales.

Explication

La dissimulation d’une partie du prix est interdite par l’article 1202 du Code civil et entraîne une nullité absolue, à laquelle peuvent s’ajouter des sanctions fiscales ou pénales. Elle ne se réduit donc pas à une simple correction financière.

26. Quelles informations permettent d’identifier une personne morale dans un acte immobilier ?

Son numéro fiscal, la composition de son patrimoine et son adresse bancaire.
Son siège, son numéro d’immatriculation et l’identité de son représentant.
Son état civil, son domicile personnel et la profession de son dirigeant.
Son activité commerciale, le montant de son capital et le nom de ses salariés.

Son siège, son numéro d’immatriculation et l’identité de son représentant.

Explication

L’identification d’une personne morale repose notamment sur son siège, son numéro d’immatriculation et l’identité de son représentant. L’état civil et le domicile relèvent principalement de l’identification d’une personne physique.

27. À quel moment le vendeur d’un immeuble bâti doit-il annexer le dossier de diagnostic technique ?

À la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique.
À la première visite ou, à défaut, après le transfert de propriété.
À la signature du mandat ou, à défaut, lors de la publication de l’annonce.
À la remise des clés ou, à défaut, après le paiement du prix.

À la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique.

Explication

Le dossier de diagnostic technique doit être annexé à la promesse de vente ou, lorsqu’elle n’existe pas, à l’acte authentique. Les étapes de la visite, de l’annonce ou de la remise des clés ne constituent pas les échéances prévues par cette règle.

28. Quelle est la durée de validité du CREP lorsqu’une concentration de plomb supérieure à 1 mg par cm² est relevée ?

Un an.
Elle est illimitée.
Six mois.
Trois ans.

Un an.

Explication

Pour un logement construit avant 1949, le CREP est valable un an lorsque la concentration de plomb dépasse 1 mg par cm². Une absence de plomb permet en revanche une validité illimitée, ce qui ne s’applique pas à ce résultat positif.

29. Pour quels immeubles le diagnostic amiante est-il requis ?

Pour les bâtiments situés dans une zone contaminée désignée par arrêté préfectoral.
Pour les logements construits avant 1949 présentant un risque lié aux peintures.
Pour les immeubles bâtis dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997.
Pour les immeubles dont l’installation de gaz date de plus de quinze ans.

Pour les immeubles bâtis dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997.

Explication

Le diagnostic amiante concerne les immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Les autres réponses décrivent respectivement le plomb, le gaz ou les termites.

30. Dans quelle situation le diagnostic de l’installation intérieure de gaz est-il requis ?

Lorsqu’un logement se trouve dans une zone déclarée contaminée par arrêté préfectoral.
Lorsqu’un logement comporte une installation électrique âgée de plus de quinze ans.
Lorsqu’un logement est construit avant 1949 et contient des peintures anciennes.
Lorsqu’un logement comporte une installation de gaz naturel âgée de plus de quinze ans.

Lorsqu’un logement comporte une installation de gaz naturel âgée de plus de quinze ans.

Explication

Le diagnostic gaz concerne les immeubles ou parties d’immeuble à usage d’habitation équipés d’une installation de gaz naturel de plus de quinze ans, et sa validité est de trois ans. L’ancienneté d’une installation électrique relève d’un autre diagnostic.

31. Que mesure le diagnostic de performance énergétique et quand doit-il être communiqué ?

Il mesure la conformité de la copropriété et doit être annexé au règlement de propriété.
Il mesure les risques naturels du terrain et doit être communiqué après la première visite.
Il mesure la performance énergétique du bâtiment et doit figurer dès les annonces de mise en vente.
Il mesure la présence de plomb dans le bâtiment et doit être remis lors de la signature définitive.

Il mesure la performance énergétique du bâtiment et doit figurer dès les annonces de mise en vente.

Explication

Le DPE évalue la performance énergétique d’un immeuble bâti et doit être communiqué dès les annonces de mise en vente. Les autres propositions attribuent au DPE le rôle de diagnostics relatifs au plomb, aux risques ou à la copropriété.

