QCM : Économie et démarche scientifique — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction permet de lire correctement un chiffre comme celui d’un taux de chômage de 8 % ?

Le fait recherche la cause, l’interprétation évalue le niveau et le jugement décrit le chiffre
Le fait décrit la cause, l’interprétation fixe le chiffre et le jugement compare les périodes
Le fait décrit le chiffre, l’interprétation en recherche la cause et le jugement l’évalue
Le fait évalue le chiffre, l’interprétation le décrit et le jugement en recherche la cause

Le fait décrit le chiffre, l’interprétation en recherche la cause et le jugement l’évalue

Explication

Le fait énonce ce que montre le chiffre, l’interprétation cherche une cause justifiée et le jugement porte une appréciation. Dire qu’un niveau est « élevé » relève donc du jugement plutôt que de la description factuelle.

2. Laquelle de ces formulations constitue un jugement à propos d’un chômage de 8 % ?

Le chômage reste élevé
Le chômage atteint 8 %
Le taux de chômage est mesuré dans la population active
Cette situation peut s’expliquer par une baisse de la demande

Le chômage reste élevé

Explication

L’expression « reste élevé » porte une appréciation sur le niveau observé, ce qui caractérise un jugement. La formulation indiquant 8 % est un fait, tandis que la recherche d’une cause relève de l’interprétation.

3. Quelles sont les quatre grandes familles de pensée économique présentées ?

Les classiques, les néoclassiques, les marxistes et les institutionnalistes
Les keynésiens, les monétaristes, les libéraux et les interventionnistes
Les néoclassiques, les comportementalistes, les structuralistes et les régulationnistes
Les classiques, les physiocrates, les socialistes et les mercantilistes

Les classiques, les néoclassiques, les marxistes et les institutionnalistes

Explication

Les quatre familles sont les classiques, les néoclassiques, les marxistes et les institutionnalistes. Les autres regroupements mélangent des courants, des approches ou des catégories qui ne correspondent pas à cette classification.

4. Quelle proposition caractérise le mieux l’approche des économistes classiques comme Adam Smith et David Ricardo ?

Ils expliquent la richesse par les institutions et étudient surtout les habitudes sociales
Ils étudient la valeur par les classes sociales et la domination dans le capitalisme
Ils relient la richesse au travail et à l’échange et étudient la production
Ils analysent les choix individuels et font du prix le mécanisme central du marché

Ils relient la richesse au travail et à l’échange et étudient la production

Explication

Les classiques associent la richesse au travail et à l’échange et s’intéressent à la production, au commerce et à la répartition. L’analyse des prix renvoie aux néoclassiques, tandis que les institutions et les classes sociales caractérisent d’autres courants.

5. Une analyse qui part des choix individuels et étudie comment les prix peuvent équilibrer l’offre et la demande relève principalement de quel courant ?

Le courant néoclassique
Le courant classique
Le courant institutionnaliste
Le courant marxiste

Le courant néoclassique

Explication

Les néoclassiques placent les choix individuels et le rôle des prix au centre de l’analyse, avec l’idée que le marché peut théoriquement équilibrer l’offre et la demande. Les classiques mettent davantage l’accent sur le travail et l’échange, tandis que les deux autres courants privilégient respectivement les classes ou les institutions.

6. Quel économiste est principalement associé à l’analyse marxiste des classes sociales et de la domination dans le capitalisme ?

Alfred Marshall
David Ricardo
Karl Marx
Thorstein Veblen

Karl Marx

Explication

Karl Marx est la figure principalement associée au courant marxiste, qui place le travail au cœur de la réflexion sur la valeur et analyse les rapports entre classes sociales. Marshall est néoclassique, Ricardo classique et Veblen institutionnaliste.

7. Quelle caractéristique définit le mieux une science ?

Une collection d’opinions qui deviennent valides lorsqu’elles sont formulées avec précision
Une accumulation d’affirmations reconnues par une communauté sans examen de leurs preuves
Une description du réel reposant principalement sur l’intuition et l’absence de vérification
Une production de connaissances fondée sur l’observation et la confrontation des hypothèses aux faits

Une production de connaissances fondée sur l’observation et la confrontation des hypothèses aux faits

Explication

Une science produit des connaissances à partir de l’observation, d’hypothèses confrontées aux faits et d’une démarche aussi transparente et reproductible que possible. Une affirmation simplement acceptée ou invérifiée ne satisfait pas cette exigence de confrontation empirique.

8. Comment une affirmation concernant l’homéopathie doit-elle être évaluée dans une démarche scientifique ?

En la jugeant convaincante lorsqu’elle correspond à une expérience personnelle
En l’acceptant lorsqu’elle propose une explication cohérente sans test
En la confrontant à des preuves et à des faits observables
En la considérant comme valide dès qu’elle est largement diffusée

En la confrontant à des preuves et à des faits observables

Explication

Une affirmation sur l’homéopathie doit être confrontée aux faits et aux preuves avant d’être retenue. Sa diffusion, sa cohérence apparente ou une expérience personnelle ne remplacent pas une vérification empirique.

