QCM : Marchés et coûts de transaction (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond à un marché au sens de la construction sociale ?

Un lieu physique où les producteurs fabriquent des biens selon les besoins collectifs
Un espace social où les échanges réallouent des ressources rares selon les intérêts et l’utilité attendue
Un espace de consommation où les acheteurs acquièrent des biens sans modifier leur allocation
Un dispositif de production où les entreprises répartissent les ressources selon leurs coûts

Un espace social où les échanges réallouent des ressources rares selon les intérêts et l’utilité attendue

Explication

Un marché est un espace socialement construit où les échanges réallouent des ressources rares selon les intérêts et l’utilité attendue des acteurs. Les distracteurs le réduisent à un lieu, à la production ou à la seule consommation.

2. Quelle conception du marché Karl Polanyi défend-il ?

Un marché façonné par les consommateurs, mais sans règles collectives
Un marché construit et encadré par la société
Un marché où une autorité publique détermine chaque prix
Un marché naturel et autonome à l’égard de la société

Un marché construit et encadré par la société

Explication

Pour Polanyi, le marché est construit et encadré par la société, et n’est pas un mécanisme naturel et autonome. Les distracteurs confondent cette thèse avec l’autonomie marchande, une société réduite aux consommateurs ou une fixation administrative des prix.

3. Dans une communauté où les vendeurs et les acheteurs se connaissent peu, quelles conditions peuvent soutenir le fonctionnement des échanges ?

Des informations sur les prix, sans règles ni relations de confiance
Des entreprises nombreuses, des produits standardisés et des coûts faibles
Des règles, des institutions, de la confiance, de l’information et des normes sociales
Des prix convenus, des stocks abondants et des moyens de transport

Des règles, des institutions, de la confiance, de l’information et des normes sociales

Explication

Les marchés peuvent dépendre de règles, d’institutions, de confiance, d’information, de communication et de normes morales et sociales. Les autres réponses réduisent cet ensemble à des éléments matériels, à la concurrence ou à la seule information.

4. Après une hausse de la demande d’un produit, son prix augmente et incite les producteurs à réorienter leurs ressources vers ce produit ; quel rôle du prix est illustré ?

Créer directement de nouveaux biens, puis déterminer les préférences des acheteurs
Transmettre de l’information sur l’offre, la demande et la valeur, puis orienter l’allocation
Fixer une obligation juridique de produire, puis contrôler l’accès au marché
Remplacer les informations sur l’offre et la demande, puis empêcher leur évolution

Transmettre de l’information sur l’offre, la demande et la valeur, puis orienter l’allocation

Explication

Les prix transmettent de l’information sur l’offre, la demande et la valeur des biens, et orientent l’allocation des ressources. Les distracteurs leur attribuent une fonction juridique, une capacité de création ou un rôle de suppression de l’information.

5. Dans une économie sans organisme qui organise chaque échange, des consommateurs choisissent selon leurs intérêts et des producteurs concurrents adaptent leur offre aux prix ; quelle idée de Smith cette situation illustre-t-elle ?

Une autorité centrale répartit les ressources en fonction des besoins exprimés
Les producteurs coordonnent leurs décisions par une répartition administrative des prix
L’intérêt individuel, la concurrence et les prix coordonnent les décisions par le marché
Les consommateurs coordonnent seuls les décisions en imposant les quantités produites

L’intérêt individuel, la concurrence et les prix coordonnent les décisions par le marché

Explication

Pour Smith, l’intérêt individuel, la concurrence et les prix peuvent coordonner les décisions économiques par le marché sans autorité centrale organisant tous les échanges. Les distracteurs confondent cette coordination avec une planification, une décision des seuls consommateurs ou une administration des prix.

6. Que désigne la main invisible dans la pensée d’Adam Smith ?

L’organisation des échanges par une autorité centrale représentant l’intérêt collectif
La recherche d’objectifs collectifs par des producteurs qui renoncent à leurs intérêts
La coordination des échanges par le marché à partir des intérêts individuels
La transmission des décisions économiques par les seules variations des prix

La coordination des échanges par le marché à partir des intérêts individuels

Explication

La main invisible désigne l’idée que la poursuite des intérêts individuels peut contribuer à coordonner les échanges par le marché. Les distracteurs lui substituent une direction centrale, une simple fonction d’information des prix ou l’abandon des intérêts individuels.

7. Dans une simulation inspirée de Walras, un commissaire-priseur constate que les offres et les demandes ne concordent pas ; quand les échanges peuvent-ils commencer selon le modèle ?

