QCM : Développement durable et responsabilité sociale (23 questions)
Questions et réponses du QCM
1. Que reconnaissent les Principes directeurs des Nations Unies de 2011 sur les entreprises et les droits de l’homme ?
La responsabilité des États, les obligations des entreprises et la priorité donnée aux sanctions
Les obligations des entreprises, l’accès des États aux recours et la réparation réservée aux salariés
Les obligations des États, la responsabilité des entreprises et l’accès des victimes à des recours
La responsabilité des entreprises, le contrôle des États et la suppression des recours judiciaires
Les obligations des États, la responsabilité des entreprises et l’accès des victimes à des recours
Explication
Ces principes articulent les obligations des États, la responsabilité des entreprises et l’accès des victimes à des voies de recours. Une approche centrée sur les sanctions ne rend pas compte de ces trois éléments complémentaires.
2. Quelle formulation exprime la définition du développement durable ?
Préserver les ressources naturelles en limitant la satisfaction des besoins de la génération présente
Répartir les richesses actuelles afin d’assurer une croissance économique identique pour chaque génération
Accroître la production actuelle afin d’améliorer la capacité des entreprises à se développer
Répondre aux besoins présents sans réduire la capacité des générations futures à répondre aux leurs
Répondre aux besoins présents sans réduire la capacité des générations futures à répondre aux leurs
Explication
Cette définition associe la satisfaction des besoins actuels à la préservation de la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. La préservation des ressources ne signifie pas qu’il faille renoncer aux besoins présents.
3. Quel cadre commun les États membres de l’ONU ont-ils adopté en 2015 pour guider le développement durable jusqu’en 2030 ?
Dix-sept objectifs réservés aux pays industrialisés et centrés sur l’équité sociale
Trente et un principes visant à harmoniser les politiques sociales et environnementales
Dix-sept objectifs conciliant les dimensions économique, sociale et environnementale
Dix-sept objectifs axés sur la croissance économique et la protection des ressources naturelles
Dix-sept objectifs conciliant les dimensions économique, sociale et environnementale
Explication
Les objectifs de développement durable forment un cadre commun de 17 objectifs pour un développement économique, social et environnemental durable, inclusif et équitable. La réduction du cadre à la croissance économique et à la protection des ressources omet notamment ses dimensions sociale et inclusive.
4. Que prévoit le protocole de Kyoto adopté en 1997 concernant les pays industrialisés ?
Une définition des besoins présents et futurs sans obligations de réduction des émissions
Un principe de conciliation entre économie et écologie sans objectifs chiffrés d’émissions
Des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre assortis d’engagements juridiquement contraignants
Un programme d’action pour ancrer le développement durable aux niveaux local et international
Des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre assortis d’engagements juridiquement contraignants
Explication
Le protocole de Kyoto fixe des objectifs chiffrés de réduction des émissions et rend les engagements contraignants pour les pays industrialisés. L’Agenda 21 est plutôt un programme d’action issu du Sommet de la Terre de Rio.
5. Quel objectif d’infrastructures de recharge pour voitures électriques la loi de transition énergétique prévoit-elle pour 2030 ?
Atteindre 17 millions de points de recharge d’ici 2030
Atteindre 7 millions de voitures électriques en circulation
Atteindre 7 millions de points de recharge
Installer 700 000 points de recharge dans les bâtiments publics
Atteindre 7 millions de points de recharge
Explication
La loi prévoit notamment un objectif de 7 millions de points de recharge pour les voitures électriques en 2030. Le nombre de véhicules en circulation est un indicateur différent de celui des infrastructures de recharge.
6. Dans la logique du développement durable, comment s’articulent le social, l’économie et l’environnement ?
Le social constitue l’objectif, l’économie le moyen et l’environnement une condition
L’économie constitue l’objectif, l’environnement le moyen et le social une condition
L’environnement constitue l’objectif, le social le moyen et l’économie une condition
Le social constitue le moyen, l’environnement l’objectif et l’économie une condition
Le social constitue l’objectif, l’économie le moyen et l’environnement une condition
Explication
Dans cette articulation, le social est l’objectif, l’économie le moyen et l’environnement une condition. Placer l’économie comme objectif inverse le rôle qui lui est attribué.
7. Quelle orientation générale la loi de transition énergétique pour la croissance verte cherche-t-elle à donner au modèle énergétique français ?
