QCM : Diversité et égalité en GRH (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux un stéréotype ?

Une décision individuelle fondée sur une observation ponctuelle
Une règle juridique appliquée à plusieurs catégories de citoyens
Une préférence personnelle envers les membres d’un groupe social
Une croyance partagée sur les caractéristiques personnelles d’un groupe

Une croyance partagée sur les caractéristiques personnelles d’un groupe

Explication

Un stéréotype est une croyance partagée attribuant à un groupe des traits de personnalité ou des comportements. Une préférence individuelle ne constitue pas nécessairement une représentation collective des caractéristiques d’un groupe.

2. Lorsqu’une personne répond immédiatement à une situation sans effort conscient, quel système cognitif intervient principalement ?

Le système 2, logique mais émotionnel
Le système 1, lent et délibératif
Le système 1, automatique et intuitif
Le système 2, analytique et réfléchi

Le système 1, automatique et intuitif

Explication

Le système 1 fonctionne rapidement, automatiquement et intuitivement, ce qui correspond à une réponse immédiate. Le système 2 demande davantage de temps et d’efforts, car il repose sur une analyse réfléchie.

3. Une personne pense que son propre groupe est généralement solidaire : de quel type de stéréotype s’agit-il ?

D’un stéréotype environnemental lié au contexte social
D’un auto-stéréotype concernant son propre groupe
D’un méta-stéréotype sur le regard des autres groupes
D’un hétéro-stéréotype concernant un autre groupe

D’un auto-stéréotype concernant son propre groupe

Explication

L’auto-stéréotype correspond aux croyances qu’une personne entretient au sujet de son propre groupe. Le méta-stéréotype concerne plutôt ce que cette personne pense que les autres groupes pensent d’elle ou de son groupe.

4. Quel exemple correspond à une microagression ?

Une insulte publique formulée avec l’intention déclarée d’humilier
Un désaccord professionnel exprimé sans référence à un groupe social
Une décision administrative justifiée par une règle générale
Une remarque banale perçue comme dénigrante, même sans intention explicite

Une remarque banale perçue comme dénigrante, même sans intention explicite

Explication

Une microagression est un propos ou un comportement d’apparence banal, souvent non intentionnel, mais perçu comme dénigrant envers une personne ou une communauté. Une insulte explicitement intentionnelle relève plutôt d’une agression manifeste.

5. Quelle distinction caractérise correctement l’égalité de traitement et l’égalité des chances ?

L’égalité de traitement cherche à corriger les écarts, tandis que l’égalité des chances applique les mêmes règles
L’égalité de traitement favorise certains groupes, tandis que l’égalité des chances interdit toute compensation
L’égalité de traitement concerne les objectifs futurs, tandis que l’égalité des chances relève de la loi
L’égalité de traitement impose les mêmes règles, tandis que l’égalité des chances peut corriger des déséquilibres

L’égalité de traitement impose les mêmes règles, tandis que l’égalité des chances peut corriger des déséquilibres

Explication

L’égalité de traitement repose sur l’égalité devant la loi, tandis que l’égalité des chances cherche à compenser certains déséquilibres par des actions positives. Confondre ces notions revient à attribuer la compensation à l’égalité de traitement plutôt qu’à l’égalité des chances.

6. Que garantit l’article 1 de la Constitution française concernant les citoyens ?

L’accès identique de chaque citoyen à tous les emplois
L’égalité devant la loi de tous les citoyens
L’égalité des résultats dans chaque domaine de la vie
La compensation légale de toutes les inégalités sociales

L’égalité devant la loi de tous les citoyens

Explication

L’article 1 affirme que la France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens. Cette garantie juridique ne signifie pas que tous les citoyens obtiennent les mêmes résultats ou bénéficient d’un accès identique à chaque emploi.

7. Que signifie la diversité dans une entreprise ?

La reconnaissance et la valorisation des différences individuelles comme valeur ajoutée
La sélection de profils similaires afin de faciliter la coordination des équipes
La réduction des différences individuelles pour harmoniser les pratiques professionnelles
L’adaptation des salariés aux normes collectives déjà établies dans l’organisation

La reconnaissance et la valorisation des différences individuelles comme valeur ajoutée

Explication

La diversité reconnaît les différences individuelles et les considère comme une contribution positive à la performance de l’entreprise. La recherche de profils similaires réduit au contraire la pluralité des points de vue et des compétences.