Avant l’annonce des prix, lorsque les participants s’accordent directement
Après que les prix ont été ajustés jusqu’à l’équilibre
Dès que les premières offres et demandes sont recueillies
Pendant chaque ajustement, au fur et à mesure des échanges

Après que les prix ont été ajustés jusqu’à l’équilibre

Explication

Dans le modèle de Walras, le commissaire-priseur recueille offres et demandes et ajuste les prix jusqu’à l’équilibre ; les échanges attendent que les prix d’équilibre soient déterminés. Les distracteurs font commencer les échanges avant cette étape ou les confient directement aux participants.

8. Quelle conclusion découle des résultats d’Arrow et Debreu sur l’équilibre général ?

Un équilibre peut exister sous certaines hypothèses et garantit une stabilité durable des marchés
Un équilibre existe dans toute situation et les marchés l’atteignent automatiquement
Un équilibre est efficace dès que les échanges commencent, quelles que soient les hypothèses
Un équilibre peut exister sous certaines hypothèses et présenter des propriétés d’efficacité, sans être atteint automatiquement

Un équilibre peut exister sous certaines hypothèses et présenter des propriétés d’efficacité, sans être atteint automatiquement

Explication

Arrow et Debreu ont montré qu’un équilibre général pouvait exister sous certaines hypothèses et présenter des propriétés d’efficacité, sans que les marchés l’atteignent automatiquement. Les distracteurs transforment ce résultat conditionnel en garantie automatique d’existence, d’atteinte, de stabilité ou d’efficacité sans hypothèses.

9. Quel changement caractérise la nouvelle microéconomie à partir des années 1970 ?

Elle privilégie les choix de production et les innovations technologiques des entreprises.
Elle se concentre sur les équilibres théoriques et leurs propriétés mathématiques.
Elle étudie davantage les interactions réelles et les problèmes d’information, d’incertitude et de confiance.
Elle étudie surtout les décisions publiques et la correction des défaillances du marché.

Elle étudie davantage les interactions réelles et les problèmes d’information, d’incertitude et de confiance.

Explication

À partir des années 1970, cette approche porte davantage attention aux interactions réelles et aux difficultés d’information, d’incertitude, de méfiance et d’opportunisme. Les autres réponses la confondent respectivement avec l’étude formelle de l’équilibre, l’intervention publique ou la production.

10. Une personne vend une voiture d’occasion dont elle connaît bien l’état, tandis qu’un acheteur potentiel dispose de peu d’informations. Quelle réaction de l’acheteur illustre le problème étudié par Akerlof ?

Hésiter à payer un prix élevé faute de pouvoir vérifier la qualité de la voiture.
Fixer le prix à partir d’une information plus complète que celle du vendeur.
Payer davantage parce que l’écart d’information certifie la qualité du véhicule.
Accepter un prix élevé parce que le vendeur manque d’information sur l’état du véhicule.

Hésiter à payer un prix élevé faute de pouvoir vérifier la qualité de la voiture.

Explication

Quand le vendeur connaît mieux la qualité du véhicule que l’acheteur, celui-ci peut hésiter à payer un prix élevé, car il ne sait pas si la voiture est de bonne qualité. Les autres réponses inversent qui détient l’information ou interprètent à tort l’asymétrie comme une garantie de qualité.

11. Sur un marché de voitures d’occasion, les acheteurs ne distinguent pas bien les véhicules de bonne qualité des autres et refusent les prix élevés. Quelle évolution peut en résulter ?

Les vendeurs de voitures de faible qualité peuvent partir, ce qui accroît l’information disponible.
Les acheteurs peuvent quitter le marché, ce qui garantit une meilleure qualité moyenne.
Les vendeurs de bonnes voitures peuvent rejoindre le marché, qui s’améliore.
Les vendeurs de bonnes voitures peuvent quitter le marché, qui se dégrade.

Les vendeurs de bonnes voitures peuvent quitter le marché, qui se dégrade.

Explication

L’asymétrie d’information peut rendre difficile la vente de bons véhicules à un prix adéquat, ce qui pousse leurs vendeurs à quitter le marché et peut entraîner sa dégradation. Les autres réponses inversent le sens de la sélection ou attribuent le mécanisme à une autre catégorie d’acteurs.

12. Une entreprise veut réduire les hésitations des acheteurs liées à l’incertitude sur ses produits. Quel rôle la communication peut-elle jouer ?

Réglementer les transactions et se substituer aux institutions du marché.
Garantir la qualité des produits sans fournir d’information aux acheteurs.
Transmettre des informations, faire connaître les intentions et renforcer la confiance.
Fixer les prix des produits et remplacer les échanges entre acteurs.

Transmettre des informations, faire connaître les intentions et renforcer la confiance.

Explication

La communication peut informer sur les produits, les prix et leur qualité, révéler les intentions des acteurs et renforcer la confiance, ce qui facilite les échanges et limite les risques. Les autres réponses confondent communication et fixation des prix, garantie automatique ou réglementation.

