QCM : Subrogation et traitement des arrêts (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les jours calendaires, ouvrables et ouvrés ?

Les jours calendaires correspondent aux jours travaillés, les jours ouvrables couvrent les congés, et les jours ouvrés vont du lundi au dimanche
Les jours calendaires vont du lundi au dimanche, les jours ouvrables excluent les dimanches et jours fériés chômés, et les jours ouvrés sont normalement travaillés
Les jours calendaires excluent les dimanches, les jours ouvrables couvrent toute la semaine, et les jours ouvrés incluent les jours fériés chômés
Les jours calendaires incluent les seuls jours de présence, les jours ouvrables excluent les samedis, et les jours ouvrés comprennent les dimanches

Les jours calendaires vont du lundi au dimanche, les jours ouvrables excluent les dimanches et jours fériés chômés, et les jours ouvrés sont normalement travaillés

Explication

Les jours calendaires couvrent toute la semaine, les jours ouvrables écartent les dimanches et jours fériés chômés, tandis que les jours ouvrés correspondent aux jours habituellement travaillés. La confusion fréquente consiste à exclure le dimanche des jours calendaires, alors que cette exclusion concerne les jours ouvrables.

2. Un salarié perçoit un salaire brut mensuel de 2 400 euros, 160 heures étaient prévues dans le mois et il a été absent 8 heures. Quelle retenue calculée selon la méthode de référence doit être appliquée ?

192 euros
150 euros
120 euros
96 euros

120 euros

Explication

La méthode de référence donne Retenue=2 400160×8=120\text{Retenue}=\frac{2\,400}{160}\times 8=120 euros. Une méthode fondée sur des jours ne remplace pas cette référence si elle aboutit à une retenue moins favorable au salarié.

3. Dans quelle situation une méthode de décompte différente de celle fondée sur les heures réelles peut-elle être retenue ?

Lorsqu’elle produit une retenue supérieure mais constante
Lorsqu’elle simplifie le calcul pour l’employeur
Lorsqu’elle est plus favorable au salarié
Lorsqu’elle correspond au nombre de jours du calendrier

Lorsqu’elle est plus favorable au salarié

Explication

Une autre méthode est admissible lorsqu’elle est plus favorable au salarié que le calcul selon les heures réelles. La simplification administrative ou une retenue supérieure ne suffit pas à la justifier.

4. Quelle comparaison entre les délais de carence est exacte en cas de maladie non professionnelle ?

La Sécurité sociale et l’employeur appliquent chacun un délai de 7 jours
La Sécurité sociale applique 3 jours et l’employeur intervient légalement après 7 jours
La Sécurité sociale et l’employeur appliquent chacun un délai de 3 jours
La Sécurité sociale applique 7 jours et l’employeur intervient légalement après 3 jours

La Sécurité sociale applique 3 jours et l’employeur intervient légalement après 7 jours

Explication

Le délai de carence de la Sécurité sociale est de 3 jours, tandis que le maintien légal du salaire par l’employeur commence après 7 jours. Les deux délais concernent donc des mécanismes distincts et ne se confondent pas.

5. Pour un arrêt maladie de moins de 6 mois, quelle condition ouvre le droit aux IJSS ?

Avoir travaillé 150 heures sur les 12 mois précédents et être affilié depuis 6 mois
Être affilié depuis 12 mois et avoir travaillé 600 heures sur les 12 mois précédents
Avoir travaillé 150 heures sur les 3 mois précédents ou avoir cotisé sur 1 015 fois le SMIC horaire sur les 6 mois précédents
Avoir travaillé 600 heures sur les 6 mois précédents et cotisé sur 2 030 fois le SMIC horaire

Avoir travaillé 150 heures sur les 3 mois précédents ou avoir cotisé sur 1 015 fois le SMIC horaire sur les 6 mois précédents

Explication

Pour un arrêt de courte durée, les deux conditions sont alternatives : 150 heures travaillées sur 3 mois ou un niveau de cotisations équivalent à 1 015 fois le SMIC horaire sur 6 mois. Les exigences d’affiliation de 12 mois et de 600 heures concernent les arrêts de plus de 6 mois.

