QCM : Marketing public et santé — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le marketing management au sein d’une organisation ?

Une procédure limitée à l’étude statistique des marchés
Une méthode centrée sur la réduction des dépenses de communication
Un dispositif consacré à la vente de produits aux consommateurs
Un ensemble coordonné de pratiques visant les objectifs de l’organisation

Un ensemble coordonné de pratiques visant les objectifs de l’organisation

Explication

Le marketing management regroupe des pratiques coordonnées, comme l’étude des publics, la création d’offres et leur diffusion, afin d’atteindre les objectifs de l’organisation. Il ne se réduit donc ni à la communication ni à la vente de produits.

2. Quelle finalité distingue principalement le marketing public du marketing marchand ?

Développer une marque destinée aux investisseurs privés
Accroître le chiffre d’affaires des entreprises clientes
Optimiser la distribution de biens sur les marchés concurrentiels
Créer de la valeur pour les utilisateurs et la société

Créer de la valeur pour les utilisateurs et la société

Explication

Le marketing public cherche à identifier, créer et fournir des services de valeur pour les utilisateurs, le public, les partenaires et la société. Le marketing marchand peut viser d’autres destinataires et ne se définit pas par cette finalité collective.

3. Comment se répartit approximativement le financement de la santé en France entre le travail et l’impôt via la CSG ?

Environ 50 % par le travail et 50 % par l’impôt
Environ 80 % par le travail et 20 % par l’impôt
Environ 20 % par le travail et 80 % par l’impôt
Environ 60 % par le travail et 40 % par l’impôt

Environ 80 % par le travail et 20 % par l’impôt

Explication

Le financement de la santé provient approximativement du travail à hauteur de 80 % et de l’impôt à hauteur de 20 %, notamment par la CSG. La répartition inverse entre cotisations et impôt ne correspond donc pas à cette structure.

4. Dans quel ordre s’enchaînent les quatre étapes de la démarche marketing classique ?

Mise en œuvre, contrôle, analyse, stratégie
Stratégie, analyse, contrôle, mise en œuvre
Analyse, stratégie, mise en œuvre, contrôle
Contrôle, mise en œuvre, stratégie, analyse

Analyse, stratégie, mise en œuvre, contrôle

Explication

La démarche marketing classique commence par l’analyse, puis élabore la stratégie, met celle-ci en œuvre et termine par le contrôle. Le contrôle intervient donc après l’action plutôt qu’avant le diagnostic.

5. Quel élément relève du diagnostic interne dans une analyse marketing ?

Les attentes des usagers et les actions des concurrents
Les ressources et les compétences de l’organisation
Les évolutions générales de l’environnement économique
Les transformations réglementaires affectant le marché

Les ressources et les compétences de l’organisation

Explication

Le diagnostic interne examine les ressources et les compétences propres à l’organisation. Les usagers, les concurrents et l’environnement appartiennent au diagnostic externe, même s’ils influencent la stratégie.

6. Quel ensemble d’actions appartient à la définition de la stratégie marketing ?

Segmenter, cibler, positionner et planifier l’action marketing
Décrire les ressources, analyser les concurrents et diffuser l’offre
Fixer les tarifs, choisir les canaux et organiser les campagnes
Mesurer la satisfaction, auditer l’image et contrôler les résultats

Segmenter, cibler, positionner et planifier l’action marketing

Explication

La stratégie marketing définit la segmentation, le ciblage, le positionnement et le plan marketing, avant d’allouer les ressources aux besoins identifiés. Les mesures de satisfaction et les audits d’image sont plutôt des outils d’analyse.

7. Quelles sont les quatre variables du marketing mix ?

Usager, territoire, budget et réglementation
Produit, prix, distribution et communication
Public, partenariat, performance et participation
Analyse, stratégie, mise en œuvre et contrôle

Produit, prix, distribution et communication

Explication

Le marketing mix repose sur le produit, le prix, la distribution et la communication. Les autres ensembles proposés mélangent des étapes de démarche, des parties prenantes ou des contraintes de gestion.

8. À quelle période et dans quels pays le New Public Management apparaît-il ?

Dans les années 1960 en France et en Allemagne
Dans les années 1980 au Royaume-Uni et aux États-Unis
Dans les années 1990 au Japon et au Canada
Dans les années 2000 en Espagne et en Italie

Dans les années 1980 au Royaume-Uni et aux États-Unis

Explication

Le New Public Management apparaît dans les années 1980 au Royaume-Uni et aux États-Unis, notamment pour contenir la hausse des déficits publics. Les autres périodes et ensembles de pays ne correspondent pas à cette émergence.