32. Depuis le 1er avril 2023, dans quel cas l’audit énergétique accompagne-t-il le DPE lors de la vente ?

Lorsqu’un logement équipé au gaz est classé E ou F, quelle que soit sa date de vente.
Lorsqu’un appartement en copropriété est classé C ou D, quelle que soit sa surface.
Lorsqu’un immeuble ancien est classé A ou B et fait l’objet de travaux d’amélioration.
Lorsqu’une maison individuelle ou un immeuble de plusieurs logements est classé F ou G.

Lorsqu’une maison individuelle ou un immeuble de plusieurs logements est classé F ou G.

Explication

Depuis le 1er avril 2023, l’audit énergétique accompagne le DPE pour la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble comportant plusieurs logements classé F ou G. Les classes E puis D deviennent concernées à partir des dates prévues ultérieurement, et les classes A ou B ne sont pas visées.

33. Quand l’état des risques doit-il être remis au potentiel acquéreur ?

Dès sa première visite, puis il doit être actualisé si ses informations deviennent inexactes.
Lors de la remise des clés, puis il est remplacé par le dossier de diagnostic technique.
Après le paiement du prix, puis il est renouvelé à chaque assemblée générale.
Lors de la signature de l’acte authentique, puis il reste valable pendant trois ans.

Dès sa première visite, puis il doit être actualisé si ses informations deviennent inexactes.

Explication

L’état des risques est valable six mois et doit être remis dès la première visite du potentiel acquéreur. Il doit ensuite être actualisé lorsque les informations ne sont plus exactes au moment de la promesse ou de la vente, contrairement au DPE dont la fonction est différente.

34. Quelles formalités préalables permettent de vérifier à la fois l’identité des contractants et la situation juridique de l’immeuble ?

La remise des clés et l’établissement d’un état des lieux contradictoire
La fixation du prix et la vérification de la solvabilité de l’acquéreur
L’examen des parties et la consultation des documents relatifs à l’immeuble
La publication de l’acte et l’inscription immédiate des créanciers

L’examen des parties et la consultation des documents relatifs à l’immeuble

Explication

L’identification des parties et l’examen des documents cadastraux, hypothécaires, urbanistiques et antérieurs permettent de sécuriser la vente. La publication de l’acte intervient au titre de la publicité foncière et ne remplace pas ces vérifications préalables.

35. Après la mutation à titre onéreux d’un lot de copropriété, dans quel délai le syndic peut-il former opposition au versement des fonds pour obtenir le paiement des sommes dues par l’ancien propriétaire ?

Dans les trois mois suivant la publication de la vente
Dans les quinze jours précédant la notification de la mutation
Dans le mois suivant la signature de l’acte authentique de vente
Dans les quinze jours suivant la réception de l’avis de mutation

Dans les quinze jours suivant la réception de l’avis de mutation

Explication

Le syndic dispose de quinze jours à compter de la réception de l’avis de mutation pour former opposition au versement des fonds. Le délai ne court donc pas avant la notification et ne correspond pas au délai général de publicité foncière.

36. Quelle formalité est nécessaire pour rendre une vente immobilière opposable aux tiers alors que l’accord sur la chose et le prix suffit entre les parties ?

La publication d’un acte authentique
Le paiement intégral du prix convenu
La remise matérielle du bien vendu
La notification de la vente à chaque voisin

La publication d’un acte authentique

Explication

La vente est valable entre les parties dès leur accord sur la chose et le prix, mais sa publication exige un acte authentique et permet son opposabilité aux tiers. Le paiement ou la remise du bien ne remplissent pas cette fonction de publicité.

37. Quelle combinaison décrit les principaux effets attachés à un acte authentique ?

Une publication automatique, une garantie de solvabilité et une exonération fiscale
Une remise immédiate du bien, une extinction des hypothèques et une priorité bancaire
Une preuve relative, une exécution conditionnelle et une absence de valeur juridique
Une date certaine, une force probante et une force exécutoire

Une date certaine, une force probante et une force exécutoire

Explication

L’acte authentique possède une date certaine, fait foi de son contenu et peut être exécuté sans nouveau procès grâce à sa force exécutoire. La publication et les effets fiscaux ou bancaires ne constituent pas les trois attributs définis ici.