8. Quelle démarche caractérise l’inclusion dans un collectif de travail ?

Valoriser les différences individuelles sans modifier l’organisation du travail
Faire évoluer les normes et l’environnement collectif pour intégrer toutes les singularités
Demander à chaque personne de s’adapter aux règles collectives déjà établies
Réserver les aménagements aux salariés rencontrant une difficulté temporaire

Faire évoluer les normes et l’environnement collectif pour intégrer toutes les singularités

Explication

L’inclusion consiste à questionner puis transformer les normes et l’environnement collectif afin de prendre en compte toutes les singularités. Demander principalement à la personne de s’adapter relève davantage de l’intégration.

9. Lequel de ces éléments constitue un critère de discrimination reconnu par la loi ?

La disponibilité pour une réunion supplémentaire
Le lieu de résidence
La préférence pour un mode d’organisation du travail
Le niveau de productivité atteint dans le poste

Le lieu de résidence

Explication

Le lieu de résidence figure parmi les critères de discrimination, au même titre que l’âge, le handicap, l’origine ou la religion. La productivité, l’organisation du travail et la disponibilité ne sont pas, en eux-mêmes, des critères prohibés mentionnés ici.

10. Que désigne l’intersectionnalité en matière de discrimination ?

La succession de discriminations distinctes sans influence entre elles
La comparaison statistique de critères sociaux dans une organisation
L’imbrication de plusieurs discriminations produisant une situation spécifique
L’application d’une même discrimination à plusieurs personnes d’un groupe

L’imbrication de plusieurs discriminations produisant une situation spécifique

Explication

L’intersectionnalité décrit des discriminations qui se combinent et se renforcent, créant une situation propre à leur intersection. Elle ne correspond donc pas à une simple addition de discriminations indépendantes.

11. Quelle situation illustre une discrimination indirecte ?

Une règle apparemment neutre produit un effet défavorable lié à un critère prohibé
Un responsable favorise explicitement un salarié en raison de son origine
Un employeur modifie un poste après une demande d’aménagement liée au handicap
Un recruteur écarte volontairement une candidate en raison de sa religion

Une règle apparemment neutre produit un effet défavorable lié à un critère prohibé

Explication

La discrimination indirecte peut résulter d’une disposition apparemment neutre qui désavantage des personnes en lien avec un critère prohibé. Le rejet volontaire fondé sur la religion ou l’origine illustre plutôt une discrimination directe.

12. Quelle condition permet de qualifier juridiquement une inégalité de traitement de discrimination ?

Elle provoque une insatisfaction personnelle dans n’importe quelle situation sociale
Elle concerne une décision défavorable prise par une personne exerçant une autorité
Elle entraîne une différence de résultat entre deux personnes comparées
Elle est liée à un critère prohibé et intervient dans un domaine couvert par la loi

Elle est liée à un critère prohibé et intervient dans un domaine couvert par la loi

Explication

La discrimination suppose une inégalité de traitement liée à un critère prohibé et intervenant dans un domaine déterminé par la loi, comme l’emploi ou le logement. Une inégalité ou une insatisfaction sans critère prohibé ne suffit pas nécessairement au sens légal.

13. Depuis le 1er janvier 2017, quelles entreprises doivent former leurs salariés chargés du recrutement à la non-discrimination au moins tous les cinq ans ?

Les entreprises d’au moins 100 salariés et les agences proposant des formations professionnelles
Les entreprises d’au moins 500 salariés et les cabinets spécialisés dans le conseil juridique
Les entreprises d’au moins 300 salariés et les entreprises spécialisées dans le recrutement
Les entreprises d’au moins 300 salariés et les employeurs recrutant occasionnellement

Les entreprises d’au moins 300 salariés et les entreprises spécialisées dans le recrutement

Explication

L’obligation concerne les entreprises d’au moins 300 salariés ainsi que les entreprises spécialisées dans le recrutement, avec une formation au moins une fois tous les cinq ans. Le seuil de 100 ou de 500 salariés, comme le recrutement occasionnel, ne correspond pas à la règle indiquée.