6. Quelles conditions s’appliquent à l’ouverture des IJSS pour un arrêt de plus de 6 mois ?

Une affiliation d’au moins 12 mois et 600 heures travaillées ou le niveau de cotisations correspondant
Une affiliation d’au moins 3 mois et des cotisations équivalant à 1 015 fois le SMIC horaire
Une affiliation d’au moins 12 mois et 150 heures travaillées sur les 3 mois précédents
Une affiliation d’au moins 6 mois et 150 heures travaillées sur les 3 mois précédents

Une affiliation d’au moins 12 mois et 600 heures travaillées ou le niveau de cotisations correspondant

Explication

Un arrêt de plus de 6 mois exige une affiliation à l’Assurance Maladie depuis au moins 12 mois, ainsi que 600 heures travaillées sur 12 mois ou le niveau de cotisations correspondant à 2 030 fois le SMIC horaire. Le seuil de 150 heures et celui de 1 015 fois le SMIC horaire relèvent des arrêts de courte durée.

7. Quelle formule permet de calculer le salaire journalier de base utilisé pour les IJSS maladie ?

SJB=salaire brut du mois preˊceˊdent30,42\text{SJB}=\frac{\text{salaire brut du mois précédent}}{30,42}
SJB=somme des salaires bruts plafonneˊs sur 3 mois91,25\text{SJB}=\frac{\text{somme des salaires bruts plafonnés sur 3 mois}}{91,25}
SJB=somme des salaires nets sur 6 mois180\text{SJB}=\frac{\text{somme des salaires nets sur 6 mois}}{180}
SJB=salaire brut annuel plafonneˊ365\text{SJB}=\frac{\text{salaire brut annuel plafonné}}{365}

$$\text{SJB}=\frac{\text{somme des salaires bruts plafonnés sur 3 mois}}{91,25}$$

Explication

Le salaire journalier de base maladie additionne les salaires bruts des trois mois précédents, plafonnés à 1,4 SMIC, puis divise cette somme par 91,25. La division par 30,42 du salaire du mois précédent correspond au calcul utilisé pour les AT/MP.

8. Comment déterminer l’IJSS maladie nette à partir du salaire journalier de base ?

Elle correspond à 46,65 % du salaire journalier de base après application des prélèvements
Elle correspond à 93,3 % du salaire journalier de base après application des prélèvements
Elle correspond à 56,7 % du salaire journalier de base après application des prélèvements
Elle correspond à 50 % du salaire journalier de base sans prélèvement social

Elle correspond à 46,65 % du salaire journalier de base après application des prélèvements

Explication

L’IJSS brute vaut 50 % du salaire journalier de base, puis sa valeur nette représente 93,3 % de cette IJSS brute après la CSG et la CRDS, soit 46,65 % du salaire journalier de base. Le taux de 93,3 % s’applique donc à l’IJSS brute, et non directement au salaire journalier de base.

9. Que signifie la subrogation de l’employeur lorsqu’il maintient la rémunération du salarié ?

L’employeur verse les IJSS au salarié puis demande leur remboursement à la CPAM
Le salarié perçoit les IJSS et reverse ensuite leur montant à l’employeur
L’employeur perçoit directement les IJSS versées par la CPAM à la place du salarié
La CPAM suspend les IJSS et l’employeur devient responsable de leur calcul

L’employeur perçoit directement les IJSS versées par la CPAM à la place du salarié

Explication

La subrogation permet à l’employeur qui maintient la rémunération de recevoir directement les IJSS de la CPAM. Sans subrogation, les IJSS sont versées directement au salarié, qui ne les reverse pas automatiquement à l’employeur.

10. Quelle distinction entre subrogation de plein droit et subrogation conventionnelle est correcte ?

La première découle d’un maintien au moins égal aux IJSS, tandis que la seconde repose sur un texte ou un engagement
La première exige l’accord écrit du salarié, tandis que la seconde est imposée par la CPAM
La première repose sur une convention collective, tandis que la seconde découle d’un maintien au moins égal aux IJSS
La première concerne les AT/MP, tandis que la seconde concerne les maladies non professionnelles

La première découle d’un maintien au moins égal aux IJSS, tandis que la seconde repose sur un texte ou un engagement

Explication

La subrogation de plein droit dépend du niveau de maintien de salaire, qui doit être au moins égal aux IJSS dues. La subrogation conventionnelle repose quant à elle sur une convention collective, un accord, le contrat de travail ou un engagement unilatéral.

