QCM : Préparer et conduire une négociation (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une négociation réunit plusieurs services, des enjeux liés entre eux, des informations inégalement réparties et des tensions émotionnelles. Comment la qualifier ?

De négociation complexe
De négociation simple
De négociation intégrative
De négociation distributive

De négociation complexe

Explication

La combinaison d’acteurs multiples, d’enjeux imbriqués, d’asymétrie d’information et de charge émotionnelle caractérise une négociation complexe. La négociation simple ne présente pas cette combinaison, tandis que les catégories distributive et intégrative décrivent la manière de traiter la valeur négociée.

2. Deux parties se disputent une somme budgétaire fixe, sans possibilité d’augmenter le montant total. Quel type de négociation décrit cette situation ?

Une négociation intégrative
Une négociation distributive
Une démarche collaborative de résolution
Un compromis sur un point accessoire

Une négociation distributive

Explication

Une négociation distributive répartit un gâteau fixe et tend vers un résultat gagnant-perdant. L’intégrative vise à agrandir le gâteau, tandis que les deux autres réponses décrivent des stratégies de gestion du conflit.

3. Dans une équipe, un désaccord existe sans que les membres en aient encore conscience; il est ensuite identifié, suscite de l’inquiétude, puis se traduit par une confrontation ouverte. Quelle succession décrit cette évolution ?

Latent, perçu, ressenti, manifeste
Perçu, latent, manifeste, ressenti
Ressenti, perçu, latent, manifeste
Latent, ressenti, perçu, manifeste

Latent, perçu, ressenti, manifeste

Explication

Le conflit évolue du stade latent au stade perçu, puis ressenti et enfin manifeste. Les autres enchaînements déplacent ou inversent des stades, notamment en faisant apparaître la confrontation ouverte avant la prise de conscience ou le ressenti.

4. Deux partenaires de longue date s’opposent sur des délais essentiels à leur accord. Quelle stratégie convient le mieux à ce conflit majeur ?

Un report de la discussion au nom de la relation
Une démarche collaborative de problème-solution
Un compromis rapide sur les points en désaccord
Des menaces pour obtenir une concession immédiate

Une démarche collaborative de problème-solution

Explication

Un conflit majeur portant sur un enjeu essentiel appelle une démarche collaborative de problème-solution. Le compromis peut suffire pour un conflit mineur; les menaces constituent une agressivité active, à éviter lorsque la relation est durable.

5. Une équipe prépare une négociation et veut repérer les personnes impliquées directement, celles qui agissent indirectement, les influenceurs en coulisse et les coalitions possibles. Que doit-elle réaliser ?

Une stratégie de compromis entre les parties
Un classement des enjeux par priorité
Une cartographie élargie des acteurs
Une distinction entre positions et intérêts

Une cartographie élargie des acteurs

Explication

La cartographie des acteurs repère les acteurs directs et indirects, les influenceurs en coulisse et les coalitions possibles. Le classement des enjeux et l’analyse des positions et intérêts portent sur d’autres aspects de la préparation.

6. Un fournisseur demande une hausse de prix, mais explique qu’il cherche à financer une nouvelle contrainte de production. Dans cette analyse, quel élément correspond à son intérêt ?

Le besoin lié à sa contrainte de production
Le montant que l’acheteur souhaite économiser
La première offre formulée dans la discussion
La hausse de prix qu’il réclame

Le besoin lié à sa contrainte de production

Explication

L’intérêt est le besoin qui se trouve derrière la demande; ici, il s’agit de financer la contrainte de production. La hausse de prix est la position exprimée, et les autres réponses renvoient au souhait de l’autre partie ou à une offre.

7. Avant une négociation, une responsable répartit ses enjeux selon trois degrés de priorité. Quelles catégories doit-elle utiliser ?

Position, intérêt et point de rupture
Latent, perçu et manifeste
Allié, opposant et neutre
Indispensable, important et souhaitable

Indispensable, important et souhaitable

Explication

Les enjeux de chaque partie se classent selon trois niveaux : indispensable, important et souhaitable. Les autres choix mélangent cette hiérarchie avec la classification des acteurs, les stades du conflit ou des notions de négociation distinctes.

8. Dans une négociation, que désigne la position initiale ?

Le meilleur résultat réaliste que l’on vise
La limite en dessous de laquelle on quitte la négociation
La première offre, qui sert d’ancre à la discussion
La meilleure solution de rechange hors négociation

La première offre, qui sert d’ancre à la discussion

Explication

La position initiale est la première offre et elle sert d’ancre à la discussion. Le meilleur résultat réaliste relève du point d’aspiration, la limite de sortie du point de réserve, et la solution extérieure de la MESORE.

