QCM : IFRS 9 versus ANC — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quelles entités et à quels instruments financiers IFRS 9 s’applique-t-elle en principe ?

Aux sociétés cotées et aux seuls instruments évalués à la juste valeur
Aux seules banques et aux instruments financiers négociés sur un marché réglementé
À toutes les entités et à tous les instruments financiers, sous réserve des exclusions prévues
Aux entités consolidantes et aux instruments financiers détenus à des fins de transaction

À toutes les entités et à tous les instruments financiers, sous réserve des exclusions prévues

Explication

IFRS 9 a un champ d’application général qui couvre toutes les entités et tous les types d’instruments financiers, sous réserve des exclusions prévues au paragraphe 2.1. Le statut bancaire, la cotation ou le mode de détention ne déterminent pas à eux seuls son application.

2. Quel traitement normatif s’applique à un contrat de location plutôt qu’à un instrument financier ordinaire ?

Il relève du règlement ANC 2020-01, tandis que l’instrument financier ordinaire relève d’IFRS 16
Il relève d’IFRS 16, tandis que l’instrument financier ordinaire relève d’IFRS 9
Il relève des règles relatives aux avantages du personnel, tandis que l’instrument financier ordinaire relève d’IFRS 9
Il relève d’IFRS 9, tandis que l’instrument financier ordinaire relève d’IFRS 16

Il relève d’IFRS 16, tandis que l’instrument financier ordinaire relève d’IFRS 9

Explication

Les contrats de location figurent parmi les exclusions d’IFRS 9 et relèvent d’IFRS 16, alors que les instruments financiers ordinaires relèvent d’IFRS 9. Les autres propositions attribuent le contrat de location à un référentiel qui ne correspond pas à cette exclusion.

3. Une personne morale applique volontairement le règlement ANC 2020-01 : quelle conséquence cette décision entraîne-t-elle ?

Elle peut combiner ce règlement avec des dispositions sélectionnées d’IFRS 9
Elle peut appliquer uniquement les règles relatives aux instruments financiers
Elle doit appliquer les règles choisies par son commissaire aux comptes
Elle doit appliquer l’intégralité du règlement

Elle doit appliquer l’intégralité du règlement

Explication

L’application volontaire du règlement ANC 2020-01 implique l’application de l’intégralité de ses dispositions. Elle ne permet donc pas de sélectionner quelques règles ou de composer librement avec un autre référentiel.

4. Quels critères IFRS 9 utilise-t-elle principalement pour classer les actifs financiers ?

Le modèle économique de gestion et le caractère SPPI des flux contractuels
La nature juridique du titre et sa destination comptable
La durée de détention prévue et le secteur d’activité de l’émetteur
Le niveau de liquidité du marché et le montant nominal de l’instrument

Le modèle économique de gestion et le caractère SPPI des flux contractuels

Explication

IFRS 9 combine le modèle économique de gestion avec l’analyse du caractère SPPI des flux contractuels. La nature et la destination des titres correspondent plutôt à l’approche de classement de l’ANC.

5. Une obligation comporte des flux SPPI et est détenue dans un modèle visant à encaisser les flux contractuels : comment est-elle évaluée ?

À la juste valeur par OCI
À sa valeur nominale sans réévaluation ultérieure
À la juste valeur par résultat
Au coût amorti

Au coût amorti

Explication

Dans un modèle de détention visant à encaisser des flux contractuels SPPI, l’actif est évalué au coût amorti. La juste valeur par OCI correspond au modèle combinant encaissement et vente, tandis que la juste valeur par résultat concerne les actifs qui ne satisfont pas aux modèles précédents.

6. Quel classement correspond à un actif financier comportant des flux SPPI et géré selon un modèle combinant encaissement et vente ?

La juste valeur par résultat
Le coût historique diminué des pertes réalisées
La juste valeur par OCI
Le coût amorti

La juste valeur par OCI

Explication

Le modèle combinant encaissement et vente, lorsque les flux sont SPPI, conduit à une évaluation à la juste valeur par OCI. Le coût amorti est associé au modèle d’encaissement, et non au modèle combinant encaissement et vente.

7. Quel traitement reçoit un actif financier qui ne relève ni du modèle d’encaissement ni du modèle d’encaissement et de vente ?

Il est évalué à la juste valeur par résultat
Il est évalué au coût amorti
Il est évalué à la juste valeur par OCI
Il est maintenu à son coût d’origine jusqu’à sa cession

Il est évalué à la juste valeur par résultat

Explication

Un actif financier qui ne relève pas des modèles précédents est évalué à la juste valeur par résultat. Le coût amorti et la juste valeur par OCI supposent respectivement la satisfaction des conditions propres aux modèles d’encaissement ou d’encaissement et de vente.

8. Comment IFRS 9 mesure-t-elle la perte attendue lorsque le risque de crédit ne s’est pas dégradé de façon importante depuis l’origine ?