11. Dans quelle situation la subrogation de plein droit s’applique-t-elle automatiquement ?

Lorsque le maintien intégral est versé ou que le maintien partiel atteint au moins le montant des IJSS dues
Lorsque le maintien partiel reste inférieur au montant des IJSS dues pour la période
Lorsque le salarié demande par écrit que les IJSS soient versées à l’employeur
Lorsque l’employeur obtient une autorisation préalable de la CPAM pour chaque arrêt

Lorsque le maintien intégral est versé ou que le maintien partiel atteint au moins le montant des IJSS dues

Explication

La subrogation de plein droit découle du maintien intégral ou d’un maintien partiel au moins égal aux IJSS dues pour la même période, conformément à l’article R.323-11. Un maintien inférieur ne permet pas cette subrogation automatique, même si l’employeur souhaite récupérer les indemnités.

12. Quel élément peut fonder une subrogation conventionnelle ?

Un remboursement de la CPAM intervenant après le versement du salaire maintenu
Une attestation de salaire transmise par l’employeur dans le délai réglementaire
Une convention collective, un accord d’entreprise, le contrat de travail ou un engagement unilatéral
Une déclaration DSN indiquant le montant des IJSS attendues pour l’arrêt concerné

Une convention collective, un accord d’entreprise, le contrat de travail ou un engagement unilatéral

Explication

La subrogation conventionnelle repose sur un texte ou un engagement applicable à la relation de travail, comme une convention collective ou un accord d’entreprise. La DSN et l’attestation de salaire participent aux formalités, mais elles ne constituent pas le fondement conventionnel de la subrogation.

13. Quel est le flux financier et déclaratif correct lorsqu’un employeur pratique la subrogation ?

La CPAM verse les IJSS au salarié, puis l’employeur déclare le complément de salaire en DSN
L’employeur attend le remboursement de la CPAM avant de verser le salaire maintenu au salarié
Le salarié reçoit le salaire maintenu de l’employeur, puis reverse les IJSS à la CPAM
L’employeur verse le salaire maintenu, déclare la subrogation en DSN, puis reçoit les IJSS de la CPAM

L’employeur verse le salaire maintenu, déclare la subrogation en DSN, puis reçoit les IJSS de la CPAM

Explication

En subrogation, l’employeur avance le maintien de salaire au salarié, signale la subrogation par la DSN et perçoit ensuite les IJSS directement de la CPAM. Le salarié ne reverse donc pas lui-même les indemnités à l’employeur.

14. Quelle vérification l’employeur doit-il effectuer avant de déclarer une subrogation automatique ?

Vérifier que la durée de l’arrêt dépasse le délai habituel de traitement de la CPAM
Vérifier que le salarié a reçu directement les IJSS avant l’établissement du bulletin
Vérifier que le maintien versé atteint au moins le montant des IJSS attendues
Vérifier que le remboursement de la CPAM a déjà été comptabilisé en banque

Vérifier que le maintien versé atteint au moins le montant des IJSS attendues

Explication

L’employeur doit comparer le maintien prévu aux IJSS attendues et s’assurer que le maintien est au moins égal à ces indemnités. Si le maintien est inférieur, la subrogation automatique n’est pas possible et un double versement peut survenir.

15. Comment les IJSS doivent-elles être présentées sur un bulletin de paie en cas de subrogation avec maintien de salaire ?

Les IJSS nettes sont déduites du brut, puis les IJSS brutes sont ajoutées dans les éléments soumis
Les IJSS brutes sont ajoutées au brut, puis les IJSS nettes sont déduites du montant net à payer
Les IJSS sont exclues du bulletin, car leur remboursement est traité directement entre la CPAM et le salarié
Les IJSS brutes sont déduites du brut, puis les IJSS nettes sont réintégrées en bas du bulletin

Les IJSS brutes sont déduites du brut, puis les IJSS nettes sont réintégrées en bas du bulletin

Explication

Le bulletin déduit les IJSS brutes de la rémunération brute, puis réintègre les IJSS nettes en bas, parmi les primes et indemnités non soumises à cotisations. Confondre les montants bruts et nets inverse le traitement attendu et fausse la présentation de la paie.

