QCM : Enjeux de durabilité des entreprises (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ?

L’obligation pour une entreprise de privilégier les résultats économiques dans ses décisions et ses relations avec les investisseurs
La mise en œuvre par une entreprise de mesures environnementales sans prise en compte de ses activités sociales ou économiques
La délégation aux parties prenantes de la gestion des enjeux sociaux et environnementaux de l’entreprise
L’intégration volontaire des enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans les activités de l’entreprise et ses relations avec les parties prenantes

L’intégration volontaire des enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans les activités de l’entreprise et ses relations avec les parties prenantes

Explication

La RSE correspond à l’intégration volontaire de préoccupations sociales, environnementales et économiques dans l’activité de l’entreprise et ses interactions avec les parties prenantes. La réduction de la RSE aux seules mesures environnementales écarte ses dimensions sociale et économique.

2. Quelles sont les trois dimensions par lesquelles la RSE décline le développement durable dans les entreprises ?

Les dimensions sociale, économique et environnementale
Les dimensions juridique, financière et commerciale
Les dimensions locale, nationale et internationale
Les dimensions stratégique, opérationnelle et institutionnelle

Les dimensions sociale, économique et environnementale

Explication

La RSE traduit le développement durable en entreprise au moyen de dimensions sociale, économique et environnementale. Les dimensions juridique, financière et commerciale ne constituent pas le triptyque indiqué.

3. Quelle caractéristique décrit la portée et les domaines couverts par la norme ISO 26000 ?

Applicable à tout type d’organisation depuis novembre 2010, elle couvre notamment la gouvernance, les droits de l’homme, le travail, l’environnement et les consommateurs
Applicable depuis 2019 aux entreprises cotées, elle couvre principalement la comptabilité, la fiscalité et les relations avec les investisseurs
Applicable depuis 2010 aux seules entreprises industrielles, elle porte sur la pollution, les émissions et la gestion des déchets
Applicable à tout type d’organisation depuis 2022, elle traite des conditions de travail et de la gouvernance, sans aborder l’engagement sociétal

Applicable à tout type d’organisation depuis novembre 2010, elle couvre notamment la gouvernance, les droits de l’homme, le travail, l’environnement et les consommateurs

Explication

Depuis le 1er novembre 2010, ISO 26000 s’applique à tout type d’organisation et distingue plusieurs domaines, dont la gouvernance, les droits de l’homme, le travail, l’environnement et les consommateurs. La limiter aux entreprises industrielles et aux questions de pollution exclut plusieurs de ses domaines importants.

4. Que regroupent les critères ESG dans l’analyse extra-financière d’une entreprise ?

Les critères économiques, stratégiques et géographiques
Les critères éthiques, sociaux et commerciaux
Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance
Les critères énergétiques, sécuritaires et gouvernementaux

Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance

Explication

ESG désigne les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, utilisés comme piliers de l’analyse extra-financière. Les critères énergétiques, sécuritaires et gouvernementaux ne correspondent pas à la définition de cet ensemble.

5. À quoi sert principalement une matrice de matérialité en RSE ?

À classer les entreprises selon leur conformité aux obligations juridiques et aux normes comptables
À identifier et hiérarchiser les enjeux RSE selon leur importance pour l’entreprise et ses parties prenantes
À inventorier les impacts environnementaux en fonction de leur coût pour les fournisseurs
À mesurer la rentabilité financière de chaque action RSE sans tenir compte des attentes des parties prenantes

À identifier et hiérarchiser les enjeux RSE selon leur importance pour l’entreprise et ses parties prenantes

Explication

La matrice de matérialité aide à identifier et à hiérarchiser les enjeux RSE en considérant leur importance pour l’entreprise et ses parties prenantes. Une mesure limitée à la rentabilité financière ne prend pas en compte cette double perspective.

6. Une entreprise étudie à la fois la façon dont les risques climatiques affectent ses résultats et celle dont ses activités affectent l’environnement. Comment distinguer ces deux analyses ?