9. Quelle différence caractérise le New Public Management et le New Public Governance ?

Le NPM valorise l’usager, tandis que le NPG applique les méthodes privées à l’administration
Le NPM transpose des méthodes privées, tandis que le NPG vise la valeur publique et l’usager
Le NPM coordonne les réseaux citoyens, tandis que le NPG privilégie la concurrence administrative
Le NPM produit de la valeur publique, tandis que le NPG réduit les services à leur coût

Le NPM transpose des méthodes privées, tandis que le NPG vise la valeur publique et l’usager

Explication

Le New Public Management cherche à gagner en efficacité en transposant des méthodes du secteur privé à l’administration. Le New Public Governance est davantage centré sur la création de valeur publique et le service à l’usager.

10. Lequel de ces ensembles correspond aux quatre grands objectifs du marketing public en santé ?

Promouvoir les marques, vendre des prestations, cibler les investisseurs et renforcer la concurrence
Réduire les effectifs, centraliser les décisions, limiter l’information et augmenter les tarifs
Maîtriser les dépenses, digitaliser les services, satisfaire les usagers et réduire le non-recours
Accroître les recettes, privatiser les services, standardiser les soins et développer les exportations

Maîtriser les dépenses, digitaliser les services, satisfaire les usagers et réduire le non-recours

Explication

Les objectifs sont de maîtriser les dépenses publiques, digitaliser les services, améliorer la satisfaction et lutter contre le non-recours aux droits. La privatisation, la promotion commerciale et l’augmentation des tarifs ne constituent pas cet ensemble d’objectifs.

11. Quelle situation caractérise le mieux l’usager co-producteur dans une relation hospitalière ?

Il évalue principalement l’établissement selon ses performances administratives.
Il privilégie la rapidité du service et le confort des espaces d’accueil.
Il consomme une prestation de soins sans intervenir dans sa prise en charge.
Il participe à son diagnostic et à son traitement dans un climat de dialogue.

Il participe à son diagnostic et à son traitement dans un climat de dialogue.

Explication

L’usager co-producteur participe activement à son diagnostic et à son traitement, en recherchant l’écoute, le dialogue et la confiance. L’usager client correspond davantage à une personne qui consomme le soin et attend rapidité, efficacité et confort.

12. Quel objectif traduit le mieux le marketing relationnel hospitalier ?

Accroître la fréquentation de l’établissement par une communication principalement promotionnelle.
Aligner les services hospitaliers sur les standards commerciaux du secteur privé.
Concilier la performance de l’organisation avec une relation humaine de qualité.
Réduire les échanges avec les patients afin de fluidifier les procédures internes.

Concilier la performance de l’organisation avec une relation humaine de qualité.

Explication

Le marketing relationnel hospitalier vise un équilibre entre performance organisationnelle et qualité de la relation humaine, notamment grâce à la satisfaction, à la confiance et à l’engagement. Une communication promotionnelle ou une imitation du secteur privé ne suffit pas à définir cet objectif.

13. Quelle proposition définit correctement la marque d’un établissement public de santé ?

Un signe qui identifie une offre et la distingue des autres.
Une perception effective de l’établissement par les patients et les citoyens.
Un relevé objectif du respect des protocoles et des normes de soins.
Un ensemble d’impressions formées après l’expérience du parcours de soins.

Un signe qui identifie une offre et la distingue des autres.

Explication

La marque est un signe ou un repère qui permet d’identifier une offre et de la distinguer des autres. La perception effective des publics relève plutôt de l’image de l’établissement.

14. Dans le triangle des écarts, quels éléments sont mis en comparaison ?

La qualité clinique, le coût du soin et la durée du séjour.
La marque affichée, le budget engagé et la fréquentation annuelle.
Les attentes initiales, la satisfaction obtenue et la fidélité future.
L’identité voulue, les faits observés et l’image perçue.

L’identité voulue, les faits observés et l’image perçue.

Explication

Le triangle des écarts confronte l’identité voulue par la direction, les faits concrets du terrain et l’image perçue par les patients et les citoyens. Les autres ensembles associent des indicateurs qui ne constituent pas les trois dimensions de ce modèle.