9. Quel repère correspond au meilleur résultat réaliste qu’une partie vise à obtenir ?

La position initiale
Le point d’aspiration
Le point de réserve
La MESORE

Le point d’aspiration

Explication

Le point d’aspiration est le meilleur résultat réaliste que l’on vise. La position initiale est la première offre, le point de réserve fixe la limite de sortie et la MESORE désigne une solution hors négociation.

10. Une négociatrice compare plusieurs possibilités hors de la table et retient la meilleure solution de rechange si aucun accord n’est conclu. Quel repère décrit cette solution ?

Le point de réserve
La MESORE
Le point d’aspiration
La ZOPA

La MESORE

Explication

La MESORE est la meilleure solution de rechange hors négociation, ce qui correspond à l’alternative retenue en cas d’échec. Le point de réserve est une limite, le point d’aspiration un résultat visé et la ZOPA une zone d’accord possible.

11. Les points de réserve de deux parties encadrent une plage où leurs conditions peuvent se rejoindre. Comment nomme-t-on cette plage ?

Le point de réserve
Le point d’aspiration
La ZOPA
La MESORE

La ZOPA

Explication

La ZOPA est la zone d’accord possible comprise entre les points de réserve des deux parties. La MESORE est une solution extérieure, le point de réserve une limite individuelle et le point d’aspiration un résultat réaliste recherché.

12. Lorsqu’une équipe évalue le rapport de force avant une négociation, quels sont les six curseurs à examiner ?

Le poids, l’expertise, l’influence, la récompense, la sanction et l’admiration
Le temps, le poids, la compétence, l’influence, le statut et l’information
Le temps, le statut, le choix, la récompense, la sanction et l’information
Le temps, le poids, le choix, l’influence, la sanction et l’information

Le temps, le poids, le choix, l’influence, la sanction et l’information

Explication

Les six curseurs sont le temps, le poids, le choix, l’influence, la sanction et l’information. Les autres listes substituent à certains curseurs des types de pouvoir comme le statut, la récompense, l’expertise ou l’admiration.

13. Une responsable tire son autorité de son statut, peut pénaliser un partenaire, promet une prime, maîtrise un savoir-faire rare et est admirée par son équipe. Quels types de pouvoir ces leviers illustrent-ils, dans cet ordre ?

Légitime, de récompense, coercitif, expert et de référence
Coercitif, légitime, expert, de référence et de récompense
Légitime, coercitif, de récompense, expert et de référence
De référence, coercitif, de récompense, légitime et expert

Légitime, coercitif, de récompense, expert et de référence

Explication

Le statut fonde le pouvoir légitime, la sanction le coercitif, la prime celui de récompense, la compétence celui d’expert et l’admiration celui de référence. Les erreurs proposées intervertissent ces sources distinctes de pouvoir.

14. Au début d’un échange, votre interlocuteur se ferme et veut discuter immédiatement des prix. Quelle démarche convient pour poser le climat ?

Détendre l’atmosphère, puis négocier les chiffres avant les intérêts
Détendre l’atmosphère, rappeler l’objectif commun et explorer les intérêts avant les chiffres
Explorer les intérêts, puis discuter des chiffres sans détendre l’atmosphère
Rappeler l’objectif commun, puis passer directement aux chiffres

Détendre l’atmosphère, rappeler l’objectif commun et explorer les intérêts avant les chiffres

Explication

Lorsque l’autre se ferme, il faut détendre rapidement l’atmosphère, rappeler l’objectif commun et explorer les intérêts avant d’aborder les chiffres. Passer directement aux chiffres inverse l’ordre, tandis que les autres démarches omettent une étape importante.

15. Pour comprendre les intérêts sous-jacents d’un partenaire, quelle pratique relève de l’écoute active ?

Reformuler les demandes, éviter les silences et défendre sa position
Reformuler, laisser un silence actif, poser des questions ouvertes et valider les ressentis
Poser des questions fermées, contester les ressentis et proposer des chiffres
Valider les demandes, donner des conseils et orienter la discussion vers les chiffres

Reformuler, laisser un silence actif, poser des questions ouvertes et valider les ressentis

Explication

L’écoute active associe reformulation, silence actif, questions ouvertes et validation des ressentis pour faire émerger les intérêts sous-jacents. Les autres choix remplacent ces pratiques par des questions fermées, de la contestation ou une discussion prématurée des chiffres.

16. En négociation, une partenaire croise les bras pendant un moment. Quelle réaction permet d’interpréter ce signal avec prudence ?

