Fiche de révision : Élasticités et production

Plan du Cours

  1. Rareté et décisions économiques
  2. Échanges et organisation des marchés
  3. Microéconomie et macroéconomie
  4. Méthodes et raisonnements économiques
  5. Économie positive et normative
  6. Offre, demande et équilibre
  7. Élasticité-prix de la demande
  8. Élasticités revenu et prix croisé
  9. Élasticité de l’offre et équilibre
  10. Objectifs et coûts de l’entreprise
  11. Production et productivité
  12. Productivité marginale et coûts de production
  13. Coûts à court et long terme
  14. Décisions de l’entreprise concurrentielle
  15. Monopole et barrières à l’entrée
  16. Discrimination tarifaire
  17. Régulation et effets du monopole

1. Rareté et décisions économiques

Notions clés & Définitions

  • Économie : L’économie étudie la gestion de ressources rares affectées à des fins multiples.

★ À maîtriser

📌 L’équité adapte la répartition aux besoins, tandis que l’égalité consiste à donner la même chose à tout le monde sans tenir compte de ces besoins.

📌 Pour décider, il faut comparer les gains et les pertes des possibilités en tenant compte des conséquences marginales d’une action.

Compléments

  • Après la vente de 190 billets à 600 €, les 10 places restantes d’un avion qui décollera au même coût peuvent être vendues à 300 € chacune, rapportant 3 000 € supplémentaires.

  • Un changement de politique peut modifier les incitations des individus et produire un résultat différent de celui attendu.

Astuce mémo

Équité adapte aux besoins ; égalité donne la même chose.

2. Échanges et organisation des marchés

Notions clés & Définitions

  • Concurrence parfaite : La concurrence parfaite est un marché où les prix se forment librement, l’information est complète, gratuite et résumée dans les prix, les marchés existent pour tous les échanges, et il n’y a ni rendements d’échelle croissants, ni innovation technologique, ni agent dominant, ni bien public, ni externalité, ni taxe différenciant prix acheteur et vendeur.
  • Externalité : Une externalité est un impact positif ou négatif sur le bien-être d’autrui qui résulte d’une action sans contrepartie.

★ À maîtriser

  • Les échanges peuvent profiter aux deux parties, car chaque pays peut se concentrer sur ce qu’il produit le mieux puis l’échanger contre ce qu’il souhaite obtenir.

  • Les trois formes d’organisation économique présentées sont :

    • l’économie planifiée
    • l’économie de marché
    • l’économie mixte
  • Dans une économie capitaliste, la propriété privée des moyens de production, le libre-échange organisé par les prix et le respect des droits de propriété caractérisent le système.

Compléments

  • La délocalisation d’entreprises vers des pays où la main-d’œuvre coûte moins cher peut entraîner des pertes d’emploi dans leur pays d’origine.

  • Le capitalisme a favorisé un grand développement économique, mais aussi un écart croissant dans la répartition des richesses et des pouvoirs.

📌 L’État peut répondre aux défaillances de marché en subventionnant les externalités positives, en taxant les externalités négatives et en contrôlant les prix face au pouvoir de marché.

Astuce mémo

Prix ajustables → coordination par la main invisible.

3. Microéconomie et macroéconomie

★ À maîtriser

📌 La microéconomie étudie les décisions et interactions des ménages et des entreprises, tandis que la macroéconomie étudie les phénomènes économiques globaux issus de comportements agrégés, comme l’inflation, le chômage et la croissance.

  • La richesse d’un pays dépend de sa capacité à produire des biens et des services, mesurée par le produit intérieur brut, calculable en termes nominaux ou réels.

Compléments

  • Les différences de niveau de vie entre les pays s’expliquent par des différences de productivité.

  • Un gouvernement peut financer ses dépenses par :

    • les impôts
    • l’emprunt
    • l’impression de billets

Astuce mémo

Micro : agents isolés ; macro : phénomènes agrégés.