38. Quel délai de publicité foncière s’applique à une décision prononçant la résolution, la révocation, la nullité ou la rescision ?

Quatre mois
Quinze jours
Un mois
Trois mois

Un mois

Explication

Les décisions prononçant la résolution, la révocation, la nullité ou la rescision doivent être publiées dans un délai d’un mois. Le délai de trois mois concerne les actes ordinaires, tandis que quatre mois s’appliquent aux attestations notariées.

39. Lorsque plusieurs titres concurrents portent sur un même immeuble, quel critère détermine en principe la propriété à l’égard des tiers ?

La date de paiement du prix par l’acquéreur concerné
La date de publication du titre, le premier publié étant retenu
La date de prise de possession matérielle de l’immeuble
La date de signature privée, même sans acte authentique

La date de publication du titre, le premier publié étant retenu

Explication

En cas de concurrence, le premier titre publié est réputé établir la propriété à l’égard des tiers. La signature, le paiement ou la possession ne remplacent pas ce critère de publicité foncière.

40. À quel moment la propriété est-elle transférée dans une vente valablement formée, en l’absence de stipulation contraire ?

Lors de la livraison matérielle de la chose vendue
Dès l’échange des consentements sur la chose et le prix
Lors du paiement complet du prix par l’acquéreur
Après la publication de l’acte au fichier immobilier

Dès l’échange des consentements sur la chose et le prix

Explication

Les articles 1583 et 1196 du Code civil rattachent le transfert de propriété au seul échange valable des consentements. Le paiement, la livraison et la publication peuvent produire d’autres effets, mais ne constituent pas le moment ordinaire du transfert entre les parties.

41. Quelle règle s’applique aux risques lorsque la propriété a été transférée, mais que le vendeur a été mis en demeure de livrer ?

Les risques sont répartis entre les parties selon la moitié du prix
L’acquéreur supporte les risques dès la conclusion des négociations
Le vendeur conserve les risques liés à la perte de la chose
Les risques sont suspendus jusqu’à la publication de l’acte authentique

Le vendeur conserve les risques liés à la perte de la chose

Explication

Le transfert de propriété entraîne en principe celui des risques, mais la mise en demeure de livrer maintient les risques à la charge du vendeur. La publication de l’acte ne détermine pas cette exception et aucun partage automatique des risques n’est prévu.

42. Que deviennent les risques lorsque les parties ont prévu de différer le transfert de propriété jusqu’à la réalisation d’une condition ?

Les risques passent immédiatement à l’acquéreur dès la signature du contrat
Les risques sont déterminés par la publication, sans lien avec la condition
Les risques sont transférés au vendeur jusqu’au paiement intégral du prix
Le transfert des risques est également différé ou dépend de cette condition

Le transfert des risques est également différé ou dépend de cette condition

Explication

Lorsque le transfert de propriété est différé par la volonté des parties, la nature de la vente ou une condition, le transfert des risques suit le même régime différé ou conditionnel. Le simple fait de signer ne suffit donc pas à faire supporter immédiatement les risques à l’acquéreur.

43. Que comprend principalement l’obligation de délivrance du vendeur ?

Le paiement des frais personnels de l’acquéreur et de ses créanciers
La conservation de la chose jusqu’à la revente par l’acquéreur
La publication de l’acte et l’inscription des droits de l’acquéreur
La mise à disposition de la chose dans l’état conforme au contrat

La mise à disposition de la chose dans l’état conforme au contrat

Explication

Le vendeur doit délivrer et garantir la chose, et la délivrance implique sa mise à disposition dans un état conforme aux stipulations contractuelles. La publication relève de la publicité foncière et la conservation prolongée n’est pas le contenu principal de cette obligation.