Accroître la production pétrolière et instaurer un modèle énergétique plus compétitif à court terme
Préparer l’après-nucléaire et instaurer un modèle énergétique centré sur les combustibles fossiles
Réduire la consommation des bâtiments et instaurer un modèle énergétique fondé sur le transport électrique
Préparer l’après-pétrole et instaurer un modèle énergétique robuste et durable
Préparer l’après-pétrole et instaurer un modèle énergétique robuste et durable
Explication
La loi vise à préparer l’après-pétrole et à instaurer un modèle énergétique robuste et durable. Réduire la loi à la rénovation des bâtiments ou au transport électrique confond son orientation générale avec des domaines d’action particuliers.
8. Quel objectif climatique central l’Accord de Paris adopté à la COP21 en 2015 fixe-t-il ?
Limiter le réchauffement à moins de 2 °C, en visant 1,5 °C d’ici 2100
Ramener le réchauffement sous 2 °C en privilégiant le maintien des énergies fossiles
Stabiliser le réchauffement à 2 °C d’ici 2030, sans objectif de température à long terme
Limiter le réchauffement à moins de 1,5 °C, en visant 2 °C d’ici 2100
Limiter le réchauffement à moins de 2 °C, en visant 1,5 °C d’ici 2100
Explication
L’accord vise à maintenir le réchauffement sous 2 °C et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C d’ici 2100. L’option qui inverse les deux seuils confond l’objectif principal et le niveau visé.
9. Quels sont les trois piliers sur lesquels repose le développement durable ?
La préservation des paysages, l’innovation technologique et la consommation responsable
L’efficacité économique, le respect de l’environnement et l’équité sociale
La rentabilité financière, la sécurité énergétique et la compétitivité commerciale
La croissance industrielle, la protection des entreprises et la stabilité politique
L’efficacité économique, le respect de l’environnement et l’équité sociale
Explication
Les piliers associent efficacité économique, respect de l’environnement et équité sociale. La rentabilité financière et la compétitivité commerciale ne remplacent pas la dimension sociale.
10. Laquelle de ces listes regroupe des déséquilibres environnementaux présentés comme des enjeux majeurs ?
La santé publique, l’accès aux biens essentiels, les conditions de travail et la répartition des richesses
La malnutrition, la discrimination, les difficultés d’accès à l’éducation et l’inégalité des revenus
Le réchauffement climatique, la pollution, le déclin de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles
La croissance économique, l’urbanisation, l’évolution des emplois et la transformation des modes de consommation
Le réchauffement climatique, la pollution, le déclin de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles
Explication
Ces quatre phénomènes correspondent aux déséquilibres environnementaux cités. La malnutrition et les difficultés d’accès à l’éducation relèvent plutôt des déséquilibres sociaux.
11. Une organisation évalue les effets de ses décisions sur la société et l’environnement et adopte un comportement transparent et éthique : quelle notion cela illustre-t-il selon ISO 26000 ?
La responsabilité sociétale de l’organisation envers les impacts de ses décisions et activités.
La performance économique de l’organisation mesurée par ses résultats et sa croissance annuelle.
La conformité environnementale de l’organisation aux règles applicables à ses sites de production.
La gouvernance de l’organisation centrée sur la répartition des pouvoirs entre ses dirigeants.
La responsabilité sociétale de l’organisation envers les impacts de ses décisions et activités.
Explication
La responsabilité sociétale concerne les impacts des décisions et activités d’une organisation sur la société et l’environnement, avec un comportement transparent et éthique. La conformité environnementale, bien qu’elle puisse s’y rattacher, ne couvre pas à elle seule l’ensemble de cette définition.
12. Quel rapport des Nations Unies, publié en 1987, emploie pour la première fois le terme « développement durable » et en donne une définition intergénérationnelle ?
Le rapport de l’UICN sur l’état de l’environnement
Le rapport Brundtland
Le programme d’action Agenda 21
Le rapport Meadows
Le rapport Brundtland
Explication
Le rapport Brundtland, publié par les Nations Unies en 1987, emploie pour la première fois le terme et le définit en lien avec les besoins des générations présentes et futures. Le rapport Meadows date de 1972 et traite des limites de la croissance matérielle.
13. À quoi sert un bilan carbone réalisé par une organisation ?
À comparer la consommation d’énergie de ses bâtiments à celle d’organisations similaires
À établir la valeur financière des ressources naturelles mobilisées pour ses activités
À évaluer les déchets produits et leur taux de recyclage au cours de l’année
À mesurer et suivre les gaz à effet de serre émis du fait de son activité
À mesurer et suivre les gaz à effet de serre émis du fait de son activité
Explication
Le bilan carbone rassemble des méthodes pour mesurer et suivre les émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité d’une organisation. Le suivi des déchets, bien qu’utile, ne définit pas cet outil.