16. Quelle conséquence peut avoir l’absence de déduction des IJSS brutes sur un bulletin en situation de subrogation ?

Une interruption du versement des IJSS par la CPAM jusqu’à la clôture de l’exercice comptable
Une diminution de l’assiette de cotisations entraînant automatiquement un remboursement de l’URSSAF
Une conversion automatique de la subrogation en versement direct des IJSS au salarié
Une assiette de cotisations surévaluée pouvant conduire à un redressement URSSAF

Une assiette de cotisations surévaluée pouvant conduire à un redressement URSSAF

Explication

Sans déduction des IJSS brutes, la rémunération soumise aux cotisations est artificiellement augmentée. Cette surévaluation peut être relevée lors d’un contrôle et entraîner un redressement URSSAF.

17. Quelle différence caractérise le versement des IJSS avec et sans subrogation ?

Avec subrogation, la CPAM verse les IJSS au salarié ; sans subrogation, l’employeur les reçoit et les reverse
Avec subrogation, les IJSS ne figurent pas dans le maintien ; sans subrogation, elles sont intégrées au salaire versé
Avec subrogation, l’employeur verse son complément ; sans subrogation, il verse le salaire maintenu comprenant les IJSS
Avec subrogation, l’employeur reçoit les IJSS et verse le salaire maintenu ; sans subrogation, la CPAM les verse directement au salarié

Avec subrogation, l’employeur reçoit les IJSS et verse le salaire maintenu ; sans subrogation, la CPAM les verse directement au salarié

Explication

La subrogation transfère à l’employeur la perception des IJSS, tandis qu’il verse au salarié le salaire maintenu. En l’absence de subrogation, l’employeur verse son complément et le salarié reçoit directement les IJSS de la CPAM.

18. Quel traitement comptable correspond au suivi des IJSS en situation de subrogation ?

Enregistrer le maintien en charge, constater les IJSS attendues en créance au compte 4387, puis solder cette créance au remboursement
Enregistrer le salaire maintenu au compte 4387, puis constater les IJSS reçues comme une dette envers le salarié
Enregistrer les IJSS attendues en charge au compte 641, puis constater le salaire maintenu en créance sur la CPAM
Enregistrer le remboursement en produit définitif, sans rapprocher les IJSS déclarées des montants effectivement reçus

Enregistrer le maintien en charge, constater les IJSS attendues en créance au compte 4387, puis solder cette créance au remboursement

Explication

Le salaire maintenu est enregistré en charge et les IJSS attendues constituent une créance sur la CPAM au compte 4387, qui est soldée lors du remboursement. Le compte 641 concerne la rémunération du personnel, tandis que le rapprochement mensuel permet de détecter les écarts.

19. Un bulletin déduit 320 € d’IJSS, tandis que la CPAM rembourse 298 €. Que révèle le rapprochement comptable ?

Un écart de 22 € à expliquer et éventuellement à corriger sur le bulletin suivant
Une absence d’écart, car les montants déduits et remboursés peuvent différer sans contrôle
Une dette de 22 € envers le salarié résultant d’un remboursement supérieur à la déduction
Une créance complémentaire de 618 € correspondant à l’addition des deux montants

Un écart de 22 € à expliquer et éventuellement à corriger sur le bulletin suivant

Explication

La différence entre 320 € déduits et 298 € remboursés est de 22 €, ce qui impose d’en rechercher la cause et peut nécessiter une correction ultérieure. Il ne s’agit pas d’un remboursement supérieur à la déduction, mais d’un montant reçu inférieur.

20. Pour un salarié ayant au moins un an d’ancienneté, quelles sont les règles du maintien légal de salaire en maladie ordinaire, après déduction des IJSS ?

90 % du salaire brut pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant les 30 jours suivants, à compter du 8e jour
66,66 % du salaire brut pendant 30 jours, puis 90 % pendant les 30 jours suivants, à compter du 4e jour
50 % du salaire brut pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant les 30 jours suivants, à compter du 8e jour
90 % du salaire net pendant 30 jours, puis 50 % pendant les 30 jours suivants, à compter du premier jour

90 % du salaire brut pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant les 30 jours suivants, à compter du 8e jour

Explication

Le maintien légal intervient à partir du 8e jour et garantit 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant les 30 jours suivants, après déduction des IJSS. Le début au 4e jour correspond aux IJSS de maladie ordinaire, et non au maintien légal de salaire.

21. À quel changement sont soumis les arrêts débutant à compter du 1er avril 2025 pour le calcul des IJSS ?