Les deux analyses relèvent de la matérialité financière, car elles concernent des enjeux ESG liés à l’entreprise
Les deux analyses relèvent de la matérialité d’impact, car elles portent sur des conséquences associées au climat
Les effets des risques sur les résultats relèvent de la matérialité financière, et les effets des activités sur l’environnement relèvent de la matérialité d’impact
Les effets des risques sur les résultats relèvent de la matérialité d’impact, et les effets des activités sur l’environnement relèvent de la matérialité financière

Les effets des risques sur les résultats relèvent de la matérialité financière, et les effets des activités sur l’environnement relèvent de la matérialité d’impact

Explication

La matérialité financière examine les effets des enjeux ESG sur les performances de l’entreprise, tandis que la matérialité d’impact examine les effets de l’entreprise sur son environnement. Inverser ces deux directions confond la cible de chaque analyse.

7. Quand la loi PACTE a-t-elle été promulguée, et quelle évolution générale a-t-elle introduite dans le Code civil ?

En décembre 2022, en intégrant les risques climatiques dans les rapports de gestion
Le 22 mai 2019, en remplaçant les règles de gouvernance par des obligations de publication ESG
En 2024, en instaurant les critères sociaux et environnementaux pour les sociétés
Le 22 mai 2019, en intégrant la contribution sociale et environnementale des entreprises

Le 22 mai 2019, en intégrant la contribution sociale et environnementale des entreprises

Explication

La loi PACTE a été promulguée le 22 mai 2019 et a modifié le Code civil afin d’intégrer la contribution sociale et environnementale des entreprises. La publication d’informations ESG standardisées relève plutôt du cadre de la CSRD.

8. Que prévoit l’article 1833 du Code civil au sujet de la gestion d’une société ?

Elle doit être conduite dans l’intérêt social en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité
Elle doit viser le rendement des associés en prenant en considération les seuls risques financiers de son activité
Elle doit poursuivre une raison d’être statutaire en créant un comité chargé d’évaluer ses objectifs sociaux
Elle doit publier des informations ESG comparables en les faisant vérifier par un organisme tiers

Elle doit être conduite dans l’intérêt social en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité

Explication

L’article 1833 prévoit que la société est gérée dans son intérêt social tout en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. La publication et la vérification d’informations ESG correspondent à des exigences de la CSRD, pas à cette règle du Code civil.

9. Quelles démarches une entreprise doit-elle réunir pour adopter le statut d’entreprise à mission ?

Inscrire des objectifs financiers dans ses statuts, instituer un comité d’audit et faire certifier ses comptes par un tiers indépendant
Publier un rapport ESG standardisé, fixer des objectifs climatiques et confier leur suivi à ses actionnaires
Définir une raison d’être et des objectifs sociaux, puis faire évaluer leur pertinence par les salariés sans comité dédié
Définir une raison d’être et des objectifs sociaux et environnementaux, instituer un comité de mission et faire vérifier leur exécution par un tiers indépendant

Définir une raison d’être et des objectifs sociaux et environnementaux, instituer un comité de mission et faire vérifier leur exécution par un tiers indépendant

Explication

Le statut suppose une raison d’être, un ou plusieurs objectifs sociaux et environnementaux, un comité de mission et la vérification de leur exécution par un organisme tiers indépendant. Un rapport ESG standardisé et des objectifs climatiques ne remplacent pas ces conditions constitutives.

10. Quelle obligation de transparence la CSRD impose-t-elle aux entreprises concernées ?

Publier des informations sociales et de gouvernance sur leurs politiques internes, dans un rapport de mission, sans contrôle indépendant
Publier des informations ESG adaptées à chaque entreprise sur ses résultats financiers, dans un rapport distinct non soumis à vérification
Publier des informations ESG standardisées, fiables et comparables sur leurs impacts et leurs risques, dans le rapport de gestion, avec vérification par un tiers
Publier des informations environnementales comparables sur leurs émissions, dans leurs comptes annuels, avec validation par leurs actionnaires

Publier des informations ESG standardisées, fiables et comparables sur leurs impacts et leurs risques, dans le rapport de gestion, avec vérification par un tiers

Explication

La CSRD exige des informations standardisées, fiables et comparables sur les impacts et les risques ESG, intégrées au rapport de gestion et vérifiées par un organisme tiers. Un rapport distinct sans vérification ne répond pas à ces exigences.