4. Méthodes et raisonnements économiques

Notions clés & Définitions

  • Modèle économique : Un modèle économique est une simplification de la réalité obtenue à partir d’hypothèses et destinée à mieux comprendre l’économie.
  • Empirisme : L’empirisme consiste à collecter des données et à mobiliser les connaissances scientifiques pour les interpréter.
  • Hypothético-déduction : L’hypothético-déduction consiste à formuler des hypothèses, à expérimenter et à dégager une loi lorsque les résultats se répètent.

Points essentiels

  • L’économie utilise la méthode scientifique et relève donc des sciences.

📌 Le raisonnement inductif part d’un cas particulier pour généraliser, tandis que le raisonnement déductif part d’un cas général pour examiner un cas particulier.

5. Économie positive et normative

Points essentiels

📌 L’économie positive décrit le fonctionnement de l’économie, tandis que l’économie normative propose des conseils ou des suggestions pour améliorer des situations.

Astuce mémo

Positive décrit ; normative conseille.

6. Offre, demande et équilibre

Notions clés & Définitions

  • Marché : Lieu de rencontre entre les acheteurs et les vendeurs d’un bien ou d’un service.
  • Équilibre du marché : L’équilibre du marché est le point où la quantité offerte est égale à la quantité demandée.
  • Quantité demandée : La quantité demandée est le montant d’un bien que les acheteurs souhaitent acquérir.
  • Quantité offerte : La quantité offerte est la quantité d’un bien ou d’un service que les vendeurs souhaitent mettre sur le marché.

★ À maîtriser

  • La loi de la demande affirme que, lorsque le prix d’un bien augmente, sa quantité demandée diminue.
  • La loi de l’offre affirme que, lorsque le prix d’un bien augmente, sa quantité offerte augmente.

  • Un changement du prix provoque un déplacement le long d’une courbe, tandis qu’un changement d’une variable exogène déplace la courbe elle-même.

  • Un bien normal voit sa quantité demandée augmenter lorsque le revenu augmente, tandis qu’un bien inférieur voit sa quantité demandée diminuer.

  • Un prix inférieur au prix d’équilibre provoque une pénurie, tandis qu’un prix supérieur provoque un excédent.

Compléments

  • Les facteurs susceptibles de déplacer la demande comprennent :

    • le revenu
    • les prix des biens substituables
    • les prix des biens complémentaires
    • la structure de la population
    • l’information
    • l’accès au crédit
    • les anticipations
    • les préférences
  • 🔄 Pour analyser un changement d’équilibre :

    1. Déterminer si l’événement déplace l’offre, la demande ou les deux.
    2. Préciser si chaque courbe se déplace vers la droite ou vers la gauche.
    3. Examiner les effets des déplacements sur le prix et la quantité d’équilibre.

Astuce mémo

Prix trop bas : pénurie ; prix trop haut : excédent.

7. Élasticité-prix de la demande

Notions clés & Définitions

  • Élasticité : L’élasticité mesure dans quelle mesure les acheteurs ou les vendeurs réagissent à des changements des conditions du marché.
  • Élasticité-prix de la demande : L’élasticité-prix de la demande mesure la réaction de la quantité demandée d’un bien à une variation de son prix.

★ À maîtriser

  • Une demande parfaitement inélastique correspond à une élasticité-prix égale à 0 et la quantité demandée ne change pas quand le prix augmente.

📌 Pour une élasticité-prix comprise entre −1 et 0, la demande est inélastique et une hausse du prix réduit la quantité demandée moins que proportionnellement.

  • Une élasticité-prix égale à −1 caractérise une demande à élasticité unitaire, dont la quantité demandée diminue proportionnellement à la hausse du prix.

📌 Pour une élasticité-prix inférieure à −1, la demande est élastique et une hausse du prix réduit la quantité demandée plus que proportionnellement.

📐 Formule - La recette totale est R=p×QR=p\times Q.

📌 Quand la demande est inélastique, une hausse du prix augmente la recette totale.

📌 Quand la demande est élastique, une hausse du prix diminue la recette totale.

