QCM : Création et contrôle de la monnaie (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un système bancaire, quelle catégorie regroupe les banques commerciales ?

Les banques de premier rang
Les banques centrales nationales
Les banques de second rang
Les autorités monétaires européennes

Les banques de second rang

Explication

Les banques commerciales sont les banques de second rang, tandis que les banques centrales ou nationales sont de premier rang. « Banques centrales nationales » confond les deux catégories; « banques de premier rang » inverse leur classement; « autorités monétaires européennes » désigne une institution de politique monétaire, non la catégorie des banques commerciales.

2. Une banque centrale ajuste ses instruments afin de modifier la quantité de monnaie en circulation. Quel type de politique met-elle en œuvre ?

Une politique de financement des banques commerciales
Une politique de fixation des prix à la consommation
Une politique de contrôle de la masse monétaire
Une politique de gestion du budget public

Une politique de contrôle de la masse monétaire

Explication

Une politique monétaire est une politique de contrôle de la masse monétaire. La gestion du budget relève de la politique budgétaire; la stabilité des prix est un objectif monétaire, pas sa définition; le financement des banques est une mission de la banque centrale, mais ne définit pas la politique monétaire.

3. La Banque centrale européenne fixe son objectif premier de lutte contre l’inflation. Quel taux annuel vise-t-elle à limiter ?

3 % par an
2 % par an
1 % par an
2 % de croissance par an

2 % par an

Explication

L’objectif premier de la Banque centrale européenne est de limiter l’inflation à 2 % par an. Le taux de 1 % correspond au taux de réserve obligatoire mentionné dans le cours, 3 % ne correspond pas à la cible, et la croissance économique est distincte de l’inflation.

4. Une rumeur de faillite bancaire risque de provoquer des retraits en chaîne à court terme. Quel instrument vise à prévenir ces prophéties autoréalisatrices et à maintenir la confiance sur le marché ?

La cible d’inflation, fixée à 1 %
Le taux de réserve obligatoire, fixé à 1 %
Le taux directeur, fixé à 1 %
Le taux de croissance monétaire, fixé à 1 %

Le taux de réserve obligatoire, fixé à 1 %

Explication

Le taux de réserve obligatoire est fixé à 1 % et vise à prévenir les prophéties autoréalisatrices ainsi qu’à préserver la confiance à court terme. Le taux directeur concerne le financement des banques par la BCE, la cible d’inflation poursuit un autre objectif et le taux de croissance monétaire n’est pas l’instrument décrit.

5. Une banque commerciale emprunte directement auprès de la Banque centrale européenne. Quel taux correspond au coût de ce financement ?

Le taux de réserve obligatoire
Le taux d’intérêt des crédits aux ménages
La cible annuelle d’inflation
Le taux d’intérêt directeur

Le taux d’intérêt directeur

Explication

Le taux d’intérêt directeur est celui auquel les banques commerciales se financent auprès de la BCE. Le taux des crédits aux ménages est fixé par les banques, le taux de réserve désigne une autre mesure de contrôle et la cible d’inflation n’est pas un taux de financement bancaire.

6. La BCE relève son taux directeur. Quelle évolution en chaîne est cohérente avec cette décision ?

Les prêts peuvent se réduire, puis la production et l’emploi progresser, ce qui accroît le pouvoir d’achat des ménages.
Les prêts peuvent se réduire, puis la production, l’emploi et la consommation ralentir, ce qui diminue le risque d’inflation.
Les prêts peuvent augmenter, puis la production, l’emploi et la consommation progresser, ce qui accroît le risque d’inflation.
Les prêts peuvent augmenter, puis la consommation ralentir, ce qui réduit la croissance et accroît le risque d’inflation.

Les prêts peuvent se réduire, puis la production, l’emploi et la consommation ralentir, ce qui diminue le risque d’inflation.

Explication

Une hausse du taux directeur peut renchérir ou réduire les prêts, peser sur la production, l’emploi et la consommation, puis ralentir la croissance et diminuer le risque d’inflation. L’augmentation des prêts et de la demande correspond plutôt au mécanisme associé à une baisse du taux directeur.

7. Pour soutenir une économie ralentie, la BCE abaisse son taux directeur. Quelle conséquence globale peut en résulter ?

Les prêts peuvent augmenter, freinant la production et l’emploi tout en réduisant le risque d’inflation.
Les prêts peuvent augmenter, stimulant la production, l’emploi, la consommation et le risque d’inflation.
Les prêts peuvent diminuer, freinant la consommation mais augmentant la croissance et le risque d’inflation.
Les prêts peuvent diminuer, stimulant la production, l’emploi, la consommation et le risque d’inflation.