11. Quel effet une démarche RSE peut-elle produire auprès de plusieurs parties prenantes de l’entreprise ?

Fidéliser des consommateurs sensibles, renforcer l’implication des salariés et attirer des investisseurs en finance durable
Réduire les attentes écologiques des consommateurs, limiter l’implication des salariés et détourner les investisseurs durables
Améliorer le climat social, mais rendre l’entreprise moins attractive pour les investisseurs recherchant une finance durable
Fidéliser les consommateurs sensibles, affaiblir le climat social et privilégier les investisseurs à court terme

Fidéliser des consommateurs sensibles, renforcer l’implication des salariés et attirer des investisseurs en finance durable

Explication

Une démarche RSE peut renforcer la fidélité des consommateurs sensibles à l’écologie et à l’éthique, l’implication des salariés et l’attractivité auprès d’investisseurs durables. Elle n’est pas présentée comme un facteur d’affaiblissement du climat social, contrairement à une autre interprétation proposée.

12. Quelle conclusion une étude portant sur 90 entreprises entre 1992 et 2010 a-t-elle tirée de la comparaison entre entreprises hautement durables et autres entreprises ?

Les entreprises hautement durables obtiennent une performance financière équivalente à long terme
Les entreprises hautement durables obtiennent une performance financière inférieure à long terme
Les entreprises hautement durables obtiennent une performance financière supérieure à court terme
Les entreprises hautement durables obtiennent une performance financière supérieure à long terme

Les entreprises hautement durables obtiennent une performance financière supérieure à long terme

Explication

L’étude menée par des chercheurs de Harvard et de la London Business School conclut à une performance financière supérieure à long terme pour les entreprises hautement durables. La conclusion porte sur le long terme, et non sur un avantage limité au court terme.

13. Une entreprise affirme fortement protéger le bien-être de ses employés, mais n’adopte pas les mesures nécessaires. De quelle pratique s’agit-il ?

Du greenwashing, qui utilise un argument écologique dans la communication commerciale
Du window dressing, qui valorise des indicateurs flatteurs en masquant des manquements
D’une démarche RSE, qui renforce concrètement le bien-être et l’implication des salariés
Du socialwashing, qui donne une apparence trompeuse d’engagement envers les employés

Du socialwashing, qui donne une apparence trompeuse d’engagement envers les employés

Explication

Le socialwashing présente un engagement envers le bien-être des employés sans mettre réellement en place les actions nécessaires pour le garantir. Le greenwashing concerne, lui, la mise en avant d’un engagement écologique.

14. Comment une organisation pratique-t-elle le window dressing ?

Elle affiche un engagement envers le bien-être des employés sans réaliser les actions annoncées
Elle se conforme à une règle commerciale en retirant une annonce trompeuse et en réparant le préjudice
Elle mobilise un argument écologique dans sa publicité afin de susciter davantage de valeur
Elle met en avant des actions symboliques ou des indicateurs flatteurs pour masquer des problèmes profonds

Elle met en avant des actions symboliques ou des indicateurs flatteurs pour masquer des problèmes profonds

Explication

Le window dressing consiste à donner une image responsable à l’aide d’actions symboliques ou d’indicateurs flatteurs tout en dissimulant des activités polluantes ou des manquements profonds. L’usage d’un argument écologique à des fins marketing correspond plutôt au greenwashing.

15. Quelle situation constitue un risque pour une entreprise ?

Une évolution prévisible de l’environnement qui reste sans effet sur les objectifs de l’entreprise
Un événement incertain par sa probabilité ou sa fréquence dont la réalisation affecte ses objectifs
Un événement certain dont la réalisation améliore les objectifs de l’entreprise concernée
Une difficulté passée dont la fréquence et les conséquences sont déjà entièrement connues

Un événement incertain par sa probabilité ou sa fréquence dont la réalisation affecte ses objectifs

Explication

Un risque est un événement incertain par sa probabilité ou sa fréquence, dont la réalisation affecte les objectifs de l’entreprise. Une évolution qui reste sans effet sur ces objectifs ne répond donc pas à cette définition.

16. Dans la distinction de F. Knight, qu’est-ce qui différencie le risque de l’incertitude ou de l’aléa ?

Le risque est probabilisable, tandis que l’incertitude n’est ni identifiable ni quantifiable
Le risque affecte les objectifs, tandis que l’incertitude concerne uniquement les événements passés
Le risque est inquantifiable, tandis que l’incertitude peut être exprimée par une probabilité
Le risque provient de l’environnement, tandis que l’incertitude est liée à l’activité interne

Le risque est probabilisable, tandis que l’incertitude n’est ni identifiable ni quantifiable

Explication

Pour F. Knight, le risque peut être associé à une probabilité, alors que l’incertitude ou l’aléa n’est ni identifiable ni quantifiable. La distinction porte sur la possibilité de probabiliser, et non sur l’origine interne ou externe de l’événement.