13. Lors d’un achat professionnel, une équipe consacre du temps à chercher un fournisseur, négocier et vérifier l’exécution du contrat. Comment qualifier ces ressources mobilisées ?

Le prix du produit, qui rémunère directement le bien échangé.
Des coûts de production, engagés pour fabriquer le bien acheté.
Des coûts de transaction liés à la préparation et à l’exécution de l’échange.
Un revenu de transaction, obtenu en concluant l’accord commercial.

Des coûts de transaction liés à la préparation et à l’exécution de l’échange.

Explication

Les coûts de transaction sont des ressources rares, notamment du temps et de l’argent, consacrées à préparer, réaliser ou exécuter un échange; ils s’ajoutent au prix du bien. Les autres réponses confondent ces efforts avec le prix, la fabrication ou un revenu.

14. Deux unités technologiquement séparables concluent un accord qui transfère à l’une le droit d’utiliser un équipement appartenant à l’autre. Comment qualifier cet échange ?

Une coordination interne, car les unités séparables appartiennent à une même firme.
Une vente, car la propriété de l’équipement change nécessairement de détenteur.
Une transaction, car des droits d’usage sont transférés entre unités séparables.
Une production, car l’accord transforme l’équipement en nouveau bien.

Une transaction, car des droits d’usage sont transférés entre unités séparables.

Explication

Une transaction est un transfert de droits d’usage sur des biens ou services entre des unités technologiquement séparables; le transfert de propriété n’est pas requis. Les autres réponses confondent usage et propriété, échange et production, ou supposent sans raison une organisation interne.

15. Une entreprise compare l’achat d’un composant sur le marché à sa fabrication interne et estime les coûts d’usage de chaque mode. Quel principe de Coase guide son choix ?

Le choix dépend de la taille du composant, indépendamment des coûts d’organisation.
Le marché doit organiser toute transaction, même si ses coûts dépassent ceux de l’entreprise.
Le marché et l’entreprise sont des modes alternatifs, à comparer selon leurs coûts respectifs.
L’entreprise doit organiser toute activité, quel que soit le coût du recours au marché.

Le marché et l’entreprise sont des modes alternatifs, à comparer selon leurs coûts respectifs.

Explication

Pour Coase, marché et entreprise sont des modes alternatifs d’organisation des transactions, et le choix dépend de leurs coûts d’usage respectifs. Les autres réponses privilégient systématiquement un mode ou écartent les coûts qui fondent la comparaison.

16. Une entreprise dépend d’un fournisseur externe pour une activité dont la recherche, la négociation et la surveillance deviennent coûteuses. Quelle réorganisation peut réduire ses coûts de transaction ?

Multiplier les contrôles externes tout en gardant le même mode d’organisation.
Conserver l’activité sur le marché et transférer le coût au fournisseur.
Remplacer le fournisseur par un autre sans modifier le recours au marché.
Intégrer l’activité à l’entreprise plutôt que recourir au marché.

Intégrer l’activité à l’entreprise plutôt que recourir au marché.

Explication

L’intégration verticale peut réduire les coûts de transaction en organisant certaines activités à l’intérieur de l’entreprise plutôt qu’en passant par le marché. Les autres réponses maintiennent le recours au marché et ne réalisent pas cette intégration.

17. Quelles sont les trois caractéristiques des transactions que Williamson identifie comme influençant leurs coûts et le choix du mode d’organisation ?

La spécificité des investissements, la taille des entreprises et le pouvoir de négociation
La fréquence, le volume des échanges et le pouvoir de négociation
L’incertitude, le risque opportuniste et la durée des contrats
La fréquence, la spécificité des investissements et l’incertitude

La fréquence, la spécificité des investissements et l’incertitude

Explication

Williamson retient la fréquence, le degré de spécificité des investissements requis et le degré d’incertitude. Le volume des échanges, la taille des entreprises et le pouvoir de négociation ne remplacent pas ces trois caractéristiques.

18. Face à une hausse de l’incertitude entourant une transaction de fourniture, quelle réaction les partenaires peuvent-ils adopter pour limiter les difficultés liées au recours au marché ?

Accroître la fréquence des échanges pour rendre le marché moins coûteux
Maintenir le recours au marché en considérant que l’incertitude diminue ses coûts
Réduire la spécificité des actifs sans modifier le contrat ni l’organisation
Élaborer un contrat plus complexe ou intégrer la transaction dans une entité contrôlée

Élaborer un contrat plus complexe ou intégrer la transaction dans une entité contrôlée

Explication

Une hausse de l’incertitude augmente les coûts de transaction associés au marché et peut inciter à complexifier les contrats ou à intégrer la transaction. Accroître la fréquence ne répond pas à ce mécanisme, et supposer une baisse des coûts inverse l’effet décrit.

