QCM : Entrepreneuriat et innovation — 11 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon Jean-Baptiste Say en 1832, quelle caractéristique définit principalement l’entrepreneur ?

Il applique les méthodes de management au sein d’une organisation.
Il coordonne une équipe sans engager de ressources personnelles.
Il crée un produit pour son compte, à son profit et à ses risques.
Il réforme la production en exploitant une possibilité technique inédite.

Il crée un produit pour son compte, à son profit et à ses risques.

Explication

Pour Say, l’entrepreneur prend l’initiative de créer un produit pour son propre compte, en assumant les risques et en recherchant un profit. La transformation technique de la production correspond davantage à la conception de Schumpeter, tandis que le management renvoie à une autre fonction.

2. Quelle est la définition de l’entrepreneur selon Jean-Baptiste Say ?

C’est une personne qui innove en exploitant une invention ou une possibilité technique inédite.
C’est celui qui crée un produit pour son profit et à ses risques, qu’il soit agriculteur, manufacturier ou commerçant.
C’est un individu qui investit dans des marchés financiers sans créer de produit.
C’est celui qui gère une organisation existante sans prendre de risques.

C’est celui qui crée un produit pour son profit et à ses risques, qu’il soit agriculteur, manufacturier ou commerçant.

Explication

Selon Jean-Baptiste Say, l’entrepreneur est celui qui crée un produit pour son propre profit et à ses risques, peu importe le secteur. La deuxième option correspond à la définition de Schumpeter, qui insiste sur l’innovation et la révolution de la routine de production.

3. Quelle situation correspond à la conception schumpétérienne de l’entrepreneur ?

Lancer une activité en assumant personnellement les risques financiers.
Vendre un produit existant sans transformer son mode de production.
Réorganiser la production grâce à une invention ou une technique nouvelle.
Administrer une organisation selon des procédures déjà établies.

Réorganiser la production grâce à une invention ou une technique nouvelle.

Explication

Schumpeter associe l’entrepreneur à la réforme ou à la révolution de la routine productive par l’exploitation d’une invention ou d’une possibilité technique inédite. La prise de risque liée à la création pour son propre compte relève plutôt de la définition proposée par Say.

4. Quelle date est associée à la définition de l’entrepreneur par Jean-Baptiste Say ?

1942
1832
2018
1962

1832

Explication

Jean-Baptiste Say a défini l’entrepreneur en 1832. La date 1942 correspond à la définition de Schumpeter, tandis que 1962 est celle de Rogers, et 2018 celle de l’OCDE.

5. Quels sont les quatre paradigmes permettant d’envisager l’entrepreneuriat ?

La concurrence, la rentabilité, la croissance et la diversification.
L’opportunité d’affaires, la création d’organisation, la création de valeur et l’innovation.
La gestion financière, le recrutement, la production et la commercialisation.
La planification stratégique, le contrôle, la hiérarchie et la coordination.

L’opportunité d’affaires, la création d’organisation, la création de valeur et l’innovation.

Explication

L’entrepreneuriat est analysé à travers l’opportunité d’affaires, la création d’organisation, la création de valeur et l’innovation. Les autres regroupements correspondent à des fonctions ou objectifs de gestion, mais ne constituent pas les quatre paradigmes indiqués.

6. Quelle est la principale fonction de l’entrepreneur selon Schumpeter ?

Assurer la commercialisation et la vente de produits existants
Créer une nouvelle organisation juridique pour une activité existante
Révolutionner la routine de production en exploitant une invention ou une possibilité technique inédite
Gérer l’organisation quotidienne en assurant la stabilité financière

Révolutionner la routine de production en exploitant une invention ou une possibilité technique inédite

Explication

Selon Schumpeter, l’entrepreneur a pour rôle de réformer ou révolutionner la routine de production en exploitant une invention ou une possibilité technique inédite. La gestion quotidienne est plutôt la fonction du manager, qui assure la stabilité et l’organisation courante.

7. Une association modifie ses pratiques pour influencer favorablement son environnement sans créer de nouvelle entité juridique : cette situation relève-t-elle de l’entrepreneuriat ?