14. Quel jalon de 1972 a mis en évidence les limites d’une croissance matérielle infinie et introduit le principe d’éco-développement ?
Le rapport de l’UICN sur l’environnement et le Sommet de la Terre de Rio
Le rapport Meadows du Club de Rome et la conférence de Stockholm
Le rapport Brundtland des Nations Unies et le Sommet de la Terre de Rio
Le protocole de Kyoto et la conférence de Stockholm
Le rapport Meadows du Club de Rome et la conférence de Stockholm
Explication
En 1972, le rapport Meadows souligne l’incompatibilité entre croissance matérielle infinie et ressources finies, tandis que Stockholm introduit l’éco-développement. Le rapport Brundtland et le Sommet de Rio appartiennent à des étapes ultérieures.
15. Une entreprise située en métropole compte 600 salariés. Selon l’article L. 229-25, à quelle fréquence doit-elle réaliser son bilan des émissions de gaz à effet de serre ?
Tous les cinq ans
Tous les quatre ans
Tous les trois ans
Tous les deux ans
Tous les quatre ans
Explication
En métropole, l’obligation concerne les entreprises de plus de 500 salariés et le bilan est exigé tous les quatre ans. La fréquence de trois ans concerne certaines collectivités et personnes publiques.
16. Comment définir la responsabilité sociale des entreprises ?
L’intégration volontaire des préoccupations économiques dans les activités commerciales et les relations avec les actionnaires
Le respect obligatoire des règles sociales et écologiques dans les activités commerciales et les relations avec les administrations
L’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques dans les activités commerciales et les relations avec les parties prenantes
La gestion des impacts sociaux et écologiques par les pouvoirs publics dans les activités commerciales des entreprises
L’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques dans les activités commerciales et les relations avec les parties prenantes
Explication
La RSE désigne l’intégration volontaire de préoccupations sociales et écologiques aux activités commerciales et aux relations avec les parties prenantes. Le simple respect des règles applicables relève de la conformité juridique et ne suffit pas à définir toute la portée de la RSE.
17. Une politique nationale s’aligne sur l’objectif de Kunming-Montréal adopté en 2022 : quelle cible de protection des milieux doit-elle retenir pour 2030 ?
Protéger 30 % des espaces terrestres et 30 % des mers
Protéger 30 % des mers et 30 % des espaces dégradés
Protéger 30 % des espaces terrestres et restaurer 30 % des mers
Protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2050
Protéger 30 % des espaces terrestres et 30 % des mers
Explication
L’accord fixe pour 2030 la protection de 30 % des espaces terrestres et de 30 % des mers, en plus d’une cible distincte de restauration des milieux dégradés. L’option qui remplace la protection des mers par leur restauration confond ces deux types d’objectif.
18. Une entreprise respecte toutes ses obligations juridiques, mais ne prend aucune initiative supplémentaire en faveur de ses parties prenantes : quelle distinction s’applique ?
Elle dépasse ses obligations juridiques, car la conformité réglementaire constitue un investissement social
Elle satisfait à la conformité juridique, sans aller au-delà comme le suppose la responsabilité sociale
Elle relève de la responsabilité sociale si elle investit dans le capital humain, sans considération environnementale
Elle assume pleinement sa responsabilité sociale, puisque le respect des obligations juridiques suffit
Elle satisfait à la conformité juridique, sans aller au-delà comme le suppose la responsabilité sociale
Explication
La conformité consiste à satisfaire aux obligations juridiques, tandis que la responsabilité sociale suppose aussi d’aller au-delà, notamment par des investissements dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les parties prenantes. L’idée que le respect de la loi suffise confond ces deux notions.
19. Une entreprise veut structurer son approche selon les sept axes d’ISO 26000 : quel ensemble correspond à ces axes ?
Gouvernance, relations de travail, environnement, achats responsables, philanthropie, satisfaction client et gestion des risques.
Gouvernance, droits de l’homme, innovation, environnement, conformité financière, consommateurs, communautés et commerce international.
Droits de l’homme, conditions de travail, environnement, fiscalité, concurrence, sécurité des produits et développement local.
Gouvernance, droits de l’homme, travail, environnement, loyauté des pratiques, consommateurs, communautés et développement local.