19. Une entreprise investit dans un équipement conçu pour une transaction avec un partenaire; sa valeur serait faible pour d’autres usages, ce qui rend les deux partenaires dépendants l’un de l’autre. Quelle caractéristique cet exemple illustre-t-il ?

Une incertitude exogène liée aux états du monde
Une faible spécificité des investissements redéployables
Un degré élevé de spécificité des investissements
Une fréquence élevée de transactions similaires

Un degré élevé de spécificité des investissements

Explication

La spécificité désigne la dépendance mutuelle créée par l’implantation ou le développement d’un actif requis pour une transaction; un équipement difficile à redéployer en est un exemple. La répétition relève de la fréquence, l’imprévisibilité du monde de l’incertitude exogène, et la facilité de redéploiement caractérise une faible spécificité.

20. Une transaction mobilise des actifs facilement redéployables vers d’autres usages. Quel mode de gouvernance cette faible spécificité favorise-t-elle ?

La répétition des échanges au sein d’une entité contrôlée
La complexification des contrats pour prévenir l’incertitude
L’intégration de l’activité dans une entreprise unifiée
L’organisation de la transaction par le marché

L’organisation de la transaction par le marché

Explication

Lorsque les actifs sont peu spécifiques, leur redéploiement est plus aisé et l’organisation par le marché est favorisée. L’intégration est associée à une forte spécificité et au risque opportuniste; la complexification des contrats répond notamment à une hausse de l’incertitude.

21. Deux partenaires dépendent fortement l’un de l’autre parce qu’un actif spécialisé a peu d’usages alternatifs. Quel mode de gouvernance est favorisé pour réduire le risque de comportement opportuniste ?

L’organisation de la transaction par le marché
La multiplication de transactions similaires entre partenaires indépendants
La réduction de la fréquence des échanges sans changer leur organisation
L’intégration de l’activité dans une entreprise unifiée

L’intégration de l’activité dans une entreprise unifiée

Explication

Un degré élevé de spécificité accroît la dépendance entre partenaires et favorise l’intégration dans une entreprise unifiée afin de se prémunir contre l’opportunisme. Le marché est favorisé par une faible spécificité; modifier la fréquence ne constitue pas le mécanisme de gouvernance décrit.

22. Une entreprise coordonne une transaction par des prix affichés, tandis qu’une autre répartit les tâches par des instructions hiérarchiques. Quels modes d’organisation ces deux cas illustrent-ils, dans cet ordre ?

L’entreprise intégrée, puis le marché
Le marché, puis l’entreprise intégrée
Le marché, puis un arrangement hybride
Un arrangement hybride, puis l’entreprise intégrée

Le marché, puis l’entreprise intégrée

Explication

Le marché coordonne les transactions par les prix, tandis que l’entreprise intégrée s’appuie sur le commandement. Inverser ces mécanismes confond les deux formes; les arrangements hybrides reposent sur des accords contractuels.

23. Une autorité publique doit évaluer une fusion et envisager de réorganiser un service public en introduisant de la concurrence ou en séparant une grande entreprise. Quel usage de la théorie des coûts de transaction correspond à ces décisions ?

Guider l’évaluation des fusions et les choix de réforme institutionnelle
Mesurer uniquement la fréquence des intégrations verticales observées
Remplacer l’analyse des fusions par l’étude des franchises
Organiser directement les prix et les contrats du service public

Guider l’évaluation des fusions et les choix de réforme institutionnelle

Explication

La théorie peut aider les autorités à évaluer la légitimité de fusions et à décider de réformes des services publics, notamment de l’introduction de concurrence ou du démembrement d’entreprises. Les autres réponses la réduisent à l’organisation interne, aux études empiriques ou aux franchises.

24. Dans un secteur, les entreprises choisissent entre marché, intégration et contrats interentreprises, tandis que des règles générales encadrent ces transactions. Comment distinguer ces deux niveaux ?

Les deux relèvent de l’environnement institutionnel à des échelles différentes
Les premières sont des arrangements microéconomiques, les secondes un environnement institutionnel
Les premières sont un environnement institutionnel, les secondes des arrangements microéconomiques
Les deux relèvent des arrangements microéconomiques à des échelles différentes

Les premières sont des arrangements microéconomiques, les secondes un environnement institutionnel

Explication

Les marchés, les entreprises et les contrats interentreprises organisent les transactions, alors que l’environnement institutionnel rassemble les règles du jeu qui les encadrent. Confondre ces niveaux, assimiler les règles à des contrats ou limiter les arrangements aux entreprises intégrées constitue l’erreur visée.

25. Une analyse de l’environnement institutionnel doit recenser ses quatre grandes composantes. Lesquelles faut-il retenir ?

Le régime politique, les coûts de transaction, les marchés et les valeurs et normes
Le régime politique, le cadre administratif, le système juridique et les valeurs et normes
Le marché, l’entreprise intégrée, les contrats et le système juridique
Le cadre administratif, les franchises, les contrats et le régime des prix

Le régime politique, le cadre administratif, le système juridique et les valeurs et normes

Explication

Les quatre composantes majeures sont le régime politique, le cadre administratif, le système juridique et le système des valeurs et des normes. Les autres regroupements substituent à ces composantes des modes d’organisation ou des notions qui n’en font pas partie.

26. Un régime fiscal devient plus favorable aux coopératives : à quel moment cette règle influe-t-elle sur les décisions des agents et sur quoi agit-elle principalement ?

Ex ante, sur le choix du mode d’organisation
Ex post, sur la renégociation des accords
Ex ante, sur le règlement des conflits
Ex post, sur la réalisation des transactions

Ex ante, sur le choix du mode d’organisation

Explication

Les caractéristiques institutionnelles encadrent ex ante les modes d’organisation possibles et modifient les choix initiaux des agents. Confondre ce moment avec la mise en œuvre relève de l’effet ex post ; le règlement des conflits concerne l’adaptation des accords, et une baisse directe des coûts n’est pas le mécanisme ciblé ici.

27. Deux entreprises doivent adapter un contrat incomplet après un changement de circonstances et résoudre un désaccord : quel effet institutionnel est principalement en jeu ?

L’effet ex ante sur la délimitation des organisations possibles
L’effet ex post sur la réalisation et l’adaptation des accords
L’effet ex ante sur le choix initial du mode d’organisation
L’effet ex post sur la sélection initiale des partenaires

L’effet ex post sur la réalisation et l’adaptation des accords

Explication

L’environnement institutionnel influe ex post sur la réalisation des transactions et la renégociation des accords, notamment parce que les contrats incomplets exigent des adaptations. Le choix initial et la délimitation des modes possibles relèvent de l’effet ex ante ; la sélection préalable des partenaires ne décrit pas le mécanisme visé.

28. Dans un pays, les coûts de transaction augmentent tandis que les autres conditions restent comparables : quelle évolution économique est attendue ?

Moins de transactions, des gains de spécialisation réduits et une prospérité freinée
Moins de transactions, des gains de spécialisation réduits et une prospérité renforcée
Davantage de transactions, des gains de spécialisation réduits et une prospérité freinée
Moins de transactions, des gains de spécialisation accrus et une prospérité freinée

Moins de transactions, des gains de spécialisation réduits et une prospérité freinée

Explication

Des coûts de transaction plus élevés réduisent le volume des échanges, limitent les gains de spécialisation et de division du travail, et freinent ainsi la prospérité nationale. Les autres réponses inversent respectivement l’effet sur le volume, sur la spécialisation ou sur la prospérité.

29. Quelle caractéristique résume les principaux atouts du programme de recherche de l’économie des coûts de transaction ?

Un dialogue interdisciplinaire établi et une formalisation achevée
Une formalisation théorique achevée et une capacité prédictive importante
Un fort ancrage empirique et une capacité prédictive limitée
Un fort ancrage empirique et une capacité prédictive importante

Un fort ancrage empirique et une capacité prédictive importante

Explication

Le programme s’appuie sur de nombreuses études appliquées et se distingue par son ancrage empirique ainsi que par sa capacité prédictive. La formalisation rigoureuse demeure un développement attendu, la capacité prédictive n’est pas présentée comme limitée, et le dialogue interdisciplinaire constitue une piste de progrès.

30. Une équipe veut prolonger la théorie des coûts de transaction : quelle orientation correspond aux développements attendus ?

Remplacer l’étude des formes organisationnelles par une analyse des seules institutions
Consolider les études appliquées et réduire l’analyse des relations institutionnelles et organisationnelles
Renforcer la modélisation et étudier les liens entre institutions et formes organisationnelles avec d’autres disciplines
Renforcer la modélisation et étudier les liens entre institutions et formes organisationnelles en restant dans une discipline

Renforcer la modélisation et étudier les liens entre institutions et formes organisationnelles avec d’autres disciplines

Explication

Les développements attendus associent une modélisation plus rigoureuse à une meilleure compréhension des relations entre environnement institutionnel et formes organisationnelles, en dialogue avec les sciences sociales, le droit et la gestion. Les autres orientations écartent ce dialogue, négligent les relations à comprendre ou réduisent indûment le champ de l’analyse.

31. Dans un secteur, le prix de marché passe sous le prix naturel. Quel mécanisme décrit la dynamique smithienne attendue ?

Les offreurs se retirent, l’offre diminue et le prix baisse.
Les offreurs arrivent, l’offre augmente et le prix baisse.
Les offreurs arrivent, l’offre augmente et le prix remonte.
Les offreurs se retirent, l’offre diminue et le prix remonte.

Les offreurs se retirent, l’offre diminue et le prix remonte.

