QCM : Le rôle de l’État en macroéconomie (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les trois fonctions économiques de l’État distinguées par R. Musgrave en 1959 ?

La collecte des impôts, la gestion de la monnaie et le financement des entreprises
L’allocation des ressources, la redistribution des revenus et la stabilisation économique
La production marchande, la fixation des prix et la régulation de la concurrence
La protection sociale, la planification de la production et le contrôle des échanges

L’allocation des ressources, la redistribution des revenus et la stabilisation économique

Explication

R. Musgrave distingue l’allocation des ressources, la redistribution des revenus et la stabilisation économique. La collecte des impôts et la gestion monétaire peuvent contribuer à l’action publique, mais ne constituent pas cette classification en trois fonctions.

2. Lorsqu’il finance l’administration et des biens publics, quelle fonction économique l’État exerce-t-il ?

L’allocation des ressources
La stabilisation économique
La redistribution des revenus
La régulation des échanges extérieurs

L’allocation des ressources

Explication

L’allocation des ressources comprend notamment le financement de l’administration et des biens publics. La redistribution porte sur la répartition des revenus, et ne désigne donc pas directement ce financement.

3. Quelle combinaison de caractéristiques définit un bien public pur ?

Il est non rival et non excluable : son usage ne réduit pas celui des autres et les non-payeurs ne peuvent en être écartés.
Il est rival et excluable : son usage réduit celui des autres et l’accès dépend du paiement.
Il est non rival et excluable : son usage reste partagé, mais l’accès peut être réservé aux payeurs.
Il est rival et non excluable : son usage réduit celui des autres, mais les non-payeurs y conservent accès.

Il est non rival et non excluable : son usage ne réduit pas celui des autres et les non-payeurs ne peuvent en être écartés.

Explication

Un bien public pur est à la fois non rival et non excluable. Un bien commun peut lui aussi être non excluable, mais il est rival, ce qui le distingue du bien public pur.

4. Pourquoi l’absence d’exclusion par le prix peut-elle conduire à organiser publiquement la production et le financement d’un bien ?

Parce que chaque usager paie un tarif trop élevé, ce qui réduit la demande et les recettes privées.
Parce que la consommation d’un usager diminue la quantité disponible, ce qui empêche tout financement collectif.
Parce que l’accès réservé aux payeurs empêche les producteurs de répartir les coûts entre usagers.
Parce que des agents peuvent en profiter sans payer, ce qui favorise le comportement de passager clandestin.

Parce que des agents peuvent en profiter sans payer, ce qui favorise le comportement de passager clandestin.

Explication

Quand le prix ne permet pas d’écarter les non-payeurs, certains agents peuvent bénéficier du bien sans contribuer à son financement, d’où le risque de passager clandestin. La rivalité peut poser une question de disponibilité, mais elle n’explique pas ce mécanisme de non-paiement.

5. Quelle caractéristique distingue un bien commun d’un bien public pur ?

Le bien commun est non rival et excluable, tandis que le bien public pur est rival et excluable.
Le bien commun est rival et non excluable, tandis que le bien public pur est non rival et non excluable.
Le bien commun est rival et excluable, tandis que le bien public pur est non rival et non excluable.
Le bien commun est non rival et non excluable, tandis que le bien public pur est rival et non excluable.

Le bien commun est rival et non excluable, tandis que le bien public pur est non rival et non excluable.

Explication

Les deux catégories sont non excluables, mais le bien commun est rival alors que le bien public pur ne l’est pas. L’exclusion des usagers ne constitue donc pas la différence entre ces deux notions.

6. Dans quelle situation parle-t-on d’externalité ?

Une variation de prix change la quantité demandée par un consommateur qui paie le montant affiché.
Une décision modifie le revenu de son auteur sans influencer le bien-être des autres agents économiques.
Une action affecte le bien-être d’autres agents sans que cet effet soit pris en compte par les prix ni compensé par un paiement.
Une transaction modifie le prix d’un produit et chaque effet sur autrui est compensé par un paiement convenu.

Une action affecte le bien-être d’autres agents sans que cet effet soit pris en compte par les prix ni compensé par un paiement.

Explication

Une externalité est un effet positif ou négatif sur le bien-être d’autres agents qui n’est ni intégré aux prix ni compensé par un paiement. Une variation de prix au cours d’une transaction rémunérée ne suffit donc pas à définir une externalité.