Non, car une organisation existante ne peut pas être considérée comme entrepreneuriale.
Oui, mais seulement si l’association obtient un financement privé important.
Oui, car l’entrepreneuriat peut concerner une organisation proactive dans le secteur associatif.
Non, car l’entrepreneuriat suppose la création d’une entreprise commerciale nouvelle.

Oui, car l’entrepreneuriat peut concerner une organisation proactive dans le secteur associatif.

Explication

L’entrepreneuriat englobe les organisations proactives qui cherchent à modifier leur environnement à leur avantage, y compris dans les secteurs social et associatif. La création d’une nouvelle entité juridique caractérise plutôt un cas particulier : la création d’entreprise.

8. Quand la définition de l’innovation a-t-elle été formellement établie par l’OCDE ?

En 1962, avec la publication de Rogers sur les idées nouvelles.
En 1832, dans la première édition des travaux de Say.
En 2018, lors de la publication de leur rapport sur l’innovation.
En 1942, lors de la présentation de la théorie de Schumpeter.

En 2018, lors de la publication de leur rapport sur l’innovation.

Explication

La définition officielle de l’innovation par l’OCDE a été publiée en 2018, précisant qu’elle concerne la mise en œuvre de produits ou procédés nouveaux ou sensiblement améliorés. La date 1962 correspond à la définition de Rogers, qui est différente, tandis que 1832 et 1942 se rapportent à d’autres concepts liés à l’entrepreneuriat.

9. En quoi la définition de l’innovation selon l’OCDE diffère-t-elle de celle de Rogers ?

L’OCDE se concentre sur l’aspect commercial, alors que Rogers se limite à l’aspect technique.
L’OCDE parle d’innovation radicale, alors que Rogers parle uniquement d’innovation incrémentale.
L’OCDE met l’accent sur la mise en œuvre de produits ou procédés nouveaux ou améliorés, tandis que Rogers insiste sur la perception de nouveauté par un individu ou une unité d’adoption.
L’OCDE considère uniquement l’innovation technologique, alors que Rogers inclut aussi les pratiques sociales.

L’OCDE met l’accent sur la mise en œuvre de produits ou procédés nouveaux ou améliorés, tandis que Rogers insiste sur la perception de nouveauté par un individu ou une unité d’adoption.

Explication

L’OCDE définit l’innovation comme la mise en œuvre d’un produit ou procédé nouveau ou sensiblement amélioré, tandis que Rogers voit l’innovation comme une idée ou pratique perçue comme nouvelle par un individu ou une unité. La différence réside dans la perspective : organisationnelle versus perception individuelle.

10. Qui a proposé la classification des types d’innovation en croisant la technologie et le marché ?

Rogers
L’OCDE
Schumpeter
La matrice d’innovation

La matrice d’innovation

Explication

C’est la matrice d’innovation qui croise la nature de la technologie et du marché pour définir quatre types d’innovation. Schumpeter, Rogers et l’OCDE ont des approches différentes ou complémentaires, mais ne sont pas à l’origine de cette classification.

11. Quelles sont les principales raisons pour lesquelles la protection de l’innovation est cruciale dans un environnement VUCA ?

Elle permet de sécuriser les investissements et de préserver un avantage concurrentiel.
Elle élimine la nécessité de gérer la propriété intellectuelle et de faire respecter les droits.
Elle facilite la diffusion rapide des innovations et la collaboration entre entreprises.
Elle réduit la nécessité de déposer des brevets et d’assurer une protection juridique.

Elle permet de sécuriser les investissements et de préserver un avantage concurrentiel.

Explication

La protection de l’innovation permet de sécuriser les investissements et de préserver un avantage concurrentiel dans un environnement volatil et incertain. La diffusion rapide n’est pas toujours souhaitée si la propriété n’est pas protégée, et la gestion de la propriété intellectuelle reste essentielle pour défendre ses droits.

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Mémorisez les réponses avec 11 flashcards sur Entrepreneuriat et innovation.

Qui est l'entrepreneur selon Jean-Baptiste Say (1832) ?

Celui qui crée pour son compte, à son profit et à ses risques un produit quelconque.

Définition entrepreneur Say

Créer pour son compte, à ses risques, un produit.

Quelle fonction économique Schumpeter attribue-t-il à la mise en œuvre des innovations ?

Une fonction distincte difficile à réaliser à cause des résistances économiques.

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