44. Que doit faire le vendeur au titre de l’obligation de délivrance immobilière ?

Garantir que l’immeuble restera adapté à toute évolution future de son usage
Assurer à l’acquéreur une possession paisible contre les revendications des tiers
Mettre l’immeuble à disposition dans l’état et selon les caractéristiques prévus au contrat
Réparer les défauts cachés qui rendent l’immeuble impropre à sa destination

Mettre l’immeuble à disposition dans l’état et selon les caractéristiques prévus au contrat

Explication

L’obligation de délivrance exige la remise de l’immeuble conformément à l’état et aux caractéristiques convenus. La garantie des vices cachés concerne plutôt les défauts qui compromettent l’usage du bien, tandis que la possession paisible relève de la garantie d’éviction.

45. Quels éléments la délivrance immobilière comprend-elle en principe selon l’article 1615 du Code civil ?

Les meubles présents dans l’immeuble au jour de la signature de l’acte
Les améliorations décidées par l’acquéreur après la conclusion de la vente
Les équipements expressément exclus de l’acte mais utiles à l’exploitation du bien
Les accessoires et les éléments destinés à l’usage perpétuel de l’immeuble

Les accessoires et les éléments destinés à l’usage perpétuel de l’immeuble

Explication

La délivrance comprend les accessoires de l’immeuble et ce qui a été destiné à son usage perpétuel, sauf exclusion expresse dans l’acte. Les biens exclus par le contrat ne sont donc pas compris, même s’ils peuvent être utiles.

46. Quelle distinction oppose correctement le défaut de conformité au vice de l’immeuble ?

Le défaut de conformité apparaît après la vente, tandis que le vice résulte d’une clause de l’acte
Le défaut de conformité suppose une impropriété, tandis que le vice désigne une simple différence contractuelle
Le défaut de conformité concerne les troubles des tiers, tandis que le vice concerne les actes du vendeur
Le défaut de conformité compare le bien au contrat, tandis que le vice compromet fortement son usage

Le défaut de conformité compare le bien au contrat, tandis que le vice compromet fortement son usage

Explication

Le défaut de conformité consiste en une discordance entre l’immeuble livré et les stipulations contractuelles. Le vice affecte l’aptitude du bien à sa destination ou en réduit fortement l’usage, sans qu’une impropriété soit nécessaire pour caractériser une non-conformité.

47. Quelle démarche l’acquéreur doit-il accomplir avant de solliciter les sanctions de l’inexécution de la délivrance ?

Saisir directement le juge d’une action fondée sur un vice caché
Faire constater l’achèvement de l’immeuble par un acte authentique
Mettre le vendeur en demeure d’exécuter son obligation
Demander à un tiers de prendre possession de l’immeuble litigieux

Mettre le vendeur en demeure d’exécuter son obligation

Explication

L’acquéreur doit mettre le vendeur en demeure avant de demander notamment l’exécution forcée, la résolution, une diminution du prix ou des dommages-intérêts. La saisine directe du juge sans cette démarche ne correspond pas à la procédure indiquée.

48. Quel est l’objet principal de la garantie d’éviction due par le vendeur ?

Garantir la conformité de la superficie aux indications de l’acte de vente
Assurer à l’acquéreur la possession paisible de l’immeuble vendu
Financer les travaux nécessaires à l’achèvement de l’immeuble vendu
Réparer les défauts cachés qui diminuent fortement l’usage de l’immeuble

Assurer à l’acquéreur la possession paisible de l’immeuble vendu

Explication

La garantie d’éviction protège l’acquéreur contre les atteintes à sa possession paisible de l’immeuble. Les défauts cachés relèvent d’une garantie distincte, centrée sur l’aptitude du bien à son usage.

49. Quelle différence caractérise la garantie du fait personnel et celle du fait des tiers ?

Le vendeur répond des troubles postérieurs, mais le fait des tiers concerne les difficultés antérieures à la vente
Le vendeur répond de ses troubles de droit, mais le fait des tiers couvre les troubles de fait et de droit
Le vendeur répond des vices cachés, mais le fait des tiers concerne les défauts de conformité contractuelle
Le vendeur répond de ses troubles de fait et de droit, mais le fait des tiers ne couvre que les troubles de droit

Le vendeur répond de ses troubles de fait et de droit, mais le fait des tiers ne couvre que les troubles de droit

Explication

La garantie du fait personnel couvre les troubles de fait et de droit imputables au vendeur. La garantie du fait des tiers est limitée aux troubles de droit, l’acquéreur devant se défendre contre les troubles de fait causés par un tiers.

