★ À maîtriser
📌 Le management cross-cultural compare les comportements de cultures nationales dans les organisations, tandis que le management interculturel se concentre sur l’interaction, la communication et la collaboration entre personnes de cultures différentes.
Compléments
Les travaux de Hofstede ont posé les fondations du management cross-cultural, tandis que Hall est présenté comme une figure fondatrice des études interculturelles.
Les cultures régionales peuvent être très distinctes même au sein d’un même pays, et la perception de traits comme la directivité ou la hiérarchie dépend du point de référence de l’observateur.
La mondialisation, le travail à distance et la diversité des équipes dans les entreprises, les classes et les institutions rendent la compétence interculturelle importante au-delà des seules situations internationales.
Comparer les cultures (cross-cultural) ≠ faire coopérer les personnes (interculturel)
★ À maîtriser
Compléments
📌 La communication directe transmet l’essentiel du sens par le message explicite, tandis que la communication indirecte dépend fortement du contexte, de ce qui n’est pas dit et de la relation.
★ À maîtriser
Dans le modèle de l’oignon de Trompenaars, les couches culturelles vont des artefacts et produits visibles aux normes et valeurs, puis aux présupposés fondamentaux implicites et rarement remis en question. - L'entreprise multiculturelle, 2004
Dans l’iceberg culturel de Hall, environ 30 % de la culture est visible et environ 70 % est invisible et inconsciente. - Edward T. Hall
📌 Une interaction sociale est efficace lorsque le sens voulu par l’émetteur coïncide avec le sens compris par le destinataire. - Edward T. Hall
📌 Les cultures nationale, d’entreprise et professionnelle interagissent : la culture nationale prédomine dans un pays, la culture d’entreprise influence les façons de travailler et la culture professionnelle partage normes, valeurs et mentalités au sein d’un métier, parfois au-delà des frontières nationales et organisationnelles.
Compléments
La partie visible de l’iceberg culturel comprend notamment la langue, la nourriture, les vêtements, les fêtes, le folklore et les arts, associés à la culture « Big C ». - Edward T. Hall
La partie invisible comprend (Edward T. Hall) : les croyances et les présupposés, les valeurs, le langage corporel, l’humour, l’espace personnel, l’image de soi et la fierté, les manières et les idéaux de beauté, l’éthique du travail, les biais, les modes de pensée et les rôles de genre
Le pouce levé exprime souvent l’approbation en France, mais peut être considéré comme offensant et vulgaire dans des pays du Moyen-Orient et en Grèce.
L’iceberg montre une petite partie visible au-dessus d’une grande partie invisible.
★ À maîtriser
Compléments
L’intelligence culturelle se développe par la formation, les interactions interculturelles, les expériences internationales et les expériences non professionnelles comme les voyages ou les séjours linguistiques ; l’apprentissage expérientiel est particulièrement adapté à son développement.
Les traits et attitudes favorables au développement de l’intelligence culturelle comprennent : l’ouverture, l’extraversion, la reconnaissance du caractère non fixe des attributs culturels, la volonté et l’effort
La formation et l’accompagnement structurés ont un effet positif sur l’intelligence culturelle, en particulier chez les personnes dont le niveau initial est faible.
Métacognitive → cognitive → motivationnelle → comportementale : stratégie, savoir, envie, action.
★ À maîtriser
Le modèle de Hofstede repose sur des méthodes quantitatives, notamment de grandes enquêtes initialement menées au sein d’IBM, et présente les scores des pays sur six dimensions culturelles. - Geert Hofstede
L’indice de distance hiérarchique (PDI) mesure l’acceptation des inégalités et de la hiérarchie dans une société. - Geert Hofstede
La dimension individualisme-collectivisme (IDV) indique si les personnes privilégient les objectifs individuels ou les objectifs du groupe. - Geert Hofstede
L’indice d’évitement de l’incertitude (UAI) mesure le degré de confort d’une culture face à l’incertitude et à l’ambiguïté. - Geert Hofstede
Compléments
Geert Hofstede (1928–2020), chercheur néerlandais en interculturalité titulaire d’un doctorat en sciences sociales, a élaboré un cadre expliquant l’influence des différences culturelles sur les comportements au travail et au-delà.
La dimension masculinité-féminité (MAS) oppose la valorisation de la compétition et de la réussite à celle de la coopération et de la qualité de vie. - Geert Hofstede
L’orientation à long terme ou court terme (LTO) oppose la recherche de récompenses futures à la recherche de résultats rapides. - Geert Hofstede
La dimension indulgence-maîtrise (IVR) mesure le contrôle des désirs : les cultures indulgentes autorisent davantage le plaisir et la liberté, tandis que les cultures de maîtrise mettent l’accent sur le contrôle et les normes sociales. - Geert Hofstede
★ À maîtriser
📌 Une faible distance hiérarchique favorise des relations plus égalitaires, des structures horizontales et une direction participative, tandis qu’une forte distance hiérarchique implique davantage de respect du statut, des structures verticales et un leadership directif ou paternaliste.
