QCM : Méthodologie de recherche (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition Piaget donne-t-il de l’épistémologie en 1967 ?

L’étude des méthodes permettant de constituer des connaissances
L’étude des théories de la connaissance en philosophie
L’étude des croyances et des techniques d’une communauté
L’étude de la constitution des connaissances valables

L’étude de la constitution des connaissances valables

Explication

Pour Piaget, l’épistémologie étudie comment se constituent les connaissances valables. L’étude des méthodes relève de la méthodologie, la philosophie des sciences est une désignation plus générale et les croyances partagées caractérisent un paradigme.

2. Un chercheur veut examiner les méthodes qu’il peut employer pour produire des connaissances. Quelle discipline correspond à cet objet d’étude ?

L’étude des paradigmes
L’épistémologie
La méthodologie
L’analyse pragmatique

La méthodologie

Explication

La méthodologie étudie les méthodes permettant de constituer des connaissances. L’épistémologie porte sur la constitution des connaissances valables, un paradigme rassemble des éléments partagés par une communauté, et l’analyse pragmatique s’intéresse à la valeur pratique des connaissances.

3. Dans le sens donné par Kuhn, qu’est-ce qu’un paradigme partagé par une communauté scientifique ?

Une méthode commune de collecte et d’analyse des données
Un ensemble de résultats validés par une méthode scientifique
Une théorie unique expliquant les phénomènes étudiés
Une constellation de croyances, de valeurs et de techniques

Une constellation de croyances, de valeurs et de techniques

Explication

Kuhn définit le paradigme comme une constellation de croyances, de valeurs et de techniques partagées par une communauté. Le réduire à une méthode, à une théorie unique ou à des résultats validés en restreint la portée.

4. Une équipe commence un projet de recherche sans avoir précisé ce qu’elle considère comme une connaissance valable. Quelle démarche l’aidera à choisir de façon cohérente son objectif, sa stratégie et ses méthodes ?

Clarifier sa conception de la connaissance et la valeur attendue
Organiser les données disponibles sans préciser le savoir visé
Choisir d’abord les techniques de collecte et conserver ce choix
Évaluer l’utilité gestionnaire des résultats avant de définir la recherche

Clarifier sa conception de la connaissance et la valeur attendue

Explication

Le questionnement épistémologique clarifie la conception de la connaissance et sa valeur attendue afin d’orienter de manière cohérente l’objectif, la stratégie, les méthodes et les techniques. Partir directement des techniques, organiser les données ou se limiter à l’utilité pratique ne remplit pas cette fonction.

5. Laquelle de ces catégories correspond à un type de recherche en sciences de gestion ?

La formulation d’hypothèses
La recherche prédictive
La collecte d’entretiens
La régression statistique

La recherche prédictive

Explication

Les recherches prédictives font partie des types de recherche en sciences de gestion, au même titre que les recherches exploratoires ou descriptives. La régression est un outil d’analyse, tandis que la collecte d’entretiens et la formulation d’hypothèses sont des démarches ou des étapes.

6. Une équipe étudie un phénomène peu compris par des entretiens approfondis afin d’en préciser les aspects importants. Quel type d’étude correspond le mieux à son objectif ?

Une étude prédictive
Une étude explicative
Une étude descriptive
Une étude exploratoire

Une étude exploratoire

Explication

L’étude exploratoire sert à préciser un problème vague ou à comprendre un phénomène en profondeur. Une étude descriptive observe et classe les phénomènes, tandis que les études explicatives et prédictives visent respectivement à expliquer ou à anticiper.

7. Une enquête décrit la situation d’une entreprise à un moment donné et relève des associations entre variables. Quelle conclusion peut-on tirer de ce type d’étude ?

Elle démontre les causes et permet d’anticiper les résultats
Elle décrit la situation sans suffire à expliquer ou prédire
Elle explique le phénomène dès que plusieurs variables sont associées
Elle prédit les évolutions à partir des associations observées

Elle décrit la situation sans suffire à expliquer ou prédire

Explication

Une étude descriptive fournit une photographie de la situation à un moment donné; les associations qu’elle révèle peuvent être utiles à d’autres analyses, mais ne suffisent pas à expliquer ou prédire. Prendre une association pour une causalité, une prédiction ou une explication complète dépasse ce que permet la description.

