QCM : Normes et principes comptables français (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise enregistre ses opérations dans l’ordre où elles se produisent, même si certaines touchent des éléments différents de son patrimoine. Quelle obligation applique-t-elle ?

Le classement des mouvements selon leur incidence sur le résultat
L’établissement des comptes annuels à la clôture de l’exercice
L’enregistrement chronologique des mouvements affectant son patrimoine
Le contrôle annuel des actifs et des passifs par inventaire

L’enregistrement chronologique des mouvements affectant son patrimoine

Explication

Les mouvements qui affectent le patrimoine de l’entreprise doivent être enregistrés chronologiquement. Le classement par nature confond ordre et catégorie, l’inventaire concerne le contrôle des éléments patrimoniaux et la clôture porte sur l’établissement des comptes annuels.

2. Lors de son contrôle annuel, une entreprise vérifie l’existence de ses actifs, mais ne cherche pas à en déterminer la valeur. Quelle partie de l’obligation d’inventaire néglige-t-elle ?

L’enregistrement chronologique de chaque mouvement patrimonial
La production du compte de résultat à chaque inventaire
Le classement des opérations selon leur effet économique
La détermination de la valeur des actifs et des passifs

La détermination de la valeur des actifs et des passifs

Explication

L’inventaire doit contrôler au moins une fois par an l’existence et la valeur des actifs et des passifs. L’enregistrement chronologique relève d’une autre obligation, le compte de résultat appartient aux comptes annuels et le classement économique ne remplace pas l’évaluation.

3. À la clôture de l’exercice, quels documents composent les comptes annuels de l’entreprise ?

Le compte de résultat, les factures et l’annexe
Le bilan, le compte de résultat et les pièces justificatives
Le bilan, l’inventaire et les bulletins de salaire
Le bilan, le compte de résultat et l’annexe

Le bilan, le compte de résultat et l’annexe

Explication

À la clôture de l’exercice, les comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et l’annexe. L’inventaire et les pièces justificatives ne remplacent pas l’un de ces documents, tandis que les bulletins de salaire relèvent de l’aspect social.

4. Une entreprise étudie comment l’augmentation de sa production et de ses ventes agit sur son patrimoine, son résultat et la création de richesses. Quel aspect de la comptabilité mobilise-t-elle ?

Le traitement comptable des opérations
L’aspect juridique
L’aspect social
L’aspect économique

L’aspect économique

Explication

L’aspect économique porte sur la production, la distribution et la consommation ainsi que sur leurs effets sur le patrimoine, le résultat et la création de richesses. L’aspect social concerne notamment les salaires, l’aspect juridique les faits comme les achats et les ventes, et le traitement des écritures désigne les opérations de saisie et d’analyse.

5. Une entreprise enregistre dans sa comptabilité la signature d’un contrat de location, en appliquant les règles du Code de commerce. Quel aspect de la comptabilité cela illustre-t-il ?

L’aspect social
L’aspect juridique
L’analyse des faits économiques
L’aspect économique

L’aspect juridique

Explication

L’aspect juridique comprend l’enregistrement de faits juridiques tels que les achats, les ventes et les locations, selon les règles du Code de commerce. La production relève de l’aspect économique, le calcul des salaires de l’aspect social et l’analyse du résultat de l’étude des faits économiques.

6. Quelle définition décrit un système d’information au sein d’une organisation ?

Un ensemble organisé de ressources permettant d’acquérir, de traiter et de stocker des informations
Un ensemble de procédures permettant de classer les informations déjà traitées
Un ensemble de données conservées pour produire des documents comptables
Un ensemble d’outils informatiques servant à enregistrer des opérations financières

Un ensemble organisé de ressources permettant d’acquérir, de traiter et de stocker des informations

Explication

Un système d’information réunit des ressources organisées pour acquérir, traiter et stocker des informations sous différentes formes. Le stockage de données, les outils informatiques seuls et le classement après traitement ne couvrent pas cette définition complète.

7. Quels sont les trois aspects qui caractérisent le système d’information comptable ?

Humain, organisationnel et informationnel
Technologique, financier et informationnel
Technologique, organisationnel et juridique
Technologique, organisationnel et informationnel

Technologique, organisationnel et informationnel

Explication

Le système d’information comptable se caractérise par ses aspects technologique, organisationnel et informationnel. Les aspects financier, humain ou juridique ne remplacent pas ces trois dimensions.