À hauteur de la perte maximale possible sur l’ensemble du contrat
À hauteur des pertes attendues sur les douze mois à venir
À hauteur des pertes déjà réalisées à la date de clôture
À hauteur des pertes attendues sur toute la durée de vie de l’actif

À hauteur des pertes attendues sur les douze mois à venir

Explication

Lorsque le risque de crédit n’a pas connu de dégradation importante depuis l’origine, IFRS 9 retient les pertes attendues à douze mois. La mesure sur toute la durée de vie est réservée au cas où le risque s’est fortement dégradé.

9. Une dégradation importante du risque de crédit est constatée depuis la comptabilisation initiale d’un actif : sur quelle période la perte attendue est-elle mesurée ?

Sur les douze mois suivant la date de clôture
Sur la période écoulée depuis la comptabilisation initiale
Sur la durée restante du prochain exercice comptable
Sur la durée de vie de l’actif

Sur la durée de vie de l’actif

Explication

Une dégradation importante depuis l’origine entraîne une mesure des pertes attendues sur la durée de vie de l’actif. La période de douze mois correspond au traitement applicable lorsque le risque ne s’est pas dégradé de façon importante.

10. Quel effet produit un retard de paiement supérieur à 30 jours sur l’appréciation du risque de crédit ?

Il établit de manière irréversible une défaillance définitive de l’emprunteur
Il crée une présomption réfutable de dégradation importante du risque de crédit
Il supprime la nécessité d’évaluer les pertes attendues sur l’actif concerné
Il entraîne automatiquement une mesure des pertes limitées aux douze prochains mois

Il crée une présomption réfutable de dégradation importante du risque de crédit

Explication

Un paiement en souffrance depuis plus de 30 jours crée une présomption réfutable de dégradation importante du risque de crédit. Cette présomption peut être combattue par des éléments contraires et ne constitue pas, à elle seule, une défaillance irréversible.

11. Comment les titres de participation sont-ils évalués selon l’ANC ?

Au coût, puis selon leur valeur d’utilité pour constater une dépréciation
À leur valeur probable de négociation, quelle que soit leur cotation
À leur juste valeur, avec comptabilisation des plus-values latentes en résultat
À leur valeur actuelle, notamment moyen du dernier mois

Au coût, puis selon leur valeur d’utilité pour constater une dépréciation

Explication

L’ANC comptabilise les titres de participation au coût, puis apprécie leur éventuelle dépréciation selon leur valeur d’utilité. La valeur actuelle concerne les autres catégories de titres et non les titres de participation.

12. Quelle valeur actuelle l’ANC retient-elle pour des titres cotés et des titres non cotés ?

La juste valeur par résultat pour les titres cotés et la valeur d’utilité pour les titres non cotés
La valeur probable de négociation pour les titres cotés et le coût historique pour les titres non cotés
Le cours moyen du dernier mois pour les titres cotés et la valeur probable de négociation pour les titres non cotés
La valeur d’utilité pour les titres cotés et le cours moyen du dernier mois pour les titres non cotés

Le cours moyen du dernier mois pour les titres cotés et la valeur probable de négociation pour les titres non cotés

Explication

Pour les titres cotés, la valeur actuelle est notamment fondée sur le cours moyen du dernier mois ; pour les titres non cotés, elle repose sur la valeur probable de négociation. La juste valeur par résultat relève d’un autre traitement comptable.

13. Que fait l’ANC lorsqu’une valeur actuelle devient inférieure à la valeur nette comptable d’un titre ?

Elle conserve la valeur nette comptable sans constater d’incidence tant que le titre n’est pas vendu
Elle réévalue le titre à sa valeur actuelle et comptabilise immédiatement le gain latent
Elle constate une plus-value latente et la maintient jusqu’à la cession du titre
Elle constate une dépréciation et la reprend lorsque les causes de cette dépréciation disparaissent

Elle constate une dépréciation et la reprend lorsque les causes de cette dépréciation disparaissent

Explication

L’ANC ne comptabilise pas les plus-values latentes, mais constate une dépréciation lorsque la valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable. Cette dépréciation peut être reprise lorsque les causes de la perte de valeur disparaissent.

14. Quel ensemble d’opérations caractérise les retraitements des comptes consolidés selon l’ANC ?

Uniformiser les plans de financement, annuler les opérations intragroupe et comptabiliser chaque écart directement en capitaux propres
Homogénéiser les méthodes, éliminer les écritures fiscales et affecter certains effets après impôt au report à nouveau d’ouverture
Appliquer les méthodes fiscales de la société mère, conserver les écritures réglementées et affecter les écarts au résultat courant
Évaluer toutes les entités à la valeur de marché, supprimer les changements de méthode et inscrire les écarts en réserves

Homogénéiser les méthodes, éliminer les écritures fiscales et affecter certains effets après impôt au report à nouveau d’ouverture

Explication

Les retraitements ANC comprennent notamment l’homogénéisation des méthodes, l’élimination des écritures purement fiscales et l’imputation de certains effets après impôt en report à nouveau à l’ouverture. Ils distinguent aussi une réévaluation ponctuelle d’une évaluation récurrente à la valeur de marché.