Ignorer le contexte et retenir une interprétation fixe du geste
Y voir une rivalité certaine et modifier immédiatement son offre
Conclure à un malaise certain et interrompre la négociation
Le traiter comme un indice contextuel, observer d’autres signaux et vérifier par une question

Le traiter comme un indice contextuel, observer d’autres signaux et vérifier par une question

Explication

Un geste est contextuel et interprétatif : un signal isolé ne prouve rien, et son sens doit être vérifié en observant un groupe de signaux puis en posant une question. Conclure avec certitude à partir d’un geste confond indice et preuve.

17. Votre partenaire ouvre la négociation avec un montant très élevé, alors que vous n’êtes pas préparé à faire une première offre. Que faire pour limiter l’effet d’ancrage ?

Faire une première offre immédiate sans avoir préparé ses arguments
Recadrer le chiffre initial plutôt que le prendre comme référence
Accepter le chiffre initial comme point de départ du calcul
Chercher des informations qui confirment son estimation initiale

Recadrer le chiffre initial plutôt que le prendre comme référence

Explication

Le biais d’ancrage fait du premier chiffre une référence ; lorsqu’on n’est pas préparé à faire la première offre, il faut recadrer cette ancre. Accepter le chiffre la renforce, et faire une offre sans préparation ne suit pas la stratégie indiquée.

18. Vous pensez qu’une proposition est défavorable et avez déjà relevé plusieurs éléments qui semblent confirmer cette opinion. Quel réflexe aide à éviter le biais de confirmation ?

Rassembler d’autres éléments qui confirment votre croyance
Rechercher activement des éléments qui contredisent votre croyance
Juger la proposition à partir de l’impression qu’elle vous laisse
Écarter les informations incompatibles avec votre première opinion

Rechercher activement des éléments qui contredisent votre croyance

Explication

Le biais de confirmation consiste à retenir les informations qui concordent avec ses croyances ; il faut donc rechercher activement celles qui les contredisent. Accumuler uniquement des éléments concordants renforce précisément ce biais.

19. Pendant une négociation, vous sentez votre émotion monter et vos pensées deviennent difficiles à maîtriser. Quelle séquence correspond à une démarche de régulation proposée ?

Nommer l’émotion, respirer cinq secondes à l’inspiration et à l’expiration, puis faire une pause si nécessaire
Répondre sur-le-champ, puis nommer l’émotion si le désaccord persiste
Respirer cinq secondes à l’inspiration et dix à l’expiration, puis reprendre immédiatement
Ignorer l’émotion, poursuivre l’échange et évaluer les pensées après la négociation

Nommer l’émotion, respirer cinq secondes à l’inspiration et à l’expiration, puis faire une pause si nécessaire

Explication

La régulation peut commencer par nommer l’émotion et inclure une respiration avec cinq secondes à l’inspiration et cinq à l’expiration ; une pause aide si l’émotion monte. Une expiration de dix secondes modifie la respiration proposée, tandis qu’ignorer l’émotion ou réagir immédiatement omet la prise de recul.

20. Pour obtenir une concession sur le calendrier, Léa propose de réduire le délai si son partenaire accepte en retour une livraison fractionnée. Quel type de concession fait-elle ?

Une pause stratégique avant de reprendre la négociation
Une concession gratuite accordée sans contrepartie
Une concession conditionnelle liée à une contrepartie
Un échange de valeur sans condition de réciprocité

Une concession conditionnelle liée à une contrepartie

Explication

Une concession conditionnelle est liée à une contrepartie, comme le montre la formulation « si vous… ». Une concession gratuite n’exige rien en retour ; un échange de valeur ne désigne pas ici une concession sans condition ; une pause stratégique suspend temporairement la discussion.

21. Dans une négociation, une entreprise peut fournir à faible coût une formation très utile à son partenaire. Quel principe d’échange de valeur devrait-elle privilégier ?

Offrir ce qui coûte peu à l’entreprise et vaut beaucoup au partenaire
Offrir ce qui coûte beaucoup à l’entreprise et vaut peu au partenaire
Accorder une concession sans tenir compte de la valeur pour le partenaire
Choisir une offre dont le coût et la valeur sont identiques pour les deux

Offrir ce qui coûte peu à l’entreprise et vaut beaucoup au partenaire

Explication

L’échange de valeur consiste à donner ce qui coûte peu à soi-même et vaut beaucoup pour l’autre. La deuxième réponse inverse ces critères ; la troisième confond l’échange avec une concession gratuite ; la dernière suppose une égalité de valeur qui n’est pas le principe visé.