Explication

Un prix de marché inférieur au prix naturel décourage les offreurs : la baisse de l’offre fait remonter le prix. Les autres réponses inversent soit la réaction des offreurs, soit l’effet de l’offre sur le prix.

32. Pourquoi le marché est-il qualifié de dispositif de véridiction chez Adam Smith ?

Parce qu’une organisation coercitive transmet à la communauté la valeur des biens.
Parce que les coûts de production révèlent à la communauté la valeur des biens.
Parce qu’une autorité fixe les prix qui indiquent à la communauté la valeur des biens.
Parce que les prix concurrentiels révèlent à la communauté la valeur des biens.

Parce que les prix concurrentiels révèlent à la communauté la valeur des biens.

Explication

Le marché joue ce rôle informationnel parce que les prix formés dans la concurrence révèlent la valeur des biens à la communauté. Les distracteurs substituent à ce mécanisme une fixation administrative, les coûts de production ou une coordination coercitive.

33. Deux analyses expliquent différemment la valeur d’un même bien : l’une l’associe aux conditions de production, l’autre aux désirs confrontés sur le marché. Quelle interprétation distingue correctement ces approches ?

L’explication par les désirs confrontés est classique; celle par la production est néoclassique.
Les deux explications sont néoclassiques; les classiques écartent la production.
Les deux explications sont classiques; les néoclassiques écartent le marché.
L’explication par la production est classique; celle par les désirs confrontés est néoclassique.

L’explication par la production est classique; celle par les désirs confrontés est néoclassique.

Explication

Les classiques font dépendre la valeur des conditions de production, alors que les néoclassiques la font découler des désirs subjectifs confrontés sur le marché. Les autres réponses attribuent ces explications à la mauvaise école ou évacuent à tort un élément central.

34. Une économiste décrit un agent qui choisit de façon cohérente les moyens permettant d’atteindre ses objectifs, tandis que ses préférences précisent ces objectifs. Quelle conception de l’agent cela illustre-t-il ?

L’agent néoclassique, souverain, rationnel dans ses moyens et doté de préférences subjectives cohérentes.
L’agent classique, défini par sa place productive et ses objectifs collectifs cohérents.
L’agent néoclassique, dont les préférences déterminent les moyens et la rationalité définit les fins.
L’agent classique, souverain, dont les choix reposent sur une évaluation politique des moyens.

L’agent néoclassique, souverain, rationnel dans ses moyens et doté de préférences subjectives cohérentes.

Explication

L’agent néoclassique est conçu comme un individu souverain, doté d’une rationalité instrumentale et de préférences subjectives supposées cohérentes. Les distracteurs confondent moyens et préférences ou reprennent une conception classique fondée sur la position productive.

35. Lors d’un tâtonnement walrasien, un marché présente une demande supérieure à l’offre. Quelle évolution le commissaire-priseur doit-il appliquer avant de recueillir à nouveau les offres et demandes ?

Relever le prix de ce bien
Abaisser le prix de ce bien
Maintenir le prix de ce bien
Réviser le prix des autres biens

Relever le prix de ce bien

Explication

Le tâtonnement réagit à une demande excédentaire en relevant le prix, puis reprend la collecte des offres et demandes. L’abaissement inverse la règle, le maintien ignore le déséquilibre et la révision des autres biens ne corrige pas ce marché.

36. Pour appliquer l’hypothèse de nomenclature à un service disponible dans plusieurs lieux et à différentes dates, que faut-il préciser pour définir parfaitement ce service ?

La quantité échangée et le degré de concurrence entre les offreurs
Ses caractéristiques techniques et ses conditions de disponibilité dans le temps et l’espace
Son coût de production et le nombre d’entreprises qui le proposent
Son prix et la quantité que les consommateurs souhaitent acheter

Ses caractéristiques techniques et ses conditions de disponibilité dans le temps et l’espace

Explication

La nomenclature exige une définition précise du bien, incluant ses caractéristiques techniques et sa disponibilité dans le temps et l’espace. Le prix, la quantité demandée ou le nombre d’offreurs ne remplacent pas ces éléments de définition.

37. Dans une mise en œuvre du modèle walrasien, deux agents souhaitent négocier directement pendant que les prix sont encore en cours d’ajustement. Quelle organisation respecte le modèle ?

Autoriser les agents à se rencontrer pour convenir ensemble des prix provisoires
Confier aux agents la négociation directe des prix sous la surveillance du commissaire-priseur
Organiser les rencontres après chaque annonce de prix afin d’ajuster les offres
Maintenir les agents à l’écart l’un de l’autre et les mettre en rapport avec les marchandises et le commissaire-priseur

Maintenir les agents à l’écart l’un de l’autre et les mettre en rapport avec les marchandises et le commissaire-priseur

Explication

Dans le modèle, les agents ne se rencontrent pas directement pendant le processus concurrentiel : ils sont en rapport avec les marchandises et le commissaire-priseur. La rencontre durant l’ajustement, la négociation directe et les échanges après chaque annonce contreviennent à cette séparation.

38. Dans une économie d’échange pure où le marché est le seul lieu de socialisation, le modèle walrasien interdit pourtant les rencontres directes entre individus. Quelle conclusion en découle quant au lien social ?

Le marché ne suffit pas à créer le lien social dans ce modèle
L’échange direct constitue le fondement du lien social walrasien
Le marché crée le lien social grâce aux rencontres entre agents
Le commissaire-priseur rend toute institution sociale superflue

Le marché ne suffit pas à créer le lien social dans ce modèle

Explication

Le marché est le seul lieu de socialisation dans l’économie d’échange pure, mais le modèle walrasien exclut les rencontres directes ; le marché ne suffit donc pas à produire le lien social. Cette conclusion ne repose ni sur des rencontres autorisées ni sur l’idée que le commissaire-priseur rend toute institution superflue.

39. Que démontre Kenneth J. Arrow en 1951 au sujet de l’équilibre concurrentiel ?

Qu’il établit l’existence d’un système de prix égalisant offre et demande
Qu’il démontre la convergence du tâtonnement vers l’équilibre
Qu’il produit une allocation efficace au sens de Pareto, sans établir sa justice
Qu’il garantit une répartition juste des ressources entre les agents

Qu’il produit une allocation efficace au sens de Pareto, sans établir sa justice

Explication

L’optimalité de Pareto concerne l’efficacité de l’usage des ressources, pas la justice de leur répartition. Le premier distracteur confond efficacité et justice, le deuxième attribue à Arrow le résultat d’existence de 1954, et le troisième confond optimalité et convergence.

40. Dans une économie concurrentielle, quel résultat peut-on attribuer à la démonstration d’Arrow et Debreu de 1954 ?

Une convergence démontrée des ajustements vers l’équilibre concurrentiel
Une hausse garantie de la demande globale après une baisse des prix
Un système de prix égalisant l’offre et la demande sur chaque marché
Une répartition des ressources reconnue juste pour tous les agents

Un système de prix égalisant l’offre et la demande sur chaque marché

Explication

Arrow et Debreu démontrent l’existence d’un système de prix qui équilibre l’offre et la demande sur chaque marché. La justice distributive n’en découle pas, l’existence ne prouve pas la convergence du tâtonnement, et le théorème de Sonnenschein interdit de déduire une évolution globale simple.

41. Des consommateurs et des producteurs sont rationnels dans une économie walrasienne. Que permet de conclure le théorème de Sonnenschein sur l’évolution de la demande globale ?

La demande globale augmente nécessairement lorsque les prix diminuent
La demande globale converge vers l’équilibre dès que les agents sont rationnels
Aucune évolution précise ne peut être déduite de ces seuls comportements rationnels
La demande globale suit la somme des réactions individuelles observées

Aucune évolution précise ne peut être déduite de ces seuls comportements rationnels

Explication

Le théorème établit que la rationalité individuelle ne suffit pas à déterminer l’évolution des fonctions de demande globales. Le premier distracteur extrapole une réaction individuelle, le deuxième prétend déduire une loi globale, et le troisième confond existence d’un équilibre et convergence vers celui-ci.

42. Un économiste veut démontrer que le tâtonnement walrasien converge, mais ne dispose que du cadre et des comportements rationnels considérés par Sonnenschein. Quelle conclusion s’impose ?

La convergence ne peut pas être établie, car l’ajustement global reste une supposition non fondée
La convergence est garantie par la rationalité des consommateurs et des producteurs
La convergence est établie dès lors qu’un système de prix d’équilibre existe
La convergence découle de la hausse de consommation individuelle après une baisse de prix

La convergence ne peut pas être établie, car l’ajustement global reste une supposition non fondée

Explication

Le théorème de Sonnenschein empêche de fonder la convergence sur la seule rationalité individuelle, car l’ajustement global de l’offre et de la demande demeure une supposition. Le premier distracteur transforme cette supposition en preuve, le deuxième confond existence et convergence, et le troisième extrapole un effet individuel.

43. Pourquoi la confiance entre contractants pose-t-elle un problème dans le modèle de l’homo oeconomicus ?

Le modèle ne fournit pas de repère moral garantissant que chacun respectera son engagement
Le modèle empêche les agents de comprendre les termes de leur contrat
Le modèle garantit la confiance dès que les prix sont connus des deux parties
Le modèle suppose que les contractants partagent les mêmes objectifs collectifs

Le modèle ne fournit pas de repère moral garantissant que chacun respectera son engagement

Explication

L’échange suppose que chaque partie puisse compter sur l’engagement de l’autre, mais l’homo oeconomicus ne dispose pas d’un repère moral qui garantisse cette confiance. Le premier distracteur confond intérêt propre et garantie morale, le deuxième ajoute un objectif collectif partagé, et le troisième prête aux prix une fonction de garantie qu’ils n’ont pas.