15. Lors du passage de l’ANC à IFRS 9, comment sont traités les frais d’acquisition capitalisés lorsque l’actif est évalué à la juste valeur par résultat ?

Ils sont transférés en autres éléments du résultat global
Ils sont maintenus dans le coût amorti de l’actif
Ils sont comptabilisés en charge
Ils sont ajoutés à la juste valeur de l’actif à la clôture

Ils sont comptabilisés en charge

Explication

Avec une évaluation à la juste valeur par résultat, les frais d’acquisition précédemment capitalisés en ANC sont passés en charge lors du passage à IFRS 9. Ils ne sont donc pas conservés dans la valeur comptable de l’actif.

16. Lors du passage de l’ANC à IFRS 9, quel traitement s’applique à une dépréciation ANC et à une plus-value latente ignorée en ANC ?

La dépréciation ANC est maintenue et la plus-value latente reste exclue de la comptabilité IFRS 9
La dépréciation ANC est reprise et la plus-value latente est constatée en résultat ou en OCI selon la catégorie IFRS 9
La dépréciation ANC est transférée en OCI et la plus-value latente est comptabilisée en report à nouveau
La dépréciation ANC est transformée en charge IFRS 9 et la plus-value latente est comptabilisée lors de la cession

La dépréciation ANC est reprise et la plus-value latente est constatée en résultat ou en OCI selon la catégorie IFRS 9

Explication

Le passage à IFRS 9 conduit à reprendre la dépréciation fondée sur la valeur actuelle et à constater la plus-value latente auparavant ignorée. Le classement en résultat ou en OCI dépend de la catégorie IFRS 9 retenue.

17. Dans l’exemple, quelles sont les valeurs des actions cotées selon l’approche IFRS 9 et selon l’approche ANC à la clôture ?

112 000 € en juste valeur IFRS 9 et 96 000 € en valeur actuelle ANC
100 000 € en juste valeur IFRS 9 et 102 000 € en valeur actuelle ANC
102 000 € en juste valeur IFRS 9 et 100 000 € en valeur actuelle ANC
96 000 € en juste valeur IFRS 9 et 112 000 € en valeur actuelle ANC

112 000 € en juste valeur IFRS 9 et 96 000 € en valeur actuelle ANC

Explication

Les actions valent 112 000 € à la clôture selon l’approche de juste valeur IFRS 9, tandis que le cours moyen ANC du dernier mois conduit à une valeur actuelle de 96 000 €. Les montants de 100 000 € et 102 000 € correspondent respectivement au prix d’achat et au coût ANC avec frais.

18. Quel est l’impact comptable global des actions dans l’exemple selon l’ANC ?

Une charge de 2 000 € de frais, un gain de 10 000 € et une valeur au bilan de 102 000 €
Une dépréciation de 4 000 €, un gain latent de 12 000 € et une valeur au bilan de 100 000 €
Une dépréciation de 6 000 €, aucun enregistrement de la plus-value latente et une valeur au bilan de 96 000 €
Un gain latent de 16 000 €, aucune dépréciation et une valeur au bilan de 112 000 €

Une dépréciation de 6 000 €, aucun enregistrement de la plus-value latente et une valeur au bilan de 96 000 €

Explication

En ANC, les actions sont inscrites pour 102 000 € et ramenées à 96 000 € par une dépréciation de 6 000 €. La plus-value latente de 16 000 € n’est pas comptabilisée, ce qui conduit à un résultat de −6 000 €.

19. Dans l’exemple, quel résultat et quelle valeur au bilan résultent de l’évaluation des actions à la juste valeur par résultat selon IFRS 9 ?

Un résultat de −6 000 € et une valeur au bilan de 96 000 €
Un résultat de 12 000 € et une valeur au bilan de 102 000 €
Un résultat de 10 000 € et une valeur au bilan de 112 000 €
Un résultat nul et une valeur au bilan de 110 000 €

Un résultat de 10 000 € et une valeur au bilan de 112 000 €

Explication

L’évaluation à la juste valeur par résultat produit un gain de juste valeur de 12 000 €, après prise en compte des frais d’acquisition de 2 000 €, soit un résultat de 10 000 €. La valeur comptable finale correspond à la juste valeur de clôture de 112 000 €.

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À quelles entités IFRS 9 s'applique-t-il ?

À toutes les entités sauf exclusions du paragraphe 2.1.

Quelles sont les principales exclusions d'IFRS 9 ?

Les intérêts dans filiales, contrats de location, avantages du personnel, et autres exclusions listées.

À qui s'applique le règlement ANC 2020-01 ?

À toute personne morale tenue d'établir des comptes consolidés ou combinés.

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