17. Une panne due à un processus interne de production est liée à l’activité de l’entreprise. Comment classe-t-on ce type de risque selon son origine ?

Comme un risque exogène, provenant de l’environnement de l’entreprise
Comme un risque endogène, lié à l’entreprise et inhérent à son activité
Comme un risque de réputation, qui provient nécessairement de l’opinion publique
Comme un risque d’incertitude, qui ne peut être identifié ni quantifié

Comme un risque endogène, lié à l’entreprise et inhérent à son activité

Explication

Un risque lié à l’entreprise et inhérent à son activité est endogène, ce qui correspond à une panne issue d’un processus interne. Un risque exogène provient plutôt de l’environnement de l’entreprise.

18. Quel est l’objectif général du management des risques dans une entreprise ?

Recenser les résultats de l’entreprise, puis les comparer aux objectifs financiers fixés.
Repérer, analyser et évaluer les risques, puis les traiter pour les supprimer ou en réduire l’impact.
Surveiller les concurrents, puis adapter l’offre aux évolutions du marché.
Déterminer les responsabilités des équipes, puis répartir les tâches selon les priorités.

Repérer, analyser et évaluer les risques, puis les traiter pour les supprimer ou en réduire l’impact.

Explication

Le management des risques consiste à repérer, analyser et évaluer les risques liés à l’activité, puis à les traiter pour les supprimer ou en limiter l’impact. La surveillance des concurrents peut éclairer des décisions stratégiques, mais ne définit pas cet objectif.

19. Une entreprise a identifié plusieurs risques et évalué leurs conséquences. Quelle étape vient ensuite dans le processus de management des risques ?

Mettre en place le suivi des risques avant de définir les réponses à leur apporter.
Clore le processus après l’évaluation, puisque les conséquences sont désormais connues.
Définir des réponses adaptées aux risques avant de les maîtriser et d’en assurer le suivi.
Recommencer l’identification des risques avant d’évaluer leur importance et leurs conséquences.

Définir des réponses adaptées aux risques avant de les maîtriser et d’en assurer le suivi.

Explication

Après l’identification et l’évaluation, l’organisation définit des réponses adaptées, puis maîtrise les risques et en assure le suivi. Commencer le suivi avant d’avoir défini les réponses inverse l’ordre des étapes.

20. Pour comparer deux risques, une organisation considère la probabilité d’apparition et l’importance des dommages possibles. Sur quels critères repose cette évaluation ?

Sur la visibilité du risque auprès du public et sur la facilité de communiquer à son sujet.
Sur l’occurrence ou la probabilité d’apparition et sur la gravité des dommages redoutés.
Sur la fréquence des contrôles effectués et sur le nombre de personnes chargées du suivi.
Sur le coût des mesures de prévention et sur le délai nécessaire à leur mise en œuvre.

Sur l’occurrence ou la probabilité d’apparition et sur la gravité des dommages redoutés.

Explication

L’évaluation repose sur la probabilité d’apparition du risque et sur sa gravité, c’est-à-dire l’importance des dommages redoutés. Le coût et le délai des mesures peuvent intervenir dans le choix d’une réponse, mais ne constituent pas les deux critères d’évaluation indiqués.

21. Un risque ne peut pas être évité, mais l’entreprise souhaite en diminuer l’exposition en le transférant à un partenaire. Quelle réponse au risque met-elle en œuvre ?

Le partage du risque avec un tiers.
L’évitement du risque en abandonnant l’activité concernée.
L’acceptation du risque sans mesure supplémentaire.
La réduction du risque par une action interne.

Le partage du risque avec un tiers.

Explication

Transférer une part du risque à un partenaire correspond au partage avec un tiers. Une réduction par action interne vise à diminuer le risque sans le partager, tandis que l’évitement suppose de renoncer à l’activité risquée.

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Comment la Commission européenne définit-elle la RSE dans le Livre vert ?

L’intégration volontaire des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans les activités de l’entreprise et ses interactions avec les parties prenantes.

Quelles sont les trois dimensions de la RSE pour les entreprises ?

Sociale, économique et environnementale.

Depuis quelle date la norme ISO 26000 est-elle applicable ?

Depuis le 1er novembre 2010.

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