Les prêts peuvent augmenter, stimulant la production, l’emploi, la consommation et le risque d’inflation.

Explication

Une baisse du taux directeur peut favoriser les prêts, puis soutenir la production, l’emploi, la consommation, le pouvoir d’achat et la croissance, tout en accroissant le risque d’inflation. La réduction des prêts et de la demande correspond plutôt aux effets possibles d’une hausse du taux directeur.

8. Une banque commerciale ne parvient plus à rassurer ses créanciers et risque de faire faillite. Quelle intervention correspond au rôle de prêteur en dernier ressort de la Banque centrale ?

Fixer les prix des biens afin de réduire l’inflation
Retirer les agréments bancaires afin de sanctionner les prises de risque
Financer la banque afin de restaurer la confiance dans le système financier
Accorder directement des prêts aux ménages pour soutenir leur consommation

Financer la banque afin de restaurer la confiance dans le système financier

Explication

En prêteur en dernier ressort, la Banque centrale finance les banques commerciales pour restaurer la confiance et éviter l’effondrement du système financier. La fixation des prix relève d’une confusion avec la stabilité des prix, le crédit direct aux ménages déplace le bénéficiaire du financement, et le retrait d’agrément ne décrit pas ce soutien.

9. Pourquoi le rôle de prêteur en dernier ressort de la Banque centrale est-il limité ?

Parce que la perspective d’un financement central peut encourager les banques à prendre des risques excessifs
Parce que les banques commerciales peuvent toujours se financer sans l’aide de la Banque centrale
Parce que les déposants peuvent prendre des risques excessifs en comptant sur les banques commerciales
Parce que le financement des banques empêche la Banque centrale de réguler les prix

Parce que la perspective d’un financement central peut encourager les banques à prendre des risques excessifs

Explication

Le soutien attendu de la Banque centrale peut inciter les banques commerciales à prendre des risques excessifs, ce qui limite ce rôle. L’indépendance financière des banques nie le besoin de soutien, le risque est attribué à tort aux déposants, et le contrôle des prix est une autre mission.

10. Un gouvernement européen décide de modifier ses dépenses publiques et sa fiscalité, tandis que la politique monétaire relève de la BCE. Quelle souveraineté conserve-t-il ?

La souveraineté sur les taux directeurs de la BCE
La souveraineté budgétaire
La souveraineté sur le financement des banques commerciales
La souveraineté monétaire

La souveraineté budgétaire

Explication

Les États européens ont transféré le contrôle de la politique monétaire à la BCE, mais conservent leur souveraineté budgétaire. La souveraineté monétaire et la fixation des taux directeurs relèvent de la politique monétaire, tandis que le financement des banques est une fonction de la Banque centrale.

11. Les banques commerciales créent de la monnaie scripturale en accordant des crédits, tandis que la quantité de monnaie en circulation dépend aussi de l’État. Quelle conséquence cela justifie-t-il ?

Le transfert de la politique budgétaire à la Banque centrale
Le contrôle de la monnaie par les banques centrales
La suppression du rôle de l’État dans la monnaie en circulation
Le monopole des banques commerciales sur la création de billets

Le contrôle de la monnaie par les banques centrales

Explication

Puisque la monnaie en circulation dépend de l’État et peut aussi être créée ex nihilo par les banques commerciales, le contrôle des banques centrales est justifié. La création de monnaie scripturale n’est pas la création de billets, les banques ne contrôlent pas seules la monnaie, et la régulation monétaire ne transfère pas la politique budgétaire.

12. Une cliente paie un commerçant par chèque depuis son compte bancaire. Quelle description distingue correctement la monnaie transférée de l’instrument utilisé ?

La monnaie fiduciaire est transférée au moyen du chèque
La monnaie scripturale est transférée au moyen du chèque
Le chèque crée la monnaie scripturale lors de son émission
Le commerçant crée la monnaie scripturale en encaissant le chèque

La monnaie scripturale est transférée au moyen du chèque

Explication

La monnaie scripturale est créée par les banques commerciales sous forme d’écritures sur les comptes, tandis que le chèque sert à la transférer. Dire que le chèque la crée confond l’instrument de paiement avec la monnaie ; attribuer sa création au commerçant ou la qualifier de monnaie fiduciaire méconnaît sa forme et son origine bancaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 33 flashcards sur Création et contrôle de la monnaie.

Quelles banques sont des banques de premier rang ?

Les banques centrales ou nationales.

Quelles banques sont des banques de second rang ?

Les banques commerciales.

Qu’est-ce qu’une politique monétaire ?

Une politique de contrôle de la masse monétaire.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Création et contrôle de la monnaie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM