QCM : Fiscalité belge des sociétés (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit l’impôt des sociétés belge ?

Un impôt régional sur les revenus distribués aux associés des sociétés belges, régi par les articles 179 à 219quater du CIR 92
Un impôt direct sur les bénéfices nets des sociétés résidentes belges, régi par les articles 179 à 219quater du CIR 92
Un impôt indirect sur le chiffre d’affaires des entreprises établies en Belgique, régi par les articles 179 à 219quater du CIR 92
Un impôt direct sur les bénéfices bruts de toutes les sociétés actives en Europe, régi par les articles 179 à 219quater du CIR 92

Un impôt direct sur les bénéfices nets des sociétés résidentes belges, régi par les articles 179 à 219quater du CIR 92

Explication

L’ISOC frappe directement les bénéfices nets réalisés par les sociétés résidentes belges et ses règles figurent dans les articles 179 à 219quater du CIR 92. L’impôt sur le chiffre d’affaires concerne une autre assiette et ne correspond pas à cette définition.

2. Dans quelle situation une société relève-t-elle de l’ISOC en Belgique ?

Elle possède la personnalité juridique et un rattachement pertinent à la Belgique, même sans activité ou opération lucrative
Elle exerce une activité lucrative en Belgique, même sans personnalité juridique ni rattachement pertinent à la Belgique
Elle possède la personnalité juridique, un rattachement pertinent à la Belgique et exerce une activité ou des opérations lucratives
Elle possède la personnalité juridique et exerce une activité lucrative, mais son siège et sa direction sont situés à l’étranger

Elle possède la personnalité juridique, un rattachement pertinent à la Belgique et exerce une activité ou des opérations lucratives

Explication

L’assujettissement suppose la personnalité juridique, un rattachement belge par le siège social, l’établissement principal ou la direction effective, ainsi qu’une activité ou des opérations à caractère lucratif. La présence en Belgique et la personnalité juridique ne suffisent pas si le caractère lucratif fait défaut.

3. Une ASBL dont les activités principales deviennent lucratives peut-elle être assujettie à l’ISOC ?

Non, car l’ISOC concerne les fondations, tandis que les ASBL relèvent toujours de l’IPM
Non, car une ASBL relève de l’IPM en raison de sa forme, quelle que soit la nature de ses activités
Oui, mais uniquement si elle abandonne sa personnalité juridique et devient une société commerciale
Oui, car l’ISOC peut s’appliquer lorsque ses opérations lucratives constituent son objet ou ses activités principales

Oui, car l’ISOC peut s’appliquer lorsque ses opérations lucratives constituent son objet ou ses activités principales

Explication

L’IPM est le régime de principe des ASBL et des fondations, mais une activité lucrative constituant leur objet ou leurs activités principales peut entraîner l’assujettissement à l’ISOC. La forme d’ASBL ne rend donc pas l’IPM applicable dans toutes les situations.

4. Comment le résultat fiscal se distingue-t-il du résultat comptable ?

Le résultat comptable applique les corrections du CIR 92, tandis que le résultat fiscal reprend directement les comptes annuels
Le résultat comptable suit les règles comptables, tandis que le résultat fiscal part du résultat comptable avant impôts et applique les corrections prévues par le CIR 92
Le résultat comptable est calculé à partir du résultat fiscal après impôts, tandis que le résultat fiscal suit les règles comptables
Le résultat comptable et le résultat fiscal sont établis selon les mêmes règles et figurent directement dans les comptes annuels

Le résultat comptable suit les règles comptables, tandis que le résultat fiscal part du résultat comptable avant impôts et applique les corrections prévues par le CIR 92

Explication

Le résultat comptable est établi selon les règles comptables, alors que le résultat fiscal est calculé à partir du résultat comptable avant impôts après les corrections fiscales pertinentes. Confondre le résultat fiscal avec le montant figurant directement dans les comptes annuels omet le tableau de passage et ces corrections.

5. Quelle différence caractérise une différence permanente par rapport à une différence temporaire entre résultats comptable et fiscal ?

La différence permanente se résorbe dans le temps, tandis que la différence temporaire demeure sans changement et génère des impôts différés
La différence permanente ne se résorbe pas, tandis que la différence temporaire se résorbe dans le temps et génère des impôts différés
La différence permanente ne se résorbe pas, tandis que la différence temporaire disparaît sans générer d’impôts différés
Les deux différences se résorbent dans le temps, mais seule la différence permanente génère des impôts différés

La différence permanente ne se résorbe pas, tandis que la différence temporaire se résorbe dans le temps et génère des impôts différés

Explication

Une différence permanente ne se résorbe pas, alors qu’une différence temporaire s’inverse avec le temps et entraîne des impôts différés actifs ou passifs. L’idée qu’une différence temporaire disparaît sans effet d’impôts différés omet précisément cette conséquence.

6. À quelles conditions une provision comptable peut-elle être déductible fiscalement selon l’article 48 du CIR 92 ?

Le risque est possible et la charge est estimée globalement à la clôture
Le risque concerne des événements futurs et la charge est répartie entre plusieurs exercices
Le risque est certain ou probable et la charge est précisément identifiée à la clôture
Le risque est certain ou probable, même si la charge n’est pas identifiée à la clôture

Le risque est certain ou probable et la charge est précisément identifiée à la clôture

Explication

La déduction exige un risque certain ou probable et une charge précisément identifiée à la clôture. Une provision globale pour des risques futurs non précisés ne satisfait pas à cette exigence d’identification.

7. Quelle séquence décrit le calcul du bénéfice imposable à partir du résultat comptable avant impôts ?

Ajouter les DNA, puis déduire les pertes antérieures, la DCR, la DPI, les revenus exonérés et les RDT
Ajouter les DNA, puis déduire successivement les RDT, les revenus exonérés, la DPI, la DCR et les pertes antérieures
Ajouter les DNA et les RDT, puis déduire les revenus exonérés, la DPI, la DCR et les pertes antérieures
Déduire les DNA, puis ajouter successivement les RDT, les revenus exonérés, la DPI, la DCR et les pertes antérieures

Ajouter les DNA, puis déduire successivement les RDT, les revenus exonérés, la DPI, la DCR et les pertes antérieures

Explication

Le calcul commence par l’ajout des DNA au résultat comptable avant impôts, puis suit l’ordre des déductions indiqué : RDT, revenus exonérés, DPI, DCR et pertes antérieures. Commencer par déduire les DNA inverse leur rôle dans le passage vers le bénéfice imposable.

8. Une société peut-elle choisir librement l’ordre dans lequel elle applique ses déductions fiscales ?

Oui, la société peut choisir l’ordre, à condition de calculer chaque déduction sur le solde restant
Non, l’ordre est impératif, mais chaque déduction s’applique au résultat de départ avant les autres
Non, l’ordre prévu par l’article 207 du CIR 92 est impératif et chaque déduction s’applique au solde restant
Oui, la société peut modifier l’ordre si elle applique toutes les déductions au résultat de départ

Non, l’ordre prévu par l’article 207 du CIR 92 est impératif et chaque déduction s’applique au solde restant

Explication

L’article 207 du CIR 92 impose l’ordre des déductions, chacune étant calculée sur le solde restant après la précédente. Appliquer toutes les déductions au résultat de départ ne respecte pas ce mécanisme successif.

9. Quel est l’effet des corrections positives et négatives lors du passage au résultat fiscal ?

Les corrections positives, comme les DNA, diminuent le résultat fiscal, tandis que les corrections négatives, comme les déductions, l’augmentent
Les corrections positives et négatives diminuent le résultat fiscal, mais interviennent à des étapes différentes
Les corrections positives et négatives augmentent le résultat fiscal, mais interviennent à des étapes différentes
Les corrections positives, comme les DNA, augmentent le résultat fiscal, tandis que les corrections négatives, comme les déductions, le diminuent

Les corrections positives, comme les DNA, augmentent le résultat fiscal, tandis que les corrections négatives, comme les déductions, le diminuent

Explication

Les corrections positives augmentent le résultat fiscal, tandis que les corrections négatives le diminuent; les DNA et les déductions illustrent respectivement ces deux effets. Inverser leurs effets revient à traiter les DNA comme une déduction et les déductions comme un ajout.

10. Que désigne une dépense non admise (DNA) dans le calcul du résultat fiscal ?

Une charge comptabilisée dont la déduction est reportée à la période imposable suivante
Une charge fiscale omise de la comptabilité et déduite du résultat fiscal
Une charge comptabilisée que la loi fiscale refuse de déduire et qui est réintégrée au résultat fiscal
Une recette comptabilisée que la loi fiscale exonère et qui est retranchée du résultat fiscal

Une charge comptabilisée que la loi fiscale refuse de déduire et qui est réintégrée au résultat fiscal

Explication

Une DNA est une charge déjà enregistrée en comptabilité, mais dont la déduction fiscale est refusée, ce qui conduit à la réintégrer au résultat fiscal. Une charge dont la déduction est simplement reportée ne correspond pas à cette définition.

11. Une entreprise comptabilise une dépense professionnelle engagée durant la période imposable pour obtenir des revenus imposables et conserve des justificatifs probants. Quelle condition de déductibilité est satisfaite par ces éléments ?

La dépense remplit les critères de période et de justification, même sans lien avec des revenus imposables
La dépense remplit les critères de période, de finalité imposable et de justification documentaire
La dépense remplit les critères de finalité et de justification, même si elle est engagée hors période
La dépense remplit les critères de période et de finalité, même en l’absence de justificatifs probants

La dépense remplit les critères de période, de finalité imposable et de justification documentaire

Explication

La déductibilité professionnelle suppose que la dépense soit supportée durant la période imposable, vise à acquérir ou conserver des revenus imposables et soit documentée par des pièces probantes. Une dépense dépourvue de lien avec des revenus imposables ne satisfait pas la règle.

12. Quel traitement fiscal s’applique en principe à une amende comptabilisée par une entreprise ?

Elle reste déductible si elle est justifiée par une facture
Elle constitue une dépense non admise à 100 %
Elle constitue une dépense non admise à 50 %
Elle constitue une dépense non admise à 31 %

Elle constitue une dépense non admise à 100 %

Explication

Les amendes et pénalités constituent en principe des dépenses non admises à 100 %. La justification par une facture ne transforme pas une amende en charge fiscalement déductible.

13. Une entreprise supporte des frais de restaurant et des frais de réception et de représentation. Quelle part de ces frais est en principe non admise ?

50 % des deux catégories de frais
31 % des frais de restaurant et 50 % des frais de réception et de représentation
31 % des deux catégories de frais
50 % des frais de restaurant et 31 % des frais de réception et de représentation

31 % des frais de restaurant et 50 % des frais de réception et de représentation

Explication

Les frais de restaurant sont soumis à une DNA de 31 %, tandis que celle des frais de réception et de représentation est de 50 %. Les deux catégories ne partagent donc pas le même pourcentage de DNA.

14. Quel est l’objectif du régime des revenus définitivement taxés (RDT) pour les dividendes éligibles ?

Déduire une partie des intérêts liés à l’acquisition des participations
Reporter l’imposition des dividendes jusqu’à leur redistribution aux actionnaires
Exonérer 100 % des bénéfices de la société qui distribue les dividendes
Déduire 100 % des dividendes reçus afin d’éviter la double imposition économique

Déduire 100 % des dividendes reçus afin d’éviter la double imposition économique

Explication

Le régime RDT permet de déduire 100 % des dividendes reçus lorsqu’ils remplissent les conditions légales, pour éviter une double imposition économique. Il ne s’agit pas d’exonérer tous les bénéfices de la société distributrice.

15. Quelle participation satisfait les seuils d’accès au régime RDT si la détention en pleine propriété dure au moins un an ?

Une participation de 5 % du capital, ou une valeur d’acquisition d’au moins 2 500 000 €
Une participation de 10 % du capital, ou une valeur d’acquisition d’au moins 2 500 000 €
Une participation de 10 % du capital, ou une valeur d’acquisition d’au moins 1 000 000 €
Une participation de 10 % du capital, avec une détention en pleine propriété d’au moins six mois

Une participation de 10 % du capital, ou une valeur d’acquisition d’au moins 2 500 000 €

Explication

Le régime exige une participation d’au moins 10 % du capital ou une valeur d’acquisition d’au moins 2 500 000 €, ainsi qu’une détention en pleine propriété d’au moins un an. Une détention de six mois ne répond pas à cette dernière condition.

16. Une société dispose de pertes fiscales antérieures, mais connaît un changement de contrôle qui n’est pas justifié par des besoins légitimes financiers ou économiques. Quelle conséquence peut en découler ?

Les pertes restent déductibles sans égard au motif du changement de contrôle
L’exception liée au changement de contrôle peut limiter la déduction des pertes antérieures
Les pertes deviennent déductibles uniquement si la société distribue des dividendes
Les pertes sont converties en crédit d’impôt utilisable par le nouvel actionnaire

L’exception liée au changement de contrôle peut limiter la déduction des pertes antérieures

Explication

Les pertes fiscales antérieures sont en principe déductibles sans limite de durée ni de montant, mais un changement de contrôle non justifié par des besoins légitimes constitue notamment une exception. La règle générale ne s’applique donc pas sans égard aux circonstances du changement.

17. Une PME admissible réalise 150 000 € de bénéfice imposable pour l’EI 2024. Quels taux s’appliquent aux tranches concernées ?

20 % sur les premiers 100 000 € et 25 % sur les 50 000 € restants
20 % sur les 150 000 € de bénéfice imposable
25 % sur les 150 000 € de bénéfice imposable
25 % sur les premiers 100 000 € et 20 % sur les 50 000 € restants

20 % sur les premiers 100 000 € et 25 % sur les 50 000 € restants

Explication

Pour l’EI 2024, le taux réduit PME de 20 % s’applique à la première tranche de 100 000 €, tandis que le taux ordinaire est de 25 %. Le taux réduit ne couvre donc pas la totalité d’un bénéfice imposable de 150 000 €.

18. Une société met des dividendes ordinaires en paiement le 10 juin. Quel taux général de précompte mobilier s’applique, et dans quel délai doit-il être versé ?

15 %, dans les 30 jours suivant la clôture de l’exercice
30 %, dans les 30 jours suivant la clôture de l’exercice
30 %, dans les 15 jours suivant la mise en paiement
15 %, dans les 15 jours suivant la mise en paiement

30 %, dans les 15 jours suivant la mise en paiement

Explication

Le précompte mobilier général sur les dividendes ordinaires est de 30 % et doit être versé dans les 15 jours suivant leur mise en paiement. Le taux de 15 % ne correspond pas au taux général indiqué pour ces dividendes.

19. Une dépense secrète de 6 800 € est soumise à la cotisation distincte. Quelle formule donne le montant de cette cotisation ?

6 800 € multiplié par 100/68, la cotisation étant elle-même une DNA
6 800 € multiplié par 68/100, la cotisation étant une charge déductible
6 800 € multiplié par 68/100, la cotisation étant elle-même une DNA
6 800 € multiplié par 100/68, la cotisation étant une charge déductible

6 800 € multiplié par 100/68, la cotisation étant elle-même une DNA

Explication

La cotisation distincte se calcule en multipliant le montant de la dépense secrète par 100/68 et constitue elle-même une DNA. La considérer comme une charge déductible confond son traitement avec celui d’une charge fiscalement déductible.

20. Une société absorbe une autre société pour des raisons économiques valables, sans viser à éluder l’impôt, et reprend ses éléments fiscaux. Quel traitement peut s’appliquer à cette restructuration ?

Une déduction des éléments fiscaux repris, sans condition économique
Une exonération fiscale, même si l’opération vise à éluder l’impôt
Une imposition immédiate, car toute absorption entraîne une taxation
La neutralité fiscale, si les conditions décrites sont réunies

La neutralité fiscale, si les conditions décrites sont réunies

Explication

La neutralité fiscale peut s’appliquer lorsque la restructuration repose sur des raisons économiques valables, ne vise pas à éluder l’impôt et que l’absorbante reprend les éléments fiscaux de l’absorbée. Une opération visant à éluder l’impôt ne satisfait pas cette condition.

21. Pour la SRL NordConsult, le résultat comptable avant impôts est de 44 400 €, les DNA s’élèvent à 27 590 € et les RDT à 12 000 €. Quel est le bénéfice imposable ?

72 990 €
83 990 €
60 990 €
48 800 €

60 990 €

Explication

Le calcul consiste à ajouter 27 590 € de DNA aux 44 400 €, puis à soustraire 12 000 € de RDT, ce qui donne 60 990 €. Ajouter les RDT au résultat au lieu de les retrancher produirait un montant erroné.

22. Une société acquiert une immobilisation en cours d’exercice. Comment doit-elle calculer l’amortissement fiscal de cette acquisition ?

Selon le mode dégressif, sans prorata temporis durant l’exercice d’acquisition.
Selon le mode linéaire, avec un prorata temporis calculé en mois.
Selon le mode dégressif, avec un prorata temporis calculé en mois.
Selon le mode linéaire, avec un prorata temporis calculé en jours.

Selon le mode linéaire, avec un prorata temporis calculé en jours.

Explication

Pour les sociétés, l’amortissement fiscal est linéaire et le prorata temporis en jours s’impose pour une acquisition réalisée en cours d’exercice. Un calcul au prorata des mois ne respecte pas la règle de décompte en jours.

23. Une voiture diesel achetée en 2021 émet 120 g de CO₂ par kilomètre, et ses émissions sont connues. Quel est le pourcentage de déductibilité de ses frais selon la formule applicable ?

50 %
60 %
40 %
100 %

50 %

Explication

Pour le diesel, c=1,00c=1{,}00, donc le calcul donne 120−(0,5×1,00×120)=60120-(0{,}5\times1{,}00\times120)=60 %, ramené au minimum légal de 50 %. Le taux de 40 % s’applique lorsque les émissions atteignent au moins 200 g/km ou ne sont pas connues, ce qui n’est pas le cas ici.

24. Pour l’exercice d’imposition 2024, quel traitement s’applique à la déduction pour capital à risque (DCR) ?

La DCR reste applicable aux PME au taux de 2,247 %, majoration comprise.
La DCR reste applicable à toutes les entreprises au taux général de 1,747 %.
La DCR est supprimée pour les PME, mais un nouveau taux général de 1,747 % s’applique.
La DCR est supprimée et aucun nouveau taux de déduction ne s’applique, y compris aux PME.

La DCR est supprimée et aucun nouveau taux de déduction ne s’applique, y compris aux PME.

Explication

Pour l’EI 2024, la DCR est supprimée et aucun nouveau taux de déduction ne s’applique, y compris pour les PME. Le taux de 2,247 % correspond à un taux PME antérieur incluant une majoration de 0,5 point, et non à un taux applicable pour cet exercice.

25. Pour qu’une PME puisse bénéficier du taux réduit de l’ISOC, quelle condition de rémunération du dirigeant doit-elle remplir, sous réserve des dispenses et exclusions applicables ?

Verser au dirigeant une rémunération brute d’au moins 45 000 €, ou égale au bénéfice imposable si celui-ci est inférieur.
Verser au dirigeant une rémunération brute d’au moins 45 000 €, sans tenir compte du bénéfice imposable.
Verser au dirigeant une rémunération brute égale au bénéfice imposable, même si celui-ci dépasse 45 000 €.
Verser au dirigeant une rémunération nette d’au moins 45 000 €, même si le bénéfice imposable est inférieur.

Verser au dirigeant une rémunération brute d’au moins 45 000 €, ou égale au bénéfice imposable si celui-ci est inférieur.

Explication

La condition prévoit une rémunération brute minimale de 45 000 €, ramenée au montant du bénéfice imposable lorsque celui-ci est inférieur. Une rémunération nette de 45 000 € ne correspond pas à la règle, qui porte sur un montant brut.

26. Une société calcule son ISOC brut pour l’exercice d’imposition 2024 : quelle conséquence a la suppression de la contribution complémentaire de crise ?

Une contribution de 3 % remplace l’ISOC brut pour cet exercice d’imposition.
Une réduction de 3 % est déduite de l’ISOC brut au titre de cette contribution.
Une majoration de 3 % s’ajoute à l’ISOC brut lorsque la société réalise un bénéfice imposable.
Aucune majoration de 3 % ne s’ajoute à l’ISOC brut au titre de cette contribution.

Aucune majoration de 3 % ne s’ajoute à l’ISOC brut au titre de cette contribution.

Explication

Pour l’EI 2024, la contribution complémentaire de crise est supprimée, donc la majoration de 3 % n’est pas appliquée à l’ISOC brut. La réalisation d’un bénéfice imposable ne rétablit pas cette contribution supprimée.

27. Quel est, en principe, le délai de dépôt de la déclaration ISOC, formulaire 275.1, lorsque la règle du septième mois s’applique ?

Au plus tard le dernier jour du septième mois précédant la clôture de l’exercice comptable.
Au plus tard le dernier jour du mois suivant la clôture de l’exercice comptable.
Au plus tard le dernier jour du septième mois suivant la clôture de l’exercice comptable.
Au plus tard le dernier jour du neuvième mois suivant la clôture de l’exercice comptable.

Au plus tard le dernier jour du septième mois suivant la clôture de l’exercice comptable.

Explication

La règle du septième mois fixe le dépôt au plus tard le dernier jour du septième mois suivant la clôture, sous réserve d’éventuels délais supplémentaires du SPF Finances. Le délai de neuf mois est associé à la règle générale et non à la règle du septième mois.

28. Dans quelle situation l’administration peut-elle appliquer aux sociétés concernées un minimum imposable de 45 190 € pour l’EI 2024 ?

Lorsqu’elles ne déposent pas de déclaration ou la déposent tardivement, sans condition liée au capital libéré.
Lorsqu’elles déposent une déclaration dans les délais, mais que leur capital libéré ne dépasse pas 1 000 €.
Lorsqu’elles ne réalisent aucun bénéfice imposable et déposent leur déclaration dans les délais.
Lorsqu’elles déposent tardivement leur déclaration et que leur capital libéré ne dépasse pas 1 000 €.

Lorsqu’elles ne déposent pas de déclaration ou la déposent tardivement, sans condition liée au capital libéré.

Explication

Pour l’EI 2024, le minimum imposable de 45 190 € peut s’appliquer en cas d’absence de déclaration ou de dépôt tardif, sans condition portant sur un capital libéré inférieur ou égal à 1 000 €. Le seuil de capital ne constitue donc pas une condition de cette mesure.

29. Pour la SRL OmegaServices, quel est l’ISOC total lorsque le bénéfice imposable est de 173 388 € et que la CCC est supprimée pour l’EI 2024 ?

34 678 €
38 347 €, majoré de la CCC
42 347 €
38 347 €

38 347 €

Explication

L’ISOC brut s’élève à 38 347 € et, puisque la CCC est supprimée pour l’EI 2024, ce montant correspond aussi à l’ISOC total. Ajouter la CCC au montant brut ne convient pas dans cette situation.

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Quels bénéfices l’impôt des sociétés (ISOC) frappe-t-il ?

Les bénéfices nets réalisés par les sociétés résidentes belges.

Quels articles du CIR 92 régissent l’ISOC ?

Les articles 179 à 219quater.

Quelles conditions rendent une société assujettie à l’ISOC ?

Elle possède la personnalité juridique, a un siège en Belgique et exerce une activité lucrative.

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