Gouvernance, droits de l’homme, travail, environnement, loyauté des pratiques, consommateurs, communautés et développement local.
Explication
Les sept axes comprennent la gouvernance, les droits de l’homme, les relations et conditions de travail, l’environnement, la loyauté des pratiques, les questions relatives aux consommateurs et les communautés et le développement local. Les autres ensembles remplacent plusieurs axes par des thèmes qui ne figurent pas dans cette liste.
20. Une entreprise souhaite faire qualifier un produit ou l’entreprise elle-même par un label : quel mécanisme caractérise la délivrance de ce label ?
L’entreprise le délivre elle-même en s’appuyant sur ses objectifs internes pour qualifier ses activités.
Un tiers public ou privé le délivre en s’appuyant sur un référentiel pour qualifier le produit ou l’entreprise.
Une autorité publique le délivre après une inspection, pour attester les performances financières de l’entreprise.
Un organisme de normalisation le délivre sans référentiel afin de certifier la conformité réglementaire de l’entreprise.
Un tiers public ou privé le délivre en s’appuyant sur un référentiel pour qualifier le produit ou l’entreprise.
Explication
Un label est délivré par un tiers public ou privé, s’appuie sur un référentiel et sert à qualifier un produit ou une entreprise. L’auto-attribution par l’entreprise ne correspond donc pas au mécanisme décrit.
21. Une analyse met en évidence la malnutrition, la discrimination et un accès insuffisant à l’éducation et aux biens essentiels. À quelle catégorie ces problèmes appartiennent-ils ?
Aux déséquilibres sociaux
Aux atteintes aux écosystèmes
Aux pressions sur les ressources naturelles
Aux déséquilibres climatiques
Aux déséquilibres sociaux
Explication
La malnutrition, la discrimination, l’éducation et l’accès aux biens essentiels sont des dimensions des déséquilibres sociaux. Les pressions sur les ressources naturelles concernent plutôt les déséquilibres environnementaux.
22. Une équipe doit distinguer les labels cités pour les produits de ceux destinés aux entreprises : quelle classification est correcte ?
Lucie 26000 et l’Ecolabel européen concernent des produits ; NF Environnement, AFAQ 26000, égalité professionnelle et diversité concernent des entreprises.
NF Environnement et AFAQ 26000 concernent des produits ; l’Ecolabel européen, Lucie 26000, égalité professionnelle et diversité concernent des entreprises.
NF Environnement et l’Ecolabel européen concernent des produits ; AFAQ 26000, Lucie 26000, égalité professionnelle et diversité concernent des entreprises.
NF Environnement et l’égalité professionnelle concernent des produits ; l’Ecolabel européen, AFAQ 26000, Lucie 26000 et diversité concernent des entreprises.
NF Environnement et l’Ecolabel européen concernent des produits ; AFAQ 26000, Lucie 26000, égalité professionnelle et diversité concernent des entreprises.
Explication
NF Environnement et l’Ecolabel européen sont les labels de produits cités, tandis qu’AFAQ 26000, Lucie 26000, égalité professionnelle et diversité sont des labels d’entreprise. Un distracteur classe à tort AFAQ 26000 parmi les labels de produits.
23. Quelle caractéristique décrit le mieux la norme ISO 26000 ?
C’est une norme internationale volontaire qui propose des lignes directrices à tous les types d’organisations en matière de responsabilité sociétale.
C’est une norme internationale obligatoire qui fixe des exigences de certification aux seules entreprises industrielles.
C’est une norme internationale de certification qui évalue les produits commercialisés par les organisations.
C’est un référentiel national volontaire qui définit des objectifs environnementaux pour les seules organisations publiques.
C’est une norme internationale volontaire qui propose des lignes directrices à tous les types d’organisations en matière de responsabilité sociétale.
Explication
ISO 26000 fournit des lignes directrices volontaires en responsabilité sociétale et s’adresse à tous les types d’organisations. Elle ne constitue pas une norme de certification imposant des exigences, contrairement à ce que suggère un distracteur.
Révisez avec les flashcards
Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Développement durable et responsabilité sociale.
Quels déséquilibres environnementaux sont présentés ?
Le réchauffement climatique, la pollution, la chute de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles.
Quels déséquilibres sociaux sont présentés ?
La malnutrition et la santé, l’éducation, la discrimination et l’accès aux biens essentiels.
Qu’est-ce que le bilan carbone ?
Un ensemble de méthodes mesurant et suivant les émissions de gaz à effet de serre dues à l’activité d’une organisation.