QCM : Finance d’entreprise et gestion des risques — 59 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche caractérise les recherches de René M. Stulz en finance ?

Relier la théorie financière aux faits, aux décisions des entreprises et au contexte institutionnel
Étudier les marchés financiers sans considérer les décisions des entreprises ni les institutions
Analyser les rendements boursiers à partir des seules différences de réglementation nationale
Privilégier les comportements individuels en écartant les modèles théoriques et les données observées

Relier la théorie financière aux faits, aux décisions des entreprises et au contexte institutionnel

Explication

Stulz cherche à rapprocher la théorie financière des faits et des décisions des entreprises, tout en intégrant la réglementation et le comportement des acteurs. L’analyse des seuls rendements ou des seuls comportements ne reprend donc pas l’ensemble de cette démarche.

2. Quelle méthode Stulz emploie-t-il dans ses articles les plus aboutis ?

Il construit un modèle théorique, puis en évalue les implications sur des données recueillies à cette fin
Il applique un modèle existant, puis mesure uniquement sa cohérence avec les règles institutionnelles
Il compare des opinions d’investisseurs, puis déduit une théorie sans confrontation avec des observations
Il décrit des régularités empiriques, puis adapte le modèle sans tester ses implications sur des données

Il construit un modèle théorique, puis en évalue les implications sur des données recueillies à cette fin

Explication

La démarche consiste à formuler d’abord un modèle théorique, puis à tester sa pertinence et ses implications sur des données collectées pour l’étude. Une analyse qui ne confronte pas le modèle aux observations ne correspond pas à cette méthode.

3. Dans quelles conditions deux marchés financiers nationaux sont-ils parfaitement intégrés ?

Les actifs échangés dans les deux pays ont des rentabilités indépendantes et des prix déterminés par chaque marché
Des actifs comparables affichent des prix différents dans une devise commune malgré des rentabilités parfaitement corrélées
Des actifs comparables ont le même prix dans une devise commune lorsqu’ils ont des rentabilités parfaitement corrélées
Les investisseurs de chaque pays détiennent des titres différents, même lorsque leurs prix dans une devise commune sont identiques

Des actifs comparables ont le même prix dans une devise commune lorsqu’ils ont des rentabilités parfaitement corrélées

Explication

L’intégration parfaite implique l’égalité, dans une même devise, des prix d’actifs échangés dans les deux pays et présentant des rentabilités parfaitement corrélées. Des écarts de prix pour des actifs comparables caractérisent plutôt la segmentation des marchés.

4. Quelle difficulté complique l’extension d’un modèle national d’évaluation des actifs à un cadre multinational ?

La convergence des préférences et des consommations, la stabilité des inflations et la libre circulation des capitaux
La standardisation des monnaies, l’absence de fiscalité discriminatoire et la similitude des réglementations financières
Les différences de préférences et de consommation, la mesure des inflations nationales et les barrières transfrontalières
La corrélation des marchés nationaux, l’uniformité des risques politiques et l’égalité des niveaux de consommation

Les différences de préférences et de consommation, la mesure des inflations nationales et les barrières transfrontalières

Explication

Un cadre multinational doit tenir compte des différences de goûts et de consommation, de la mesure des inflations nationales et des obstacles à l’investissement transfrontalier. La convergence de ces éléments simplifierait au contraire l’extension du modèle.

5. Laquelle de ces situations constitue une barrière à l’investissement transfrontalier ?

Une harmonisation fiscale qui supprime les traitements différents entre investisseurs nationaux et étrangers
Une amélioration de l’information financière qui réduit les coûts d’analyse pour les investisseurs étrangers
Une simplification administrative qui facilite l’accès des investisseurs étrangers aux marchés locaux
Un risque d’expropriation par nationalisation qui menace les actifs détenus par des investisseurs étrangers

Un risque d’expropriation par nationalisation qui menace les actifs détenus par des investisseurs étrangers

Explication

Le risque d’expropriation par nationalisation figure parmi les principales barrières à l’investissement transfrontalier, avec les coûts d’information, les coûts de transaction et les risques politiques. Les autres situations décrivent au contraire une réduction des obstacles à l’investissement.

6. Que prévoit le modèle international de Stulz (1981a) concernant les investisseurs domestiques et étrangers ?

Leurs portefeuilles tangents sont identiques, et les opportunités de consommation sont les mêmes dans chaque pays
Leurs portefeuilles tangents diffèrent, et chaque groupe choisit une proportion différente d’actifs risqués
Leurs portefeuilles tangents sont identiques, mais la proportion investie dans les actifs risqués varie selon leur pays
Leurs portefeuilles tangents diffèrent, mais la proportion investie dans les actifs risqués reste identique

Leurs portefeuilles tangents diffèrent, mais la proportion investie dans les actifs risqués reste identique

Explication

Dans ce modèle, les marchés sont intégrés, mais les opportunités de consommation diffèrent selon les pays : les portefeuilles tangents ne coïncident donc pas, tandis que la proportion d’actifs risqués est identique. L’égalité des portefeuilles ou des proportions ne correspond pas à ce résultat.

7. Selon Chan et al. (1992), quel élément explique la prime de risque des actions américaines ?

Leur covariance inconditionnelle avec le marché japonais, sans relation avec l’évolution des conditions de marché
Leur corrélation avec les marchés européens, tandis que leur relation avec le marché japonais reste sans effet
Leur covariance conditionnelle avec le marché japonais, plutôt que leur propre variance conditionnelle
Leur propre variance conditionnelle, indépendamment de leur covariance conditionnelle avec le marché japonais

Leur covariance conditionnelle avec le marché japonais, plutôt que leur propre variance conditionnelle

Explication

Chan et al. relient la prime de risque des actions américaines à leur covariance conditionnelle avec le marché japonais. Leur propre variance conditionnelle n’explique pas cette prime dans le résultat rapporté.