15. Quelle distinction oppose correctement la qualité et la satisfaction dans un établissement de santé ?

La qualité dépend des attentes, tandis que la satisfaction vérifie les protocoles appliqués.
La qualité est objective, tandis que la satisfaction dépend de la perception du patient.
La qualité mesure l’image de l’établissement, tandis que la satisfaction décrit son identité.
La qualité évalue le vécu, tandis que la satisfaction mesure les normes professionnelles.

La qualité est objective, tandis que la satisfaction dépend de la perception du patient.

Explication

La qualité mesure objectivement le respect des normes et des protocoles, alors que la satisfaction évalue subjectivement l’écart entre les attentes et la perception du service. Les autres propositions inversent ou déplacent ces deux notions.

16. Un patient attribue une perception de 8 à un service reçu et avait des attentes initiales évaluées à 6. Quelle est sa satisfaction selon la formule donnée ?

Satisfaction=48Satisfaction = 48
Satisfaction=2Satisfaction = 2
Satisfaction=−2Satisfaction = -2
Satisfaction=14Satisfaction = 14

$$Satisfaction = 2$$

Explication

La satisfaction se calcule en soustrayant les attentes initiales de la perception du service reçu, soit 8−6=28 - 6 = 2. L’addition, l’inversion de la soustraction ou la multiplication ne correspondent pas à la formule de satisfaction.

17. Comment les services de croyance se distinguent-ils des services de recherche et d’expérience ?

Ils restent techniquement difficiles à évaluer pour un non-expert après la prestation.
Ils sont jugés principalement pendant la prestation grâce à l’observation du patient.
Ils deviennent techniquement vérifiables par tout usager après la fin du soin.
Ils peuvent être évalués avant la prestation à partir d’informations facilement disponibles.

Ils restent techniquement difficiles à évaluer pour un non-expert après la prestation.

Explication

Les services de croyance ne sont pas évaluables techniquement par un non-expert, même après la prestation. Les services de recherche sont évaluables avant la prestation, tandis que les services d’expérience le sont pendant ou après celle-ci.

18. Pourquoi l’expérience usager joue-t-elle un rôle central dans la confiance envers un service de santé ?

Parce que l’usager peut vérifier directement la compétence médicale pendant chaque soin.
Parce que l’usager reporte son jugement sur l’accueil, l’écoute et l’environnement.
Parce que la qualité de l’accueil détermine à elle seule l’issue clinique du traitement.
Parce que l’environnement permet de remplacer les compétences techniques des professionnels.

Parce que l’usager reporte son jugement sur l’accueil, l’écoute et l’environnement.

Explication

L’usager ne pouvant pas évaluer directement la compétence médicale, il s’appuie notamment sur l’accueil, l’écoute et l’environnement pour former son jugement et être rassuré. Ces éléments soutiennent la confiance, mais ne remplacent pas la compétence médicale ni ne déterminent à eux seuls le résultat clinique.

19. Dans le modèle ABI, quelle association entre un pilier de la confiance et sa signification est correcte ?

La bienveillance désigne principalement le respect formel des procédures administratives.
La compétence renvoie à la maîtrise technique nécessaire au soin.
La compétence décrit avant tout l’intention d’agir dans l’intérêt du patient.
L’intégrité éthique correspond à la capacité technique à réaliser un acte médical.

La compétence renvoie à la maîtrise technique nécessaire au soin.

Explication

Dans le modèle ABI, la compétence correspond à la maîtrise technique, tandis que la bienveillance renvoie à l’intention d’agir dans l’intérêt du patient et que l’intégrité concerne la dimension éthique. Confondre compétence et bienveillance constitue l’erreur la plus fréquente dans cette distinction.

20. Quel exemple relève de la micro-confiance dans le système de santé ?

La confiance des citoyens envers l’organisation générale du système de santé.
La confiance d’un patient envers le professionnel qui l’accompagne directement.
La confiance d’une population envers les orientations nationales de santé.
La confiance d’un usager envers une institution hospitalière déterminée.

La confiance d’un patient envers le professionnel qui l’accompagne directement.

Explication

La micro-confiance se construit dans les interactions directes avec les professionnels de santé. La confiance envers le système et l’État relève du niveau macro, tandis que celle envers une institution spécifique relève du niveau méso.

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Qu'est-ce que le marketing management ?

L'ensemble coordonné des pratiques pour réaliser les objectifs d'une organisation.

Quelle activité définit le marketing public selon Kaplan (2009) ?

Identifier, anticiper, créer, communiquer et fournir des services de valeur.

Quel pourcentage du financement de la santé en France provient du travail ?

Environ 80 %.

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