50. Pourquoi l’article 1628 du Code civil interdit-il les clauses excluant la garantie du fait personnel ?

Parce que la garantie des vices cachés interdit les exclusions concernant les actes personnels du vendeur
Parce que le vendeur ne peut garantir l’acquéreur tout en provoquant lui-même son éviction
Parce que toute clause contractuelle relative à l’éviction est dépourvue d’effet dans une vente immobilière
Parce que l’acquéreur doit supporter les troubles de droit causés par le vendeur après la vente

Parce que le vendeur ne peut garantir l’acquéreur tout en provoquant lui-même son éviction

Explication

Le vendeur ne peut pas s’engager à garantir la possession de l’acquéreur puis l’évincer lui-même. Cette contradiction justifie l’interdiction des clauses excluant la garantie du fait personnel.

51. Dans quel délai l’action fondée sur un vice rédhibitoire ou l’action estimatoire doit-elle être exercée ?

Dans les dix ans suivant la réception de l’immeuble
Dans les cinq ans suivant la première utilisation du bien
Dans les deux ans suivant la signature de l’acte de vente
Dans les deux ans suivant la découverte du vice

Dans les deux ans suivant la découverte du vice

Explication

L’action doit être intentée dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Le délai ne court donc pas nécessairement dès la signature de la vente ni à compter de la réception de l’immeuble.

52. Quelle obligation caractérise la vente d’immeuble à construire ?

Le vendeur s’engage à édifier un immeuble dans le délai prévu par le contrat
L’acquéreur s’engage à construire l’immeuble avant de recevoir le prix de vente
Le vendeur transfère un immeuble existant après une simple remise des clés
Le vendeur garantit un immeuble achevé sans engagement contractuel de construire

Le vendeur s’engage à édifier un immeuble dans le délai prévu par le contrat

Explication

La vente d’immeuble à construire porte sur un immeuble futur et oblige le vendeur à l’édifier dans un délai contractuellement déterminé. Elle se distingue ainsi de la vente ordinaire d’un bien déjà existant.

53. Quelle différence distingue la vente à terme de la vente en l’état futur d’achèvement concernant le transfert de propriété ?

La vente à terme transfère les constructions selon les travaux, tandis que la VEFA attend un acte après livraison
La vente à terme exclut tout acte authentique, tandis que la VEFA exige un acte constatant l’achèvement
La vente à terme transfère la propriété à l’achèvement, tandis que la VEFA la transfère progressivement
La vente à terme transfère la propriété dès la signature, tandis que la VEFA attend la réception complète

La vente à terme transfère la propriété à l’achèvement, tandis que la VEFA la transfère progressivement

Explication

Dans la vente à terme, la livraison intervient à l’achèvement et le transfert est constaté par acte authentique. En VEFA, le transfert des constructions s’opère progressivement au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

54. Quelle proposition distingue correctement réception, livraison et achèvement ?

La réception constate l’usage possible, la livraison prononce l’acceptation et l’achèvement transfère la propriété
La réception transfère les constructions, la livraison constate les défauts et l’achèvement signe le contrat
La réception accepte l’ouvrage, la livraison le met à disposition et l’achèvement permet son usage conforme
La réception met le bien à disposition, la livraison accepte l’ouvrage et l’achèvement constate les réserves

La réception accepte l’ouvrage, la livraison le met à disposition et l’achèvement permet son usage conforme

Explication

La réception est l’acceptation de l’ouvrage avec ou sans réserves, la livraison correspond à sa mise à disposition et l’achèvement permet son utilisation conformément à sa destination. Ces notions ont donc des fonctions juridiques distinctes.

55. Quelle garantie s’applique aux éléments d’équipement dissociables pendant les deux années suivant la réception ?

La garantie d’éviction
La garantie biennale
La garantie décennale
La garantie de délivrance conforme

La garantie biennale

Explication

La garantie biennale couvre pendant deux ans les éléments d’équipement dissociables à compter de la réception. La garantie décennale concerne les dommages affectant l’ouvrage ou les éléments indissociables pendant dix ans.

