Fiche de révision : Gestion de la performance publique

📋 Plan du Cours

  1. Coûts cachés en gestion publique
  2. Indicateurs de performance sociale
  3. Mise en œuvre de la LOLF
  4. Cascade de la performance
  5. Objectifs stratégiques et opérationnels
  6. Normes ESRS et reporting ESG
  7. Contrôle de gestion dans le secteur public
  8. Dimension culturelle et managériale
  9. Gestion des ressources humaines publiques
  10. Impact des réformes publiques sur la culture organisationnelle

📖 1. Coûts cachés en gestion publique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coûts indirects liés à la gestion des ressources humaines : coûts non immédiatement visibles dans les budgets, englobant notamment les dépenses liées à la formation, à la gestion des conflits ou à l’administration du personnel, qui ne sont pas explicitement comptabilisés mais impactent la performance globale (source : gestion des ressources humaines et contrôle de gestion).

  • Impact des coûts cachés sur la performance globale : ces coûts, bien que non visibles dans les budgets, influencent directement la performance des organisations publiques en réduisant leur efficacité et leur efficience, notamment par une dégradation du climat social ou une surcharge administrative (source : gestion des ressources humaines et contrôle de gestion).

  • Méthodes d’identification et de calcul des coûts cachés : techniques permettant de révéler ces coûts implicites, telles que l’analyse des coûts complets, la traçabilité des coûts indirects ou l’évaluation qualitative des impacts, afin d’intégrer ces éléments dans la gestion et la prise de décision (source : gestion des ressources humaines et contrôle de gestion).

📖 2. Indicateurs de performance sociale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Indicateurs de performance sociale : Mesures quantitatives ou qualitatives permettant d’évaluer la qualité des conditions de travail, le climat social et la satisfaction des employés au sein d’une organisation. Ces indicateurs facilitent le suivi et l’amélioration des enjeux sociaux (section 5, chapitre 5).

  • Tableaux de bord sociaux : Outils de pilotage construits à partir des indicateurs sociaux, permettant de suivre l’état social de l’organisation, d’identifier les dysfonctionnements et d’évaluer l’impact des politiques sociales. Leur construction doit respecter une logique d’utilisation pour la prise de décision (section 5, chapitre 5).

  • Notation extrafinancière : Évaluation qualitative ou quantitative de la performance non financière d’une organisation, notamment en matière sociale et environnementale, souvent utilisée pour répondre à la directive CSRD. Elle complète les indicateurs financiers en intégrant des critères extra-financiers (section 5, chapitre 5, directive CSRD).

📝 Points essentiels

  • Les indicateurs de performance sociale permettent de mesurer la qualité des conditions de travail, le climat social et la satisfaction des employés, éléments clés pour la gestion des ressources humaines et la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Leur suivi est essentiel pour anticiper et corriger les dysfonctionnements sociaux.

  • La construction des tableaux de bord sociaux doit s’appuyer sur une sélection pertinente d’indicateurs, leur intégration dans un système cohérent, et leur utilisation pour orienter les actions managériales. Ces outils sont de plus en plus importants dans le contexte de la directive CSRD, qui impose une transparence accrue sur la performance environnementale et sociale.

  • La notation extrafinancière est une démarche d’évaluation qui va au-delà des indicateurs classiques, intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elle vise à fournir une vision globale de la performance extra-financière, en lien avec la directive CSRD qui renforce la transparence des entreprises.

💡 À retenir

Les indicateurs de performance sociale, via les tableaux de bord sociaux et la notation extrafinancière, constituent des outils essentiels pour piloter la responsabilité sociale de l’organisation, en assurant un suivi précis des conditions de travail, du climat social et de la conformité environnementale.

📖 3. Mise en œuvre de la LOLF

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mise en œuvre de la LOLF : Réforme budgétaire adoptée en 2001 en France, visant à introduire une logique de performance dans la gestion publique en remplaçant la tradition budgétaire par une gestion axée sur les résultats, avec pour objectif une meilleure responsabilisation des acteurs publics.
  • Rôle du contrôle de gestion dans la modernisation de la gestion publique sous la LOLF : Fonction qui consiste à utiliser des outils et méthodes pour évaluer, suivre et améliorer la performance des services publics, en alignant les actions sur les objectifs fixés par la LOLF, afin d’assurer une gestion plus efficace et responsable.
  • Lien entre réforme budgétaire et management public : La réforme budgétaire, notamment via la LOLF, modifie les pratiques de gestion et de pilotage des administrations publiques en intégrant des principes de management moderne, tels que la responsabilisation, la mesure de la performance et la transparence, pour renforcer l’efficience des services publics.