Compléments

  • L’élasticité-prix de la demande dépend :
    • de l’accès à des substituts proches
    • du type de bien
    • de la largeur du marché
    • de la part du revenu consacrée au bien
    • de l’horizon temporel

📐 Formule - La méthode des points milieux calcule l’élasticité-prix de la demande par εQp=ΔQΔp×(p1+p2)/2(Q1+Q2)/2\varepsilon_{Qp}=\frac{\Delta Q}{\Delta p}\times\frac{(p_1+p_2)/2}{(Q_1+Q_2)/2}.

📌 La méthode des points milieux s’utilise dans un exercice où aucun point initial ni point final n’est indiqué.

  • Une demande parfaitement élastique correspond à une élasticité tendant vers −∞ : au prix donné, les consommateurs sont disposés à acheter toute quantité, tandis qu’à un prix supérieur la quantité demandée est nulle et qu’à un prix inférieur elle devient infinie.

📌 Une élasticité-prix positive caractérise un bien de Giffen, moins demandé lorsque son prix baisse, ou un bien ostentatoire, acheté par snobisme et associé au fait que plus son prix est élevé, plus on le montre.

  • Dans l’exemple du bien de Giffen, avec un budget hebdomadaire de 35 €, la baisse du prix des pommes de terre de 2 €/kg à 1,5 €/kg permet de passer de 1 kg de pommes de terre et 75 g de viande à 800 g de pommes de terre et 100 g de viande par jour, pour un coût quotidien de 5 € dans les deux cas.

  • Sur une demande linéaire, l’élasticité varie selon le point de la demande, et la recette varie donc aussi selon le point considéré.

Astuce mémo

Demande inélastique : la recette monte avec le prix ; demande élastique : elle baisse.

8. Élasticités revenu et prix croisé

Notions clés & Définitions

  • Élasticité-revenu de la demande : L’élasticité-revenu de la demande mesure l’évolution de la quantité demandée d’un bien lorsque le revenu du consommateur change.
  • Élasticité-prix croisé : L’élasticité-prix croisé mesure l’évolution de la quantité demandée d’un bien lorsque le prix d’un autre bien change.

★ À maîtriser

📐 Formule - L’élasticité-revenu de la demande se calcule par εQm=ΔQ/QΔm/m=ΔQΔm×mQ\varepsilon_{Qm}=\frac{\Delta Q/Q}{\Delta m/m}=\frac{\Delta Q}{\Delta m}\times\frac{m}{Q}.

  • Si l’élasticité-revenu est supérieure à 1, le bien est un bien normal de luxe : sa quantité demandée augmente lorsque le revenu augmente.

  • Si l’élasticité-revenu est comprise entre 0 et 1, le bien est un bien normal de nécessité : sa quantité demandée augmente légèrement lorsque le revenu augmente.

  • Si l’élasticité-revenu est négative, le bien est inférieur : sa quantité demandée diminue lorsque le revenu augmente.

📐 Formule - L’élasticité-prix croisé de la demande du bien 1 par rapport au prix du bien 2 se calcule par εQ1p2=ΔQ1/Q1Δp2/p2=ΔQ1Δp2×p2Q1\varepsilon_{Q_1p_2}=\frac{\Delta Q_1/Q_1}{\Delta p_2/p_2}=\frac{\Delta Q_1}{\Delta p_2}\times\frac{p_2}{Q_1}.

📌 Si l’élasticité-prix croisé est positive, les deux biens sont substituts.

📌 Si l’élasticité-prix croisé est négative, les deux biens sont complémentaires.

Compléments

  • Le papier toilette illustre un bien normal de nécessité, car un revenu plus élevé n’entraîne pas forcément une consommation en quantité beaucoup plus grande.

  • Les pâtes premier prix illustrent un bien inférieur lorsqu’un étudiant à faible revenu les achète puis les délaisse après une hausse de revenu.

9. Élasticité de l’offre et équilibre

Notions clés & Définitions

  • Élasticité de l’offre : L’élasticité de l’offre mesure la variation en pourcentage de la quantité offerte par rapport à la variation en pourcentage du prix.