14. Comment se répartit la charge de la preuve d’une discrimination en matière civile ?

Le juge recherche lui-même les preuves avant que les parties ne présentent leurs arguments
La victime doit établir seule et directement l’intention discriminatoire de la personne mise en cause
La personne mise en cause doit prouver d’emblée que toute différence de traitement était légitime
La victime présente des éléments laissant présumer une discrimination, puis la personne mise en cause justifie ses agissements

La victime présente des éléments laissant présumer une discrimination, puis la personne mise en cause justifie ses agissements

Explication

En matière civile, la victime doit d’abord fournir des éléments permettant de présumer une discrimination, puis la personne mise en cause doit démontrer que ses agissements n’étaient pas discriminatoires. Il ne lui revient donc pas de prouver d’emblée l’absence de toute différence de traitement.

15. Dans quelle situation une différence de traitement à l’embauche peut-elle être justifiée ?

Lorsqu’elle répond à une habitude de recrutement répandue dans le secteur concerné
Lorsqu’elle repose sur une exigence professionnelle essentielle directement liée au poste
Lorsqu’elle facilite la comparaison entre des candidatures présentant des parcours différents
Lorsqu’elle correspond à une préférence générale du recruteur pour certains profils

Lorsqu’elle repose sur une exigence professionnelle essentielle directement liée au poste

Explication

Une différence de traitement n’est admissible que si elle répond à une exigence professionnelle essentielle et déterminante, liée aux compétences nécessaires au poste. Une préférence personnelle ou une pratique sectorielle ne constitue pas une justification suffisante.

16. Quelle démarche correspond à un recrutement non discriminatoire ?

Comparer les diplômes, favoriser les profils disponibles et laisser l’entretien ouvert
Privilégier les candidatures recommandées, puis adapter les critères à chaque profil
Diffuser une annonce ciblée, retenir les parcours les plus familiers et discuter librement
Rédiger une annonce objective, utiliser des critères traçables et structurer l’entretien

Rédiger une annonce objective, utiliser des critères traçables et structurer l’entretien

Explication

Un recrutement non discriminatoire repose sur une annonce objective, une diffusion large, une évaluation des compétences, un entretien structuré et des critères traçables. Les autres démarches introduisent des préférences ou des méthodes d’évaluation variables.

17. Quel comportement est attendu d’un recruteur pendant un entretien d’embauche ?

Interroger la personne sur ses compétences et les éléments directement liés au poste
Explorer sa situation familiale afin d’anticiper ses contraintes professionnelles éventuelles
Aborder ses caractéristiques personnelles lorsqu’elles semblent pertinentes pour l’équipe
Demander ses convictions personnelles pour évaluer son adéquation avec la culture interne

Interroger la personne sur ses compétences et les éléments directement liés au poste

Explication

L’entretien doit porter sur les compétences, les savoirs, les savoir-faire, les savoir-être et les éléments liés au poste. Les questions relatives à un critère de discrimination doivent être écartées, même si elles paraissent utiles à l’organisation.

18. Quels éléments peuvent faire partie d’une politique diversité en entreprise ?

Un engagement de la direction, des formations, des indicateurs et une charte
Un contrôle des horaires, une limitation des mobilités et une communication commerciale
Une centralisation des décisions, une suppression des réseaux et une évaluation financière
Une sélection des candidats, une réduction des effectifs et une révision des salaires

Un engagement de la direction, des formations, des indicateurs et une charte

Explication

Une politique diversité peut associer l’engagement du top management, une structure dédiée, la sensibilisation, la formation, des indicateurs, une charte, un label ou un accord. Les autres ensembles décrivent des mesures de gestion qui ne constituent pas en elles-mêmes les composantes indiquées.