8. Une équipe constate que la satisfaction Y augmente lorsque X augmente. Pour soutenir que X cause Y, que doit-elle encore établir ?

L’antériorité de X et l’absence de toute association entre X et Y
La variation concomitante et l’antériorité de Y sur X
La variation concomitante, l’antériorité de X et l’exclusion d’autres causes
L’association entre X et Y et l’exclusion de toute mesure temporelle

La variation concomitante, l’antériorité de X et l’exclusion d’autres causes

Explication

Pour démontrer un lien causal, il faut établir que X et Y varient ensemble, que X précède Y et que les autres causes possibles de Y sont écartées. Une association seule ne suffit pas, l’ordre temporel ne doit pas être inversé et les causes alternatives doivent être examinées.

9. Au début d’un projet, une chercheuse formule provisoirement ce qu’elle souhaite étudier, puis affine cette formulation au fil de son travail. À quelle question générale répond cette formulation ?

Comment vais-je recueillir les données ?
Qu’est-ce que je cherche ?
Quelle question précise vais-je tester ?
Quels résultats vais-je démontrer ?

Qu’est-ce que je cherche ?

Explication

L’objet de recherche, ou « research topic », répond à la question générale « qu’est-ce que je cherche ? » et peut être précisé progressivement. Les méthodes concernent le recueil des données, les résultats ne sont pas encore connus et une question opératoire précise exprime l’objet sous une forme plus détaillée.

10. Une équipe étudie l’adoption du télétravail dans les PME. Laquelle de ces formulations exprime le plus directement une question de recherche ?

Des entretiens auprès de salariés et de dirigeants
Comment les PME organisent-elles l’adoption du télétravail ?
Le télétravail améliore la performance des PME
L’adoption du télétravail dans les PME

Comment les PME organisent-elles l’adoption du télétravail ?

Explication

Les questions de recherche expriment l’objet de façon précise et opératoire ; demander comment les PME organisent l’adoption du télétravail guide directement l’enquête. Le thème général reste trop large, les entretiens relèvent de la méthode et l’amélioration de la performance est une conclusion présupposée.

11. Une chercheuse veut montrer à la fois ce que les travaux existants expliquent déjà et pourquoi son étude est nécessaire. Quel rôle de la revue de littérature répond à cet objectif ?

Analyser les travaux de façon critique et justifier théoriquement la recherche
Présenter les résultats de terrain avant d’examiner les travaux antérieurs
Choisir les outils de collecte sans construire de cadre théorique
Résumer les publications sans évaluer leurs apports ni leurs limites

Analyser les travaux de façon critique et justifier théoriquement la recherche

Explication

La revue de littérature analyse de manière critique les travaux liés aux questions de recherche, construit le cadre théorique, repère les sujets insuffisamment traités et justifie théoriquement l’étude. Un simple inventaire omet l’analyse critique, tandis que les résultats empiriques et les choix de collecte relèvent d’autres étapes.

12. Une doctorante prépare la revue de littérature sur la fidélisation des infirmiers. Quelle séquence suit la démarche préconisée par Aubert et Duymedjian ?

Justifier les champs étudiés, synthétiser la littérature, puis critiquer apports et limites
Critiquer les travaux, choisir les champs, puis présenter une synthèse non structurée
Lister les références, annoncer les résultats, puis justifier les champs retenus
Synthétiser les limites, définir les champs, puis éviter l’analyse des contributions

Justifier les champs étudiés, synthétiser la littérature, puis critiquer apports et limites

Explication

La démarche préconisée consiste à justifier les champs étudiés, à synthétiser la littérature de façon structurée, puis à analyser de manière critique ses contributions et ses limites. Commencer par la critique inverse l’ordre proposé ; une liste de références ou l’annonce prématurée des résultats ne remplace pas ces étapes.

13. Une chercheuse veut justifier le modèle de recherche qu’elle propose. Sur quelle base doit-elle construire son cadre conceptuel ?

Sur le choix des outils de mesure
Sur la revue de littérature
Sur la formulation du questionnaire
Sur les résultats de l’étude empirique

Sur la revue de littérature

Explication

Le cadre conceptuel s’appuie sur la revue de littérature pour justifier le modèle de recherche. Le protocole méthodologique concerne la mise en œuvre, tandis que les résultats et le questionnaire interviennent à d’autres étapes.