8. Pourquoi la diversification internationale devient-elle moins efficace pendant les périodes de forte agitation des marchés ?

Parce que la baisse de la volatilité des indices s’accompagne d’une augmentation des corrélations entre marchés
Parce que la hausse de la volatilité des indices s’accompagne d’une augmentation des corrélations entre marchés
Parce que la hausse de la volatilité des indices s’accompagne d’une baisse des corrélations entre marchés
Parce que les corrélations entre marchés restent stables lorsque la volatilité des indices augmente

Parce que la hausse de la volatilité des indices s’accompagne d’une augmentation des corrélations entre marchés

Explication

Karolyi et Stulz montrent que les corrélations entre marchés augmentent avec la volatilité des indices, ce qui réduit les gains de diversification lorsque les marchés sont très agités. Une baisse ou une stabilité des corrélations produirait plutôt des possibilités de diversification plus importantes.

9. Selon Stulz (1983a), dans quelle situation le solde des investissements étrangers augmente-t-il ?

Lorsque la rentabilité espérée des investissements technologiques étrangers augmente
Lorsque la rentabilité espérée et le risque technologique étrangers diminuent
Lorsque la richesse nationale relative étrangère baisse tandis que le risque diminue
Lorsque le risque technologique étranger ou la richesse nationale relative étrangère augmente

Lorsque le risque technologique étranger ou la richesse nationale relative étrangère augmente

Explication

Stulz (1983a) établit que le solde des investissements étrangers augmente avec le risque technologique étranger ou la richesse nationale relative étrangère. Une hausse de la rentabilité technologique espérée produit au contraire une diminution de ce solde.

10. Quelle situation caractérise le home bias d’un investisseur ?

Une préférence pour les entreprises étrangères présentant le risque spécifique le plus élevé
Une répartition égale entre actions nationales et actions étrangères comparables
Une forte détention d’actions étrangères et une préférence pour les marchés éloignés
Une faible détention d’actions étrangères et une préférence pour les entreprises proches

Une faible détention d’actions étrangères et une préférence pour les entreprises proches

Explication

Le home bias désigne la proportion anormalement faible d’actions étrangères dans le portefeuille, associée à une surpondération des entreprises proches du domicile. Une forte exposition aux marchés étrangers correspondrait plutôt à une réduction de ce biais.

11. Quel écart de Q de Tobin Doidge et al. (2004) observent-ils pour les entreprises cotées sur plusieurs marchés par rapport à celles cotées sur leur seul marché national ?

Un Q de Tobin supérieur de 16,5 %
Un Q de Tobin supérieur de 8,5 %
Un Q de Tobin supérieur de 27 %
Un Q de Tobin supérieur de 37 %

Un Q de Tobin supérieur de 16,5 %

Explication

Doidge et al. (2004) constatent un avantage moyen de 16,5 % pour les entreprises cotées sur plusieurs marchés. L’écart de 37 % concerne spécifiquement les entreprises présentes sur les marchés américains.

12. Pourquoi une cotation sur un marché américain peut-elle favoriser les actionnaires minoritaires et les opportunités de croissance d’une entreprise ?

Parce qu’elle réduit les obligations d’information financière imposées à l’entreprise
Parce qu’elle accroît les bénéfices privés issus de l’expropriation des minoritaires
Parce qu’elle renforce la gouvernance et la protection juridique des minoritaires
Parce qu’elle permet aux actionnaires majoritaires d’éviter les règles de gouvernance

Parce qu’elle renforce la gouvernance et la protection juridique des minoritaires

Explication

La cotation américaine réduit les risques d’expropriation grâce à une législation stricte et à une gouvernance renforcée, ce qui facilite aussi la saisie d’opportunités de croissance. Les bénéfices privés des actionnaires majoritaires reposent au contraire sur leur capacité d’expropriation.

13. Par quel mécanisme l’incertitude entourant la politique monétaire peut-elle influencer les taux d’intérêt réels ?

Elle réduit la consommation des entreprises, ce qui détermine les taux de change nominaux
Elle modifie les décisions de consommation des ménages, ce qui affecte ensuite les taux réels
Elle modifie directement les taux nominaux sans passer par les décisions des ménages
Elle accroît l’épargne publique, ce qui fixe indépendamment les taux réels

Elle modifie les décisions de consommation des ménages, ce qui affecte ensuite les taux réels

Explication

Stulz (1986c) montre que l’incertitude de politique monétaire influence les ménages et leur consommation, puis se répercute sur les taux d’intérêt réels. Le mécanisme ne passe donc pas par une détermination directe et indépendante de ces taux.

14. Quelle relation réciproque Reagan et Stulz (1993) mettent-ils en évidence ?

Une inflation accrue réduit la variabilité des prix relatifs, tandis que cette variabilité diminue l’inflation
L’inflation et la variabilité des prix relatifs évoluent séparément selon les anticipations monétaires
La variabilité des prix relatifs influence les taux de change, sans relation identifiée avec l’inflation
Une variabilité accrue des prix relatifs peut augmenter l’inflation, et l’inflation peut accroître cette variabilité

Une variabilité accrue des prix relatifs peut augmenter l’inflation, et l’inflation peut accroître cette variabilité

Explication

Reagan et Stulz (1993) décrivent une relation dans les deux sens entre les deux variables : la variabilité des prix relatifs peut accroître l’inflation, et l’inflation peut accroître la variabilité. Les autres propositions suppriment cette interaction ou en inversent le sens.