7. Quelle différence distingue une externalité positive d’une externalité négative pour l’agent affecté ?

La positive l’avantage sans paiement de sa part, tandis que la négative le défavorise sans compensation.
La positive l’avantage contre paiement, tandis que la négative le défavorise avec compensation.
La positive augmente son revenu par un échange, tandis que la négative réduit son revenu par un échange.
La positive le défavorise sans compensation, tandis que la négative l’avantage sans paiement de sa part.

La positive l’avantage sans paiement de sa part, tandis que la négative le défavorise sans compensation.

Explication

Une externalité positive procure un avantage sans paiement de la part de l’agent qui en bénéficie, tandis qu’une externalité négative lui impose un désavantage sans compensation. Un effet faisant l’objet d’un paiement compensatoire ne correspond pas à cette distinction.

8. Une activité impose un coût à des tiers sans compensation : quelle réponse Pigou préconise-t-il pour corriger cette externalité négative ?

Une baisse générale des prix visant à accroître la demande de l’activité
Une taxe pigouvienne ou une réglementation publique
Une subvention destinée à soutenir l’effet positif de l’activité
Un marché de permis fondé sur des droits de propriété échangeables

Une taxe pigouvienne ou une réglementation publique

Explication

Pigou préconise une taxe pigouvienne ou une réglementation pour corriger une externalité négative. Une subvention vise plutôt à soutenir les effets positifs, tandis que l’échange de droits de propriété correspond à une approche associée à Coase.

9. Selon l’INSEE, qu’est-ce qui caractérise une entreprise publique ?

Une collectivité publique réglemente l’activité de l’entreprise sans exercer d’influence sur sa gestion ou son capital.
L’État fixe les prix de vente, même sans détenir de participation ni disposer de voix dans l’entreprise.
L’entreprise fournit un service d’intérêt général, quelle que soit la structure de son capital ou de ses droits de vote.
L’État peut exercer une influence dominante grâce à la propriété ou à une participation financière et à la majorité du capital ou des voix.

L’État peut exercer une influence dominante grâce à la propriété ou à une participation financière et à la majorité du capital ou des voix.

Explication

La définition repose sur la capacité de l’État à exercer une influence dominante, notamment par la propriété, la participation financière ou la majorité du capital ou des voix. La seule réglementation publique de l’activité ne suffit pas à établir cette influence dominante.

10. Lorsqu’une entreprise présente une activité qui tend naturellement au monopole, que désigne sa nationalisation ?

Le transfert de l’entreprise à plusieurs collectivités locales.
La réglementation des prix de l’entreprise par les pouvoirs publics.
La prise de contrôle directe de l’entreprise par l’État.
La mise en concurrence de l’entreprise avec de nouveaux opérateurs privés.

La prise de contrôle directe de l’entreprise par l’État.

Explication

La nationalisation désigne la prise de contrôle directe d’une entreprise par l’État et concerne des activités ayant une tendance naturelle au monopole. La réglementation des prix peut encadrer une entreprise sans transférer son contrôle à l’État.

11. Pourquoi la production par une entreprise unique peut-elle caractériser un monopole naturel ?

Parce que les rendements d’échelle croissants rendent cette production plus efficace que celle de plusieurs entreprises.
Parce que la demande est trop faible pour permettre à plusieurs entreprises de proposer un produit différencié.
Parce que l’État accorde à une entreprise une exclusivité juridique afin de limiter les prix pratiqués.
Parce que les coûts fixes disparaissent dès que plusieurs entreprises se partagent la production.

Parce que les rendements d’échelle croissants rendent cette production plus efficace que celle de plusieurs entreprises.

Explication

Un monopole naturel existe lorsque les rendements d’échelle croissants rendent la production par une entreprise unique plus efficace que celle de plusieurs entreprises. Une exclusivité juridique peut créer un monopole légal, mais elle n’explique pas le mécanisme économique du monopole naturel.

12. Quel changement de rôle de l’État est associé à la crise des années 1930 ?

La réduction de l’intervention publique au profit d’une protection sociale privée.
La substitution des transferts sociaux par une gestion des entreprises publiques.
Le retour à un État-gendarme limité au maintien de l’ordre et à la protection des biens.
Le développement des interventions économiques et sociales de l’État-providence.

Le développement des interventions économiques et sociales de l’État-providence.

Explication

La crise des années 1930 entraîne le développement des interventions économiques et sociales de l’État-providence. L’État-gendarme, au rôle minimal, correspond plutôt à la conception libérale dominante jusqu’à la première moitié du XXe siècle.