Le plafond de revenus pris en compte passe de 1,8 à 1,4 fois le SMIC mensuel
Le plafond de revenus pris en compte passe de 1,4 à 1,8 fois le SMIC mensuel
Le délai de carence des IJSS passe de trois jours à sept jours
Le taux des IJSS passe de 50 % à 60 % du salaire journalier de base

Le plafond de revenus pris en compte passe de 1,8 à 1,4 fois le SMIC mensuel

Explication

Le décret n° 2025-160 abaisse, pour les arrêts commençant à partir du 1er avril 2025, le plafond de revenus de 1,8 à 1,4 fois le SMIC mensuel. Cette évolution ne concerne pas les assurés déjà indemnisés avant cette date.

22. Sur un bulletin de paie avec subrogation, comment s’articulent la retenue pour absence, les IJSS et le complément employeur ?

Le complément employeur remplace la retenue pour absence, tandis que les IJSS brutes sont ajoutées au brut sans prélèvement social
Les IJSS nettes diminuent le brut soumis à cotisations, tandis que la retenue et le complément employeur augmentent le net à payer
La retenue réduit le net à payer, tandis que les IJSS brutes augmentent le brut soumis à cotisations et le complément réduit le salaire brut
La retenue et les IJSS brutes réduisent le brut soumis à cotisations, le complément reconstitue partiellement le brut et les IJSS nettes augmentent le net à payer

La retenue et les IJSS brutes réduisent le brut soumis à cotisations, le complément reconstitue partiellement le brut et les IJSS nettes augmentent le net à payer

Explication

Avec la subrogation, la retenue pour absence et les IJSS brutes diminuent le brut soumis à cotisations, puis le complément employeur en reconstitue une partie et les IJSS nettes contribuent au net à payer. L’idée selon laquelle les IJSS brutes augmenteraient directement le brut soumis à cotisations inverse leur traitement sur le bulletin.

23. Quel contrôle permet de vérifier la cohérence globale d’un bulletin comportant un arrêt de travail ?

Examiner les cotisations patronales, les frais professionnels, les primes et la concordance avec le contrat de travail
Comparer le net fiscal, les avantages en nature, les acomptes et la concordance avec le compte bancaire
Vérifier la retenue, l’absence de double déduction, l’actualisation des IJSS, les carences et la concordance avec la DSN
Contrôler le salaire contractuel, les congés payés, les heures supplémentaires et la concordance avec le registre du personnel

Vérifier la retenue, l’absence de double déduction, l’actualisation des IJSS, les carences et la concordance avec la DSN

Explication

Le contrôle adapté porte sur la retenue pour absence, l’absence de double déduction, l’actualisation des IJSS, les délais de carence et la cohérence entre le bulletin et la DSN. Les autres vérifications peuvent être utiles en paie, mais elles ne couvrent pas les contrôles spécifiques d’un arrêt.

24. À partir de quel jour les IJSS sont-elles versées en maladie ordinaire, et selon quelle base principale ?

À partir du lendemain, à hauteur de 60 % du salaire journalier de référence sans plafond
À partir du 8e jour, à hauteur de 66,66 % du salaire brut des trente derniers jours
À partir du 4e jour, à hauteur de 50 % du salaire journalier de base plafonné à 1,4 SMIC
À partir du premier jour, à hauteur de 80 % du salaire journalier de référence plafonné à 1,8 SMIC

À partir du 4e jour, à hauteur de 50 % du salaire journalier de base plafonné à 1,4 SMIC

Explication

Les IJSS de maladie ordinaire commencent au 4e jour, après trois jours de carence, et correspondent à 50 % du salaire journalier de base dans la limite de 1,4 SMIC. Le versement dès le lendemain et les taux de 60 % puis 80 % concernent les accidents du travail et maladies professionnelles.

25. Quelle est la règle de versement des IJSS en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ?

Elles sont versées à partir du 4e jour, après trois jours de carence, à 50 % du salaire journalier de base
Elles sont versées à partir du 8e jour, après sept jours de carence, à 66,66 % du salaire brut
Elles sont versées dès le lendemain, sans délai de carence, à 60 % puis 80 % du salaire journalier de référence
Elles sont versées dès le premier jour, à 90 % du salaire brut puis à 66,66 % après trente jours

Elles sont versées dès le lendemain, sans délai de carence, à 60 % puis 80 % du salaire journalier de référence

Explication

En accident du travail ou maladie professionnelle, les IJSS commencent dès le lendemain sans délai de carence et s’élèvent à 60 %, puis 80 %, du salaire journalier de référence. Le début au 4e jour après trois jours de carence caractérise la maladie ordinaire.