15. Quelle conséquence Stulz (1986c) attribue-t-il à l’incertitude sur la politique monétaire ?

Elle influence la consommation des ménages rationnels mais peu informés et, finalement, les taux d’intérêt réels
Elle accroît la consommation des ménages bien informés et diminue les taux d’intérêt nominaux
Elle influence les décisions des entreprises informées mais laisse la consommation des ménages inchangée
Elle modifie les taux de change nominaux sans effet notable sur la consommation des ménages

Elle influence la consommation des ménages rationnels mais peu informés et, finalement, les taux d’intérêt réels

Explication

Stulz (1986c) analyse la façon dont l’incertitude affecte les choix de consommation des ménages rationnels mais peu informés, avec une conséquence finale sur les taux réels. Le résultat ne porte pas principalement sur les entreprises ni sur les seuls taux nominaux.

16. En l’absence d’obstacle à la circulation des capitaux, de quoi la prime de risque de change dépend-elle positivement selon Stulz (1982a) ?

De l’écart entre les taux d’intérêt nominaux domestique et étranger
De la corrélation entre les variations du taux de change et celles de la consommation réelle mondiale
Du niveau moyen du taux de change et de la croissance des exportations nationales
De la variance des importations et de la corrélation entre les prix relatifs

De la corrélation entre les variations du taux de change et celles de la consommation réelle mondiale

Explication

Stulz (1982a) relie positivement la prime de risque de change à la corrélation entre les variations du taux de change et celles de la consommation réelle mondiale. Les écarts de taux nominaux ou les variables commerciales proposées ne constituent pas la relation indiquée.

17. Quelle innovation du modèle de Stulz (1987b) explique que la prime de risque des taux de change à terme puisse varier dans le temps et changer de signe ?

L’introduction d’une circulation imparfaite des capitaux entre les économies
L’hypothèse d’une prime constante déterminée par les seuls taux d’intérêt
L’intégration de l’apprentissage des investisseurs dans l’analyse de la prime de risque
La suppression des anticipations des investisseurs concernant les taux de change

L’intégration de l’apprentissage des investisseurs dans l’analyse de la prime de risque

Explication

Le modèle de Stulz (1987b) intègre l’apprentissage des investisseurs, ce qui permet d’expliquer à la fois la variation temporelle et le changement de signe de la prime. La littérature antérieure expliquait sa variabilité, mais pas son changement de signe.

18. Selon Stulz (1988a), comment une augmentation des droits de vote détenus par les dirigeants influence-t-elle une OPA visant leur entreprise ?

Elle réduit simultanément la probabilité de réussite et la prime offerte
Elle accroît la probabilité de réussite et réduit la prime offerte
Elle accroît simultanément la probabilité de réussite et la prime offerte
Elle réduit la probabilité de réussite et accroît la prime offerte

Elle réduit la probabilité de réussite et accroît la prime offerte

Explication

Des droits de vote managériaux plus importants rendent l’OPA plus difficile à réussir, ce qui pousse l’acquéreur à proposer une prime supérieure. L’idée selon laquelle ces droits faciliteraient l’opération et diminueraient la prime inverse les deux effets observés.

19. Quel effet sur la valeur des actions est associé au renforcement d’une position politiquement faible par les dirigeants ?

La valeur des actions devient plus sensible aux dividendes
La valeur des actions reste indépendante de cette position
La valeur des actions tend à augmenter
La valeur des actions tend à diminuer

La valeur des actions tend à augmenter

Explication

Le renforcement d’une position politiquement faible est associé à une hausse tendancielle de la valeur des actions. La baisse concerne plutôt le renforcement d’une position déjà politiquement forte.

20. Lequel des comportements suivants illustre un surinvestissement managérial ?

Renoncer à un projet rentable présentant une VAN positive
Financer une opportunité rentable par une dette modérée
Distribuer les free cash flows sous forme de dividendes
Investir des free cash flows dans un projet à VAN négative

Investir des free cash flows dans un projet à VAN négative

Explication

Le surinvestissement consiste à engager les free cash flows dans des projets dont la VAN est négative. Le renoncement à une opportunité à VAN positive relève du sous-investissement, et non du surinvestissement.

21. Pourquoi Stulz (1990) considère-t-il qu’un niveau d’endettement optimal peut exister même sans taxes ni coûts de faillite ?

Parce qu’il finance toutes les opportunités rentables sans modifier les free cash flows
Parce qu’il équilibre la discipline contre le surinvestissement et le risque de sous-investissement
Parce qu’il maximise les économies fiscales tout en réduisant les coûts de liquidation
Parce qu’il élimine les conflits d’agence en supprimant toute flexibilité financière

Parce qu’il équilibre la discipline contre le surinvestissement et le risque de sous-investissement

Explication

La dette peut assécher les free cash flows et limiter le surinvestissement, mais une dette excessive peut empêcher la saisie d’opportunités à VAN positive. Le niveau optimal résulte donc d’un arbitrage entre ces deux problèmes d’agence, sans dépendre des avantages fiscaux ou des coûts de faillite.

22. Dans quelles conditions Lang et al. (1989) observent-ils les gains d’OPA les plus importants ?

Lorsque l’acquéreur est bien géré et la cible mal gérée selon leurs Q de Tobin
Lorsque l’acquéreur est mal géré et la cible bien gérée selon leurs Q de Tobin
Lorsque l’acquéreur et la cible sont tous deux mal gérés selon leurs Q de Tobin
Lorsque l’acquéreur et la cible sont tous deux bien gérés selon leurs Q de Tobin

Lorsque l’acquéreur est bien géré et la cible mal gérée selon leurs Q de Tobin

Explication

Les gains sont particulièrement élevés lorsque l’acquéreur possède une meilleure qualité de gestion et peut redéployer des actifs provenant d’une cible moins bien gérée. La configuration inverse réduit la logique de création de valeur attendue de l’opération.

23. Quel résultat Moeller et al. (2004) rapportent-ils concernant les actionnaires des entreprises acquéreuses ?

Un gain moyen de 25 millions de dollars accompagné d’une rentabilité anormale moyenne de 1,1 %
Une perte moyenne de 25 millions de dollars malgré une rentabilité anormale moyenne de 1,1 %
Une perte moyenne de 1,1 million de dollars malgré une rentabilité anormale moyenne de 25 %
Un gain moyen de 1,1 million de dollars accompagné d’une rentabilité anormale moyenne de 25 %

Une perte moyenne de 25 millions de dollars malgré une rentabilité anormale moyenne de 1,1 %

Explication

Sur leur échantillon de 12 023 acquisitions, les actionnaires des acquéreurs subissent en moyenne une perte de 25 millions de dollars, alors que la rentabilité anormale moyenne est de 1,1 %. Confondre les montants et les pourcentages conduit à inverser les deux mesures.

24. Comment la théorie néoclassique et la théorie de l’agence interprètent-elles différemment les acquisitions ?

La première prévoit une destruction d’actifs, la seconde une réduction des asymétries d’information
La première relie les acquisitions aux dividendes, la seconde aux économies fiscales
La première voit un avantage managérial, la seconde un redéploiement d’actifs sous-utilisés
La première voit un redéploiement d’actifs sous-utilisés, la seconde un investissement pouvant favoriser les dirigeants

La première voit un redéploiement d’actifs sous-utilisés, la seconde un investissement pouvant favoriser les dirigeants

Explication

La théorie néoclassique met l’accent sur la création de valeur par le redéploiement d’actifs sous-utilisés. La théorie de l’agence souligne plutôt que l’acquisition peut servir les dirigeants tout en nuisant aux actionnaires.

25. Quelle relation Lang et Stulz (1994) établissent-ils entre diversification et Q de Tobin ?

Le Q de Tobin ne varie pas avec le degré de diversification
Le Q de Tobin augmente lorsque la diversification devient moins importante
Le Q de Tobin est négativement corrélé au degré de diversification
Le Q de Tobin est positivement corrélé au degré de diversification

Le Q de Tobin est négativement corrélé au degré de diversification

Explication

Leurs résultats indiquent que la diversification n’accroît pas la valeur boursière et que le Q de Tobin diminue avec le degré de diversification. Cela contredit l’idée que la diversification constituerait automatiquement un actif intangible valorisable.

26. Dans une entreprise diversifiée, à quels flux de trésorerie l’investissement d’une branche est-il le plus sensible selon Shin et Stulz (1998) ?

Aux cash flows de sa propre branche, avec une sensibilité six fois supérieure
Aux cash flows des autres branches, avec une sensibilité six fois supérieure
Aux cash flows consolidés, avec une sensibilité deux fois supérieure
Aux dividendes du groupe, avec une sensibilité trois fois supérieure

Aux cash flows de sa propre branche, avec une sensibilité six fois supérieure

Explication

L’investissement d’une branche réagit six fois davantage à ses propres cash flows qu’à ceux des autres branches. Cette constatation suggère une circulation interne des ressources limitée entre les différentes activités du groupe.

27. Dans quelles entreprises diversifiées l’endettement freine-t-il particulièrement les opportunités de croissance selon Lang et al. (1996) ?

Dans celles dont les activités sont proches du cœur de métier
Dans celles dont le Q de Tobin est élevé
Dans celles dont les actifs sont très liquides
Dans celles dont le Q de Tobin est faible

Dans celles dont le Q de Tobin est faible

Explication

La relation négative entre endettement et opportunités de croissance est particulièrement marquée lorsque le Q de Tobin est faible. Le résultat ne signifie donc pas qu’un endettement élevé exerce le même frein dans les entreprises affichant un Q élevé.

28. Selon Opler et al. (1999), quel profil d’entreprise est associé à une détention relativement élevée de trésorerie ?

Une entreprise peu risquée avec des revenus particulièrement prévisibles
Une entreprise à forte croissance et aux revenus très volatils
Une grande entreprise bien notée et largement reconnue
Une entreprise mature ayant un accès stable aux marchés

Une entreprise à forte croissance et aux revenus très volatils

Explication

Les entreprises confrontées à de fortes opportunités de croissance et à une importante volatilité des revenus conservent relativement davantage de liquidités. À l’inverse, les grandes entreprises bien notées tendent à en détenir moins, car leur accès au financement est plus favorable.

29. Comment a évolué, aux États-Unis entre 1980 et 2006, le ratio entre la trésorerie détenue par les entreprises et la valeur de leurs actifs ?

Il est resté proche de son niveau initial
Il a progressé légèrement sans changer d’ordre de grandeur
Il a diminué d’environ moitié sur cette période
Il a plus que doublé sur cette période

Il a plus que doublé sur cette période

Explication

Bates et al. (2009) constatent que ce ratio a plus que doublé entre 1980 et 2006. Cette évolution traduit une accumulation notable de trésorerie relativement à la valeur des actifs des entreprises américaines.

30. Quelle entreprise est la plus susceptible de conserver une trésorerie relativement élevée selon la relation entre cycle de vie et liquidités ?