14. Une équipe définit les concepts de son modèle sans préciser comment les observer dans son enquête. Que doit-elle améliorer pour rendre ces concepts utilisables empiriquement ?

Déduire les définitions du seul choix de l’échantillon
Remplacer les définitions par les résultats attendus de l’enquête
Écarter les concepts qui ne sont pas mesurés directement
Justifier et préciser les définitions à partir du cadre théorique

Justifier et préciser les définitions à partir du cadre théorique

Explication

Les concepts doivent être définis avec précision et justifiés par le cadre théorique afin de permettre leur opérationnalisation empirique. Remplacer les définitions par des résultats attendus confond concept et résultat, tandis que l’échantillon ne fonde pas ces définitions.

15. Dans une expérience, le chercheur fait varier la durée d’une formation et mesure le score obtenu ensuite. Quelle variable correspond au score mesuré ?

La variable indépendante
La variable modératrice
La variable de contrôle
La variable dépendante

La variable dépendante

Explication

La variable dépendante est celle dont les variations dépendent d’autres phénomènes ou variables étudiés ou manipulés ; ici, il s’agit du score mesuré. La durée de formation est la variable indépendante manipulée, et une variable modératrice agit sur la relation entre variables.

16. Une chercheuse modifie la température d’une pièce pour étudier son effet sur la concentration des participants. Quel rôle joue la température ?

Celui de variable continue mesurée
Celui de variable modératrice
Celui de variable dépendante
Celui de variable indépendante

Celui de variable indépendante

Explication

La variable indépendante influence la modification de la variable étudiée et peut être manipulée par l’expérimentateur ; la température joue ce rôle dans la situation décrite. La concentration est le résultat mesuré, et une variable modératrice modère la relation entre variables.

17. Une équipe décrit une enquête quantitative, mais omet les détails nécessaires pour qu’une autre équipe puisse reproduire la mesure. Que devrait-elle ajouter à sa description méthodologique ?

La justification des méthodes, leur mise en œuvre précise et leurs limites
La liste des hypothèses sans précision sur leur mise à l’épreuve
Une discussion théorique des résultats à la place des méthodes
Les conclusions de l’analyse à la place des détails de terrain

La justification des méthodes, leur mise en œuvre précise et leurs limites

Explication

La description méthodologique doit justifier les méthodes à partir de la littérature, expliquer leur mise en œuvre assez précisément pour permettre la réplication et signaler leurs limites. Les conclusions, la discussion et les hypothèses ne remplacent pas ces informations.

18. Dans un rapport, une section présente les résultats statistiques sans interprétation ; la section suivante les confronte aux hypothèses et à la littérature. Comment caractériser ces deux sections ?

Conclusion générale, puis présentation de la méthodologie
Discussion critique des résultats, puis exposé factuel
Exposé factuel des résultats, puis discussion critique
Analyse méthodologique, puis formulation des hypothèses

Exposé factuel des résultats, puis discussion critique

Explication

L’exposé restitue les résultats de manière factuelle et sans parti pris, tandis que la discussion les analyse de façon critique en les reliant au cadre de recherche et à la littérature. La discussion ne précède donc pas l’exposé dans la situation décrite, et la conclusion remplit une fonction distincte.

19. Que doit notamment réunir la conclusion d’un travail de recherche ?

Les résultats détaillés, les tests statistiques et les données brutes
L’objet de recherche, les contributions, les limites et les perspectives
Les méthodes, l’échantillon et le questionnaire, sans bilan de recherche
Les contributions et les perspectives, sans rappel de l’objet ni des limites

L’objet de recherche, les contributions, les limites et les perspectives

Explication

La conclusion rappelle l’objet de recherche, présente les contributions théoriques, méthodologiques et managériales, expose les limites et propose des perspectives. Les résultats détaillés relèvent de leur exposé, tandis que l’échantillon et le questionnaire sont décrits dans la méthodologie.