13. Que désigne la redistribution des revenus ?

Des aides accordées aux entreprises pour financer leur investissement et accroître leur production.
Des échanges marchands par lesquels les ménages achètent des biens et des services aux entreprises.
Des décisions qui fixent le niveau des salaires versés par les entreprises à leurs employés.
Des opérations qui prélèvent une partie des revenus primaires à certains agents ou groupes pour la reverser au bénéfice d’autres.

Des opérations qui prélèvent une partie des revenus primaires à certains agents ou groupes pour la reverser au bénéfice d’autres.

Explication

La redistribution consiste à prélever une partie des revenus primaires de certains agents ou groupes sociaux pour en faire bénéficier d’autres. La fixation des salaires relève de la formation des revenus primaires, et non de leur redistribution.

14. Une politique publique verse des transferts monétaires à des groupes aux revenus différents : quel objectif de redistribution correspond à cette mesure ?

Remplacer les revenus du travail par des revenus issus du patrimoine.
Réduire les inégalités de revenus entre les groupes sociaux.
Augmenter la production totale en encourageant l’investissement des entreprises.
Rapprocher les prix des biens en limitant les échanges entre les ménages.

Réduire les inégalités de revenus entre les groupes sociaux.

Explication

La redistribution vise à réduire les inégalités de revenus au moyen de transferts monétaires entre groupes sociaux. Une politique de soutien à l’investissement peut agir sur la production, mais ne correspond pas à cet objectif redistributif.

15. Une personne perd son emploi et sollicite une aide liée à sa situation de logement : ces besoins relèvent-ils de risques couverts par la protection sociale ?

Oui, mais seul le risque lié à l’emploi relève de la protection sociale.
Non, car le logement relève de l’aide au logement privée et l’emploi de la politique économique.
Non, car la protection sociale couvre la santé et la vieillesse, mais pas ces situations.
Oui, l’emploi et le logement figurent parmi les six risques couverts.

Oui, l’emploi et le logement figurent parmi les six risques couverts.

Explication

La protection sociale couvre six risques, dont l’emploi et le logement, ainsi que la vieillesse, la santé, la maternité-famille et l’exclusion sociale. La santé et la vieillesse ne constituent donc pas les seuls risques couverts.

16. Dans un système où l’ouverture des droits sociaux dépend de l’activité professionnelle et où les personnes exposées à un risque sont financées par celles qui ne le sont pas, quelle logique s’applique ?

La logique beveridgienne, fondée sur le rapport à la Nation et la redistribution verticale.
La logique beveridgienne, fondée sur le rapport à l’emploi et la cotisation liée au travail.
La logique bismarckienne, fondée sur l’appartenance à la Nation et une imposition progressive.
La logique bismarckienne, fondée sur le rapport à l’emploi et la redistribution horizontale.

La logique bismarckienne, fondée sur le rapport à l’emploi et la redistribution horizontale.

Explication

La logique bismarckienne lie l’accès aux droits au rapport à l’emploi et organise une redistribution horizontale entre personnes exposées aux risques et celles qui ne le sont pas. La logique beveridgienne ouvre plutôt les droits selon l’appartenance à la Nation et repose sur une redistribution verticale.

17. Dans un régime où les droits sociaux reposent sur l’appartenance à la Nation et où les prestations sont financées par une imposition progressive, quelle logique est à l’œuvre ?

La logique beveridgienne, qui lie les droits au statut professionnel et aux cotisations.
La logique bismarckienne, qui associe emploi et redistribution verticale.
La logique beveridgienne, qui associe universalité et redistribution verticale.
La logique bismarckienne, qui fonde les droits sur l’appartenance à la Nation.

La logique beveridgienne, qui associe universalité et redistribution verticale.

Explication

La logique beveridgienne fonde l’accès aux droits sur le rapport à la Nation et s’appuie sur l’universalité, l’uniformité et l’unicité, avec une redistribution verticale financée par l’imposition progressive. La logique bismarckienne est liée à l’emploi et à une redistribution horizontale.

18. Quand la Sécurité sociale est-elle créée en France ?

Par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945.
Par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1958.
Par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1936.
Par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1968.

Par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945.

Explication

La Sécurité sociale en France est créée par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945. La date de 1936 renvoie à une période antérieure à cette création, et non aux ordonnances qui l’établissent.