Une jeune entreprise offrant plusieurs projets de croissance risqués
Une société bien notée pouvant refinancer rapidement ses besoins financiers
Une entreprise établie dont les revenus sont réguliers et diversifiés
Une grande entreprise mature bénéficiant d’un accès aisé aux capitaux

Une jeune entreprise offrant plusieurs projets de croissance risqués

Explication

Les jeunes entreprises ayant de nombreuses possibilités de croissance et des ressources financières limitées gardent davantage de trésorerie pour financer leurs besoins futurs. Les grandes entreprises bien établies disposent généralement d’un meilleur accès aux marchés et conservent relativement moins de liquidités.

31. Quelle évolution du ratio de trésorerie rapportée par Bates et al. (2009) concerne les entreprises américaines entre 1980 et 2006 ?

Le ratio de trésorerie rapporté aux actifs a diminué progressivement
Le ratio de trésorerie rapporté aux actifs a plus que doublé
Le ratio de trésorerie rapporté aux actifs a augmenté sans doubler
Le ratio de trésorerie rapporté aux actifs a peu changé sur la période

Le ratio de trésorerie rapporté aux actifs a plus que doublé

Explication

Bates et al. (2009) observent un doublement supérieur à deux fois du rapport entre la trésorerie détenue et la valeur des actifs. La hausse ne correspond donc ni à une stabilité ni à une progression simplement modérée.

32. Que concluent Pinkowitz et al. (2016) à propos d’une éventuelle trésorerie plus élevée des entreprises américaines entre 1998 et 2011 ?

L’écart médian reste supérieur après retrait des entreprises très intensives en R&D
L’écart moyen ne constitue pas une preuve robuste d’un avantage général américain
L’écart observé provient principalement des entreprises étrangères les mieux capitalisées
L’écart moyen confirme une supériorité américaine persistante dans tous les échantillons

L’écart moyen ne constitue pas une preuve robuste d’un avantage général américain

Explication

Pinkowitz et al. (2016) ne trouvent pas de preuve concluante d’un avantage général des entreprises américaines, car l’écart moyen disparaît en médiane et après exclusion des entreprises aux dépenses de R&D exceptionnellement élevées. Une différence de moyenne ne suffit donc pas à établir une différence générale entre les deux groupes.

33. Selon la théorie du cycle de vie de l’entreprise, quelles sociétés sont les plus susceptibles de verser des dividendes ?

Les entreprises en expansion qui mettent leurs bénéfices en réserve
Les entreprises matures et bien établies disposant de ressources suffisantes
Les entreprises jeunes ayant de nombreuses possibilités d’investissement
Les entreprises récemment créées dont les ressources financières sont limitées

Les entreprises matures et bien établies disposant de ressources suffisantes

Explication

La théorie du cycle de vie associe principalement le versement de dividendes aux entreprises matures et bien établies. Les entreprises jeunes privilégient plutôt la rétention des bénéfices afin de financer leurs nombreuses opportunités de croissance.

34. Comment évolue la participation des dirigeants au capital lorsque la performance de la firme augmente, selon Fahlenbrach et Stulz (2009) ?

Elle tend à augmenter avec l’amélioration de la performance
Elle reste stable quelle que soit l’évolution de la performance
Elle augmente lorsque la firme rencontre des contraintes financières
Elle tend à diminuer avec l’amélioration de la performance

Elle tend à diminuer avec l’amélioration de la performance

Explication

Fahlenbrach et Stulz (2009) montrent que la participation des dirigeants tend à diminuer lorsque la performance de la firme s’améliore. Elle tend au contraire à augmenter lorsque l’entreprise fait face à des contraintes financières.

35. Quel effet produit un accroissement de la participation des dirigeants au capital sur le Q de Tobin ?

Il modifie le Q de Tobin comme une participation des administrateurs
Il réduit le Q de Tobin de la firme
Il laisse le Q de Tobin de la firme inchangé
Il augmente le Q de Tobin de la firme

Il augmente le Q de Tobin de la firme

Explication

Un accroissement de la participation des dirigeants est associé à une hausse du Q de Tobin, donc à une augmentation de la valeur de la firme. La participation des administrateurs ne produit pas le même effet selon le résultat établi.

36. Comment les investisseurs interprètent-ils le départ d’un administrateur, selon Fahlenbrach et al. (2016) ?

Comme une information neutre sur les perspectives de l’entreprise
Comme le signal probable d’une amélioration future des résultats
Comme l’annonce possible de mauvaises nouvelles à venir
Comme la preuve immédiate d’une hausse future de la valeur de la firme

Comme l’annonce possible de mauvaises nouvelles à venir

Explication

Fahlenbrach et al. (2016) montrent que les investisseurs interprètent le départ d’un administrateur de manière négative, comme un signal de mauvaises nouvelles à venir. Cette réaction ne doit pas être confondue avec l’absence de changement dans la composition du conseil.

37. Quel est l’objectif central de la gestion des risques pour une entreprise ?

Réduire son exposition aux risques et limiter la probabilité de faillite
Accroître la diversification du portefeuille personnel des actionnaires
Maximiser la volatilité des flux de trésorerie pour stimuler les rendements
Transférer la responsabilité des décisions financières vers les créanciers

Réduire son exposition aux risques et limiter la probabilité de faillite

Explication

La gestion des risques cherche à réduire l’exposition de l’entreprise et, notamment, la probabilité de défaut ou de faillite. La diversification du portefeuille concerne plutôt les actionnaires et leur propre risque financier.