56. Quelle définition correspond à l’échange au sens de l’article 1702 du Code civil ?

Un contrat par lequel une partie loue un bien contre le versement d’un loyer
Un contrat par lequel une partie transfère gratuitement un bien à une autre
Un contrat par lequel les parties se donnent réciproquement une chose pour une autre
Un contrat par lequel une partie remet une chose en contrepartie d’un prix

Un contrat par lequel les parties se donnent réciproquement une chose pour une autre

Explication

L’échange repose sur la remise réciproque d’une chose pour une autre, conformément à l’article 1702 du Code civil. La vente se distingue par la remise d’une chose en contrepartie d’un prix.

57. Quelle catégorie de règles de la vente s’applique en principe à l’échange en vertu de l’article 1707 du Code civil ?

Les règles relatives aux sociétés, aux apports et au partage des bénéfices
Les règles relatives au bail, à la garantie locative et à la restitution des lieux
Les règles relatives aux donations, aux libéralités et à la réserve héréditaire
Les règles relatives à la capacité, à la publicité foncière et au transfert des risques

Les règles relatives à la capacité, à la publicité foncière et au transfert des risques

Explication

L’article 1707 étend à l’échange la plupart des règles de la vente, notamment celles concernant la capacité, la publicité foncière et le transfert des risques. Les règles du bail concernent une opération différente.

58. À quelles conditions l’échange se forme-t-il par le seul consentement des parties ?

Lorsque les biens ont été matériellement remis et que leur prix a été entièrement payé
Lorsque leur accord porte sur les biens échangés, leur valeur et la soulte éventuelle
Lorsque les biens sont identifiés, même si leur valeur et la soulte restent à déterminer
Lorsque les parties ont signé un acte authentique après publication au fichier immobilier

Lorsque leur accord porte sur les biens échangés, leur valeur et la soulte éventuelle

Explication

L’échange est formé par le consentement lorsque les parties s’accordent sur les biens, leur valeur et la soulte éventuelle. La remise matérielle ou la publication n’est pas la condition de formation du contrat entre les parties.

59. Quelle action est exclue entre coéchangistes en application de l’article 1706 du Code civil ?

L’action en nullité pour incapacité
L’action en garantie contre l’éviction
L’action en rescision pour lésion
L’action en résolution pour inexécution

L’action en rescision pour lésion

Explication

L’article 1706 exclut l’action en rescision pour lésion entre coéchangistes. Cette exclusion distingue l’échange de certaines hypothèses de vente dans lesquelles la lésion peut être prise en compte.

60. Dans un échange immobilier, à quel moment les risques passent-ils au coéchangiste ?

Au moment du paiement intégral de la soulte
Au moment du transfert de propriété
Au moment de la remise matérielle du bien
Au moment de la signature d’une promesse unilatérale

Au moment du transfert de propriété

Explication

Dans l’échange, le transfert de propriété entraîne le transfert des risques, comme dans la vente. La remise matérielle du bien ne constitue donc pas le critère déterminant.

61. Le droit de préemption du preneur de biens ruraux s’exerce-t-il lors d’un échange ?

Non, sauf lorsque l’échange porte sur deux immeubles appartenant au même propriétaire
Oui, dès qu’un des biens échangés présente un caractère rural
Oui, lorsque la soulte dépasse une fraction importante de la valeur du bien
Non, même si le bien reçu n’est pas rural ou si l’échange comprend une soulte

Non, même si le bien reçu n’est pas rural ou si l’échange comprend une soulte

Explication

Le droit de préemption du preneur de biens ruraux ne s’applique pas à l’échange, y compris en présence d’une soulte ou d’un bien reçu non rural. Cette règle concerne le droit du fermier et ne supprime pas les autres droits de préemption applicables.