19. Depuis les années 1990, quels aspects caractérisent la crise de l’État-providence ?

Une crise d’accès aux droits, de démographie et de fiscalité, liée notamment au remplacement de l’impôt par les cotisations.
Une crise de financement, d’efficacité et de légitimité, liée notamment à la tension entre individualisme et solidarité nationale.
Une crise de représentation, de croissance et de réglementation, liée notamment à la disparition des risques sociaux.
Une crise de production, de concurrence et de souveraineté, liée notamment à la tension entre entreprises publiques et privées.

Une crise de financement, d’efficacité et de légitimité, liée notamment à la tension entre individualisme et solidarité nationale.

Explication

Depuis les années 1990, la crise de l’État-providence est décrite comme une crise de financement, d’efficacité et de légitimité, notamment en raison de la tension entre individualisme et solidarité nationale. La concurrence entre entreprises publiques et privées ne constitue pas le diagnostic central indiqué ici.

20. Que désigne la politique économique ?

Un mécanisme automatique qui ajuste les prix sans intervention ni choix de la puissance publique
Une stratégie limitée à la réduction du chômage, sans arbitrage entre objectifs économiques
Un ensemble cohérent de mesures visant des objectifs hiérarchisés définis par la puissance publique au nom de l’intérêt général
Une série de décisions privées visant à maximiser la production sans objectifs définis par les pouvoirs publics

Un ensemble cohérent de mesures visant des objectifs hiérarchisés définis par la puissance publique au nom de l’intérêt général

Explication

La politique économique rassemble des mesures cohérentes au service d’objectifs hiérarchisés fixés par la puissance publique selon une conception de l’intérêt général. La réduction du chômage peut en faire partie, mais elle ne résume pas à elle seule l’ensemble de ces objectifs.

21. Un gouvernement poursuit trois objectifs économiques et dispose de trois instruments ; quelle exigence exprime la règle de Tinbergen ?

Il faut donner la priorité à l’objectif dont l’écart à la cible est le plus important
Il faut affecter chaque instrument à l’objectif où il est relativement le plus efficace
Il faut choisir un seul instrument capable d’agir simultanément sur les trois objectifs
Il faut autant d’instruments que d’objectifs pour assurer la cohérence de la politique économique

Il faut autant d’instruments que d’objectifs pour assurer la cohérence de la politique économique

Explication

La règle de Tinbergen exige un nombre d’instruments égal au nombre d’objectifs poursuivis. L’affectation de chaque instrument à l’objectif où il est relativement le plus efficace correspond à la règle de Mundell.

22. Deux instruments sont disponibles pour poursuivre deux objectifs ; selon la règle de Mundell, comment les affecter ?

À chacun des objectifs où il présente la plus grande efficacité relative
En les combinant pour agir avec la même intensité sur les deux objectifs
En imposant une correspondance entre le nombre d’instruments et celui des objectifs
En les réservant à l’objectif qui paraît le plus urgent à court terme

À chacun des objectifs où il présente la plus grande efficacité relative

Explication

La règle de Mundell consiste à affecter chaque instrument à l’objectif pour lequel son efficacité relative est la plus élevée. L’égalité entre le nombre d’instruments et celui des objectifs relève de la règle de Tinbergen.

23. Quels objectifs composent le carré des objectifs économiques ?

Le plein-emploi, la baisse des impôts, l’équilibre extérieur et la réduction de la dette
La croissance rapide, l’excédent budgétaire, la stabilité des prix et la hausse des salaires
La croissance équilibrée, le plein-emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur
La croissance équilibrée, la stabilité financière, l’égalité des revenus et l’autonomie énergétique

La croissance équilibrée, le plein-emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur

Explication

Les quatre objectifs sont la croissance équilibrée, le plein-emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur. La stabilité financière ou l’égalité des revenus peuvent être des préoccupations publiques, mais elles ne remplacent pas les éléments de ce carré.

24. Quelle relation la loi d’Okun décrit-elle empiriquement ?

Une relation stable entre le taux d’intérêt et la croissance potentielle
Une relation linéaire entre la croissance du PIB et la variation du chômage
Une relation inverse entre le niveau des prix et le taux de chômage
Une relation linéaire entre l’inflation et la variation des salaires nominaux

Une relation linéaire entre la croissance du PIB et la variation du chômage

Explication

La loi d’Okun décrit une relation linéaire empirique entre la croissance du PIB et la variation du chômage. La relation inverse entre chômage et inflation renvoie plutôt à la courbe de Phillips.