26. Quelle séquence respecte la méthode de traitement d’un arrêt de travail en paie ?

Constituer l’assiette, déclarer la subrogation, identifier l’arrêt, calculer les IJSS, puis établir la retenue et contrôler le bulletin
Calculer les IJSS, établir la retenue, identifier l’arrêt, constituer l’assiette, puis contrôler la DSN avant de déclarer la subrogation
Identifier l’arrêt et le décompte, constituer l’assiette, calculer la retenue, déterminer les IJSS, déclarer la subrogation, puis contrôler le bulletin et le rapprochement CPAM
Identifier l’arrêt, calculer directement la retenue et les IJSS, déclarer la DSN, puis déterminer l’assiette et vérifier la subrogation

Identifier l’arrêt et le décompte, constituer l’assiette, calculer la retenue, déterminer les IJSS, déclarer la subrogation, puis contrôler le bulletin et le rapprochement CPAM

Explication

Le traitement commence par l’identification de la nature de l’arrêt et de la méthode de décompte, puis se poursuit par l’assiette, la retenue, les IJSS, la subrogation et les contrôles. La retenue et les IJSS ne reposent pas sur la même base de calcul, ce qui rend trompeuse l’idée d’un calcul direct et indifférencié.

27. Quels éléments doivent être intégrés dans l’assiette de la retenue pour absence ?

Les primes rémunératoires et les remboursements de frais professionnels, à l’exclusion du salaire contractuel
Les remboursements de frais professionnels et les avantages en nature, à l’exclusion du salaire de base
Le salaire de base et les remboursements de frais professionnels, à l’exclusion des primes variables
Le salaire de base et les primes rémunératoires, à l’exclusion des remboursements de frais professionnels

Le salaire de base et les primes rémunératoires, à l’exclusion des remboursements de frais professionnels

Explication

L’assiette comprend le salaire de base ainsi que les primes qui constituent un élément de rémunération. Les remboursements de frais professionnels en sont exclus, car ils ne rémunèrent pas le travail effectué.

28. Une assiette de 3 000 euros, 30 jours de référence et 6 jours d’absence sont retenus pour le calcul d’une absence. Quelle retenue obtient-on ?

500 euros
600 euros
3 600 euros
100 euros

600 euros

Explication

La formule donne retenue=3 00030×6=600\text{retenue} = \frac{3\,000}{30} \times 6 = 600 euros. Le montant de 500 euros correspondrait à une division par 36 jours, qui ne figure pas dans les données du calcul.

29. Comment calcule-t-on le salaire journalier de base puis l’IJSS brute en maladie ordinaire ?

On additionne les trois salaires bruts non plafonnés, on divise par 90, puis on applique 60 % sans limite journalière
On additionne les trois salaires bruts plafonnés, on divise par 91,25, puis on applique 50 % dans la limite du plafond journalier
On divise le dernier salaire brut par 91,25, puis on applique 50 % avant tout plafonnement des revenus
On additionne les six derniers salaires nets, on divise par 182,5, puis on applique 66,66 % dans la limite mensuelle

On additionne les trois salaires bruts plafonnés, on divise par 91,25, puis on applique 50 % dans la limite du plafond journalier

Explication

Le salaire journalier de base repose sur les trois derniers salaires bruts plafonnés divisés par 91,25 jours, puis l’IJSS brute correspond à 50 % de cette base dans la limite du plafond journalier. Le calcul ne part ni d’un seul salaire net ni d’une période de six mois.

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Quelles différences existent entre jours calendaires, ouvrables et ouvrés ?

Les jours calendaires couvrent tous les jours, ouvrables excluent dimanches et jours fériés, ouvrés sont les jours travaillés.

Quelle formule calcule la retenue pour absence ?

Retenue = salaire brut mensuel ÷ heures réelles prévues × heures d’absence.

Quand une méthode de décompte différente des heures réelles est-elle possible ?

Si elle est plus favorable au salarié.

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