★ À maîtriser

📐 Formule - L’élasticité de l’offre se calcule par ε=ΔQ/QΔp/p=ΔQΔp×pQ\varepsilon=\frac{\Delta Q/Q}{\Delta p/p}=\frac{\Delta Q}{\Delta p}\times\frac{p}{Q}.

  • L’élasticité de l’offre augmente avec le temps disponible pour effectuer les ajustements.

  • Quand la demande se déplace, une offre très élastique entraîne un faible changement de prix et une grande variation de la quantité mise sur le marché.

  • Quand la demande se déplace, une offre inélastique entraîne un fort changement de prix et une faible variation de la quantité mise sur le marché.

  • Quand l’offre se déplace, une demande très élastique entraîne une faible baisse des prix et une grande variation de la quantité demandée.

  • Quand l’offre se déplace, une demande inélastique entraîne une forte baisse des prix et une faible variation de la quantité demandée.

Compléments

  • L’élasticité de l’offre dépend notamment de : la facilité de réorganisation de la production, le pourcentage de capacité de production utilisé, la taille des firmes, la mobilité des facteurs de production, la capacité à stocker le produit
  • Une offre parfaitement inélastique de biens naturels limités maintient la quantité offerte inchangée quel que soit le prix.

📌 Pour une élasticité de l’offre comprise entre 0 et 1, l’offre est inélastique et la nouvelle quantité offerte ne varie pas proportionnellement au prix.

  • Une élasticité de l’offre égale à 1 caractérise une offre à élasticité unitaire, dont la quantité offerte varie proportionnellement au prix.

📌 Pour une élasticité de l’offre supérieure à 1, l’offre est élastique et la nouvelle quantité offerte varie plus que proportionnellement au prix.

  • Une offre parfaitement élastique correspond à une élasticité tendant vers l’infini : au prix fixé, les offreurs peuvent fournir toute quantité, tandis qu’à un prix inférieur l’offre est nulle et qu’à un prix supérieur elle est infinie.

Astuce mémo

Plus l’offre est élastique, plus un déplacement de la demande modifie la quantité et peu le prix.

10. Objectifs et coûts de l’entreprise

Notions clés & Définitions

  • Coût d’opportunité : Le coût d’opportunité est la valeur monétaire du meilleur usage alternatif auquel des ressources sont consacrées.

★ À maîtriser

📌 Une action vend une part de propriété de l’entreprise, tandis qu’une obligation correspond à une somme que l’entreprise doit rembourser à ses investisseurs.

📌 Les coûts fixes ne varient pas avec la quantité produite, tandis que les coûts variables correspondent notamment aux dépenses d’inputs et varient avec cette quantité.

📐 Formule - Le profit de l’entreprise est égal à la recette moins les coûts, soit P=R−CP=R-C.

📌 Le profit comptable soustrait de la recette les dépenses et ne prend en compte que les coûts explicites, tandis que le profit économique soustrait aussi les coûts implicites.

Compléments

  • La première fonction d’une entreprise est de vendre des biens à d’autres firmes ou à des consommateurs pour exercer son activité économique.

  • Une entreprise peut emprunter auprès des banques et doit alors rembourser régulièrement le montant emprunté ainsi que les intérêts.

  • Une entreprise peut distribuer une partie de ses bénéfices sous forme de dividendes ou réinvestir ses bénéfices dans l’entreprise.

  • Des actions peuvent prendre de la valeur avec le temps, ce qui peut inciter des investisseurs à les acheter même si l’entreprise ne distribue pas ses bénéfices.

  • Renoncer à 4 000 € d’intérêts annuels qu’un placement de 100 000 € aurait rapportés à un taux de 4 % constitue un coût implicite si cette somme sert à créer une entreprise.

  • Pour cinq années d’études, une personne qui aurait pu gagner 15 000 € par an renonce à 75 000 € de salaire, ce qui constitue un coût d’opportunité des études.