38. Pourquoi le dirigeant supporte-t-il un risque professionnel particulièrement difficile à diversifier ?

Son capital professionnel est investi dans l’entreprise et dépend de sa survie
Ses responsabilités l’empêchent de détenir des actifs dans des secteurs différents
Ses placements financiers sont légalement concentrés dans les actions de l’entreprise
Sa rémunération dépend principalement de la variation quotidienne du taux de change

Son capital professionnel est investi dans l’entreprise et dépend de sa survie

Explication

Le dirigeant a investi son capital professionnel dans l’entreprise, de sorte que sa faillite peut menacer directement son emploi et sa carrière. Les actionnaires peuvent davantage diversifier leur risque spécifique en répartissant leurs placements.

39. Selon Stulz (1984c), quels facteurs déterminent le nombre de contrats à terme utilisés pour couvrir un risque de change ?

La notation de crédit, le montant des réserves et la politique de communication financière
La croissance du secteur, la fiscalité des actionnaires et la liquidité du marché boursier
Le niveau des dividendes, la structure de propriété et la maturité moyenne de la dette
La dynamique des taux de change, les coûts de couverture et la rémunération du dirigeant

La dynamique des taux de change, les coûts de couverture et la rémunération du dirigeant

Explication

Stulz relie le nombre de contrats à terme à la dynamique du change, aux coûts de couverture et aux incitations du dirigeant. Les autres ensembles de facteurs ne correspondent pas aux déterminants énoncés pour cette décision de couverture.

40. Par quel mécanisme la couverture peut-elle réduire le risque de défaut ?

Elle diminue la variabilité des flux de trésorerie et donc la probabilité de défaut
Elle supprime les variations de prix des actifs et garantit le montant des revenus futurs
Elle augmente l’endettement afin de répartir les pertes entre plusieurs créanciers
Elle remplace les décisions d’investissement par des contrats à terme standardisés

Elle diminue la variabilité des flux de trésorerie et donc la probabilité de défaut

Explication

En stabilisant les flux de trésorerie, la couverture réduit le risque de défaut et la valeur actuelle des coûts de faillite, tout en pouvant influencer la fiscalité et l’investissement. Elle ne garantit pas un revenu futur ni ne supprime toutes les variations de prix.

41. Quelle approche Stulz (1996) privilégie-t-il par rapport à la minimisation de la variance ?

Couvrir les résultats favorables pour préserver la flexibilité des actionnaires
Réduire chaque fluctuation des rendements afin d’obtenir une variance minimale
Éviter toute prise de risque en confiant les décisions à des intermédiaires externes
Éliminer les scénarios défavorables les plus coûteux, avec une couverture parfois partielle

Éliminer les scénarios défavorables les plus coûteux, avec une couverture parfois partielle

Explication

Stulz propose de cibler les résultats défavorables de la queue gauche plutôt que de minimiser mécaniquement toute la variance. Cette logique autorise une couverture stratégique et partielle lorsque l’entreprise possède un avantage compétitif dans la prise de risque.

42. Que désigne l’Enterprise Risk Management ?

Un dispositif consacré principalement au contrôle des pertes comptables annuelles
Une méthode centrée sur la couverture des seules fluctuations de change
Une assurance destinée à transférer les risques de l’entreprise à ses partenaires
Une gestion intégrée des risques financiers, opérationnels et stratégiques

Une gestion intégrée des risques financiers, opérationnels et stratégiques

Explication

L’Enterprise Risk Management considère simultanément les dimensions financières, opérationnelles et stratégiques de l’activité. Une politique limitée au change ou aux pertes comptables ne constitue donc pas une gestion intégrée des risques.

43. Pourquoi une perte importante ne suffit-elle pas à démontrer un échec de la gestion des risques ?

Elle montre que la gouvernance aurait dû supprimer les activités risquées de l’entreprise
Elle peut résulter d’une prise de risques contrôlés relevant de la responsabilité des dirigeants
Elle prouve généralement que les instruments dérivés ont été utilisés sans autorisation
Elle indique que les dirigeants ont négligé toute analyse des scénarios défavorables

Elle peut résulter d’une prise de risques contrôlés relevant de la responsabilité des dirigeants

Explication

Une perte peut découler d’un risque contrôlé accepté dans le cadre de la stratégie de l’entreprise, sans constituer en elle-même une faute. Conclure automatiquement à un échec confond donc résultat défavorable et mauvaise gestion des risques.

44. Qu’est-ce que le risque de contrepartie dans un contrat dérivé ?

La possibilité qu’un cocontractant ne respecte pas son engagement contractuel
La possibilité que le marché manque de liquidité au moment de déboucler la position
La possibilité que le prix du sous-jacent évolue dans une direction défavorable
La possibilité que les taux d’intérêt rendent la couverture moins rentable

La possibilité qu’un cocontractant ne respecte pas son engagement contractuel

Explication

Le risque de contrepartie correspond à la défaillance d’un signataire qui n’exécute pas les termes du contrat. Une variation défavorable du sous-jacent relève plutôt du risque de marché, et non du risque de contrepartie.

45. Quels éléments composent le cadre financier d’un pays ?

Ses entreprises cotées, leurs dirigeants, leurs actionnaires et leurs politiques d’investissement
Ses infrastructures de paiement, ses réserves de change, son budget public et sa fiscalité
Ses seules banques commerciales, marchés boursiers et règles relatives aux dividendes
Ses institutions, technologies, règles, normes de déclaration, dispositifs de communication et culture éventuelle

Ses institutions, technologies, règles, normes de déclaration, dispositifs de communication et culture éventuelle

Explication

Le cadre financier englobe les institutions, les technologies, la réglementation, les dispositifs ainsi que les normes de déclaration, de communication et de transparence. Il peut aussi inclure une dimension culturelle, ce qui le rend plus large qu’un ensemble de marchés ou de banques.

46. Comment le cadre financier d’un pays peut-il influencer la croissance des entreprises ?

Il fixe directement le taux de croissance annuel de chaque entreprise établie
Il garantit que les entreprises entrepreneuriales et établies bénéficient des mêmes mécanismes
Il détermine les méthodes permises ou favorisées pour lever et gérer les fonds
Il remplace les décisions des dirigeants par des règles uniformes de financement

Il détermine les méthodes permises ou favorisées pour lever et gérer les fonds

Explication

Le cadre financier influence la croissance en orientant les moyens disponibles pour obtenir et gérer les ressources financières. Un environnement favorable à l’entrepreneuriat peut toutefois répondre moins bien aux besoins des entreprises déjà établies.

47. Dans les pays où les investisseurs sont moins bien protégés, quelle relation Pinkowitz et al. (2006) observent-ils ?

La relation entre valeur et trésorerie est plus forte, tandis que celle entre valeur et dividendes est plus faible
Les relations entre valeur, trésorerie et dividendes présentent une intensité comparable
La valeur de la firme ne présente plus de relation identifiable avec la politique de distribution
La relation entre valeur et trésorerie est plus faible, tandis que celle entre valeur et dividendes est plus forte

La relation entre valeur et trésorerie est plus faible, tandis que celle entre valeur et dividendes est plus forte

Explication

L’étude menée dans 35 pays montre que la protection moindre des investisseurs s’accompagne d’une relation plus faible entre valeur et trésorerie, mais plus forte entre valeur et dividendes. Cela distingue les effets de la liquidité conservée de ceux des distributions aux actionnaires.

48. Pourquoi les entreprises situées dans des pays où la gouvernance est faible peuvent-elles détenir davantage de trésorerie ?

Cette trésorerie réduit la capacité des majoritaires à influencer l’allocation des ressources
Cette trésorerie remplace les mécanismes juridiques qui protègent les créanciers contre le défaut
Cette trésorerie peut faciliter l’expropriation des actionnaires minoritaires par les majoritaires
Cette trésorerie permet nécessairement aux minoritaires de contrôler les décisions des majoritaires

Cette trésorerie peut faciliter l’expropriation des actionnaires minoritaires par les majoritaires

Explication

Une gouvernance faible peut permettre aux actionnaires majoritaires d’utiliser les liquidités de l’entreprise au détriment des minoritaires. La détention de trésorerie devient alors un possible moyen d’expropriation, plutôt qu’un mécanisme automatique de protection.

49. Dans quel contexte la relation entre la détention de trésorerie et la valeur de la firme est-elle la plus fragile ?

Lorsque les entreprises détiennent peu de trésorerie
Lorsque la protection des investisseurs est faible
Lorsque les coûts de gouvernance sont relativement faibles
Lorsque les marchés financiers sont très liquides

Lorsque la protection des investisseurs est faible

Explication

La Porta et al. relient une relation plus fragile entre trésorerie et valeur de la firme à une faible protection des investisseurs. Une liquidité élevée ou de faibles coûts de gouvernance ne constituent pas le critère mis en avant ici.

50. Selon Doidge et al. (2007), quelle combinaison explique l’adoption de règles de bonne gouvernance par une entreprise ?

La pression des concurrents et la demande des salariés sans coût de mise en œuvre
La liquidité boursière et la croissance des ventes indépendamment du cadre national
La rentabilité courante et la taille des effectifs sans considération institutionnelle
La protection des investisseurs et les coûts liés à l’accès aux capitaux et à la gouvernance

La protection des investisseurs et les coûts liés à l’accès aux capitaux et à la gouvernance

Explication

Doidge et al. identifient la protection des investisseurs ainsi que les coûts d’accès aux capitaux et de mise en place de la gouvernance. Les autres combinaisons remplacent ces facteurs institutionnels et économiques par des variables qui ne constituent pas la règle énoncée.

51. Que montrent les comparaisons de variance expliquée concernant les pratiques de gouvernance d’entreprise ?

Les caractéristiques nationales expliquent davantage leur hétérogénéité que les caractéristiques observables des entreprises
Les caractéristiques observables des entreprises expliquent davantage leur hétérogénéité que les facteurs nationaux
Les deux catégories de caractéristiques expliquent des parts d’hétérogénéité constamment identiques
Les pratiques de gouvernance varient sans qu’aucune catégorie de caractéristiques ne contribue à leur explication

Les caractéristiques nationales expliquent davantage leur hétérogénéité que les caractéristiques observables des entreprises

Explication

Les caractéristiques nationales expliquent davantage l’hétérogénéité observée, avec des parts de variance expliquée pouvant atteindre 39 % à 73 % dans certaines évaluations. Les caractéristiques des entreprises restent pertinentes dans d’autres évaluations, mais elles ne dominent pas globalement les facteurs nationaux.

52. Quel élément relève principalement de la juridiction nationale lors de l’émission de titres financiers ?

Le cadre institutionnel qui fixe la nature, la taille et le prix des titres
La composition sectorielle des entreprises cotées sur une place
Le lieu de rencontre où les investisseurs échangent les titres déjà émis
La stratégie commerciale destinée à accroître les ventes de l’entreprise

Le cadre institutionnel qui fixe la nature, la taille et le prix des titres

Explication

La juridiction nationale détermine le cadre institutionnel de l’émission, notamment la nature, la taille, le prix et les investisseurs visés. Le lieu de financement correspond au marché financier, qui ne se confond pas avec la juridiction.

53. Dans quelle situation Stulz (2009) recommande-t-il aux entrepreneurs de privilégier une juridiction imposant une transparence plus forte lors d’une introduction en bourse ?