25. À court terme, que représente la courbe de Phillips ?

Une relation inverse entre la croissance du PIB et le chômage
Une relation directe entre le chômage et l’inflation
Une relation inverse entre le chômage et l’inflation
Une relation stable entre l’inflation et le taux de chômage à long terme

Une relation inverse entre le chômage et l’inflation

Explication

À court terme, la courbe de Phillips désigne une relation inverse entre le chômage et l’inflation. Elle ne décrit pas une relation durable à long terme, contrairement à ce que peut suggérer l’interprétation d’un arbitrage permanent.

26. Que signifie que le chômage se situe sous le NAIRU ?

Les tensions sur le marché du travail tendent à accroître l’inflation
L’inflation reste stable, car le chômage correspond au taux du NAIRU
Les salaires nominaux restent stables, quel que soit le niveau du chômage
Les tensions sur le marché du travail tendent à réduire l’inflation

Les tensions sur le marché du travail tendent à accroître l’inflation

Explication

Le NAIRU est le taux de chômage auquel l’inflation reste constante ; en dessous, les tensions sur le marché du travail tendent à accroître l’inflation. La stabilité de l’inflation caractérise le niveau du NAIRU, et non une situation où le chômage lui est inférieur.

27. Comment Friedman explique-t-il la durée de l’arbitrage entre inflation et chômage ?

Les anticipations salariales stabilisent l’arbitrage et rendent la politique monétaire efficace à moyen terme
Les anticipations rationnelles rendent l’arbitrage transitoire et neutralisent la politique monétaire à court terme
Les anticipations adaptatives rendent l’arbitrage permanent et maintiennent l’efficacité monétaire à long terme
Les anticipations adaptatives rendent l’arbitrage transitoire et limitent l’efficacité monétaire au court terme

Les anticipations adaptatives rendent l’arbitrage transitoire et limitent l’efficacité monétaire au court terme

Explication

Pour Friedman, les anticipations adaptatives rendent l’arbitrage inflation-chômage transitoire : la politique monétaire peut être efficace à court terme, mais pas à moyen ni à long terme. L’idée d’un arbitrage permanent à long terme contredit précisément cette analyse.

28. Une autorité publique cherche à rapprocher la production effective de la production potentielle en soutenant la demande : de quel type de politique s’agit-il ?

D’une politique structurelle, qui transforme le système économique du côté de l’offre
D’une politique de redistribution, qui modifie la répartition des revenus des ménages
D’une politique conjoncturelle, qui régule l’activité de façon contracyclique
D’une politique commerciale, qui agit sur les échanges extérieurs et leur composition

D’une politique conjoncturelle, qui régule l’activité de façon contracyclique

Explication

La politique conjoncturelle agit sur la demande pour réguler l’activité et rapprocher la production effective de son niveau potentiel, notamment de façon contracyclique. La transformation du système économique et le renforcement de l’offre relèvent plutôt de la politique structurelle.

29. Quels rôles la politique budgétaire et fiscale peut-elle remplir ?

Accroître la croissance potentielle en transformant principalement l’organisation productive du pays
Corriger l’équilibre extérieur en modifiant directement les règles des échanges internationaux
Stabiliser la demande en agissant sur les taux d’intérêt et la quantité de monnaie en circulation
Affecter les ressources, réguler l’activité et redistribuer les revenus par les voies budgétaire et fiscale

Affecter les ressources, réguler l’activité et redistribuer les revenus par les voies budgétaire et fiscale

Explication

La politique budgétaire et fiscale permet d’affecter les ressources, de réguler l’activité et de redistribuer les revenus par les voies budgétaire et fiscale. L’action sur les taux d’intérêt et la quantité de monnaie relève plutôt de la politique monétaire.

30. Un gouvernement veut améliorer durablement le fonctionnement de l’économie et accroître sa croissance potentielle en agissant sur l’offre ; quelle politique répond à cet objectif ?

La politique monétaire, qui accompagne la conjoncture et soutient l’activité à court terme
La politique budgétaire, qui redistribue les revenus et affecte les ressources publiques
La politique structurelle, qui transforme le système économique et cherche à améliorer sa performance
La politique conjoncturelle, qui soutient la demande afin de réguler l’activité économique

La politique structurelle, qui transforme le système économique et cherche à améliorer sa performance

Explication

La politique structurelle transforme le système économique afin d’en améliorer le fonctionnement et la performance, en visant l’accroissement de la croissance potentielle par l’offre. La politique conjoncturelle agit plutôt sur la demande pour réguler l’activité.