11. Production et productivité

Notions clés & Définitions

  • Fonction de production : La fonction de production établit la relation entre le nombre d’inputs nécessaires et la quantité d’outputs produite.
  • Productivité moyenne : La productivité moyenne mesure la production moyenne des facteurs de production d’une entreprise.
  • Productivité marginale : La productivité marginale mesure la quantité supplémentaire produite à la suite de l’ajout d’un facteur de production.
  • Productivité d’un facteur : La productivité d’un facteur de production mesure le nombre d’outputs produits individuellement par ce facteur.

★ À maîtriser

📐 Formule - La productivité moyenne du travail se calcule par PML=QLPML=\frac{Q}{L}, où QQ est la quantité produite pendant une période donnée et LL la quantité de travail utilisée.

Compléments

  • La productivité marginale mesure comment la quantité d’outputs produits s’accroît avec chaque unité supplémentaire de facteur de production.

  • Si un pizzaiolo produit 50 pizzas et son collègue 40 pizzas pendant la même période, leur production moyenne est de 45 pizzas par personne.

12. Productivité marginale et coûts de production

Notions clés & Définitions

  • Coût fixe : Coût qui existe quelle que soit la quantité produite.
  • Coût variable total : Dépend de la quantité de biens produite.

★ À maîtriser

📐 Formule - La productivité marginale du travail est PmL=ΔQΔLPmL = \frac{\Delta Q}{\Delta L} ; dans l’exemple, elle vaut 90−502−1=40\frac{90-50}{2-1}=40 pizzas pour le deuxième pizzaiolo.

  • Lorsque la productivité marginale diminue, la fonction de production tend à s’aplatir et elle est plate lorsque la productivité marginale est nulle.

📐 Formule - Le coût total est la somme du coût fixe et du coût variable : CT=CF+CVCT = CF + CV.

📐 Formule - Le coût moyen est le coût total par unité produite : CM=CTQCM = \frac{CT}{Q}.

📐 Formule - Le coût marginal mesure la variation du coût total lorsque la quantité produite augmente : Cm=ΔCTΔQCm = \frac{\Delta CT}{\Delta Q}.

Compléments

  • La pente de la fonction de production mesure la productivité marginale, qui correspond à la dérivée de la fonction de production.

📐 Formule - Le coût variable moyen est le coût variable par unité produite : CVM=CVQCVM = \frac{CV}{Q}.

  • Pour 100 pizzas produites, un coût total de 330 € correspond à un coût moyen de 3,30 € par pizza.

Astuce mémo

Coût fixe : indépendant de Q ; coût variable : suit Q.

13. Coûts à court et long terme

Notions clés & Définitions

  • Taille minimale optimale : Plus petit niveau de production nécessaire pour atteindre le coût minimum.
  • Économie de gamme : Situation où produire plusieurs biens ensemble coûte moins cher que les produire séparément.
  • Économie d’échelle : Baisse du coût moyen liée à une production plus importante, notamment parce que les coûts fixes pèsent moins par unité.
  • Courbe d’apprentissage : Diminution du coût moyen obtenue lorsque l’entreprise accumule de l’expérience, de l’expertise et du savoir.

★ À maîtriser

  • La courbe de coût marginal coupe la courbe de coût moyen à son minimum.

  • Quand le coût marginal est inférieur au coût moyen, une unité supplémentaire fait baisser le coût moyen ; quand ils sont égaux, le coût moyen reste inchangé ; quand le coût marginal est supérieur au coût moyen, le coût moyen augmente.

📌 À court terme, certains facteurs de production sont gelés et l’entreprise ne peut pas modifier tous ses inputs, tandis qu’à long terme elle peut modeler son entreprise et optimiser la production.

📌 Les rendements d’échelle sont croissants si le coût moyen baisse avec la production, constants s’il reste stable et décroissants s’il augmente.

📐 Formule - L’indicateur d’économie de gamme est Ieg=C(Q1,0)+C(0,Q2)−C(Q1,Q2)C(Q1,Q2)Ieg = \frac{C(Q_1{,}0)+C(0,Q_2)-C(Q_1,Q_2)}{C(Q_1,Q_2)} ; une valeur positive indique une économie de gamme.