44. Sur un marché où l’incertitude et le manque de confiance empêchent les acheteurs de compter sur les vendeurs, quelle conséquence mettent en évidence les analyses d’Akerlof et d’Arrow ?

L’échange peut être empêché et le marché peut se dissoudre
Les échanges se poursuivent avec une baisse des prix d’équilibre
La confiance entre vendeurs et acheteurs peut s’accroître spontanément
Le marché reste actif malgré l’absence de confiance entre contractants

L’échange peut être empêché et le marché peut se dissoudre

Explication

Les analyses du marché des « lemons » et de l’incertitude montrent que le manque de confiance peut empêcher l’échange et dissoudre le marché. Le premier distracteur réduit le problème à un ajustement de prix, le deuxième attribue à l’incertitude un effet de confiance, et le troisième suppose que les échanges continuent malgré l’obstacle identifié.

45. Dans une relation d’échange où les parties ont besoin de garanties collectives pour respecter leurs engagements, quels dispositifs peuvent soutenir l’échange ?

Des principes moraux, des décisions privées et des contrats informels
Des sanctions juridiques, des variations de prix et des choix de consommation
Des codes éthiques, des conventions sociales et des règles juridiques
Des prix flexibles, des décisions individuelles et des ajustements de marché

Des codes éthiques, des conventions sociales et des règles juridiques

Explication

Les échanges peuvent être rendus possibles par un ensemble de dispositifs collectifs : codes éthiques, conventions sociales et règles juridiques. Le premier distracteur omet les autres formes de dispositif, le deuxième confond ces garanties avec les mécanismes de prix, et le troisième substitue des ajustements marchands à une partie des soutiens collectifs.

46. Quel rôle les règles et les institutions collectives jouent-elles avant que les échanges marchands puissent fonctionner ?

Elles laissent les modalités de mise en marché aux décisions individuelles.
Elles rendent l’échange possible et encadrent la mise sur le marché des biens.
Elles déterminent les prix sans encadrer la mise sur le marché.
Elles corrigent les effets indésirables apparus après les échanges.

Elles rendent l’échange possible et encadrent la mise sur le marché des biens.

Explication

Les règles collectives rendent possible l’échange et définissent en amont les modalités de mise sur le marché. La correction après les échanges confond leur rôle avec l’intervention en aval, tandis que fixer les prix ou laisser faire les décisions individuelles ne décrit pas cette fonction.

47. Dans l’approche néo-institutionnaliste d’Oliver Williamson, comment une organisation contribue-t-elle à limiter l’opportunisme individuel ?

En laissant les prix répartir l’information et discipliner les comportements.
En supprimant les relations hiérarchiques pour neutraliser les intérêts individuels.
En répartissant l’information et en encadrant les comportements individuels.
En laissant les individus répartir spontanément l’information et se coordonner.

En répartissant l’information et en encadrant les comportements individuels.

Explication

Pour Williamson, l’organisation est un dispositif cognitif et disciplinaire qui répartit l’information et contraint l’opportunisme. La coordination par les prix confond organisation et marché, le partage spontané omet sa fonction disciplinaire, et la suppression de la hiérarchie contredit cette conception.

48. Un gouvernement fixe les règles d’accès au marché et les conditions dans lesquelles les biens peuvent y être proposés, avant toute défaillance constatée. À quel type d’intervention cela correspond-il ?

À une intervention qui remplace la coordination marchande par une allocation publique.
À une intervention légitime seulement après l’apparition d’effets indésirables.
À une intervention en amont qui définit les conditions du fonctionnement marchand.
À une intervention en aval qui corrige une défaillance du marché.

À une intervention en amont qui définit les conditions du fonctionnement marchand.

Explication

L’État peut légitimement définir en amont les conditions et les limites du fonctionnement de l’économie de marché, et son rôle ne se réduit pas à corriger les défaillances en aval. La correction après coup inverse la distinction, le remplacement des échanges n’est pas décrit, et la légitimité publique n’est pas limitée à l’après-défaillance.

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Mémorisez les réponses avec 79 flashcards sur Marchés et coûts de transaction.

Qu’est-ce qu’un marché ?

Un espace socialement construit où des acteurs échangent pour réallouer des ressources rares selon leurs intérêts et l’utilité attendue.

Selon quel auteur le marché est-il construit et encadré par la société ?

Karl Polanyi.

Quels éléments peuvent conditionner le fonctionnement des marchés ?

Les règles, les institutions, la confiance, l’information, la communication et les normes morales et sociales.

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