31. Dans une économie fermée sans revenus nets du reste du monde, quelle relation entre l’épargne, l’investissement et les dépenses publiques découle de l’équilibre agrégé ?

L’investissement est égal à l’épargne augmentée de la consommation.
Les dépenses publiques sont égales à l’épargne diminuée de l’investissement.
L’épargne est égale à l’investissement diminué des dépenses publiques.
L’épargne est égale à l’investissement augmenté des dépenses publiques.

L’épargne est égale à l’investissement augmenté des dépenses publiques.

Explication

L’équilibre implique que la production est égale à la consommation, à l’investissement et aux dépenses publiques, tandis que le revenu est aussi égal à la consommation et à l’épargne. En soustrayant la consommation, on obtient que l’épargne correspond à l’investissement augmenté des dépenses publiques; l’égalité entre épargne et investissement seul omet ces dépenses.

32. Dans la relation d’équilibre keynésien avec un investissement public exogène, de quelles variables dépendent l’épargne et l’investissement ?

L’épargne dépend du revenu et l’investissement dépend du taux d’intérêt.
L’épargne dépend de la consommation et l’investissement dépend des dépenses publiques.
L’épargne dépend des dépenses publiques et l’investissement dépend de la consommation.
L’épargne dépend du taux d’intérêt et l’investissement dépend du revenu.

L’épargne dépend du revenu et l’investissement dépend du taux d’intérêt.

Explication

Dans cet équilibre, l’épargne augmente avec le revenu, tandis que l’investissement diminue lorsque le taux d’intérêt augmente. Inverser les variables de dépendance confond les déterminants de l’épargne et de l’investissement.

33. Après une hausse de l’investissement, comment le mécanisme du multiplicateur accroît-il progressivement la production ?

Le revenu augmente, l’épargne absorbe toute la hausse, puis l’investissement diminue immédiatement dans la même proportion.
Le revenu augmente, une partie est consommée, puis cette consommation supplémentaire stimule la production et le revenu à nouveau.
La production augmente, les impôts réduisent la consommation, puis la demande revient à son niveau initial.
Les taux d’intérêt baissent, les dépenses publiques diminuent, puis la consommation compense cette baisse.

Le revenu augmente, une partie est consommée, puis cette consommation supplémentaire stimule la production et le revenu à nouveau.

Explication

La hausse initiale de l’investissement accroît le revenu, dont une partie devient consommation supplémentaire et stimule à son tour la production et le revenu. L’épargne ne neutralise pas toute la hausse : une partie du revenu est consommée et entretient les effets successifs.

34. Dans une économie fermée où la propension marginale à consommer est cc, quelle expression donne le multiplicateur keynésien ?

1−cc\frac{1-c}{c}
1−c1-c
1c\frac{1}{c}
11−c\frac{1}{1-c}

$$\frac{1}{1-c}$$

Explication

Le multiplicateur keynésien en économie fermée est l’inverse de la propension marginale à épargner, soit 11−c\frac{1}{1-c}. L’expression 1c\frac{1}{c} inverse le rôle de la propension à consommer et ne correspond pas à cette formule.

35. Si la propension marginale à consommer vaut cc, comment le multiplicateur relie-t-il une variation des dépenses publiques à la variation du revenu ?

ΔYΔGE=1−c\frac{\Delta Y}{\Delta G_E}=1-c
ΔYΔGE=1c\frac{\Delta Y}{\Delta G_E}=\frac{1}{c}
ΔYΔGE=11−c\frac{\Delta Y}{\Delta G_E}=\frac{1}{1-c}
ΔYΔGE=c\frac{\Delta Y}{\Delta G_E}=c

$$\frac{\Delta Y}{\Delta G_E}=\frac{1}{1-c}$$

Explication

La variation du revenu rapportée à celle des dépenses publiques est égale au multiplicateur budgétaire, soit 11−c\frac{1}{1-c}. La formule 1−c1-c représente la propension marginale à épargner, et non le rapport entre les variations du revenu et des dépenses.

36. Quel résultat le théorème d’Haavelmo établit-il lorsque la hausse des dépenses publiques est financée par une hausse égale des impôts ?