9. Quelle propriété rend une théorie scientifique selon Karl Popper ?

Elle correspond à une idée cohérente qui ne peut rencontrer de contre-exemple
Elle repose sur des observations nombreuses qui la rendent certaine
Elle peut être mise à l’épreuve et potentiellement réfutée par un fait
Elle est adoptée par une communauté scientifique suffisamment importante

Elle peut être mise à l’épreuve et potentiellement réfutée par un fait

Explication

Pour Karl Popper, une théorie scientifique doit accepter la possibilité d’être contredite par un fait observable. Une proposition qui ne permet aucun contre-exemple ne peut pas être soumise à une véritable réfutation.

10. Quel raisonnement consiste à généraliser une règle à partir de plusieurs observations particulières ?

La déduction, qui applique une règle générale à un cas particulier
L’analogie, qui compare deux situations sans formuler de règle générale
L’induction, qui propose une règle générale sans en garantir la vérité future
La réfutation, qui établit qu’une théorie résiste à toute objection

L’induction, qui propose une règle générale sans en garantir la vérité future

Explication

L’induction part de cas particuliers pour formuler une règle générale, mais elle ne permet pas de démontrer avec certitude que cette règle restera toujours vraie. La déduction suit le mouvement inverse, puisqu’elle applique une règle à un cas.

11. Comment les préjugés, les habitudes et les traditions peuvent-ils affecter la recherche selon Francis Bacon ?

Ils peuvent remplacer l’examen des faits par une méthode expérimentale plus précise
Ils peuvent accélérer l’observation en fournissant des conclusions déjà établies
Ils peuvent fausser l’observation et le raisonnement en orientant l’interprétation
Ils peuvent garantir une interprétation commune entre chercheurs de disciplines différentes

Ils peuvent fausser l’observation et le raisonnement en orientant l’interprétation

Explication

Francis Bacon souligne que les idées préconçues peuvent déformer l’observation et le raisonnement, ce qui exige une prise de recul. Cette prise de recul vise à limiter le biais plutôt qu’à renforcer une conclusion préalable.

12. Quelle conception de la science Thomas Kuhn met-il en avant ?

Une activité principalement technique où les échanges entre scientifiques jouent un rôle secondaire
Une progression cumulative dans laquelle les mêmes méthodes restent indépendantes des paradigmes
Une démarche individuelle fondée sur des observations séparées de tout cadre collectif
Une activité sociale menée par des communautés qui partagent des pratiques et transforment leurs paradigmes

Une activité sociale menée par des communautés qui partagent des pratiques et transforment leurs paradigmes

Explication

Pour Thomas Kuhn, les scientifiques travaillent au sein de communautés qui partagent des manières de voir et de faire, et les connaissances évoluent lors de changements de paradigmes. Cette conception s’oppose à l’image d’une science produite indépendamment de tout contexte collectif.

13. Comment Lakatos propose-t-il d’évaluer une théorie confrontée à une difficulté ?

Il faut abandonner la théorie dès qu’une observation lui pose une difficulté
Il faut examiner l’évolution de son programme de recherche et ses résultats dans la durée
Il faut comparer la théorie avec une seule observation favorable avant de décider
Il faut conserver la théorie dès qu’elle a produit une explication historiquement influente

Il faut examiner l’évolution de son programme de recherche et ses résultats dans la durée

Explication

Selon Lakatos, une difficulté ponctuelle ne suffit pas à abandonner une théorie : il faut évaluer la trajectoire globale de son programme de recherche et sa capacité à produire des résultats. Une réaction immédiate à une seule anomalie ne correspond donc pas à cette démarche.

14. Quelle thèse Paul Feyerabend défend-il à propos des méthodes scientifiques ?

Une méthode devient scientifique lorsqu’elle exclut les perspectives concurrentes de l’enquête
Les méthodes scientifiques doivent être choisies selon une règle fixe indépendante du problème étudié
Une méthode scientifique universelle doit s’appliquer de la même manière à chaque recherche
La diversité des méthodes et des points de vue peut favoriser le progrès scientifique

La diversité des méthodes et des points de vue peut favoriser le progrès scientifique

Explication

Paul Feyerabend soutient qu’il n’existe pas une méthode scientifique unique valable dans tous les cas et que la diversité peut contribuer au progrès. Une règle universelle et uniforme ne correspond donc pas à sa position.

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Quelle différence existe-t-il entre fait, interprétation et jugement ?

Le fait décrit sans expliquer, l'interprétation cherche une cause, le jugement porte une appréciation.

Que décrit le fait dans la présentation d'un chiffre ?

Ce que le chiffre montre sans l'expliquer.

Que recherche l'interprétation d'un chiffre ?

Une cause justifiée du chiffre.

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