22. Deux parties répètent leurs arguments et restent bloquées. Quelle démarche permet de contourner l’impasse en suivant une progression adaptée ?

Répéter les arguments, choisir une option sans échange, puis recourir à la médiation
Faire une pause, imposer une concession gratuite, puis reprendre sans reformuler
Reformuler sans juger, proposer une concession conditionnelle, faire une pause, puis envisager médiation ou arbitrage si nécessaire
Saisir immédiatement un arbitre, puis reformuler les positions et proposer une concession conditionnelle

Reformuler sans juger, proposer une concession conditionnelle, faire une pause, puis envisager médiation ou arbitrage si nécessaire

Explication

Pour contourner une impasse, on peut reformuler sans juger, proposer une concession conditionnelle et prendre une pause stratégique avant de recourir à la médiation ou à l’arbitrage si le blocage persiste. L’arbitrage immédiat précipite l’étape externe ; les autres démarches omettent des outils prévus ou reposent sur une concession gratuite.

23. Trois organisations négocient un partenariat et leurs intérêts divergent. Quelle approche est la plus adaptée à cette négociation multipartite ?

Privilégier la rapidité de décision sans tenir compte des intérêts divergents
Négocier séparément avec un seul acteur et ignorer la coordination des autres
Construire des coalitions positives, adapter le discours à chaque acteur et soigner le timing
Présenter le même discours à tous et laisser les coalitions se former sans intervention

Construire des coalitions positives, adapter le discours à chaque acteur et soigner le timing

Explication

En négociation multipartite, il faut construire des coalitions positives, adapter le discours à chaque acteur et soigner le timing. Un discours uniforme néglige l’adaptation ; traiter la discussion comme un accord bilatéral écarte les autres parties ; négliger le timing fait perdre un levier de coordination.

24. Une négociatrice présente clairement les avantages et les limites de sa proposition afin de convaincre l’autre partie. Comment caractériser cette démarche ?

Une influence transparente
Une manipulation par dissimulation
Une exploitation de l’autre partie
Un renoncement à toute tentative de persuasion

Une influence transparente

Explication

Influencer consiste à convaincre en transparence, ce qui correspond à une présentation claire des avantages et des limites. La dissimulation et l’exploitation relèvent de la manipulation ; la transparence n’implique pas de renoncer à persuader.

25. Après une négociation, les parties constatent que certaines formulations peuvent être interprétées différemment et que des engagements RH sont restés oraux. Quelle démarche permet de sécuriser l’accord ?

Écrire les engagements RH, sans préciser la sortie ni le mécanisme de suivi
Clarifier les ambiguïtés, prévoir une sortie et un suivi, et écrire les engagements RH
Prévoir une sortie et un suivi, en conservant les formulations ambiguës
Clarifier les formulations et prévoir un suivi, sans formaliser les engagements RH

Clarifier les ambiguïtés, prévoir une sortie et un suivi, et écrire les engagements RH

Explication

La formalisation doit réduire les ambiguïtés, prévoir des clauses de sortie et un mécanisme de suivi, ainsi que sécuriser par écrit les engagements RH. Les autres démarches omettent respectivement plusieurs protections, la clarification des formulations ou la trace écrite des engagements RH.

26. Pendant la relecture d’un accord, une partie repère un enjeu qui semble avoir été ajouté discrètement. Quelle démarche convient pour vérifier que les deux parties partagent la même compréhension ?

Contrôler l’ajout discret, puis évaluer les résultats de l’accord
Reformuler l’accord à voix haute, puis définir les clauses de sortie
Reformuler l’accord à voix haute, sans examiner les enjeux ajoutés
Contrôler l’ajout discret, puis reformuler l’accord à voix haute

Contrôler l’ajout discret, puis reformuler l’accord à voix haute

Explication

La relecture vise à repérer les enjeux ajoutés discrètement et à reformuler l’accord à voix haute pour confirmer une compréhension commune. Évaluer les résultats relève de l’après-accord, définir les clauses de sortie de la formalisation, et reformuler sans vérifier les ajouts néglige une étape de contrôle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Préparer et conduire une négociation.

Quelles caractéristiques peuvent rendre une négociation complexe ?

Des acteurs multiples, des enjeux imbriqués, une asymétrie d’information, une longue durée ou une forte charge émotionnelle.

Que cherche à faire une négociation intégrative ?

Agrandir le gâteau.

Quel résultat tend à produire une négociation distributive ?

Un résultat gagnant-perdant autour d’un gâteau fixe.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Préparer et conduire une négociation.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM