Quand et où est né René M. Stulz ?
Il est né le 31 juillet 1944 à New York.
Quelle licence René M. Stulz a-t-il obtenue en 1975 ?
Une licence en sciences économiques à l’Université de Neuchâtel.
Où et quand René M. Stulz a-t-il obtenu son doctorat d’économie ?
Au MIT en 1980.
Que cherchent à concilier les recherches de Stulz ?
La théorie financière avec les faits et décisions des entreprises.
Quels éléments Stulz intègre-t-il dans ses recherches ?
Le contexte réglementaire et le comportement des actionnaires et dirigeants.
Quelle démarche Stulz suit-il dans ses articles les plus aboutis ?
Il formule un modèle théorique puis teste sa pertinence sur des données collectées.
Quand deux marchés financiers nationaux sont-ils parfaitement intégrés ?
Quand deux actifs échangés dans les deux pays ont le même prix et des rentabilités parfaitement corrélées dans la même devise.
Quelles complications apparaissent en étendant un modèle national d’évaluation à un cadre multinational ?
Les différences de goûts, la mesure des inflations nationales et les barrières à l’investissement transfrontalier.
Quelles sont les principales barrières à l’investissement transfrontalier ?
Les coûts d’information, coûts de transaction, mesures fiscales discriminatoires, limites administratives, risques politiques et d’expropriation.
Dans le modèle international de Stulz (1981a), comment diffèrent les portefeuilles des investisseurs domestiques et étrangers ?
Ils diffèrent mais ont la même proportion d’actifs risqués.
Quelle hypothèse caractérise le modèle de Stulz (1981b) sur les portefeuilles des investisseurs d’un même pays ?
Ils sélectionnent les mêmes actifs dans les mêmes proportions.
Que provoquent les barrières asymétriques dans le modèle de Stulz (1981b) ?
Les portefeuilles diffèrent d’un pays à l’autre.
Que se passe-t-il quand les marchés sont segmentés par des barrières à l’investissement transfrontalier ?
Les investisseurs ne détiennent pas forcément le portefeuille global et celui-ci peut ne pas être efficient.
Qui a proposé le modèle international où marchés sont intégrés mais opportunités de consommation diffèrent ?
Stulz, 1981a.
De quoi dépend la prime de risque des actions américaines selon Chan et al. (1992) ?
De leur covariance conditionnelle avec le marché japonais.
Quelle variable n'affecte pas la prime de risque des actions américaines selon Chan et al. (1992) ?
La variance conditionnelle propre des actions américaines.
Que montre Bailey et al. (1992) sur la stratégie de couverture du Nikkei 225 ?
Elle peut égaliser le risque en dollars au risque en yens.
Que montre Karolyi et Stulz (1996) sur la relation entre corrélations et volatilité des indices ?
Les corrélations augmentent quand la volatilité augmente.
Quelle conséquence a l'augmentation des corrélations sur la diversification internationale selon Karolyi et Stulz (1996) ?
Elle réduit l’efficacité de la diversification pendant les fortes agitations.
Que montrent Griffin et Stulz (2001) sur les industries américaines produisant des biens négociables ?
Elles sont exposées aux mêmes chocs industriels que leurs concurrents étrangers.
Quel est l'impact économique des chocs industriels sur les industries américaines selon Griffin et Stulz (2001) ?
L’impact économique reste limité ou négligeable.
Selon Stulz (1983a), que provoque une hausse de la rentabilité espérée des investissements technologiques étrangers ?
Le solde des investissements étrangers diminue.
Selon Stulz (1983a), que provoque une hausse du risque technologique étranger sur le solde des investissements ?
Le solde des investissements étrangers augmente.
Selon Stulz (1983a), que provoque une hausse de la richesse nationale relative étrangère sur le solde des investissements ?
Le solde des investissements étrangers augmente.
Quels types d'entreprises les investisseurs étrangers privilégient-ils au Japon selon Kang et Stulz (1997) ?
Les entreprises manufacturières, grandes, peu endettées, performantes et faiblement exposées au risque spécifique.
Qu'est-ce que le home bias ?
La faible proportion d’actions étrangères dans un portefeuille favorisant les entreprises proches du domicile.
Quelle différence de Q de Tobin Doidge et al. (2004) constatent-ils pour les entreprises cotées sur plusieurs marchés ?
Un Q de Tobin supérieur de 16,5 % par rapport aux entreprises cotées uniquement sur leur marché national.
Quel effet la cotation sur un marché américain a-t-elle sur les risques d’expropriation des actionnaires minoritaires ?
Elle réduit ces risques grâce à une législation stricte et une gouvernance renforcée.
En quelle année la loi Sarbanes-Oxley a-t-elle été votée ?
En 2002.
Qu'influence une incertitude sur la politique monétaire selon Stulz (1986c) ?