📝 Points essentiels

  • La LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) introduit une logique de performance en remplaçant le cadre budgétaire traditionnel par un système basé sur des objectifs, des résultats et des indicateurs, favorisant une gestion axée sur la responsabilisation des gestionnaires publics.
  • Le contrôle de gestion joue un rôle central dans cette réforme, en permettant la mise en place d’outils d’évaluation de la performance, tels que les indicateurs de résultats, les tableaux de bord, et en contribuant à la modernisation de la gestion publique par une approche plus stratégique et orientée vers l’efficience.
  • La réforme favorise un changement de paradigme dans le management public, en passant d’une logique de simple contrôle financier à une logique de management par la performance, intégrant la planification, le suivi et l’évaluation continue des actions publiques.
  • La mise en œuvre de la LOLF implique une décentralisation des responsabilités, une meilleure articulation entre les objectifs stratégiques et opérationnels, ainsi qu’une culture de transparence et de reddition des comptes.
  • La relation entre réforme budgétaire et management public est renforcée par l’intégration d’outils de gestion moderne, permettant d’aligner les ressources et les actions sur des résultats mesurables, dans une optique d’amélioration continue.

💡 À retenir

La mise en œuvre de la LOLF révolutionne la gestion publique en intégrant une logique de performance, où le contrôle de gestion devient un levier essentiel pour moderniser, responsabiliser et rendre plus transparent le management des services publics.

📖 4. Cascade de la performance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cascade de la performance : processus de déploiement des objectifs stratégiques en objectifs opérationnels, permettant de traduire la stratégie en actions concrètes à tous les niveaux de l’organisation, assurant ainsi l’alignement entre stratégie, objectifs et actions (voir section 5).
  • Alignement stratégique : cohérence entre la stratégie globale de l’organisation, ses objectifs et ses actions, garantissant que chaque niveau contribue à la réalisation des finalités fixées par la direction (voir section 5).
  • Contrôle de gestion : ensemble des outils et processus permettant de vérifier la cohérence des actions avec les objectifs fixés, en assurant la performance globale de l’organisation (voir section 7).
  • Objectifs opérationnels : déclinaisons concrètes des objectifs stratégiques, traduites en actions précises et mesurables à court terme pour guider la performance quotidienne (voir section 5).
  • Performance : capacité d’une organisation à atteindre ses objectifs stratégiques et opérationnels, en assurant efficacité, efficience et cohérence dans ses actions (voir section 6).

📝 Points essentiels

  • La cascade de la performance permet de décomposer la stratégie en objectifs opérationnels, facilitant leur mise en œuvre à tous les niveaux de l’organisation.
  • L’alignement entre stratégie, objectifs et actions est crucial pour garantir la cohérence et la cohésion interne, évitant les décalages qui pourraient nuire à la performance globale.
  • Le contrôle de gestion joue un rôle central dans cette démarche, en utilisant des outils comme les tableaux de bord pour suivre la progression et ajuster les actions si nécessaire.
  • La traduction des objectifs stratégiques en objectifs opérationnels doit respecter la logique de déclinaison, en assurant que chaque action contribue directement à la performance attendue.
  • La cohérence entre ces éléments favorise une meilleure allocation des ressources et une gestion plus efficace des risques, en assurant que tous les efforts convergent vers la réalisation des finalités stratégiques.

💡 À retenir

La cascade de la performance est un processus essentiel pour transformer la stratégie en actions concrètes, en assurant l’alignement et la cohérence entre objectifs stratégiques, opérationnels et actions, grâce notamment au contrôle de gestion.

📖 5. Objectifs stratégiques et opérationnels

🔑 Notions clés & Définitions

  • Objectifs stratégiques : Définition et rôle dans la planification à long terme, ce sont des orientations globales fixant la direction que doit prendre l’organisation pour assurer sa pérennité et sa compétitivité. Selon Chatelain-Ponroy et al. (date), ils traduisent la vision et les priorités fondamentales de l’entreprise, orientant ses choix majeurs et ses investissements.