Compléments

📐 Formule - Pour la fonction de production Q=L−5Q = \sqrt{L-5}, le travail nécessaire est L=Q2+5L = Q^2 + 5.

📐 Formule - Si le salaire par période de travail est ww, le coût total associé à cette fonction de production est CT=w(Q2+5)CT = w(Q^2+5).

  • La courbe de coût moyen à long terme englobe les courbes de coût moyen à court terme et leur est tangente en certains points, appelés points de chance.

  • La taille minimale optimale permet à une entreprise de comparer son niveau minimal de production aux quantités échangées sur le marché et d’évaluer son désavantage si elle produit en dessous de ce niveau.

Astuce mémo

Optimisation à long terme → coût moyen plus faible.

14. Décisions de l’entreprise concurrentielle

★ À maîtriser

📌 Une entreprise concurrentielle n’a pas de pouvoir de marché et prend le prix comme donné, tandis qu’une entreprise en monopole peut influencer le prix.

  • La concurrence parfaite se caractérise par :
    • de nombreux acheteurs et vendeurs
    • des biens homogènes
    • l’absence de barrières à l’entrée
  • Pour maximiser son profit, l’entreprise augmente sa production si Rm>CmRm > Cm, la réduit si Rm<CmRm < Cm et atteint la quantité optimale lorsque Rm=CmRm = Cm.
  • À court terme, une entreprise cesse temporairement de produire lorsque le prix est inférieur au coût variable moyen, car ses recettes ne couvrent alors pas ses coûts variables.

  • À long terme, une entreprise quitte définitivement le marché si le prix reste inférieur au coût moyen, car ses recettes ne couvrent pas ses coûts totaux.

📐 Formule - Le profit de l’entreprise est π=RT−CT=(p−CM)Q\pi = RT-CT = (p-CM)Q.

Compléments

📐 Formule - La recette totale est le prix multiplié par la quantité vendue : RT=pQRT = pQ.

📐 Formule - La recette moyenne est la recette totale par unité vendue : RM=RTQ=pRM = \frac{RT}{Q} = p.

📐 Formule - La recette marginale mesure la variation de recette totale obtenue par la vente d’une unité supplémentaire : Rm=ΔRΔQRm = \frac{\Delta R}{\Delta Q}.

📌 À court terme, si le prix est inférieur au coût moyen mais supérieur au coût variable moyen, l’entreprise continue à produire malgré une perte, car elle couvre ses coûts variables et une partie de ses coûts fixes.

  • En concurrence, la courbe d’offre de l’entreprise se confond avec sa courbe de coût marginal au-dessus du coût variable moyen à court terme.

  • L’offre de la branche est plus élastique que l’offre individuelle, car une hausse des prix peut faire entrer de nouvelles entreprises sur le marché.

Astuce mémo

À court terme, p < CVM ferme ; à long terme, p < CM fait sortir.

15. Monopole et barrières à l’entrée

Notions clés & Définitions

  • Barrière à l’entrée : Obstacle qui empêche ou décourage de nouvelles entreprises d’entrer sur un marché et peut ainsi rendre possible un monopole.

★ À maîtriser

  • Les principales barrières à l’entrée décrites sont :

    • les barrières publiques
    • la propriété exclusive d’un input essentiel
    • les problèmes d’information
    • les économies d’échelle
    • les stratégies d’éviction des concurrents
  • En monopole, la courbe de demande est décroissante, alors qu’en concurrence parfaite la demande adressée à l’entreprise est horizontale et parfaitement élastique.

  • Un monopoleur qui augmente la quantité vendue doit réduire son prix, de sorte que la recette marginale est inférieure au prix.

📌 Le monopoleur choisit sa quantité en égalisant la recette marginale et le coût marginal, puis détermine son prix à partir de la courbe de demande.

  • Un monopole qui réduit la quantité vendue et augmente son prix peut exclure des consommateurs du marché, créer une perte sèche et réduire le surplus des consommateurs au profit du surplus des producteurs.