Elle influence les ménages, leur consommation et les taux d’intérêt réels.
Quel modèle Stulz (1986b) propose-t-il ?
Un modèle d’équilibre général expliquant la relation entre rentabilités attendues corrigées de l'inflation et inflation anticipée.
Quelle relation Stulz (1986b) établit-il entre rentabilités attendues corrigées de l'inflation et taux d'inflation anticipé ?
Cette relation est négative.
Que montre Reagan et Stulz (1993) sur la variabilité des prix relatifs et l'inflation ?
Une augmentation de la variabilité des prix relatifs peut accroître l’inflation.
Comment l'inflation influence-t-elle la variabilité des prix relatifs selon Reagan et Stulz (1993) ?
L’inflation peut augmenter la variabilité des prix relatifs.
Qu'influence l'incertitude sur la politique monétaire selon Stulz (1986c) ?
La consommation des ménages rationnels mais peu informés et les taux d’intérêt réels.
Quand la demande de titres obligataires étrangers augmente-t-elle selon Stulz (1983b) ?
Quand la valeur locale des importations augmente, la tolérance au risque est inférieure à un et l’élasticité des dépenses aux importations est supérieure à un.
Quelle condition relative au risque doit être remplie pour la demande de titres étrangers selon Stulz (1983b) ?
La tolérance relative au risque de l’investisseur domestique doit être inférieure à un.
De quoi dépend la prime de risque de change selon Stulz (1982a) en absence d’obstacle aux capitaux ?
De la corrélation croissante entre les variations du taux de change et celles de la consommation réelle mondiale.
Que permet d'expliquer le modèle avec apprentissage des investisseurs de Stulz (1987b) ?
La variation temporelle et le changement de signe de la prime de risque des taux de change à terme.
Comment une entreprise exportatrice choisit-elle la date et le lieu de vente selon Reagan et Stulz (1989) ?
Selon l’incitation donnée par le niveau des taux de change à terme.
Quelle difficulté les engagements d’exportation à long terme rencontrent-ils selon Reagan et Stulz (1989) ?
Ils sont parfois difficiles à respecter à cause des taux de change à terme.
Qu'impose Stulz (1988a) sur l'effet des droits de vote des dirigeants en OPA ?
Une augmentation des droits de vote diminue la probabilité de réussite de l'OPA.
Quel effet Stulz (1988a) attribue-t-il à l'augmentation des droits de vote sur la prime aux actionnaires cibles ?
Elle augmente la prime offerte aux actionnaires de la cible.
Que se passe-t-il pour la valeur des actions quand les dirigeants renforcent une position politiquement faible ?
La valeur des actions tend à augmenter.
Comment évolue la valeur des actions quand les dirigeants renforcent une position politiquement forte ?
La valeur des actions tend à diminuer.
Qu'est-ce que le surinvestissement ?
La propension à investir les free cash flows dans des projets à VAN négative.
Quelle est la définition du sous-investissement ?
Ne pas saisir toutes les opportunités d'investissement à VAN positive disponibles.
Que montre Stulz (1990) sur le niveau d'endettement optimal ?
Il équilibre la réduction du surinvestissement et le risque de sous-investissement.
Selon Stulz (1990), quels risques équilibre l'endettement optimal même sans taxes ni coûts de faillite ?
Le surinvestissement et le sous-investissement causé par une dette excessive.
Que montrent Lang et al. (1989) sur les gains d'une OPA ?
Les gains sont plus importants si l'acquéreur est bien géré et la cible mal gérée selon leurs Q de Tobin.
Quelle perte moyenne Moeller et al. (2004) observent-ils pour l'actionnaire acquéreur ?
Une perte moyenne de 25 millions de dollars.
Quelle rentabilité anormale moyenne Moeller et al. (2004) constatent-ils ?
Une rentabilité anormale moyenne de 1,1 %.
Comment Moeller et al. (2007) expliquent-ils l'effet de la diversité des opinions sur les rentabilités anormales ?
Les rentabilités anormales diminuent avec la diversité des opinions.
Quel effet l'asymétrie d'information a-t-elle sur les rentabilités anormales selon Moeller et al. (2007) ?
Elle diminue les rentabilités anormales.
Comment la volatilité idiosyncrasique influence-t-elle les rentabilités lors d'un paiement en cash ?
Elle augmente les rentabilités anormales.
Quelle différence fondamentale la théorie néoclassique établit-elle sur les acquisitions ?
Elles sont un redéploiement d’actifs sous-utilisés.
Comment la théorie de l’agence considère-t-elle les acquisitions ?
Comme des investissements pouvant profiter aux dirigeants et nuire aux actionnaires.
Que montrent Lang et Stulz (1994) sur la diversification et la valeur boursière ?
La diversification n'accroît pas la valeur boursière des entreprises américaines.
Comment le Q de Tobin est-il lié au degré de diversification selon Lang et Stulz (1994) ?
Le Q de Tobin est négativement corrélé au degré de diversification.
Quelle sensibilité l'investissement d'une branche a-t-il selon Shin et Stulz (1998) ?
Il est six fois plus sensible aux cash flows de sa propre branche qu'à ceux des autres.
Quelle relation Lang et al. (1996) observent-ils entre endettement et opportunités de croissance ?
Ils observent une relation négative entre endettement et opportunités de croissance.
Quand la relation négative entre endettement et croissance est-elle particulièrement marquée selon Lang et al. (1996) ?
Elle est particulièrement marquée lorsque le Q de Tobin est faible.
Quelle réaction du marché Lang et al. (1994) constatent-ils lors de la vente d'actifs ?
Le marché réagit positivement uniquement si la vente s'accompagne d'un reversement aux actionnaires.
Sous quelles formes le reversement aux actionnaires doit-il se faire pour une réaction positive du marché ?
Sous forme de dividendes ou de rachats d'actions.
Quels actifs sont prioritairement désinvestis selon Schlingemann et al. (2002) ?
Les actifs liquides, éloignés du cœur de métier, petits ou peu performants.
Qu'ont montré Opler et al. (1999) sur les entreprises à forte croissance ?
Elles détiennent relativement plus de trésorerie.
Quelle caractéristique des grandes entreprises bien notées selon Opler et al. (1999) ?
Elles détiennent moins de trésorerie.
Que constate Bates et al. (2009) sur le ratio trésorerie/valeur des actifs aux États-Unis ?
Il a plus que doublé entre 1980 et 2006.
Quelle année correspond à la moyenne où une entreprise américaine pouvait rembourser toutes ses dettes avec sa trésorerie ?
2006.
Qu'attribuent Bates et al. (2009) à la hausse de la trésorerie ?
Au risque accru des cash flows et à l'évolution du profil des entreprises.
Quels changements dans le profil des entreprises expliquent la hausse de la trésorerie selon Bates et al. (2009) ?
Baisse des stocks et créances clients, hausse des dépenses de R&D.
Quelles entreprises conservent plus de trésorerie selon leur croissance et volatilité ?
Celles avec fortes opportunités de croissance et forte volatilité des revenus.
Comment a évolué le rapport trésorerie/actifs aux États-Unis entre 1980 et 2006 ?
Il a plus que doublé selon Bates et al. (2009).
Quels facteurs expliquent la croissance de la trésorerie selon l'analyse ?
Cash-flows plus risqués, baisse des stocks et créances, hausse R&D, motif de précaution.
Quelle conclusion Pinkowitz et al. (2016) tirent-ils sur la trésorerie des entreprises américaines ?
Pas de preuve concluante qu'elles détiennent plus de trésorerie que les étrangères entre 1998 et 2011.
Que prédit la théorie du cycle de vie de l’entreprise sur le versement des dividendes ?
Les dividendes sont surtout versés par des entreprises matures et bien établies.
Quel ratio détermine la propension à verser des dividendes selon DeAngelo et al. (2006) ?
Le ratio entre fonds propres externes et fonds internes, appelé « mix-capital ».
Selon DeAngelo et al. (2010), qu'influence davantage les émissions d’actions ?
La position de la firme dans son cycle de vie plutôt que le market timing.
Quel effet l’introduction en bourse a-t-elle sur la flexibilité de la firme ?
Elle réduit la flexibilité en imposant une organisation rigide.
Comment évolue la participation des dirigeants au capital avec la performance de la firme ?
Elle tend à diminuer lorsque la performance augmente.
Selon Fahlenbrach et Stulz (2009), que fait la participation des dirigeants en cas de contraintes financières ?
Elle tend à augmenter.
Quel effet a un accroissement de la participation des dirigeants sur le Q de Tobin ?
Il augmente le Q de Tobin.
L'accroissement de la participation des administrateurs augmente-t-il la valeur de la firme ?
Non, il n'augmente pas la valeur de la firme.
Quand la probabilité qu’un PDG extérieur siège au conseil augmente-t-elle ?
Quand les entreprises concernées sont similaires.
Quel est l'effet de l'arrivée du premier PDG extérieur sur le cours des actions ?
Il a un effet plus fort que celui du second PDG extérieur.
Comment les investisseurs interprètent-ils le départ d’un administrateur selon Fahlenbrach et al. (2016) ?
Comme l’annonce de mauvaises nouvelles à venir.
Qui a montré que le départ d’un administrateur est perçu comme une annonce de mauvaises nouvelles ?
Fahlenbrach et al. (2016).
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1. Quelle démarche caractérise les recherches de René M. Stulz en finance ?
2. Quelle méthode Stulz emploie-t-il dans ses articles les plus aboutis ?
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