Lorsque l’entreprise cherche à diminuer la quantité d’informations publiées avant son introduction
Lorsque l’information divulguée reste inutile et qu’un mécanisme ex post contourne facilement la loi
Lorsque l’information divulguée aide les décisions et qu’aucun contournement ex post n’est possible
Lorsque les investisseurs disposent d’informations privées et que la loi réduit leur accès aux titres

Lorsque l’information divulguée aide les décisions et qu’aucun contournement ex post n’est possible

Explication

Une obligation de transparence forte est attractive lorsque l’information améliore les décisions et qu’aucun mécanisme ex post ne permet d’échapper à la loi. Les autres situations réduisent l’intérêt décisionnel de la transparence ou décrivent un objectif inverse.

54. Pourquoi la transparence imposée par la loi peut-elle rendre l’information divulguée plus crédible ?

Parce qu’elle est normée et obligatoire, ce qui réduit la suspicion de manipulation
Parce qu’elle supprime les coûts d’agence sans modifier la qualité de l’information
Parce qu’elle est choisie librement par l’entreprise, ce qui garantit sa neutralité
Parce qu’elle permet aux investisseurs de rester indépendants du cadre juridique

Parce qu’elle est normée et obligatoire, ce qui réduit la suspicion de manipulation

Explication

La transparence imposée est encadrée par des normes et par la loi, ce qui la rend moins suspecte d’être manipulée et réduit les coûts d’agence. Une divulgation volontaire peut au contraire être perçue comme moins crédible, car l’entreprise en contrôle davantage les conditions.

55. Lorsqu’une entreprise choisit une place pour lever des capitaux, quel choix effectue-t-elle également ?

Elle choisit uniquement un lieu matériel sans sélectionner de règles applicables
Elle choisit le niveau de rentabilité future garanti par le marché financier
Elle choisit la nationalité de tous ses investisseurs ainsi que leur stratégie
Elle choisit un cadre financier et une juridiction auxquels elle souhaite être rattachée

Elle choisit un cadre financier et une juridiction auxquels elle souhaite être rattachée

Explication

Le choix d’une place d’émission implique aussi le choix d’un cadre financier et d’une juridiction dont l’entreprise dépendra. Il ne garantit ni la nationalité des investisseurs ni une rentabilité future.

56. Que constate Stulz (2005) à propos de l’influence de la nationalité d’une entreprise sur ses décisions financières ?

Elle influence les décisions uniquement lorsque l’entreprise n’accède pas aux marchés étrangers
Elle demeure qualitativement importante malgré la baisse des barrières transfrontalières
Elle disparaît dès que les échanges commerciaux deviennent plus ouverts
Elle devient négligeable lorsque les obstacles à l’investissement sont réduits

Elle demeure qualitativement importante malgré la baisse des barrières transfrontalières

Explication

Stulz observe que la nationalité continue d’influencer qualitativement les décisions financières malgré la réduction des barrières commerciales et d’investissement. La globalisation atténue certains obstacles sans faire disparaître l’effet des contextes nationaux.

57. Quels sont les deux problèmes d’agence auxquels les actionnaires étrangers minoritaires peuvent être exposés dans les investissements transfrontaliers ?

La volatilité des changes et la hausse des coûts de transaction sur les marchés étrangers
L’appropriation de bénéfices privés par les majoritaires domestiques et l’intervention de l’État
La dilution par les créanciers étrangers et la concurrence entre investisseurs institutionnels
La fraude comptable des auditeurs et la baisse des dividendes décidée par les minoritaires

L’appropriation de bénéfices privés par les majoritaires domestiques et l’intervention de l’État

Explication

Les actionnaires étrangers minoritaires peuvent subir l’appropriation de bénéfices privés par les actionnaires domestiques majoritaires ainsi que l’intervention de l’État. La volatilité des changes ou les coûts de transaction sont des risques financiers, mais ils ne correspondent pas aux deux problèmes d’agence distingués ici.

58. Comment évolue la part du financement étranger dans les fonds levés entre les années 1990 et les années 2000, selon Doidge et al. (2013) ?

Elle passe d’environ un quart à presque 40 %
Elle diminue d’environ la moitié à moins d’un quart
Elle passe de presque 40 % à environ un quart
Elle reste proche de 10 % durant les deux décennies

Elle passe d’environ un quart à presque 40 %

Explication

Doidge et al. indiquent que le financement étranger représente environ un quart des fonds levés dans les années 1990, puis presque 40 % dans les années 2000. La proportion augmente donc au fil de la période étudiée.

59. Quel effet principal la globalisation financière a-t-elle eu sur les entreprises recherchant un mode de gouvernance avancé ?

Elle a renforcé les obstacles à l’internationalisation et augmenté les coûts d’accès aux marchés étrangers
Elle a réduit les obstacles à l’internationalisation et les coûts d’accès aux marchés étrangers
Elle a déplacé les décisions de gouvernance vers les seuls investisseurs domestiques
Elle a supprimé les différences nationales de gouvernance par une réglementation mondiale uniforme

Elle a réduit les obstacles à l’internationalisation et les coûts d’accès aux marchés étrangers

Explication

La globalisation financière a surtout facilité l’internationalisation des opérations et diminué les coûts d’accès aux marchés étrangers, ce qui a aidé les entreprises recherchant une gouvernance avancée. Elle n’a toutefois pas instauré une réglementation mondiale uniforme ni éliminé les différences nationales.

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Quand et où est né René M. Stulz ?

Il est né le 31 juillet 1944 à New York.

Quelle licence René M. Stulz a-t-il obtenue en 1975 ?

Une licence en sciences économiques à l’Université de Neuchâtel.

Où et quand René M. Stulz a-t-il obtenu son doctorat d’économie ?

Au MIT en 1980.

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