Compléments

  • Les pouvoirs publics peuvent accorder des brevets ou des licences qui restreignent l’entrée sur le marché ; les brevets visent à permettre aux entreprises innovantes de récupérer leurs dépenses de recherche et à encourager l’innovation.

📐 Formule - Le profit du monopoleur peut s’écrire π=(RM−CM)Q=(p−CM)Q\pi = (RM-CM)Q = (p-CM)Q.

16. Discrimination tarifaire

★ À maîtriser

  • La discrimination tarifaire consiste à appliquer des prix différents à des consommateurs selon leur disposition à payer, en s’appuyant sur un pouvoir de marché et une segmentation du marché.

  • La discrimination de premier type est parfaite : le monopoleur connaît la disposition à payer de chaque consommateur, et capte alors tout le surplus, laissant un surplus nul aux consommateurs.

  • Dans la discrimination de deuxième type, l’entreprise laisse les clients se classer eux-mêmes selon leur disposition à payer, par exemple avec différentes classes de confort.

  • Dans la discrimination de troisième type, l’entreprise crée des catégories de consommateurs selon des caractéristiques observables, comme l’âge ou le statut d’étudiant.

Compléments

  • Dans l’exemple du livre, vendre à 30 € aux 100 000 fans et à 5 € aux 400 000 autres génère un profit de 3 millions d’euros, contre 1 million d’euros au prix unique de 30 € et 500 000 € au prix unique de 5 €.

  • Une entreprise peut segmenter les marchés par : les limites géographiques, la qualité ou la présentation du produit, le lancement différé d’une édition moins chère, les soldes

  • Lors des soldes, l’entreprise vend d’abord à prix élevé aux acheteurs pressés et moins sensibles au prix, puis baisse le prix pour attirer les consommateurs plus nombreux, plus sensibles au prix et moins impatients.

Astuce mémo

1er type : l’entreprise connaît ; 2e : le client se classe ; 3e : l’entreprise catégorise.

17. Régulation et effets du monopole

Notions clés & Définitions

  • Prix d’équilibre budgétaire : Prix réglementé qui procure un profit nul à l’entreprise monopolistique.

★ À maîtriser

  • Les pouvoirs publics peuvent : réglementer les marchés et les prix, appliquer des politiques antitrust, transformer un monopole privé en entreprise publique, ne pas intervenir

Compléments

  • Les politiques antitrust peuvent empêcher ou sanctionner les fusions et la coordination d’entreprises lorsqu’elles menacent la concurrence.

  • La nationalisation d’un monopole peut éviter la réglementation directe des prix, mais une mauvaise gestion publique peut pénaliser les clients, tandis qu’une mauvaise gestion privée peut entraîner le remplacement de l’équipe dirigeante.

  • Certains économistes préfèrent l’absence d’intervention lorsque les déficiences politiques leur paraissent moins graves que les déficiences économiques.

  • Les monopoles sont fréquents parce que les prix des entreprises diffèrent souvent, mais les monopoles disposant d’un véritable pouvoir de marché sont rares en présence de biens substituts.

Tableaux de synthèse

Discrimination tarifaire

TypePrincipeExemple
PremierL’entreprise connaît la disposition à payer individuelleTarif adapté à chaque client
DeuxièmeLes clients se classent eux-mêmesClasses économique et business
TroisièmeL’entreprise crée des catégories observablesTarifs étudiants et seniors

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Élasticités et production avec 60 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est l’objet central de l’étude économique ?

2. Une aide publique est répartie davantage aux personnes ayant les besoins les plus importants. Quel principe guide cette répartition ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Élasticités et production avec 85 flashcards interactives.

Que désigne l’économie ?

L’étude de la gestion de ressources rares affectées à des fins multiples.

Comment l’équité adapte-t-elle la répartition ?

Elle l’adapte aux besoins.

Comment l’égalité répartit-elle les ressources sans tenir compte des besoins ?

Elle donne la même chose à tout le monde.

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