Le multiplicateur est égal à l’inverse de la propension marginale à épargner.
Le multiplicateur est égal à 1.
Le multiplicateur est égal à la propension marginale à consommer.
Le multiplicateur est égal à 0.

Le multiplicateur est égal à 1.

Explication

Le théorème d’Haavelmo indique qu’une augmentation des dépenses publiques financée par une hausse égale des impôts produit un multiplicateur égal à 1. Le multiplicateur standard de 11−c\frac{1}{1-c} ne décrit pas ce cas de financement équilibré.

37. Quelle conception associe la défense du laissez-faire par A. Smith à des fonctions précises de l’État ?

L’État soutient la demande en période de sous-emploi, tandis que la main invisible finance les biens collectifs.
L’État dirige la production et fixe les prix, tandis que la main invisible répartit les investissements publics.
L’État corrige les externalités et stimule la croissance, tandis que la main invisible organise les infrastructures.
L’État assure l’armée, la justice et les infrastructures, tandis que la main invisible coordonne les échanges.

L’État assure l’armée, la justice et les infrastructures, tandis que la main invisible coordonne les échanges.

Explication

A. Smith défend le laissez-faire et la main invisible, tout en reconnaissant à l’État des fonctions d’armée, de justice et d’infrastructures. Le soutien à la demande en période de sous-emploi relève plutôt des propositions keynésiennes.

38. Pourquoi K. Arrow justifie-t-il une intervention publique dans certains domaines de l’économie ?

Le marché détourne l’épargne du capital productif, ce qui justifie l’action publique pour réduire les impôts.
Le marché soutient insuffisamment la demande en sous-emploi, ce qui justifie l’action publique par le multiplicateur budgétaire.
Le marché crée des déséquilibres ponctuels, ce qui justifie l’action publique pour maintenir la flexibilité des prix.
Le marché ne définit pas efficacement l’intérêt collectif, ce qui justifie l’action publique pour les biens collectifs et les externalités.

Le marché ne définit pas efficacement l’intérêt collectif, ce qui justifie l’action publique pour les biens collectifs et les externalités.

Explication

Pour Arrow, le marché ne permet pas de définir efficacement l’intérêt collectif, ce qui motive l’intervention publique pour les biens collectifs et l’internalisation des externalités. Le soutien de la demande par le multiplicateur budgétaire correspond à une justification keynésienne différente.

39. En situation de sous-emploi, quelle politique J.-M. Keynes préconise-t-il pour soutenir la demande effective ?

Une relance étatique par le multiplicateur budgétaire et une politique monétaire agissant indirectement par les taux d’intérêt.
Une hausse des impôts et de l’emprunt public afin de préserver le capital productif.
Une réduction des aides publiques et une politique monétaire agissant directement sur les quantités produites.
Une défense du laissez-faire et un investissement public limité aux infrastructures de transport.

Une relance étatique par le multiplicateur budgétaire et une politique monétaire agissant indirectement par les taux d’intérêt.

Explication

Keynes préconise une relance étatique qui soutient la demande effective par le multiplicateur budgétaire, ainsi qu’une politique monétaire agissant indirectement par les taux d’intérêt. La défense du laissez-faire et des fonctions publiques limitées est associée à une autre conception de l’État.

40. Comment les théories de la croissance endogène justifient-elles l’intervention publique en faveur de la croissance de long terme ?

La limitation des aides publiques protège les ressources consacrées au capital productif.
La flexibilité des prix et le respect de l’ordre naturel rétablissent l’équilibre de long terme.
Les effets externes et l’investissement public peuvent favoriser la croissance de long terme.
La relance de la demande effective par les taux d’intérêt garantit l’équilibre de long terme.

Les effets externes et l’investissement public peuvent favoriser la croissance de long terme.

Explication

Les théories de la croissance endogène, associées notamment à Romer, Barro, Lucas et Becker, soulignent que les effets externes et l’investissement public peuvent favoriser la croissance de long terme. Le respect de l’ordre naturel et la flexibilité des prix relèvent plutôt de la conception de Walras.

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Quelles fonctions de l’État R. Musgrave distingue-t-il dans sa référence de 1959 ?

L’allocation des ressources, la redistribution des revenus et la stabilisation économique.

Quelle référence est associée à la distinction des fonctions économiques de l’État ?

R. Musgrave, 1959.

Que finance notamment l’allocation des ressources par l’État ?

L’administration et les biens publics.

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