19. Quelle différence caractérise le plus souvent les politiques diversité des PME et celles des grandes entreprises ?

Les PME intègrent la diversité à la RSE, tandis que les grandes entreprises la traitent par des initiatives isolées
Les PME formalisent des accords, tandis que les grandes entreprises limitent leur démarche à des actions ponctuelles
Les PME confient la diversité à une structure dédiée, tandis que les grandes entreprises évitent la formalisation
Les PME privilégient des actions ponctuelles, tandis que les grandes entreprises structurent davantage leur démarche

Les PME privilégient des actions ponctuelles, tandis que les grandes entreprises structurent davantage leur démarche

Explication

Les PME mettent souvent en place des actions ponctuelles, alors que les grandes entreprises disposent plus fréquemment de politiques structurées dans des accords, la RSE et la QVCT. La confusion consiste à inverser le niveau habituel de formalisation entre les deux types d’organisation.

20. Quelle évolution est associée à la loi Roudy de 1983 ?

La création d’une autorité dédiée à la lutte contre les discriminations
L’autorisation d’une méthode de vérification des discriminations par candidature
La création d’un dispositif consacré à l’emploi des travailleurs handicapés
L’introduction de mesures positives en faveur de l’égalité professionnelle

L’introduction de mesures positives en faveur de l’égalité professionnelle

Explication

La loi Roudy de 1983 introduit des mesures positives en faveur de l’égalité professionnelle. Les autres propositions renvoient à d’autres dispositifs ou à des repères législatifs distincts.

21. Quels événements de 2004 ont contribué à l’institutionnalisation du sujet de la diversité ?

Un rapport sur l’égalité des chances, la Charte de la Diversité et la création de la Halde
Un accord sur la QVCT, une campagne de sensibilisation et la réforme de la formation
La loi Roudy, la création d’un label et la réforme de l’emploi des travailleurs handicapés
La loi sur l’égalité des chances, le testing et la création d’une autorité européenne

Un rapport sur l’égalité des chances, la Charte de la Diversité et la création de la Halde

Explication

En 2004, le rapport Les oubliés de l’égalité des chances, la Charte de la Diversité et la création de la Halde marquent l’institutionnalisation du sujet diversité. Le testing et la loi pour l’égalité des chances appartiennent à un repère ultérieur, tandis que les autres ensembles mélangent des éléments de périodes différentes.

22. Que signifie la signature de la Charte de la Diversité par un employeur ?

Il reconnaît les discriminations dans l’emploi et s’engage à favoriser la diversité.
Il obtient un label valable quatre ans après un audit intermédiaire.
Il réserve ses recrutements aux catégories sous-représentées dans l’organisation.
Il certifie la conformité de ses pratiques à un cahier des charges étatique.

Il reconnaît les discriminations dans l’emploi et s’engage à favoriser la diversité.

Explication

La Charte de la Diversité est un texte d’engagement qui condamne les discriminations dans l’emploi et incite l’employeur à agir en faveur de la diversité. Le cahier des charges et la durée de quatre ans concernent les labels délivrés par l’AFNOR, non la Charte elle-même.

23. Une institution obtient un label AFNOR au début de l’année 2025 : quelle échéance correspond à la durée du label et à son contrôle intermédiaire ?

Le label court jusqu’en 2029, avec un audit prévu vers le début de 2027.
Le label court jusqu’en 2027, avec un audit prévu vers le début de 2026.
Le label court jusqu’en 2026, avec un audit prévu vers le milieu de 2025.
Le label court jusqu’en 2029, avec un audit prévu vers le début de 2028.

Le label court jusqu’en 2029, avec un audit prévu vers le début de 2027.

Explication

Un label AFNOR est accordé pour quatre ans et fait l’objet d’un audit intermédiaire à mi-parcours, ce qui situe ici le contrôle vers 2027 et la fin du label vers 2029. La confusion fréquente consiste à confondre la durée totale du label avec le moment de l’audit intermédiaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Diversité et égalité en GRH.

Qu'est-ce qu'un stéréotype selon Leyens, Yzerbyt & Schadron (1996)?

Une croyance partagée sur les caractéristiques personnelles d'un groupe.

Quelles sont les caractéristiques du système 1?

Il est automatique, intuitif et rapide.

Quelles sont les caractéristiques du système 2?

Il est analytique, logique, réfléchi et plus lent.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Diversité et égalité en GRH.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM