QCM : Enquêtes et questionnaire (70 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise recueille des informations sur sa clientèle, choisit une nouvelle offre, puis la met en place. Quelle chaîne respecte l’ordre du processus de décision ?

Informations → actions → décisions
Informations → décisions → actions
Décisions → informations → actions
Contrôle → informations → décisions

Informations → décisions → actions

Explication

Le processus va des informations aux décisions, puis des décisions aux actions. Placer les décisions avant les informations inverse la chaîne, tandis que commencer par les actions ou le contrôle confond les étapes.

2. Après avoir choisi une campagne publicitaire, une entreprise mène une étude pour déterminer si ce choix a été efficace. Quel est l’objectif de cette étude ?

Mesurer l’efficacité du choix effectué
Déterminer si l’étude doit être qualitative
Argumenter le choix auprès des partenaires
Aider à choisir une campagne à venir

Mesurer l’efficacité du choix effectué

Explication

Au stade du contrôle, l’étude mesure l’efficacité d’un choix déjà effectué. Aider au choix relève de l’analyse préalable, argumenter relève de l’étape de décision, et la méthode qualitative ne définit pas l’objectif de l’étape.

3. Une entreprise interroge régulièrement les mêmes personnes afin de suivre l’évolution de leurs comportements. De quel type d’étude s’agit-il ?

Une étude prospective
Une enquête ponctuelle
Une étude ad hoc
Un panel

Un panel

Explication

Un panel est une étude continue menée auprès d’un échantillon permanent interrogé régulièrement. Une enquête ponctuelle n’assure pas ce suivi, tandis qu’une étude ad hoc est spécifique à un besoin particulier.

4. Une marque veut comprendre un besoin précis avant de lancer une recherche d’information. Quel principe doit guider le choix du champ de recherche et de la source ?

Les données internes déterminent l’information à rechercher
La source disponible détermine le besoin et le champ de recherche
Le champ de recherche détermine seul la nature du besoin
La nature du besoin détermine l’information, le champ et la source

La nature du besoin détermine l’information, le champ et la source

Explication

La nature du besoin oriente l’information recherchée, le champ de recherche et le choix de la source, qui peut être interne, documentaire, issue d’un panel ou recueillie par une étude ad hoc. Choisir d’abord une source ou limiter les sources aux données internes inverse ou restreint ce principe.

5. Une équipe veut comprendre les raisons qui poussent des clients à abandonner un panier en ligne. Quelle approche correspond le mieux à cet objectif ?

Des entretiens qualitatifs
Des sondages quantitatifs
Des études prospectives
Un décompte des abandons

Des entretiens qualitatifs

Explication

Les études qualitatives, notamment les entretiens, servent à expliquer un phénomène. Les sondages quantitatifs mesurent, les études prospectives prévoient, et compter les abandons ne révèle pas à lui seul leurs raisons.

6. Une entreprise compare des études selon leur approche, leur objet, leur destinataire et leur source d’information. Quel autre critère figure parmi les axes de classification possibles ?

Le budget annuel de l’annonceur
Le mode de collecte des informations
La décision commerciale obtenue
Le niveau de rentabilité de l’étude

Le mode de collecte des informations

Explication

Les études peuvent aussi être classées selon leur mode de collecte, leur cible interviewée ou le secteur d’activité concerné. La rentabilité, la décision obtenue et le budget ne figurent pas parmi les critères de classification énumérés.

7. Une entreprise s’appuie sur l’expérience de ses employés et sur un test produit pour comprendre son marché, sans recueillir de nouvelles données sur le terrain. Quel sens de l’étude de marché cette démarche illustre-t-elle ?

L’étude documentaire, fondée sur des sources existantes
La démarche méthodologique, qui implique une collecte sur le terrain
L’étude quantitative, destinée à mesurer des comportements
L’approche du marché, qui peut mobiliser divers moyens

L’approche du marché, qui peut mobiliser divers moyens

Explication

L’approche du marché peut recourir à des moyens variés, comme les connaissances personnelles ou un test produit, sans se limiter à une collecte sur le terrain. La collecte méthodologique sur le terrain, l’étude documentaire et la mesure quantitative désignent des démarches différentes.

8. Quelle démarche réunit la préparation, le recueil, l’analyse et l’exploitation d’informations relatives à une situation marketing ?

L’étude qualitative
L’étude de marché
L’étude documentaire
L’étude quantitative

L’étude de marché

Explication

L’étude de marché comprend la préparation, le recueil, l’analyse et l’exploitation de données et d’informations liées à une situation marketing. La recherche documentaire porte sur des sources existantes, tandis que les études quantitative et qualitative ont des objectifs distincts de mesure et d’explication.

9. Une agence doit lancer une campagne publicitaire et prévoit de réaliser une enquête auprès de clients potentiels. Quelle étape doit-elle entreprendre d’abord ?

Diffuser d’abord la campagne publicitaire
Réaliser une étude documentaire préalable
Conduire d’abord une étude qualitative
Mener directement une enquête quantitative

Réaliser une étude documentaire préalable

Explication

Toute étude commerciale ou publicitaire doit commencer par une étude documentaire préalable, avant la réalisation d’une enquête. Commencer directement par l’enquête, privilégier d’emblée une étude qualitative ou lancer la campagne omet cette étape préalable.

10. Des entretiens révèlent que des consommateurs hésitent à acheter un produit en raison de craintes difficiles à exprimer. Quelle approche convient le mieux pour comprendre les mécanismes à l’origine de leurs opinions et attitudes ?

Une étude qualitative
Une étude quantitative
Une enquête de mesure des achats
Une étude documentaire

Une étude qualitative

Explication

L’étude qualitative cherche notamment à répondre à « pourquoi ? » et à expliquer les mécanismes psychologiques qui sous-tendent opinions et attitudes. La mesure chiffrée des comportements et des achats relève de l’approche quantitative, tandis que la recherche de sources publiées relève de l’étude documentaire.

11. Une entreprise commande une enquête conçue pour répondre à ses propres questions et à ses besoins particuliers. De quel type d’enquête s’agit-il ?

Un panel
Une enquête en souscription collective
Une enquête omnibus
Une enquête ad hoc

Une enquête ad hoc

Explication

Une enquête ad hoc est réalisée à la demande d’une entreprise pour répondre à ses besoins propres. La souscription collective réunit plusieurs clients, l’omnibus accueille les questions de clients dans une enquête organisée par un institut, et le panel suit un échantillon dans la durée.

12. Un institut constitue un vaste échantillon, fixe les objectifs généraux d’une enquête et laisse chaque client formuler les questions qu’il souhaite ajouter. Quel dispositif propose-t-il ?

Une enquête ad hoc
Une enquête omnibus
Un panel
Une souscription collective

Une enquête omnibus

Explication

Dans une enquête omnibus, l’institut établit les objectifs généraux et constitue un ou plusieurs échantillons importants, tandis que chaque client peut proposer ses questions. Une enquête ad hoc répond aux besoins propres d’une entreprise, la souscription collective donne accès à des résultats communs, et un panel suit les comportements au fil du temps.

13. Une équipe observe régulièrement les achats des mêmes foyers afin d’étudier l’évolution de leur comportement économique. Quel type d’enquête utilise-t-elle ?

Un panel
Une enquête ad hoc
Une enquête omnibus
Une expérimentation de prétest

Un panel

Explication

Un panel est une enquête permanente menée auprès d’un échantillon de consommateurs, de distributeurs ou d’auditeurs pour étudier leur comportement économique dans la durée. L’enquête ad hoc est ponctuelle, l’omnibus permet à plusieurs clients de poser des questions, et l’expérimentation sert de test avant extrapolation.

14. Une entreprise teste une nouvelle présentation auprès d’un groupe de clients avant d’étendre les résultats à l’ensemble de sa cible. À quelle démarche correspond cette utilisation de l’expérimentation ?

Au prétesting
À une enquête omnibus
À une étude documentaire
À un panel

Au prétesting

Explication

Les informations recueillies par expérimentation servent à tester une proposition avant d’extrapoler les résultats à l’ensemble de la cible : cette démarche relève du prétesting. Un panel suit les comportements dans la durée, l’omnibus rassemble des questions de clients, et l’étude documentaire utilise des sources existantes.

15. Une équipe prépare une étude sur l’intérêt d’un nouveau service. Que doit préciser son plan d’étude pour cadrer le travail ?

Les résultats attendus, le calendrier et le plan de communication
Le contexte, le mode de recueil et les variables à étudier
Les questions du questionnaire, le profil du décideur et le lancement
Le budget, le prestataire et les recommandations commerciales

Le contexte, le mode de recueil et les variables à étudier

Explication

Le plan d’étude définit le contexte, le mode de recueil de l’information et les variables à étudier. Le choix du prestataire, les recommandations commerciales ou le lancement ne remplacent pas ces éléments de cadrage.

16. Une entreprise hésite entre deux orientations commerciales et commande une étude pour éclairer son choix. Que doit produire la problématique ?

Une définition du problème, des axes d’étude et une réponse utile à la décision
Un inventaire des données disponibles et une description du marché
Une synthèse des résultats définitifs avant le début de l’étude
Une liste de questions détaillées sans lien avec une décision commerciale

Une définition du problème, des axes d’étude et une réponse utile à la décision

Explication

La problématique précise le problème, détermine les axes de l’étude et doit permettre une décision opérationnelle. Une simple liste de questions ou des résultats prétendument définitifs ne remplit pas cette fonction.

17. Pour étudier le recours à un service de garde, une équipe transforme sa problématique en questions mesurables. Quel principe doit guider la formulation de chaque hypothèse de travail ?

Chaque hypothèse doit présenter une conclusion déjà établie
Chaque hypothèse doit décrire une méthode de recrutement des répondants
Chaque hypothèse doit correspondre à une variable à étudier ou à mesurer
Chaque hypothèse doit formuler une recommandation à mettre en œuvre

Chaque hypothèse doit correspondre à une variable à étudier ou à mesurer

Explication

Les hypothèses déclinent la problématique en questions et chacune correspond à une variable à étudier ou à mesurer. Une conclusion, une recommandation ou une méthode de recrutement relève d’une autre fonction.

18. Lorsqu’un annonceur confie une enquête à un institut de sondage, quel rôle remplit le cahier des charges ?

Définir les variables que l’institut choisit d’analyser
Établir les recommandations que l’annonceur adoptera après l’étude
Recenser les contraintes imposées par l’annonceur à l’institut
Présenter les conclusions obtenues par l’institut à l’issue de l’enquête

Recenser les contraintes imposées par l’annonceur à l’institut

Explication

Le cahier des charges recense les contraintes que l’annonceur impose à l’institut de sondage. Un rapport présente des résultats, tandis que les variables et les recommandations correspondent à d’autres éléments de l’étude.

19. Une entreprise sans service d’études intégré doit analyser un marché général, tandis qu’une autre cherche à résoudre un problème propre au secteur médical. Quel choix de prestataire convient à chacune ?

Une société généraliste pour la première, un institut spécialisé pour la seconde
Une société généraliste pour les deux entreprises
Un institut spécialisé pour la première, une société généraliste pour la seconde
Un institut spécialisé pour les deux entreprises

Une société généraliste pour la première, un institut spécialisé pour la seconde

Explication

Une entreprise dépourvue de service d’études intégré peut s’adresser à une société généraliste, alors qu’un problème propre à un domaine peut être confié à un institut spécialisé. Inverser ces choix confond le besoin général avec l’expertise sectorielle.

20. Un annonceur compare plusieurs instituts pour une étude urgente. Quel ensemble de critères doit-il examiner pour arrêter son choix ?

Le projet, les délais, la taille de l’équipe, la publicité et le coût
Le projet, les délais, la rapidité, la crédibilité, l’innovation et le coût
La renommée, la crédibilité, le nombre de clients, les locaux et le calendrier
La rapidité, le coût, la localisation, les locaux et la méthode d’entretien

Le projet, les délais, la rapidité, la crédibilité, l’innovation et le coût

Explication

Le choix repose notamment sur la nature du projet, le délai, la rapidité des résultats, la renommée et la crédibilité, la capacité d’innovation et le coût. La taille de l’équipe ou les locaux ne remplacent pas ces critères.

21. Un questionnaire quantitatif révèle que l’image d’une marque est mal comprise, et l’équipe veut approfondir les raisons de cette perception. Quelle articulation des approches est appropriée ?

Compléter l’approche quantitative par une exploration qualitative approfondie
Commencer par une mesure qualitative puis écarter toute exploration
Répéter le questionnaire quantitatif sans approfondir les perceptions
Remplacer l’approche quantitative par une seconde mesure quantitative

Compléter l’approche quantitative par une exploration qualitative approfondie

Explication

L’approche qualitative peut compléter une étude quantitative en approfondissant des éléments, comme ceux de l’image de marque, révélés par le questionnaire. La mesure quantitative et l’exploration qualitative sont complémentaires, et non interchangeables.

22. Une équipe veut comprendre pourquoi des clients renoncent à un achat et comment se forment leurs motivations. Quelle approche et quel type de questions correspondent à cet objectif ?

L’approche qualitative, avec des questions sur qui, quoi et comment
L’approche qualitative, avec des questions sur le pourquoi et les causes
L’approche quantitative, avec des questions sur qui, quoi et comment
L’approche quantitative, avec des questions sur le pourquoi et les causes

L’approche qualitative, avec des questions sur le pourquoi et les causes

Explication

L’approche qualitative explore en profondeur les motivations et les processus décisionnels en demandant pourquoi et à cause de quoi. Les questions « qui, quoi, comment » caractérisent plutôt l’étude quantitative des faits, opinions et comportements.

23. Lors d’un entretien, l’enquêteur propose un thème général puis laisse la personne développer librement ses idées. De quel type d’entretien s’agit-il ?

Un entretien semi-directif centré
Un test d’observation comportementale
Un entretien collectif de groupe
Un entretien individuel non directif

Un entretien individuel non directif

Explication

L’entretien individuel non directif part d’un thème général et laisse la personne s’exprimer librement. L’entretien semi-directif suit une grille de thèmes, l’entretien collectif réunit plusieurs personnes et l’observation porte sur les comportements.

24. Après un long silence, une personne interrogée semble hésiter ; quelle intervention convient à l’enquêteur qui doit rester neutre et peu directif ?

Enchaîner immédiatement tous les thèmes prévus
Clore l’entretien sans laisser reprendre la parole
Reformuler ce qui vient d’être dit pour relancer
Exprimer son avis afin d’orienter la réponse

Reformuler ce qui vient d’être dit pour relancer

Explication

L’enquêteur peut relancer après un silence par reformulation, tout en maintenant une attitude neutre. Exprimer son avis confond neutralité et orientation, imposer tous les thèmes renvoie à une conduite trop rigide, et clore l’entretien empêche la relance.

25. Pourquoi choisir un entretien individuel pour étudier le raisonnement d’un consommateur sans pression des autres participants ?

Il garantit une représentativité statistique de la population étudiée
Il révèle surtout les opinions façonnées par les échanges collectifs
Il mesure directement les gestes effectués pendant l’achat
Il permet des réponses détaillées et l’exploration du raisonnement individuel

Il permet des réponses détaillées et l’exploration du raisonnement individuel

Explication

L’entretien individuel favorise des réponses complètes et détaillées, non soumises à l’influence du groupe, et permet d’explorer le raisonnement de la personne. L’influence collective appartient à la dynamique de groupe, la représentativité statistique n’est pas garantie par cette méthode, et la mesure des gestes relève de l’observation.

26. Une enquête prévoit plusieurs thèmes précis, mais l’enquêteur adapte leur ordre au discours et aborde ceux qui manquent sans donner son avis. Quelle méthode applique-t-il ?

Un entretien semi-directif centré sur une grille souple
Un entretien non directif sans thèmes précis à couvrir
Un entretien évaluatif où l’enquêteur juge les réponses
Un entretien structuré suivant un ordre de thèmes fixe

Un entretien semi-directif centré sur une grille souple

Explication

L’entretien semi-directif s’appuie sur une grille de thèmes précis dont l’ordre n’est pas immuable ; l’enquêteur suit le discours et complète les thèmes absents sans appréciation personnelle. Un ordre fixe rigidifie la grille, l’entretien non directif part d’un thème général, et l’évaluation personnelle contredit la neutralité.

27. Une personne répond peu à une question sur ses opinions parce qu’elle en a peu conscience ; quelle est la fonction d’un stimulus projectif dans cette situation ?

Observer directement ses gestes pendant une situation d’achat
Lui faire choisir une réponse parmi des possibilités imposées
L’aider à exprimer ses attitudes et opinions par projection
Lui révéler l’opinion que l’enquêteur attend d’elle

L’aider à exprimer ses attitudes et opinions par projection

Explication

Un stimulus projectif aide l’enquêté à exprimer attitudes et opinions, notamment lorsqu’il ne répond pas suffisamment par pudeur ou manque de conscience de ses opinions. L’observation porte sur les actes, une question à choix impose des réponses, et le stimulus n’est pas destiné à suggérer une réponse attendue.

28. On présente une image à une participante et on lui demande de dire le premier mot qui lui vient à l’esprit. Quelle famille de techniques est mise en œuvre ?

Le test d’aperception de thèmes
Les techniques d’association
Les tests d’observation du comportement
L’entretien semi-directif centré

Les techniques d’association

Explication

Les techniques d’association présentent un stimulus auquel la personne répond notamment par le premier mot qui lui vient à l’esprit. Le T.A.T. demande de raconter une histoire à partir d’images, l’observation étudie les actes et l’entretien semi-directif s’appuie sur une grille de thèmes.

29. Quel test, associé à Murray, demande de raconter une histoire à partir d’images, de photographies ou de dessins ?

Le test de frustration
Le jeu de rôle
Le psychodrame
Le test d’aperception de thèmes (T.A.T.)

Le test d’aperception de thèmes (T.A.T.)

Explication

Murray est associé au T.A.T., qui demande à l’interviewé de raconter une histoire à partir d’images, de photographies ou de dessins. Le test de frustration sollicite une réponse dans une bulle, tandis que le jeu de rôle et le psychodrame reposent sur l’interprétation de personnages.

30. Une enquête compare les déclarations des acheteurs à leurs gestes réellement observés en magasin. Quel apport caractérise les tests d’observation du comportement ?

Recueillir les déclarations sans examiner les comportements
Vérifier la cohérence ou l’écart entre les paroles et les actes
Vérifier que les thèmes d’entretien sont abordés dans l’ordre
Faire projeter des opinions à partir d’un stimulus ambigu

Vérifier la cohérence ou l’écart entre les paroles et les actes

Explication

Les tests d’observation complètent les techniques précédentes en confrontant ce que les personnes disent à ce qu’elles font. Les déclarations seules ne constituent pas une observation, la projection sollicite des attitudes par un stimulus, et l’ordre des thèmes concerne la conduite d’un entretien.

31. Une équipe veut tirer un échantillon probabiliste simple parmi les habitants d’une ville. Quelle condition doit-elle satisfaire pour que chaque habitant ait la même probabilité d’être sélectionné ?

Disposer d’une liste exhaustive de la population et tirer au sort les unités
Répartir les habitants en strates et choisir des proportions différentes
Disposer d’une liste des habitants volontaires et tirer au sort parmi eux
Classer les habitants et retenir une unité à intervalles réguliers

Disposer d’une liste exhaustive de la population et tirer au sort les unités

Explication

Le tirage aléatoire simple suppose une liste exhaustive et accorde à chaque unité la même probabilité d’inclusion. La liste de volontaires omet des unités, les strates relèvent d’un autre plan et l’intervalle fixe correspond au sondage systématique.

32. Une base de sondage contient 2 400 unités et l’échantillon prévu en comprend 120. Quel intervalle de sondage systématique faut-il appliquer ?

Un intervalle de 0,05 unité
Un intervalle de 20 unités
Un intervalle de 2 520 unités
Un intervalle de 2 280 unités

Un intervalle de 20 unités

Explication

L’intervalle est le rapport entre la base et l’échantillon : 2400÷120=202400 \div 120 = 20. La valeur 0,050,05 inverse le rapport, tandis que 22802280 et 25202520 proviennent respectivement d’une soustraction et d’une addition.

33. Une entreprise prélève une unité toutes les 12 lignes d’un registre. Elle découvre que la caractéristique étudiée revient elle aussi tous les 12 dossiers. Quel risque doit-elle envisager ?

Un biais dû à la concordance entre le cycle et l’intervalle de sondage
Une erreur due au fait que chaque unité a une probabilité égale
Un biais supprimé par le seul fait de conserver un intervalle régulier
Un double comptage produit par la constitution de strates qui se chevauchent

Un biais dû à la concordance entre le cycle et l’intervalle de sondage

Explication

Si le cycle de la variable correspond à l’intervalle de sondage, la sélection systématique peut être biaisée; il faut vérifier l’absence d’une telle périodicité. Une probabilité égale caractérise le tirage aléatoire simple, et le chevauchement concerne la définition des strates.

34. Une enquête répartit toute la population en groupes homogènes, puis prélève des personnes dans chacun. Quelle règle de construction de ces groupes respecte le principe du sondage stratifié ?

Les strates couvrent toute la base sans se chevaucher
Les strates se chevauchent afin que certaines unités soient comptées deux fois
Les strates couvrent une partie de la base et excluent les unités atypiques
Les strates sont réunies avant tout prélèvement en un groupe unique

Les strates couvrent toute la base sans se chevaucher

Explication

Le sondage stratifié répartit la population en groupes homogènes, prélève dans chaque groupe et exige une couverture complète sans chevauchement. Compter des unités deux fois viole cette séparation, exclure une partie de la base empêche sa couverture, et réunir les groupes supprime la stratification.

35. Une équipe sélectionne des répondants selon son jugement, sans tirage aléatoire. Quelle conclusion peut-elle tirer sur la probabilité d’inclusion et l’erreur d’échantillonnage ?

La probabilité d’inclusion est inconnue et l’erreur d’échantillonnage ne peut pas être calculée
La probabilité d’inclusion est connue grâce au jugement et l’erreur se calcule
La probabilité d’inclusion est inconnue, mais l’erreur se calcule à partir des quotas
La probabilité d’inclusion est égale pour tous et l’erreur se calcule directement

La probabilité d’inclusion est inconnue et l’erreur d’échantillonnage ne peut pas être calculée

Explication

Dans une sélection empirique ou raisonnée, la probabilité d’inclusion de chaque unité est inconnue; l’erreur d’échantillonnage ne peut donc pas être calculée. Une composition équilibrée ne transforme pas la sélection en tirage probabiliste, et une erreur de mesure est une notion différente.

36. Une enquête par quotas veut reproduire dans son échantillon la répartition de la population selon l’âge et le sexe. Quelle information est indispensable avant de fixer les quotas ?

La distribution des réponses obtenues dans un échantillon pilote
La distribution de la population selon l’âge et le sexe
Le nombre de questionnaires que chaque enquêteur préfère administrer
La répartition des personnes disponibles sur le terrain le jour de l’enquête

La distribution de la population selon l’âge et le sexe

Explication

La méthode des quotas rapproche la composition de l’échantillon de celle de la population selon des variables de contrôle; il faut donc connaître leur distribution dans la population. Les résultats d’un échantillon pilote ou les préférences des enquêteurs ne fournissent pas cette distribution.

37. Pour étudier les pratiques de lecture, une équipe hésite entre le niveau d’instruction, supposé corrélé à ces pratiques, et la taille du foyer, dont la distribution est inconnue et difficile à observer. Quel choix répond le mieux aux conditions d’une variable de contrôle ?

La taille du foyer, même si sa distribution est inconnue et son observation délicate
Le niveau d’instruction, même si sa distribution est inconnue et son observation délicate
Le niveau d’instruction, si sa distribution est connue et observable sur le terrain
La taille du foyer, car toute caractéristique démographique est nécessairement pertinente

Le niveau d’instruction, si sa distribution est connue et observable sur le terrain

Explication

Une variable de contrôle doit être étroitement corrélée à la variable étudiée, avoir une distribution connue dans la population et être observable sans risque excessif d’erreur. La taille du foyer ne répond pas ici aux conditions de distribution et d’observation; le niveau d’instruction est le choix pertinent sous réserve de vérifier ces deux conditions.

38. Une enquêtrice dispose de quotas séparés pour l’âge et la catégorie socioprofessionnelle. Quelle consigne décrit correctement son suivi des personnes interrogées ?

Cocher les caractéristiques au fur et à mesure et respecter chaque quota séparément
Respecter le quota d’âge et laisser varier celui de la catégorie socioprofessionnelle
Cocher les caractéristiques au fur et à mesure et respecter chaque combinaison âge-catégorie
Noter les caractéristiques après les entretiens et vérifier uniquement le total général

Cocher les caractéristiques au fur et à mesure et respecter chaque quota séparément

Explication

L’enquêteur coche au fur et à mesure les caractéristiques sur sa fiche de pointage et respecte séparément chaque quota, sans devoir respecter leurs croisements. Les combinaisons âge-catégorie correspondent à des quotas croisés, tandis qu’un contrôle tardif ou global ne garantit pas le suivi de chaque critère.

39. Une enquête auprès des visiteurs d’un musée doit réduire le choix personnel des personnes interrogées. Quelle consigne répond le mieux à cet objectif ?

Laisser chaque enquêteur organiser librement les entretiens selon les visiteurs disponibles
Fixer uniquement des quotas sociodémographiques sans encadrer le choix des visiteurs
Donner des consignes strictes qui limitent le choix de l’enquêteur et introduisent le hasard
Demander à l’enquêteur de choisir les visiteurs qui lui paraissent les plus représentatifs

Donner des consignes strictes qui limitent le choix de l’enquêteur et introduisent le hasard

Explication

Des consignes strictes visent à limiter l’intervention personnelle de l’enquêteur et à introduire le hasard dans la sélection. Le choix des profils représentatifs laisse place au jugement, les quotas ne remplacent pas les consignes de sélection, et l’organisation libre accroît l’intervention de l’enquêteur.

40. Dans un immeuble, une enquêtrice applique la méthode des itinéraires de Politz et constate une absence à la porte désignée. Que doit-elle faire ensuite ?

Sonder la porte située quatre rangs après celle qui était désignée
Choisir un autre résident correspondant aux critères de l’enquête
Sonder la porte suivante après l’absence ou le refus
Recommencer le comptage depuis la première porte de l’immeuble

Sonder la porte suivante après l’absence ou le refus

Explication

Dans la méthode de Politz, on compte les portes de haut en bas puis de gauche à droite et on sonne une porte sur quatre ; en cas d’absence ou de refus, on passe à la porte suivante. Recommencer le comptage modifie le parcours, sauter quatre portes confond la règle de sélection, et choisir un profil réintroduit le jugement de l’enquêtrice.

41. Un enquêteur doit constituer un échantillon et envisage de privilégier les jeunes parce qu’il pense qu’ils répondront plus facilement. Quelle décision est conforme à la règle concernant l’échantillonnage fondé sur son jugement ?

Retenir ce choix dès lors que les jeunes sont plus faciles à joindre
Écarter ce choix, sauf si un cas particulier le justifie
Choisir les profils selon son appréciation afin d’accélérer l’enquête
Privilégier les jeunes puis compenser leur nombre par des quotas

Écarter ce choix, sauf si un cas particulier le justifie

Explication

L’échantillonnage fondé sur le jugement de l’enquêteur est à bannir sauf cas particulier, car il peut favoriser certains profils, comme les jeunes plutôt que les personnes âgées. La facilité de réponse ne justifie pas ce biais, les quotas ne rendent pas le choix initial neutre, et l’appréciation personnelle est précisément le problème.

42. Pour interroger les membres d’un groupe fermé difficile à repérer, une chercheuse commence par contacter une personne du groupe, qui lui transmet des coordonnées. Quelle démarche caractérise la suite de l’échantillonnage en boule de neige ?

Laisser la chercheuse choisir les membres qui semblent les plus représentatifs
Tirer les prochains participants au hasard dans la population générale
Suivre un parcours fixé et solliciter une porte sur un nombre déterminé
Interroger les contacts indiqués, qui peuvent à leur tour orienter vers d’autres membres

Interroger les contacts indiqués, qui peuvent à leur tour orienter vers d’autres membres

Explication

La boule de neige progresse par recommandations : le membre initial fournit des contacts, qui peuvent ensuite désigner d’autres participants. Un parcours de portes relève de Politz, le choix des profils par l’enquêtrice relève du jugement, et un tirage dans la population générale ne suit pas la chaîne de contacts.

43. Une équipe choisit une méthode de sondage pour une enquête nationale. Quel ensemble de facteurs doit-elle prendre en compte pour justifier ce choix ?

Homogénéité de la population, type de questions et mode de présentation des résultats
Taille de l’échantillon, formulation du questionnaire et expérience des enquêteurs
Budget et délais de terrain, sans considérer les données disponibles ni la dispersion
Actualisation des données, homogénéité, dispersion, moyens, délais et objectifs

Actualisation des données, homogénéité, dispersion, moyens, délais et objectifs

Explication

Le choix dépend des données disponibles et de leur actualisation, de l’homogénéité et de la dispersion de la population, des moyens matériels et budgétaires, des délais et des objectifs. La taille de l’échantillon ou la formulation du questionnaire ne résument pas ces facteurs, et écarter les données ou la dispersion rend le choix incomplet.

44. Une équipe estime la marge d’incertitude liée au tirage de son échantillon, mais peine à maîtriser les erreurs dues aux refus de répondre. Comment classer ces deux difficultés ?

L’incertitude du tirage est non probabiliste et difficile à contrôler ; les refus sont probabilistes et estimables par intervalle de confiance
Les deux difficultés sont probabilistes et peuvent être estimées par le même intervalle de confiance
Les deux difficultés sont non probabilistes et sont difficiles à contrôler de la même manière
L’incertitude du tirage est probabiliste et estimable par intervalle de confiance ; les refus relèvent de l’erreur non probabiliste, difficile à contrôler

L’incertitude du tirage est probabiliste et estimable par intervalle de confiance ; les refus relèvent de l’erreur non probabiliste, difficile à contrôler

Explication

L’erreur totale distingue l’erreur d’échantillonnage probabiliste, estimable par un intervalle de confiance, de l’erreur non probabiliste, difficile à contrôler. Les refus sont une source non probabiliste ; les qualifier de probabilistes confond les deux composantes, tandis que traiter les deux erreurs comme identiques efface cette distinction.

45. Lors d’une enquête, certains membres de la population ne peuvent pas être atteints, certaines personnes ne répondent pas et d’autres donnent des réponses erronées. À quelles sources d’erreurs ces problèmes correspondent-ils ?

La non-couverture, l’erreur probabiliste et le choix du mode d’administration
Les non-réponses, l’homogénéité de la population et l’erreur d’échantillonnage
La non-couverture, les non-réponses et les erreurs dues aux réponses des enquêtés
La dispersion géographique, les délais et les erreurs dues aux réponses des enquêtés

La non-couverture, les non-réponses et les erreurs dues aux réponses des enquêtés

Explication

Les trois sources d’erreurs non probabilistes sont la non-couverture, les non-réponses et les erreurs dues aux réponses des enquêtés. La dispersion, les délais et l’homogénéité sont des facteurs de choix de méthode, tandis que l’erreur d’échantillonnage probabiliste est une autre composante de l’erreur totale.

46. Lors d’une enquête téléphonique, l’enquêteur lit les questions et consigne les réponses du participant. Comment classer ce questionnaire selon son mode d’administration ?

Questionnaire rempli directement par l’enquêté
Questionnaire auto-administré
Questionnaire postal auto-administré
Questionnaire administré par enquêteur

Questionnaire administré par enquêteur

Explication

Un questionnaire administré par enquêteur est rempli avec l’intervention d’un enquêteur, notamment par téléphone ou en face à face. Le questionnaire auto-administré est rempli directement par l’enquêté ; le canal téléphonique ne transforme donc pas l’entretien en auto-administration.

47. Une équipe prépare une enquête sur un sujet délicat, avec des questions complexes, un échantillon difficile à joindre et un calendrier serré. Quels éléments doit-elle prendre en compte pour choisir le mode d’administration ?

L’objet, les questions, l’échantillon, le temps et les coûts
L’objet, les questions, le temps et les coûts, mais pas l’échantillon
L’objet et l’échantillon, mais pas les questions, le temps ni les coûts
L’échantillon, le temps et les coûts, mais pas l’objet ni les questions

L’objet, les questions, l’échantillon, le temps et les coûts

Explication

Le choix du mode d’administration dépend conjointement de l’objet de l’étude, du type et de la forme des questions, de la qualité de l’échantillon, du temps et des coûts. Négliger l’échantillon, l’objet ou les questions écarte un facteur pertinent.

48. Dans une enquête quantitative, quel rôle essentiel le questionnaire remplit-il ?

Collecter les données primaires servant à estimer les caractéristiques de la population
Sélectionner les individus qui représentent la population étudiée
Analyser les données recueillies pour établir les résultats statistiques
Rassembler des données secondaires sur les caractéristiques de la population

Collecter les données primaires servant à estimer les caractéristiques de la population

Explication

Le questionnaire collecte les données primaires dont le traitement permet d’estimer les caractéristiques de la population totale. La sélection de l’échantillon, l’analyse et la collecte de données secondaires correspondent à d’autres rôles ou étapes.

49. Deux enquêtes utilisent des échantillons sélectionnés avec une qualité comparable, mais leurs questionnaires diffèrent fortement par leur structure et leur formulation. Quelle conclusion est justifiée ?

La qualité des résultats dépend uniquement de la sélection des échantillons
La qualité des résultats peut varier selon le coût de l’administration
La qualité des résultats peut différer à cause des questionnaires
La qualité des résultats dépend de la taille, plutôt que de la formulation

La qualité des résultats peut différer à cause des questionnaires

Explication

La structure et la formulation du questionnaire influencent la qualité des résultats autant que la méthode de sélection de l’échantillon. Attribuer cette qualité au seul échantillonnage ou au seul coût néglige cet effet.

50. Dans une enquête sur les habitudes de déplacement, une personne peut décrire librement les raisons de ses choix, tandis qu’une autre question lui propose une liste de moyens de transport. Comment classer ces questions ?

La première est fermée et la seconde est ouverte
La première est ouverte et la seconde est fermée
Les deux sont fermées, car elles appartiennent au même questionnaire
Les deux sont ouvertes, car elles portent sur les déplacements

La première est ouverte et la seconde est fermée

Explication

Une question ouverte laisse l’enquêté répondre librement, alors qu’une question fermée limite sa réponse à un choix proposé. La distinction repose sur le format de réponse, non sur le sujet des questions.

51. Que désigne l’attitude dans l’étude du comportement ?

Une réaction ponctuelle provoquée par un stimulus précis
Un comportement observable produit par une décision individuelle
Une disposition à percevoir et à réagir, orientant la conduite
Une connaissance mémorisée à propos d’un objet ou d’une personne

Une disposition à percevoir et à réagir, orientant la conduite

Explication

L’attitude est une disposition à percevoir et à réagir, une tendance directrice de la conduite. Une réaction ponctuelle, un comportement observé ou une connaissance isolée ne rend pas compte de cette disposition.

52. Une personne connaît les caractéristiques d’un produit, éprouve de l’attrait pour celui-ci, mais n’a pas encore exprimé d’intention d’achat. Quelle interprétation des composantes de son attitude convient ?

Les composantes cognitive et conative sont présentes, sans composante affective
Les composantes cognitive et affective sont présentes, sans composante conative nécessairement exprimée
Les trois composantes doivent être présentes dès qu’une attitude est formée
Les composantes affective et conative sont présentes, sans composante cognitive

Les composantes cognitive et affective sont présentes, sans composante conative nécessairement exprimée

Explication

La connaissance relève de la composante cognitive et l’attrait de la composante affective. La composante conative exprime une tendance à agir, mais elle n’est pas nécessairement présente ou exprimée.

53. Une équipe mesure l’attitude envers un service à partir de plusieurs items et additionne leurs scores. Quel principe doit-elle respecter pour interpréter les scores ?

Les items doivent opposer deux termes contradictoires sans totaliser leurs scores
Le signe positif doit correspondre à une perception positive de l’attribut
Le signe positif doit correspondre à une perception négative de l’attribut
Chaque score doit être interprété séparément, sans addition des items

Le signe positif doit correspondre à une perception positive de l’attribut

Explication

L’échelle de Likert mesure l’attitude en additionnant les scores d’une série d’items, avec un signe positif correspondant à une perception positive de l’attribut. Inverser le signe ou remplacer l’addition par des oppositions bipolaires dénature ce principe.

54. Pour évaluer la perception d’un véhicule, une enquête demande aux répondants de situer celui-ci sur des axes allant de « rapide » à « lent » et de « bruyant » à « silencieux ». Quelle échelle est utilisée ?

La méthode de Thurstone, fondée sur des intervalles équivalents
L’échelle de Likert, fondée sur l’addition des scores d’items
Une échelle ordinale, fondée sur des catégories non opposées
L’échelle d’Osgood, fondée sur des termes bipolaires

L’échelle d’Osgood, fondée sur des termes bipolaires

Explication

L’échelle d’Osgood, ou différentiel sémantique, mesure l’attitude au moyen d’échelles bipolaires opposant des termes contradictoires. Likert additionne des scores d’items, tandis que Thurstone sert à construire des intervalles psychologiquement équivalents.

55. Une enquête est menée oralement auprès de personnes peu familières avec le vocabulaire technique. Quelle formulation convient le mieux ?

Une phrase simple, formulée dans la langue parlée
Une phrase longue, formulée dans la langue parlée
Une phrase technique, formulée dans un registre soutenu
Une phrase simple, formulée dans un registre administratif

Une phrase simple, formulée dans la langue parlée

Explication

Une question administrée oralement doit être facile à comprendre et employer la langue parlée. Le vocabulaire technique et le registre administratif compliquent la compréhension, tandis qu’une phrase longue enfreint la règle de simplicité.

56. Dans une enquête, la question « Connaissez-vous le produit X ? » reçoit des réponses difficiles à interpréter. Quel est le problème principal de cette formulation ?

Elle demande une opinion sans proposer d’échelle de réponse
Elle suppose que le répondant a déjà acheté le produit
Elle peut viser la simple connaissance du nom, l’essai ou l’achat régulier
Elle ne précise pas à quelle période l’achat doit être rapporté

Elle peut viser la simple connaissance du nom, l’essai ou l’achat régulier

Explication

La question est vague, car « connaître » peut renvoyer au nom, au fait d’en avoir entendu parler, à l’essai ou à l’achat régulier. L’absence d’échelle d’opinion, de période ou la présupposition d’un achat ne sont pas le problème central de cette formulation.

57. Une enquête sur les déplacements propose : « Quelle est la marque de votre voiture et quel est son kilométrage ? » Quel défaut de rédaction faut-il corriger en priorité ?

La question présuppose un jugement de valeur
Deux questions sont réunies dans une même phrase
La question suggère la réponse attendue
La question comporte une double négation

Deux questions sont réunies dans une même phrase

Explication

La phrase demande à la fois la marque et le kilométrage : elle réunit donc deux questions, qu’il faut séparer. Une double négation exige deux négations, tandis qu’une question suggestive oriente la réponse et qu’un jugement de valeur n’est pas demandé ici.

58. Dans une enquête sur le respect des règles de sécurité au travail, les répondants pourraient vouloir donner une image socialement valorisée de leurs pratiques. Quelle stratégie de questionnement est la plus adaptée ?

Remplacer les questions sur les pratiques par leur statut professionnel
Demander directement si les répondants respectent les règles
Aborder le thème par des questions indirectes moins impliquantes
Écarter les questions de contrôle pour éviter d’influencer les réponses

Aborder le thème par des questions indirectes moins impliquantes

Explication

Lorsque l’implication sociale peut biaiser les déclarations, des questions indirectes et moins impliquantes sont souhaitables; l’organisation du questionnaire peut aussi contribuer au contrôle du biais. Une question directe plus engageante risque de l’accentuer, et ni l’identité ni la suppression des contrôles ne répondent au principe.

59. Pour traiter informatiquement les réponses à la question « À quelle fréquence lisez-vous ? », quel rôle joue la variable associée ?

Désigner une réponse particulière parmi les choix proposés
Résumer les réponses sous la forme d’une statistique finale
Repérer la question et prendre plusieurs états appelés modalités
Identifier chaque répondant au moyen d’un code individuel

Repérer la question et prendre plusieurs états appelés modalités

Explication

Une variable repère une question pour le traitement informatique et peut prendre plusieurs états, appelés modalités. Une réponse particulière est une modalité, tandis qu’un identifiant distingue les répondants et qu’une statistique résume des données traitées.

60. Dans un questionnaire, une personne sélectionne « ne sait pas » parce qu’aucune des réponses proposées ne correspond à sa situation. Comment faut-il interpréter ce choix ?

La personne ne se situe dans aucune des modalités proposées
La personne a refusé de participer à l’enquête
La personne a laissé la question sans réponse
La personne a choisi une réponse de fond parmi les modalités proposées

La personne ne se situe dans aucune des modalités proposées

Explication

« Ne sait pas » indique que la personne ne peut se situer parmi les choix proposés; « pas de réponse » signale une réponse manquante. L’incertitude n’équivaut donc ni à une question laissée vide ni nécessairement à un refus.

61. Une enquête code les marques achetées par les nombres 1, 2 et 3. Quelle interprétation de ces codes est correcte ?

Ils indiquent un classement croissant des marques
Ils établissent des niveaux ordonnés de préférence
Ce sont des étiquettes sans ordre ni signification mathématique
Ils mesurent l’écart quantitatif entre les marques

Ce sont des étiquettes sans ordre ni signification mathématique

Explication

Dans une variable qualitative nominale, les nombres codent les modalités comme des étiquettes; ils n’ont ni ordre ni signification pour les opérations mathématiques. Un classement, des écarts mesurables ou des niveaux ordonnés relèveraient d’une interprétation injustifiée ou d’une variable ordinale.

62. Une chercheuse compare les températures en degrés Celsius et les masses en kilogrammes. Quelle distinction entre ces deux échelles est correcte ?

La température a une origine arbitraire; la masse possède un zéro unique permettant les proportions
La température possède un zéro unique; la masse a une origine arbitraire
Les deux échelles ont une origine arbitraire et permettent les proportions
Les deux échelles ont un zéro naturel, mais aucune ne permet les proportions

La température a une origine arbitraire; la masse possède un zéro unique permettant les proportions

Explication

Les degrés Celsius relèvent d’une échelle d’intervalle, dont l’origine est arbitraire et qui n’a pas de zéro naturel. La masse en kilogrammes possède un zéro unique, ce qui permet de comparer des proportions; l’inversion des zéros et l’absence de cette distinction sont des confusions.

63. Dans une enquête, que présente un tri à plat pour les réponses recueillies ?

La moyenne et la dispersion d’une variable quantitative
La répartition en valeurs et en pourcentages d’une variable
La relation entre deux variables dans un tableau à double entrée
La répartition conditionnelle de plusieurs variables croisées

La répartition en valeurs et en pourcentages d’une variable

Explication

Le tri à plat dénombre et présente en valeurs et en pourcentages les réponses d’une seule variable. Le tableau à double entrée relève du tri croisé, la moyenne et la dispersion sont des mesures numériques, et les fréquences conditionnelles s’emploient dans l’interprétation des tableaux croisés.

64. Avant de calculer des statistiques sur les réponses à une question, une analyste construit leur distribution unidimensionnelle. Quelle vérification doit-elle faire en examinant ce tableau ?

Repérer d’éventuelles erreurs de codification ou de saisie
Formuler une interprétation théorique des résultats obtenus
Mesurer l’association entre cette réponse et une autre variable
Déterminer quelle variable explique les variations observées

Repérer d’éventuelles erreurs de codification ou de saisie

Explication

L’examen du tableau de distribution unidimensionnelle sert à repérer d’éventuelles erreurs de codification ou de saisie avant les traitements statistiques. Mesurer une association relève du tri croisé, identifier une variable explicative relève de l’analyse explicative, et l’interprétation théorique intervient dans l’analyse des résultats.

65. Une équipe veut étudier si la catégorie socioprofessionnelle est associée au choix d’un produit, deux variables qualitatives. Quel traitement convient ?

Une analyse en composantes principales des individus
Une analyse factorielle de correspondance des modalités
Un tri croisé dans un tableau à double entrée
Un tri à plat donnant la répartition d’une variable

Un tri croisé dans un tableau à double entrée

Explication

Le tri croisé place les réponses de deux variables qualitatives dans un tableau à double entrée afin d’étudier leurs relations éventuelles. Le tri à plat décrit une variable, tandis que l’ACP et l’AFC sont des méthodes de représentation et de réduction ou d’analyse factorielle.

66. Dans un tableau croisé, une analyste veut comparer la répartition des réponses à une question au sein de chaque catégorie figurant en ligne. Quelle base de calcul rend cette comparaison pertinente ?

Les effectifs bruts de chaque case
Les fréquences marginales des colonnes
L’effectif total du tableau
Les fréquences marginales des lignes

Les fréquences marginales des lignes

Explication

Pour interpréter les réponses conditionnellement aux catégories en ligne, les fréquences se calculent par rapport aux fréquences marginales des lignes. Le total donne une fréquence globale, les marginales des colonnes conditionnent selon l’autre dimension, et les effectifs bruts ne sont pas des fréquences conditionnelles.

67. Une enquête recueille le nombre entier de visites effectuées par chaque client. Quel graphique convient à cette variable quantitative discrète ?

Un histogramme
Un diagramme en tuyaux d’orgue
Une courbe de fréquences cumulées
Un diagramme en bâtons

Un diagramme en bâtons

Explication

Le diagramme en bâtons convient aux variables quantitatives discrètes, comme un nombre entier de visites. L’histogramme est associé aux variables quantitatives continues et les tuyaux d’orgue aux variables qualitatives ; une courbe cumulée n’est pas le graphique indiqué ici.

68. Une étude cherche à mesurer la liaison entre deux variables nominales, le type de logement et le mode de chauffage. Quel indicateur le tri croisé mobilise-t-il ?

La variable dépendante
Le Khi deux
La corrélation
La moyenne arithmétique

Le Khi deux

Explication

Le Khi deux sert à mesurer la liaison entre deux variables nominales. La corrélation concerne deux variables quantitatives, la moyenne décrit une tendance centrale et la variable dépendante intervient dans l’analyse explicative du sens de la liaison.

69. Une équipe constate une association entre le budget publicitaire et le chiffre d’affaires, puis cherche à déterminer lequel pourrait expliquer les variations de l’autre. Quelle démarche entreprend-elle ?

Une analyse explicative identifiant les variables indépendante et dépendante
Une analyse graphique comparant les distributions marginales
Une description numérique mesurant l’intensité de la liaison
Un tri à plat décrivant séparément chaque variable

Une analyse explicative identifiant les variables indépendante et dépendante

Explication

L’analyse explicative cherche le sens de la liaison en identifiant les variables indépendante et dépendante. La description numérique mesure son intensité, tandis qu’un tri à plat décrit séparément une variable et les distributions marginales ne déterminent pas le rôle explicatif.

70. Après avoir produit un tableau croisé, une analyste doit en tirer des conclusions utiles à une décision. Quel ordre de travail suit la méthode d’analyse ?

Lire les résultats globaux, synthétiser immédiatement, puis examiner les colonnes
Rédiger une conclusion générale, examiner les lignes, puis vérifier les résultats globaux
Analyser les éléments en colonne, formuler une conclusion, puis lire les résultats globaux
Lire les résultats globaux, analyser les éléments significatifs en ligne puis en colonne, et synthétiser

Lire les résultats globaux, analyser les éléments significatifs en ligne puis en colonne, et synthétiser

Explication

La méthode commence par la lecture et la compréhension des résultats globaux en lignes et en colonnes, poursuit par l’analyse des éléments significatifs en ligne puis en colonne, et se termine par une synthèse utile à la décision. Commencer par la conclusion inverse l’ordre de raisonnement, omettre les résultats globaux ou s’arrêter avant la synthèse ne respecte pas cette démarche.

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