À forte distance hiérarchique, les décisions sont centralisées et le dirigeant décide seul, donne des instructions précises et attend que les subordonnés les suivent.
À faible distance hiérarchique, la prise de décision est participative, les dirigeants sollicitent les retours des employés et partagent les responsabilités.
Compléments
L’échelle de distance hiérarchique va de 0, niveau faible, à 100, niveau élevé.
Les scores de distance hiérarchique cités pour des pays à faible score sont Israël 13, Norvège 31, Finlande 33, Costa Rica 35 et États-Unis 40.
Les scores de distance hiérarchique cités pour la France et des pays à score élevé sont France 68, Inde 77, Chine 80, Mexique 81, Russie 93 et Malaisie 100.
📌 Pour diriger une équipe multiculturelle, le manager doit évaluer les attentes de l’équipe concernant la hiérarchie, la prise de décision, l’expression du désaccord, les instructions et les retours, puis adapter son degré de directivité et ses canaux de communication au lieu d’imposer son style national.
PDI élevé → décisions centralisées → leadership directif.
★ À maîtriser
📌 L’individualisme valorise l’autonomie, la réussite personnelle, la performance et les récompenses individuelles, tandis que le collectivisme privilégie l’harmonie du groupe, la loyauté, les relations et le consensus.
Compléments
Dans les sociétés individualistes, l’autonomie et l’autonomisation, la motivation et la performance, ainsi que l’innovation et la créativité peuvent être favorisées, mais la cohésion collective peut s’affaiblir, la gestion se complexifier et le désengagement ou le court-termisme augmenter.
Dans les sociétés collectivistes, la cohésion, la coopération, les valeurs partagées et la stabilité peuvent être renforcées, mais la créativité et la pensée critique peuvent être difficiles à encourager, la responsabilité peut être diffuse et la performance individuelle difficile à reconnaître.
📌 La gestion d’une équipe individualiste doit combiner objectifs individuels et collectifs, récompenser la performance personnelle sans nuire à la coopération et favoriser l’autonomie dans un cadre commun.
📌 La gestion d’une équipe collectiviste doit préserver la cohésion sans étouffer l’individualité, encourager l’innovation tout en maintenant l’harmonie, équilibrer récompenses collectives et reconnaissance individuelle et éviter le conformisme excessif.
Les scores d’individualisme cités sont États-Unis 91, Australie 90, Canada 80, Pays-Bas 80, France 71 et Allemagne 67.
Les scores faibles d’individualisme cités sont Pakistan 14, Pérou 16, Chine 20 et Mexique 30.
★ À maîtriser
📌 Un faible évitement de l’incertitude est associé à l’ouverture à la nouveauté, à la prise de risque et à l’adaptation rapide, tandis qu’un évitement élevé est associé à la crainte du changement, à la planification et au besoin de règles et de structure.
📌 Dans une culture à fort évitement de l’incertitude, une planification détaillée, des procédures écrites, des descriptions de poste claires et des processus prévisibles rassurent l’équipe, tandis qu’une formalisation équivalente peut sembler rigide et inutile dans une culture à faible évitement.
Compléments
Les scores d’évitement de l’incertitude faibles cités sont Singapour 8, Jamaïque 13, Danemark 23, Suède 29, Chine 30, Royaume-Uni 35, Inde 40 et États-Unis 46.
Les scores d’évitement de l’incertitude élevés cités sont Corée du Sud 85, France 86, Japon 92, Belgique 94 et Russie 95.
★ À maîtriser
Compléments
| Niveau | Caractéristique | Portée |
|---|---|---|
| Culture nationale | Valeurs et comportements prédominants | Pays |
| Culture d’entreprise | Influence les façons de travailler | Organisation |
| Culture professionnelle | Normes et mentalités d’un métier | Peut traverser pays et entreprises |
| Dimension | Pôle faible ou individualiste | Pôle élevé ou collectiviste |
|---|---|---|
| Distance hiérarchique | Structure horizontale, participation | Structure verticale, décisions centralisées |
| Individualisme-collectivisme | Autonomie, réussite personnelle | Harmonie, loyauté et consensus |
| Évitement de l’incertitude | Ouverture, prise de risque | Règles, planification et structure |
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1. Une entreprise compare les comportements nationaux de plusieurs équipes, puis met en place des pratiques pour améliorer leur coopération au quotidien. Quel domaine correspond à cette seconde démarche ?
2. Une équipe compte plusieurs membres issus d’un même groupe culturel, mais une personne ne correspond pas à la tendance majoritaire observée. Quelle interprétation est la plus juste ?
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Que compare le management cross-cultural dans les organisations ?
Les comportements de cultures nationales.
Sur quoi se concentre le management interculturel ?
L’interaction, la communication et la collaboration entre personnes de cultures différentes.
Quelle est la portée des tendances décrites par la culture ?
Elles s’observent à l’échelle d’un groupe.
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