  • Objectifs opérationnels : Traduction concrète des objectifs stratégiques en actions spécifiques, mesurables et à court terme. Ils permettent de déployer la stratégie à travers des tâches précises, facilitant le suivi et l’évaluation de la performance. Gond et al. (date) insistent sur leur rôle dans la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie.

  • Différenciation entre objectifs stratégiques et opérationnels : Les premiers concernent la vision à long terme et la position concurrentielle, tandis que les seconds se concentrent sur les actions concrètes à court terme pour atteindre ces orientations. La gestion des ressources humaines doit aligner ces deux niveaux pour assurer la cohérence stratégique, comme le souligne Torset (date).

📝 Points essentiels

  • Les objectifs stratégiques orientent la planification à long terme, en fixant la direction générale de l’organisation, en tenant compte de l’environnement et des ressources disponibles. Leur définition permet d’établir une vision claire et de prioriser les actions majeures.

  • Les objectifs opérationnels traduisent cette vision en actions concrètes, précises, et mesurables, facilitant leur suivi et leur contrôle. Ils sont essentiels pour déployer la stratégie dans le quotidien de l’organisation.

  • La différenciation entre ces deux types d’objectifs est cruciale pour une gestion efficace, notamment dans la gestion des ressources humaines, où la cohérence entre stratégie et actions opérationnelles garantit la performance globale. La cohérence doit être assurée pour éviter les décalages entre la vision à long terme et les actions à court terme.

  • La réussite de la gestion stratégique repose sur l’alignement entre objectifs stratégiques et opérationnels, permettant une traduction fluide de la stratégie en actions concrètes, comme le souligne Lepers (date).

💡 À retenir

Les objectifs stratégiques fixent la vision à long terme de l’organisation, tandis que les objectifs opérationnels concrétisent cette vision en actions immédiates, leur différenciation étant essentielle pour assurer une gestion cohérente et performante.

📖 6. Normes ESRS et reporting ESG

🔑 Notions clés & Définitions

  • Normes ESRS : Normes européennes de reporting de durabilité élaborées pour harmoniser et renforcer la transparence des entreprises en matière de durabilité, intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elles visent à fournir un cadre cohérent pour la communication des impacts et des performances extra-financières des organisations.

  • Reporting ESG : Processus d’intégration et de communication des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les rapports d’entreprise. Selon Gordon et al. (2020), il s’agit d’un outil permettant aux entreprises d’évaluer et de rendre compte de leur impact et de leur gestion dans ces trois dimensions, afin de répondre aux attentes des investisseurs, des régulateurs et des parties prenantes.

  • Directive CSRD : Cadre réglementaire européen renforçant la transparence extra-financière des organisations, en imposant notamment des obligations accrues en matière de reporting ESG. Selon Commission Européenne (2022), cette directive vise à rendre les entreprises plus responsables et à favoriser une transition vers une économie plus durable en améliorant la qualité, la comparabilité et la fiabilité des informations divulguées.

📝 Points essentiels

  • Les Normes ESRS ont été conçues pour harmoniser le reporting de durabilité à l’échelle européenne, en s’appuyant sur des référentiels internationaux tels que le GRI et le SASB, tout en intégrant les spécificités européennes. Elles concernent notamment la divulgation d’informations sur l’impact environnemental, social et la gouvernance des entreprises.

  • Le Reporting ESG est devenu un enjeu stratégique pour les entreprises, car il permet d’attirer des investisseurs socialement responsables et de répondre aux exigences réglementaires croissantes. La norme ESRS facilite cette démarche en fournissant un cadre clair et cohérent pour la collecte et la communication des données.

  • La Directive CSRD étend le champ d’application du reporting extra-financier à un plus grand nombre d’entreprises, notamment les PME cotées et non cotées, en imposant des audits et des contrôles pour garantir la fiabilité des informations. Elle encourage également l’intégration de ces données dans la stratégie globale de l’entreprise.

  • La mise en œuvre de ces normes et réglementations vise à renforcer la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), à favoriser la transition écologique, et à améliorer la transparence pour les investisseurs et autres parties prenantes.

💡 À retenir

Les normes ESRS, le reporting ESG et la directive CSRD constituent un cadre européen cohérent visant à renforcer la transparence et la responsabilité des entreprises en matière de durabilité, en intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans leur communication extra-financière.