20. Dans une étude, quelle activité constitue un entretien entre un chercheur et un ou plusieurs répondants ?

Une série de questions écrites destinée à mesurer des réponses standardisées
Une discussion informelle sans objectif défini entre des participants
Une observation des comportements organisée pour décrire le terrain étudié
Une interaction essentiellement verbale organisée pour atteindre les objectifs de la recherche

Une interaction essentiellement verbale organisée pour atteindre les objectifs de la recherche

Explication

L’entretien est une interaction essentiellement verbale entre chercheur et répondant, organisée en fonction des objectifs de recherche. L’observation porte sur les comportements, le questionnaire est écrit et une discussion sans objectif ne correspond pas à cette définition.

21. Une équipe prépare une collecte de données primaires par approche qualitative. Quels modes principaux peut-elle envisager ?

L’entretien individuel, l’entretien de groupe et l’observation participante ou non participante
L’entretien de groupe, l’expérimentation contrôlée et l’analyse statistique
L’entretien individuel, le questionnaire écrit et l’observation participante ou non participante
L’observation participante, l’observation non participante et le questionnaire écrit

L’entretien individuel, l’entretien de groupe et l’observation participante ou non participante

Explication

Les principaux modes de collecte qualitative des données primaires sont les entretiens individuels ou de groupe et l’observation, participante ou non participante. Le questionnaire et l’expérimentation ne remplacent pas cette liste.

22. Un chercheur compare trois entretiens individuels : le premier est très structuré, le deuxième l’est modérément et le troisième laisse davantage de liberté au répondant. Quelle évolution caractérise le passage du premier au troisième ?

Le nombre de répondants augmente tandis que l’intervention de l’enquêteur diminue
L’exploration en profondeur diminue tandis que l’intervention de l’enquêteur augmente
L’exploration en profondeur reste constante tandis que la structuration augmente
L’exploration en profondeur augmente tandis que l’intervention de l’enquêteur diminue

L’exploration en profondeur augmente tandis que l’intervention de l’enquêteur diminue

Explication

Quand le niveau de structuration diminue, l’exploration en profondeur augmente et l’intervention de l’enquêteur décroît. Le choix inverse la relation entre ces deux dimensions, tandis que le nombre de répondants est une autre caractéristique.

23. Une enquêteuse veut aborder plusieurs thèmes prévus, mais souhaite laisser chaque répondant choisir l’ordre de la discussion. Quel format d’entretien convient à ce dispositif ?

Un entretien de groupe structuré par les échanges entre plusieurs répondants
Un entretien non directif centré sur un thème général sans guide de thèmes
Un entretien directif organisé autour de questions dans un ordre fixé
Un entretien semi-directif guidé par des thèmes à ordre libre

Un entretien semi-directif guidé par des thèmes à ordre libre

Explication

L’entretien semi-directif utilise un guide qui énumère les thèmes à aborder sans imposer leur ordre. Le format non directif ne fixe qu’un thème général, tandis qu’un ordre de questions fixé correspond à une structuration plus forte.

24. Dans une recherche sur l’applicabilité de l’innovation distribuée aux entreprises de défense, qui a été interrogé au moyen d’un guide d’entretien ?

Quinze managers de quinze grandes entreprises de défense
Quinze clients de quinze PME innovantes en technologies ou procédés
Quinze managers de quinze PME innovantes en technologies ou procédés
Quinze partenaires de quinze entreprises clientes du secteur de la défense

Quinze managers de quinze PME innovantes en technologies ou procédés

Explication

L’étude a interrogé quinze managers travaillant dans quinze PME innovantes en technologies ou procédés. Les clients et les partenaires ne sont pas les répondants mentionnés, et l’exemple porte sur des PME.

25. Quel dispositif de collecte a été utilisé dans l’étude portant sur l’applicabilité de l’innovation distribuée aux entreprises du secteur de la défense ?

Une observation participante menée auprès des partenaires industriels
Des questionnaires écrits adressés aux clients des entreprises de défense
Des entretiens guidés menés auprès de managers de PME innovantes
Des discussions de groupe réunissant les dirigeants de grandes entreprises

Des entretiens guidés menés auprès de managers de PME innovantes

Explication

Les managers des PME innovantes ont été interrogés au moyen d’un guide d’entretien, ce qui correspond à des entretiens guidés. Un questionnaire écrit, une observation ou des discussions de groupe ne décrivent pas le dispositif de cet exemple.

26. Dans une étude, plusieurs participants sont réunis avec une animatrice afin d’échanger entre eux : de quel dispositif s’agit-il ?

Une enquête par questionnaire
Une série d’entretiens individuels
Un entretien de groupe
Une observation passive

Un entretien de groupe

Explication

L’entretien de groupe rassemble plusieurs sujets autour d’un ou de plusieurs animateurs pour les placer en situation d’interaction. Les entretiens individuels séparent les sujets, l’observation passive n’est pas un entretien et le questionnaire ne repose pas nécessairement sur une interaction de groupe.

27. Au cours d’un échange collectif, plusieurs participants peinent à prendre la parole et la discussion s’éparpille. Quelle action relève du rôle de l’animateur ?

Faciliter leur expression et gérer la dynamique du groupe
Laisser un participant conduire seul la discussion
Formuler les réponses à la place des participants
Observer les échanges sans agir sur leur dynamique

Faciliter leur expression et gérer la dynamique du groupe

Explication

L’animateur facilite l’expression des participants et gère la dynamique collective. Répondre à leur place déplace leur expression, rester sans intervenir néglige la gestion du groupe, et confier la discussion à une seule personne peut laisser les autres en retrait.

28. Une animatrice prépare un entretien de groupe dont les participants ne connaissent ni les thèmes ni les modalités de prise de parole. Que doit-elle faire au début de la séance ?

Fixer les règles de parole et reporter les objectifs
Présenter les thèmes et laisser les règles de parole implicites
Présenter clairement les objectifs, les règles de parole et les thèmes
Présenter les objectifs et les thèmes sans préciser les règles

Présenter clairement les objectifs, les règles de parole et les thèmes

Explication

Les objectifs, les règles de prise de parole et les thèmes à aborder doivent être définis clairement au début de l’entretien. Présenter les thèmes sans les règles, fixer les règles sans les objectifs ou omettre les modalités d’intervention laisse une partie de cette préparation nécessaire indéfinie.

29. Pendant un entretien de groupe, une petite coalition monopolise la discussion tandis que certains participants restent réticents à intervenir. Quelle conduite correspond aux recommandations de Merton et al. (1990) ?

Solliciter les réticents sans agir sur la domination du groupe
Préserver la coalition dominante et solliciter les participants actifs
Rééquilibrer les échanges, solliciter les réticents et approfondir le thème
Interrompre les dominants sans approfondir le thème abordé

Rééquilibrer les échanges, solliciter les réticents et approfondir le thème

Explication

Merton et al. recommandent d’empêcher un individu ou une petite coalition de dominer, d’encourager les sujets récalcitrants et d’obtenir l’analyse la plus complète possible du thème. Préserver la coalition maintient sa domination, solliciter les réticents sans la limiter ne remplit qu’une partie des objectifs, et interrompre les dominants sans approfondir le sujet néglige l’analyse complète.

30. Une équipe de recherche en sciences de gestion recueille des données en observant des situations de travail. Quelle méthode de collecte mobilise-t-elle ?

Un entretien avec les participants
L’observation
Une intervention organisationnelle
Une théorie de gestion

L’observation

Explication

L’observation est une méthode de collecte de données mobilisée dans plusieurs disciplines des sciences de gestion. Une théorie sert à interpréter des phénomènes, une intervention transforme une organisation, et l’entretien recueille des données par le questionnement.

31. Une chercheuse filme une activité sans enregistrer le son et constate qu’elle comprend mal les échanges entre les personnes observées. Quel élément de l’observation lui manque notamment ?

La participation de la chercheuse à l’activité
La collecte des sons et des paroles
La modification de l’organisation étudiée
La description visuelle des objets observés

La collecte des sons et des paroles

Explication

L’observation ne se limite pas à voir : elle comprend aussi la collecte des sons et des paroles, qui aide à comprendre l’activité. La description visuelle est déjà possible sans son, tandis que participer à l’activité ou transformer l’organisation correspond à d’autres modalités de recherche.

32. Un chercheur prend part aux tâches quotidiennes d’une équipe afin de comprendre son activité de l’intérieur. Comment caractériser cette observation ?