62. Dans quelle situation un échange d’immeubles ruraux échappe-t-il au droit de préemption de la SAFER ?

Lorsqu’il comporte une soulte inférieure à la moitié de la valeur des immeubles
Lorsqu’il est réalisé dans les conditions prévues par l’article L. 124-1 du Code rural et de la pêche maritime
Lorsqu’il est conclu entre deux propriétaires exploitant personnellement leurs terres
Lorsqu’il est constaté par un acte authentique publié au fichier immobilier

Lorsqu’il est réalisé dans les conditions prévues par l’article L. 124-1 du Code rural et de la pêche maritime

Explication

L’échange d’immeubles ruraux échappe au droit de préemption de la SAFER lorsqu’il respecte les conditions de l’article L. 124-1 du Code rural et de la pêche maritime. L’acte authentique et la publication ne suffisent pas, à eux seuls, à produire cette exclusion.

63. Quels droits de préemption peuvent s’appliquer à un échange immobilier avec ou sans soulte ?

Le droit de préemption du fermier et le droit de retrait entre indivisaires
Le droit de préemption de la SAFER dans chaque échange rural et le droit du fermier
Le droit de préemption familial et le droit de préférence du locataire commercial
Les droits de préemption des collectivités publiques et le droit de préemption urbain

Les droits de préemption des collectivités publiques et le droit de préemption urbain

Explication

Les droits de préemption des collectivités publiques et le droit de préemption urbain s’appliquent aux échanges, qu’ils comportent ou non une soulte. Le droit de préemption du preneur rural est au contraire écarté dans l’échange.

64. Comment qualifier un échange comportant une soulte importante, lorsque celle-ci ne révèle aucune fraude ?

Il devient une donation dès que la soulte est inférieure à la valeur du bien cédé
Il devient une vente dès que la soulte dépasse la valeur du bien reçu
Il reste un échange, quelle que soit l’importance de la soulte
Il devient un contrat innommé lorsque la soulte représente la majeure partie de l’opération

Il reste un échange, quelle que soit l’importance de la soulte

Explication

La présence ou l’importance de la soulte ne modifie pas la qualification d’échange lorsqu’aucune fraude n’est établie. Une soulte très élevée ne suffit donc pas à transformer automatiquement l’opération en vente.

65. À quel moment un échange devient-il définitif lorsque les parties se sont accordées sur les biens et la soulte ?

Après le paiement complet de la soulte devant le notaire
Dès cet accord, avant même la régularisation par acte authentique
Après la remise matérielle des deux biens entre les parties
Après la signature de l’acte authentique et sa publication au fichier immobilier

Dès cet accord, avant même la régularisation par acte authentique

Explication

L’accord sur les biens échangés et sur le montant de la soulte suffit à rendre l’échange définitif entre les parties, avant l’acte authentique. La formalisation authentique est nécessaire pour la publicité immobilière et l’opposabilité aux tiers, mais elle ne retarde pas cette formation contractuelle.

66. Deux parties sont d’accord sur les immeubles à échanger, mais pas sur leur valeur ni sur la soulte éventuelle : l’échange est-il formé ?

Oui, car la valeur peut être fixée ultérieurement par un expert
Non, car un échange exige en plus la remise immédiate des immeubles
Oui, car l’identification des immeubles rend l’accord définitif
Non, car l’accord sur la seule consistance des biens ne suffit pas

Non, car l’accord sur la seule consistance des biens ne suffit pas

Explication

L’échange n’est pas formé lorsque les parties n’ont pas déterminé la valeur des biens et la soulte éventuelle. L’identification des immeubles constitue un élément nécessaire, mais elle ne suffit pas à établir un accord complet.

67. Quelle formalité rend une mutation immobilière opposable aux tiers ?

Le paiement de la soulte accompagné d’une déclaration fiscale
La remise des clés accompagnée d’un écrit signé sous seing privé
L’accord verbal des parties confirmé par deux témoins
Sa publication au fichier immobilier au moyen d’un acte authentique

Sa publication au fichier immobilier au moyen d’un acte authentique

Explication

La mutation d’un immeuble doit être publiée au fichier immobilier pour être opposable aux tiers, et cette publication nécessite un acte authentique. La remise des clés ou le paiement de la soulte ne remplacent pas cette formalité de publicité.

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Qu'est-ce que le droit immobilier privé ?

La branche du droit des biens régissant les biens immobiliers en droit privé.

Quelles opérations le droit immobilier privé concerne-t-il ?

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