📖 7. Contrôle de gestion dans le secteur public

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrôle de gestion dans le secteur public : Ensemble des processus et outils permettant d’évaluer, d’orienter et de piloter la performance des organismes publics, en tenant compte de leurs spécificités et enjeux propres, notamment la transparence, la responsabilité et la gestion par objectifs (voir section 6).
  • Spécificités du contrôle de gestion dans le secteur public : Particularités liées à la finalité non lucrative, à la pluralité des acteurs et à la nécessité de rendre des comptes à la société, ce qui implique des outils adaptés tels que les tableaux de bord sociaux et la gestion par la performance (voir section 6).
  • Outils du contrôle de gestion adaptés au secteur public : Instruments spécifiques comme les tableaux de bord sociaux, la gestion des compétences, et la notation extrafinancière, permettant de mesurer la performance non financière et de répondre aux enjeux de transparence et de responsabilité (voir section 6).
  • Rôle du contrôle de gestion dans la réforme budgétaire et la modernisation : Fonction stratégique visant à renforcer la performance, la responsabilisation et la transparence dans la gestion publique, notamment à travers la mise en œuvre de la LOLF, qui introduit une logique de performance dans la gestion budgétaire (voir section 6).

📝 Points essentiels

  • La gestion publique doit concilier efficacité, transparence et responsabilité, ce qui nécessite des outils spécifiques adaptés à ses enjeux (voir section 6).
  • La réforme budgétaire, notamment la LOLF, a introduit une logique de performance en instaurant une gestion par objectifs et résultats, renforçant le rôle du contrôle de gestion dans la modernisation de la gestion publique (voir section 6).
  • Les outils du contrôle de gestion dans le secteur public incluent notamment les tableaux de bord sociaux, la gestion des compétences, et la notation extrafinancière, permettant de suivre la performance globale et d’assurer une meilleure responsabilisation des acteurs publics (voir section 6).
  • Le contrôle de gestion contribue à la réforme en favorisant une gestion plus efficace, transparente et orientée vers les résultats, en lien avec la responsabilisation des acteurs publics et la satisfaction des citoyens (voir section 6).

💡 À retenir

Le contrôle de gestion dans le secteur public est un levier stratégique pour moderniser la gestion publique en intégrant des outils adaptés, afin d’assurer transparence, responsabilité et performance dans un contexte de réforme et de responsabilisation accrue.

📖 8. Dimension culturelle et managériale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dimension culturelle dans la gestion des ressources humaines : Influence des valeurs, croyances et pratiques culturelles sur la manière dont les organisations gèrent leurs ressources humaines, notamment en termes de recrutement, de communication et de conduite du changement. Elle façonne la perception du travail, la motivation et les relations sociales au sein de l'entreprise.

  • Gestion du changement (approches, risques et conduite) : Processus d'accompagnement des transformations organisationnelles en tenant compte des différentes approches (top-down, participative, etc.), des risques liés à la résistance au changement et des méthodes pour conduire efficacement la transition. La gestion du changement vise à minimiser les impacts négatifs tout en maximisant l'adhésion des acteurs.

  • Importance du dialogue social et de la communication interne : Rôle crucial dans la conduite du changement et la gestion des ressources humaines, en favorisant la concertation, la transparence et l'implication des salariés. Selon Xavier Lepers (date), un dialogue social efficace contribue à la cohésion, à la motivation et à la légitimité des décisions managériales.

📝 Points essentiels

  • La dimension culturelle influence profondément la gestion des ressources humaines, notamment dans la manière dont les valeurs organisationnelles et nationales façonnent les pratiques managériales (ex : gestion participative, autoritarisme, etc.).

  • La gestion du changement doit s’appuyer sur des approches adaptées à la culture d’entreprise et aux enjeux spécifiques, en intégrant une conduite progressive pour réduire la résistance et assurer l’appropriation des transformations.

  • Le dialogue social et la communication interne sont des leviers essentiels pour accompagner le changement, renforcer la légitimité des décisions et maintenir un climat social favorable. La communication doit être claire, transparente et adaptée aux différents acteurs pour favoriser l’adhésion.

  • La conduite du changement doit prendre en compte la dimension culturelle pour éviter les malentendus et les résistances, en utilisant des outils comme le dialogue social, la formation et la communication interne.

  • La gestion des transformations organisationnelles doit intégrer la dimension culturelle pour assurer leur succès, en valorisant la participation et en respectant les valeurs propres à chaque contexte.

💡 À retenir

La réussite des transformations managériales repose sur une compréhension fine de la dimension culturelle, un dialogue social renforcé et une communication interne adaptée, afin d’assurer l’adhésion et la cohésion des acteurs.

📖 9. Gestion des ressources humaines publiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) dans le secteur public : démarche stratégique visant à anticiper et planifier les besoins en emplois et compétences dans la fonction publique, afin d’adapter les ressources humaines aux évolutions de l’organisation et de la politique publique (voir section 6).
  • Politiques de rémunération dans la fonction publique : ensemble des stratégies et dispositifs visant à fixer, ajuster et suivre la rémunération des agents publics, en tenant compte des contraintes spécifiques du secteur public, notamment la stabilité et l’équité (voir section 4).
  • Suivi de la masse salariale dans la fonction publique : processus de contrôle et d’analyse de l’évolution des coûts liés aux rémunérations des agents publics, permettant d’assurer la maîtrise budgétaire et la cohérence avec les politiques publiques (voir section 4).
  • Spécificités de la gestion des ressources humaines publiques : particularités liées au cadre juridique, à la rigidité statutaire, à la gestion par la carrière, et à la nécessité de concilier efficacité, équité et responsabilité dans le secteur public (voir section 6).
  • Enjeux de la gestion RH dans le secteur public : adaptation aux contraintes budgétaires, modernisation des pratiques, gestion des compétences, et réponse aux attentes sociales et sociétales (voir section 6).

📝 Points essentiels

  • La gestion des ressources humaines publiques doit concilier contraintes juridiques, statutaires et une logique de service public, tout en intégrant les enjeux de performance et d’adaptation aux évolutions sociales et économiques (voir section 6).
  • La GPEC dans le secteur public permet d’anticiper les besoins en compétences, d’organiser la mobilité interne, et de gérer la pyramide des âges, dans un contexte de réduction des effectifs et de transformation des missions (voir section 6).
  • Les politiques de rémunération dans la fonction publique sont caractérisées par leur stabilité, leur transparence et leur principe d’égalité, tout en intégrant des dispositifs d’incitation et de reconnaissance adaptés au secteur public (voir section 4).
  • Le suivi de la masse salariale est un outil clé pour maîtriser les coûts, prévoir les évolutions budgétaires, et assurer la cohérence entre la politique RH et les objectifs financiers de l’organisation publique (voir section 4).
  • La gestion RH dans le secteur public doit répondre à des enjeux spécifiques tels que la transparence, la responsabilité, et la gestion des carrières, tout en étant adaptée aux particularités du cadre réglementaire et statutaire (voir section 6).

💡 À retenir

La gestion des ressources humaines publiques doit s’adapter aux contraintes spécifiques du secteur tout en intégrant les enjeux de performance, de maîtrise des coûts et de développement des compétences pour répondre efficacement aux missions de service public.

📖 10. Impact des réformes publiques sur la culture organisationnelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Impact des réformes publiques sur la culture organisationnelle : Modifications des valeurs, pratiques managériales et comportements des agents publics suite à des transformations institutionnelles ou réglementaires, visant à aligner la culture interne avec les nouvelles orientations stratégiques ou réglementaires.

  • Adaptation des pratiques managériales : Processus par lequel les organisations publiques modifient leurs méthodes de gestion, de leadership et d’organisation pour répondre aux exigences des réformes, en intégrant notamment de nouvelles formes de gouvernance, de contrôle et de motivation.

  • Effets des réformes budgétaires sur les comportements et valeurs des agents publics : Changements dans la motivation, l’engagement, et les attitudes des agents publics induits par la modification des mécanismes de financement, de contrôle et de performance, pouvant entraîner une évolution des valeurs professionnelles et organisationnelles.

  • Gestion des transformations organisationnelles induites par les réformes : Processus de conduite du changement visant à restructurer, moderniser ou réorganiser les institutions publiques en intégrant les nouvelles normes, procédures et pratiques, tout en gérant la résistance et en favorisant l’appropriation par les agents.

📝 Points essentiels

  • Les réformes publiques, notamment celles touchant la gestion budgétaire et la gouvernance, influencent profondément la culture organisationnelle en modifiant les pratiques managériales (voir section 8). Elles induisent une nécessité d’adaptation des comportements, des valeurs et des modes de fonctionnement des agents publics.