Une recherche-action visant à transformer l’organisation
Une observation participante offrant un point de vue interne
Une observation participante offrant un point de vue externe
Une observation passive offrant un point de vue externe

Une observation participante offrant un point de vue interne

Explication

L’observation participante implique que le chercheur prenne part à l’activité des personnes observées et lui donne un point de vue interne. L’observation passive n’implique pas cette participation, un point de vue externe ne correspond pas à l’immersion décrite, et la recherche-action vise aussi à transformer la réalité.

33. Une équipe introduit volontairement une nouvelle procédure dans une organisation, puis étudie ses effets sur les activités des salariés. Quelle démarche décrit cette intervention ?

Une recherche-action qui introduit un changement pour en observer les effets
Une observation passive qui laisse les activités inchangées
Une observation descriptive centrée sur les données sensorielles
Une observation participante sans changement organisé

Une recherche-action qui introduit un changement pour en observer les effets

Explication

La recherche-action introduit un changement dans l’organisation afin d’en observer les effets et peut modifier intentionnellement les activités étudiées. L’observation passive ne fait pas participer le chercheur à l’activité, la collecte sensorielle ne caractérise pas une intervention, et la participation seule ne décrit pas l’introduction organisée d’un changement.

34. Quelle définition correspond à l’analyse de contenu selon Bardin ?

Un ensemble de techniques décrivant systématiquement et objectivement les messages afin d’en inférer des connaissances sur leurs conditions de production ou de réception
Une interprétation subjective des messages visant à dégager les intentions de leur auteur
Un comptage des mots des messages destiné à mesurer la richesse du vocabulaire
Une étude des conditions de production des messages sans analyse de leur contenu

Un ensemble de techniques décrivant systématiquement et objectivement les messages afin d’en inférer des connaissances sur leurs conditions de production ou de réception

Explication

Pour Bardin, l’analyse de contenu applique des procédures systématiques et objectives aux messages afin d’obtenir des indicateurs permettant des inférences sur leur production ou leur réception. L’interprétation subjective écarte la systématicité, le comptage des mots ne couvre qu’un aspect lexical, et l’étude sans inférence omet la finalité définitoire.

35. Une chercheuse explore des entretiens pour faire émerger de nouvelles pistes, puis examine si les données étayent des hypothèses formulées au préalable. Quelles fonctions de l’analyse de contenu mobilise-t-elle ?

La fonction d’administration de preuve pour la découverte et la fonction heuristique pour valider les hypothèses
La fonction descriptive pour découvrir et la fonction lexicale pour valider les hypothèses
La fonction heuristique pour valider les hypothèses et la fonction de preuve pour découvrir
La fonction heuristique de découverte et la fonction d’administration de preuve empirique

La fonction heuristique de découverte et la fonction d’administration de preuve empirique

Explication

La fonction heuristique ouvre une démarche exploratoire de découverte, tandis que l’administration de preuve empirique sert à inférer à partir d’hypothèses à valider. Attribuer la validation à la fonction heuristique inverse les rôles, et réduire la démarche à la description ou à l’analyse lexicale ne rend pas compte de ces deux fonctions.

36. Une équipe veut décrire la construction des phrases, caractériser le vocabulaire employé et repérer les thèmes ainsi que leur fréquence. Quelle association entre analyse et objet est correcte ?

Syntaxique : nature du vocabulaire ; lexicale : structure du discours ; thématique : thèmes et fréquence
Syntaxique : thèmes et fréquence ; lexicale : nature du vocabulaire ; thématique : structure du discours
Syntaxique : structure du discours ; lexicale : nature et richesse du vocabulaire ; thématique : thèmes et fréquence
Syntaxique : structure du discours ; lexicale : thèmes et fréquence ; thématique : richesse du vocabulaire

Syntaxique : structure du discours ; lexicale : nature et richesse du vocabulaire ; thématique : thèmes et fréquence

Explication

L’analyse syntaxique porte sur la structure du discours, l’analyse lexicale sur la nature et la richesse du vocabulaire, et l’analyse thématique sur le découpage par thèmes et leur fréquence. Les autres associations permutent ces objets entre les trois types d’analyse.

37. Lors d’une analyse de contenu, une équipe organise d’abord son travail, examine ensuite les données, puis interprète les résultats obtenus. Quel est l’ordre des phases suivi ?

Traitement et interprétation des résultats, pré-analyse, exploitation du matériel
Pré-analyse, exploitation du matériel, traitement et interprétation des résultats
Pré-analyse, traitement et interprétation des résultats, exploitation du matériel
Exploitation du matériel, pré-analyse, traitement et interprétation des résultats

Pré-analyse, exploitation du matériel, traitement et interprétation des résultats

Explication

La démarche comprend d’abord la pré-analyse, ensuite l’exploitation du matériel, et enfin le traitement et l’interprétation des résultats. Placer l’interprétation avant l’exploitation anticipe la phase finale, tandis que commencer par le traitement ou l’exploitation inverse l’ordre des étapes.

38. Une équipe interroge une partie des habitants d’une région pour estimer les opinions de l’ensemble, sans contacter chaque habitant. De quelle démarche s’agit-il ?

Une définition de la population de référence
Un recensement mené auprès de tous les habitants
Un sondage mené sur un échantillon de la population
Une constitution de la base de sondage

Un sondage mené sur un échantillon de la population

Explication

Un sondage recueille des données auprès d’un échantillon afin de connaître les caractéristiques ou opinions d’une population sans interroger tous ses membres. Le recensement vise l’ensemble de la population, la population de référence désigne les personnes à interroger, et la base de sondage est la liste servant à sélectionner les unités.

39. Une équipe souhaite choisir une méthode appartenant à la famille des échantillonnages probabilistes. Laquelle peut-elle retenir ?

La base de sondage constituée d’une liste d’unités
La sélection empirique par jugement des enquêteurs
L’échantillonnage aléatoire stratifié
La population de référence définie par l’étude

L’échantillonnage aléatoire stratifié

Explication

Les méthodes probabilistes comprennent notamment l’échantillonnage aléatoire stratifié, ainsi que les méthodes simple, systématique et par grappes. La sélection par jugement est empirique, tandis que la base de sondage et la population de référence sont des notions de définition du cadre d’étude, pas des méthodes de tirage.

40. Pour sélectionner des répondants, une équipe tire un premier numéro au hasard dans une liste, puis retient les personnes à intervalles réguliers déterminés par le taux de sondage. Quelle méthode applique-t-elle ?

L’échantillonnage stratifié
L’échantillonnage aléatoire simple
L’échantillonnage probabiliste par grappes
L’échantillonnage aléatoire systématique

L’échantillonnage aléatoire systématique

Explication

L’échantillonnage systématique part d’un premier numéro tiré au hasard puis sélectionne les unités à intervalles déterminés par le taux de sondage. Le tirage simple choisit les individus au hasard sans cette sélection périodique, tandis que les grappes et la stratification reposent sur d’autres modalités d’organisation du tirage.

41. Dans une enquête, une question demande : « Combien d’enfants avez-vous à charge ? » Pourquoi cette question est-elle ouverte ?

Le répondant indique son accord avec une affirmation préétablie.
Le répondant sélectionne une réponse parmi des modalités proposées.
Le répondant classe plusieurs réponses selon un ordre imposé.
Le répondant choisit librement sa réponse, qui peut être chiffrée.

Le répondant choisit librement sa réponse, qui peut être chiffrée.

Explication

Une question ouverte laisse le répondant libre de formuler sa réponse, qui peut être un chiffre ou un discours. La sélection de modalités relève d’une question fermée, l’accord d’une échelle de Likert et le classement d’une échelle ordinale.

42. Un questionnaire demande de choisir une seule situation familiale parmi « célibataire », « marié », « divorcé » et « veuf ». De quel type de question fermée s’agit-il ?

Une question multichotomique à réponse unique.
Une question ouverte à réponse catégorielle.
Une question dichotomique à réponse unique.
Une question multichotomique à réponses multiples.

Une question multichotomique à réponse unique.

Explication

Une question proposant plusieurs modalités, dont une seule peut être sélectionnée, est multichotomique à réponse unique. Les réponses multiples autorisent plusieurs choix, une question dichotomique propose deux possibilités et une question ouverte ne fixe pas les modalités de réponse.

43. Une enquête classe des fournisseurs du plus apprécié au moins apprécié, sans mesurer l’écart de préférence entre eux. Quelle échelle correspond à ces données ?

Une échelle d’intervalle.
Une échelle ordinale.
Une échelle de rapport.
Une échelle nominale.

Une échelle ordinale.

Explication

L’échelle ordinale établit un ordre entre les modalités sans mesurer les distances qui les séparent. L’échelle nominale ne comporte pas d’ordre, l’échelle d’intervalle suppose des distances égales et l’échelle de rapport possède un zéro absolu.

44. Pour évaluer l’image d’une marque, un questionnaire propose une échelle de sept points entre « moderne » et « traditionnelle ». Quel instrument est utilisé ?

Une échelle ordinale de classement.
Une échelle nominale de catégories.
L’échelle de Likert.
Le différentiel sémantique d’Osgood.

Le différentiel sémantique d’Osgood.

Explication

Le différentiel sémantique d’Osgood mesure une attitude au moyen de couples d’adjectifs opposés et d’une échelle en sept points. Likert porte sur le degré d’accord avec des affirmations, généralement sur cinq points ; un classement ordinal ordonne des objets et une échelle nominale les répartit en catégories.

45. Dans un tri à plat portant sur 80 questionnaires, 20 répondants choisissent une modalité donnée. Quelle est sa fréquence relative ?

2525
8020=4\frac{80}{20}=4
2080=0,25\frac{20}{80}=0{,}25
2020

$$\frac{20}{80}=0{,}25$$

Explication

La fréquence relative se calcule en divisant le nombre de réponses à la modalité par le nombre total de réponses : 2080=0,25\frac{20}{80}=0{,}25, soit 25 %. Le rapport inversé inverse numérateur et dénominateur, tandis que 20 est l’effectif brut et 25 le pourcentage non écrit sous forme de proportion.

46. Une analyste veut examiner si la situation familiale est liée au choix d’un produit en étudiant simultanément ces deux variables. Quelle méthode de dépouillement convient ?

Un tri croisé.
Un tri à plat.
Une analyse de moyenne.
Un calcul de fréquence relative.

Un tri croisé.

Explication

Le tri croisé étudie simultanément les relations entre deux variables ou davantage. Le tri à plat dénombre les réponses d’une variable ; une moyenne résume une variable numérique et une fréquence relative exprime la part d’une modalité.

47. Une équipe veut d’abord résumer les réponses par des médianes et des écarts-types, puis examiner les facteurs associés à un résultat au moyen d’une régression. Comment caractériser ces deux analyses ?

La première est explicative ou causale et la seconde descriptive.
Les deux sont descriptives, car elles utilisent des données de questionnaire.
Les deux sont des tris croisés, car elles portent sur plusieurs réponses.
La première est descriptive et la seconde explicative ou causale.

La première est descriptive et la seconde explicative ou causale.

Explication

Les médianes et les écarts-types relèvent des statistiques descriptives, tandis que la régression peut servir à une analyse explicative ou causale. Cette distinction ne dépend pas du logiciel utilisé, et la régression ne se réduit pas au dénombrement de réponses.

48. Une équipe choisit un plan de sondage où chaque personne inscrite dans la base a une probabilité connue et non nulle d’être sélectionnée, mais où ces probabilités peuvent différer. Comment classer cette méthode ?

Méthode empirique fondée sur le coût
Méthode non probabiliste sans chance définie
Méthode probabiliste
Méthode probabiliste à chances égales

Méthode probabiliste

Explication

Une méthode probabiliste repose sur un tirage au sort et attribue à chaque unité une probabilité connue et non nulle, qui n’a pas besoin d’être égale. « À chances égales » confond probabilité connue et égalité des chances, tandis que les méthodes empiriques sont souvent choisies pour leur moindre coût et ne reposent pas sur cette garantie probabiliste.

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Selon Piaget (1967), qu’étudie l’épistémologie ?

La constitution des connaissances valables.

Qu’étudie la méthodologie ?

Les méthodes permettant de constituer des connaissances.

Selon Kuhn (1962), comment un paradigme est-il défini ?

Une constellation de croyances, de valeurs et de techniques partagées par une communauté donnée.

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