  • La mise en œuvre de réformes budgétaires, comme la LOLF, modifie les mécanismes de contrôle et de responsabilisation, ce qui impacte la culture en favorisant une orientation vers la performance, la transparence et la responsabilisation individuelle (voir section 6).

  • La gestion des transformations organisationnelles dans le secteur public doit prendre en compte la résistance au changement et la nécessité d’aligner la culture interne avec les nouvelles exigences réglementaires et stratégiques, afin d’assurer une transition efficace et durable.

  • La transformation de la culture organisationnelle peut entraîner une évolution des valeurs, notamment une plus grande orientation vers la performance, la transparence et la participation, tout en pouvant générer des tensions ou résistances si elle n’est pas accompagnée d’un dialogue social et d’une communication adaptée.

💡 À retenir

Les réformes publiques modifient en profondeur la culture organisationnelle en influençant les pratiques managériales, les comportements et les valeurs des agents, nécessitant une gestion stratégique du changement pour assurer la cohérence et la pérennité des transformations.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions ClésMéthodes / OutilsAuteur / Référence
Coûts cachés en gestion publiqueCoûts indirects, impact sur performanceAnalyse coûts complets, traçabilité, évaluation qualitativeGestion des ressources humaines, contrôle de gestion
Indicateurs de performance socialeConditions de travail, climat social, satisfactionTableaux de bord sociaux, notation extrafinancièreDirective CSRD, section 5, chapitre 5
Mise en œuvre de la LOLFLogique de performance, responsabilisationIndicateurs de résultats, tableaux de bord, gestion stratégiqueLoi organique LOLF (2001)
Cascade de la performanceDéploiement stratégique, alignementDéclinaison stratégique, objectifs opérationnelsSection 5, section 6

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre coûts cachés avec coûts directs ou budgétaires visibles.
  2. Sous-estimer l’impact des indicateurs sociaux sur la gestion globale.
  3. Confusion entre la mise en œuvre de la LOLF et la simple gestion budgétaire classique.
  4. Mélanger la cascade de la performance avec la simple décomposition des tâches.
  5. Oublier que la notation extrafinancière inclut des critères ESG, pas uniquement financiers.
  6. Confondre contrôle de gestion et audit interne, qui ont des rôles différents.
  7. Négliger l’aspect culturel dans la mise en œuvre des réformes publiques.
  8. Confondre objectifs stratégiques et opérationnels, qui ont des temporalités et portées différentes.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition de Perroux sur la croissance et ses implications pour la gestion publique.
  2. Maîtriser la notion de coûts cachés, notamment ceux liés aux ressources humaines, et leur impact sur la performance.
  3. Savoir identifier et calculer les coûts indirects à l’aide de méthodes comme l’analyse coûts complets.
  4. Expliquer le rôle des indicateurs de performance sociale dans la gestion des ressources humaines publiques.
  5. Connaître la composition et l’utilité des tableaux de bord sociaux, ainsi que la notation extrafinancière selon la directive CSRD.
  6. Comprendre la réforme de la LOLF, ses objectifs, et le rôle du contrôle de gestion dans sa mise en œuvre.
  7. Définir la cascade de la performance et ses enjeux pour l’alignement stratégique et opérationnel.
  8. Identifier les outils permettant de déployer la stratégie à tous les niveaux de l’organisation.
  9. Connaître les principes fondamentaux de la gestion par la performance dans le secteur public.
  10. Maîtriser l’impact des réformes publiques sur la culture organisationnelle et managériale.
  11. Savoir analyser l’intégration des enjeux ESG dans le reporting et la gestion publique.
  12. Vérifier la compréhension de la relation entre objectifs stratégiques et opérationnels dans la gestion publique.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Gestion de la performance publique avec 10 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Qu'est-ce qu'un coût caché en gestion publique ?

2. Quelle est la nature des normes ESRS mentionnées dans le contexte de reporting ESG ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion de la performance publique avec 20 flashcards interactives.

Coûts indirects RH — définition ?

Coûts non visibles dans le budget, liés à la gestion du personnel.

Indicateurs performance sociale — rôle ?

Évaluer conditions de travail, climat social et satisfaction.

Mise en œuvre LOLF — objectif ?

Introduire la gestion par la performance dans le secteur public.

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