8. Une entreprise transforme ses bons de commande et ses factures en bilan et en tableau de bord. À quoi sert principalement cette transformation ?

À permettre la prise de décision à partir de flux élaborés
À vérifier les pièces justificatives avant leur enregistrement
À conserver les factures sans produire d’informations de synthèse
À convertir les bilans en bons de commande et en factures

À permettre la prise de décision à partir de flux élaborés

Explication

Les composants du système comptable transforment les flux élémentaires en flux élaborés, comme le bilan ou le tableau de bord, afin d’éclairer la prise de décision. Vérifier des justificatifs, inverser le sens des flux ou conserver les pièces ne décrit pas cette finalité.

9. Lors de l’enregistrement d’une vente, quelle information le Plan comptable général exige-t-il en plus de la date, de la nature, du montant, du tiers et du justificatif ?

L’identité de la personne qui a saisi l’écriture
La prévision de trésorerie pour la période suivante
La destination prévue des produits vendus
L’activité de l’entreprise à l’origine de l’opération

L’activité de l’entreprise à l’origine de l’opération

Explication

Les informations à enregistrer comprennent aussi l’activité de l’entreprise à l’origine de l’opération. La destination des produits, une prévision de trésorerie ou l’identité du saisisseur ne figurent pas parmi les éléments indiqués.

10. Une banque doit décider si elle prête à une entreprise et souhaite aussi vérifier l’usage des sommes investies. Quel apport des normes comptables répond à ces besoins ?

Protéger les créanciers sans éclairer les décisions de financement
Éclairer les prêteurs et faciliter le contrôle des fonds investis
Préparer l’imposition sans permettre le contrôle des fonds investis
Décider à la place de la banque si le prêt doit être accordé

Éclairer les prêteurs et faciliter le contrôle des fonds investis

Explication

Les normes protègent notamment les créanciers, facilitent le contrôle des fonds investis et éclairent les décisions des prêteurs et des actionnaires. La protection seule est incomplète, la préparation fiscale ne répond pas aux deux besoins, et la décision de prêt reste celle de la banque.

11. Pour quelle raison les comptes annuels informent-ils notamment les investisseurs tiers sur le débiteur ?

Pour garantir le remboursement des dettes
Pour établir le montant de l’impôt dû
Pour éclairer les risques d’insolvabilité
Pour déterminer uniquement la valeur des actifs

Pour éclairer les risques d’insolvabilité

Explication

Les comptes annuels ont une fonction d’évaluation et une fonction d’information, notamment sur les risques d’insolvabilité du débiteur pour les investisseurs tiers. Ils ne garantissent pas les dettes, ne se limitent pas à évaluer les actifs et ne sont pas réduits au calcul de l’impôt.

12. Quel organisme privé indépendant et sans but lucratif élabore les normes IFRS pour rendre comparables les états financiers des entreprises ?

L’ANC
L’IASB
L’EFRAG
Le CRCE

L’IASB

Explication

L’IASB est l’organisme international qui élabore les normes IFRS afin de favoriser la comparabilité des états financiers. L’ANC élabore les normes françaises, tandis que le CRCE et l’EFRAG interviennent dans le cadre européen.

13. Une norme IFRS vient d’être publiée par l’IASB. Quelle étape est nécessaire pour qu’elle puisse s’appliquer en Europe ?

L’EFRAG l’adopte après consultation de l’ANC
Le CRCE l’adopte après consultation de la Commission européenne
La Commission européenne l’adopte après consultation du CRCE
L’ANC l’adopte après consultation de l’IASB

La Commission européenne l’adopte après consultation du CRCE

Explication

La publication par l’IASB ne rend pas une norme automatiquement applicable en Europe : la Commission européenne doit l’adopter après consultation du CRCE. Confondre publication et adoption omet cette étape, et le CRCE comme l’ANC ne prennent pas la décision finale d’adoption.

14. Quelle autorité française élabore les normes comptables des entreprises françaises, participe à la normalisation internationale et favorise la recherche en comptabilité ?

Le Comité de réglementation comptable européen
L’Autorité des normes comptables
L’International Accounting Standards Board
L’European Financial Reporting Advisory Group

L’Autorité des normes comptables

Explication

L’Autorité des normes comptables (ANC) élabore les normes comptables des entreprises françaises, contribue à la normalisation internationale et favorise la recherche en comptabilité. L’IASB élabore les normes internationales, tandis que le CRCE et l’EFRAG ont des rôles européens.

15. Après avis de l’ANC, quel ensemble de normes une société cotée française doit-elle appliquer respectivement à ses comptes consolidés et à ses comptes individuels ?

Normes françaises pour les comptes consolidés et IFRS pour les comptes individuels
Normes françaises pour les deux types de comptes
IFRS pour les comptes consolidés et normes françaises pour les comptes individuels
IFRS pour les deux types de comptes

IFRS pour les comptes consolidés et normes françaises pour les comptes individuels

Explication

Pour une société cotée, les comptes consolidés relèvent des normes IFRS et les comptes individuels des normes françaises, après avis de l’ANC. Inverser ces normes ou appliquer un seul référentiel aux deux types de comptes méconnaît cette distinction.

16. Une société française non cotée établit des comptes consolidés et des comptes individuels. Quel régime de normes s’applique à ces deux catégories ?

IFRS en consolidé, normes françaises en individuel
Choix entre IFRS et normes françaises en consolidé, normes françaises en individuel
Choix entre IFRS et normes françaises pour les deux catégories
Normes françaises pour les deux catégories

Choix entre IFRS et normes françaises en consolidé, normes françaises en individuel

Explication

Une société non cotée peut choisir entre les IFRS et les normes françaises pour ses comptes consolidés, mais ses comptes individuels doivent suivre les normes françaises. L’obligation d’appliquer les IFRS en consolidé concerne les sociétés cotées, et le choix ne s’étend pas aux comptes individuels.

17. Une société commerciale exerce une influence notable sur une autre entreprise, sans la contrôler exclusivement ni conjointement. Quelle obligation comptable en découle ?

Établir des comptes consolidés
Établir seulement des comptes individuels
Choisir librement de ne pas établir de comptes consolidés
Appliquer les IFRS à ses comptes individuels

Établir des comptes consolidés

Explication

L’influence notable exercée sur une entreprise suffit, comme le contrôle exclusif ou conjoint, à déclencher l’obligation d’établir des comptes consolidés. Exiger un contrôle exclusif écarte à tort l’influence notable, et cette obligation ne se limite pas aux sociétés cotées.

18. Un groupe de pays souhaite adopter une normalisation commune des règlements et procédures comptables. Quel organisme a pour mission d’établir et de publier cette normalisation à l’échelle internationale ?

Le Code de commerce
L’Union européenne
L’ANC
L’IASB

L’IASB

Explication

L’IASB établit et publie une normalisation comptable destinée à l’ensemble des pays. L’ANC élabore les normes françaises, l’Union européenne vise l’harmonisation des techniques et principes, et le Code de commerce encadre notamment les comptes annuels.

19. Une entreprise vérifie quelles règles encadrent l’établissement et le contrôle de ses comptes annuels ainsi que l’information de ses associés. Quelle source juridique doit-elle consulter en priorité ?

Le plan comptable général
Les normes de l’IASB
Les directives et règlements européens
Le Code de commerce

Le Code de commerce

Explication

Le Code de commerce encadre notamment l’établissement et le contrôle des comptes annuels, ainsi que l’information des associés. Le PCG est un référentiel comptable, l’IASB produit une normalisation internationale et les textes européens visent l’harmonisation.

20. Une entité légalement tenue d’établir des comptes annuels n’est ni industrielle ni commerciale ni artisanale. Quel référentiel réglementaire entre néanmoins dans le champ d’application décrit ?

Les normes de l’IASB
Les directives européennes
Le plan comptable général
Le Code de commerce

Le plan comptable général

Explication

Le PCG s’applique également à toute entité légalement tenue d’établir des comptes annuels, même si elle n’est pas une entreprise industrielle, commerciale ou artisanale. Les normes de l’IASB sont internationales, tandis que le Code de commerce et les textes européens ont d’autres fonctions.

21. Des utilisateurs cherchent un document pratique et exhaustif regroupant les textes comptables généraux pour trouver plus facilement le droit comptable applicable. Quel outil répond à ce besoin ?

Les normes de l’IASB
Le Recueil des normes comptables
Le plan comptable général
L’Autorité des normes comptables

Le Recueil des normes comptables

Explication

Le Recueil rassemble les textes comptables généraux dans un document de référence exhaustif et pratique afin de faciliter l’accès au droit comptable. Le PCG est le référentiel réglementaire, l’IASB normalise à l’échelle internationale et l’ANC est une institution de normalisation.

22. Dans le Recueil des normes comptables, quelle forme permet de présenter les dispositions réglementaires obligatoires issues des règlements de l’ANC relatifs au PCG ?

Des recommandations
Des décisions
Des articles
Des commentaires

Des articles

Explication

Les dispositions réglementaires obligatoires issues des règlements de l’ANC relatifs au PCG sont présentées sous forme d’articles. Les commentaires servent à illustrer et expliquer les règles, tandis que les recommandations et décisions ne désignent pas la forme décrite.

23. Une entreprise doit classer une dette envers un fournisseur dans le PCG. Dans quelle classe doit-elle chercher le compte correspondant ?

Classe 4
Classe 1
Classe 5
Classe 6

Classe 4

Explication

La classe 4 regroupe les comptes de tiers, qui comprennent notamment les créances et les dettes. La classe 5 concerne les comptes financiers, la classe 1 les capitaux et la classe 6 les charges.

24. Pourquoi le PCG fournit-il une terminologie et une classification communes aux entreprises ?

Pour contrôler leurs dirigeants selon des procédures communes
Pour déterminer leurs prix de vente selon des règles communes
Pour exprimer leurs opérations selon des repères communs
Pour déclarer leurs impôts selon un calendrier commun

Pour exprimer leurs opérations selon des repères communs

Explication

Une terminologie et une classification communes permettent aux entreprises d’exprimer comptablement leurs opérations avec des repères partagés. La fixation des prix, le contrôle des dirigeants et le calendrier fiscal ne constituent pas cet objectif.

25. À la clôture, une entreprise estime probable une perte liée à un litige, tandis qu’un gain potentiel n’est pas encore réalisé. Que commande le principe de prudence ?

Comptabiliser la perte probable et attendre la réalisation du gain
Attendre la réalisation de la perte et du gain pour les comptabiliser
Comptabiliser le gain potentiel et reporter la perte probable
Comptabiliser la perte probable et le gain potentiel estimé

Comptabiliser la perte probable et attendre la réalisation du gain

Explication

La prudence conduit à comptabiliser une perte probable dès qu’elle est envisagée, mais à attendre la réalisation d’un profit avant de le comptabiliser. Anticiper aussi le gain confond prudence et traitement symétrique ; attendre la certitude de la perte retarde sa prise en compte.

26. Une entreprise modifie chaque année ses méthodes d’évaluation alors que les circonstances ne justifient pas ce changement. Quel principe cette pratique met-elle en cause ?

La permanence des méthodes
L’indépendance des exercices
La non-compensation
La continuité d’exploitation

La permanence des méthodes

Explication

La permanence des méthodes exige de conserver les mêmes règles et procédures d’évaluation au fil des périodes. L’indépendance des exercices porte sur le rattachement des charges et produits, la continuité sur la poursuite de l’activité, et la non-compensation sur la présentation distincte des postes.

27. Au moment d’établir ses comptes, une entreprise prévoit de poursuivre son activité dans un avenir proche et n’a ni l’intention ni l’obligation de se liquider. Quelle hypothèse comptable correspond à cette situation ?

L’indépendance des exercices
La continuité d’exploitation
La durée de douze mois des exercices
La permanence des méthodes

La continuité d’exploitation

Explication

La continuité d’exploitation repose sur l’hypothèse que l’entreprise poursuivra son activité dans un avenir proche, sans intention ni obligation de liquidation. La permanence concerne les méthodes d’évaluation, tandis que la durée et le rattachement relèvent de l’indépendance des exercices.

28. Un exercice comptable ordinaire est clos le 31 décembre. Une facture concerne une prestation reçue en décembre, mais elle n’est établie qu’en janvier. À quel exercice faut-il rattacher la charge ?

À l’exercice qui commence le 1er janvier suivant
À l’exercice où l’entreprise choisit de l’enregistrer
À l’exercice où le paiement de la facture est effectué
À l’exercice qui se termine le 31 décembre

À l’exercice qui se termine le 31 décembre

Explication

L’indépendance des exercices impose de rattacher une charge à l’exercice qu’elle concerne : la prestation reçue en décembre relève donc de l’exercice clos le 31 décembre. La date de facturation ou de paiement ne remplace pas ce rattachement, et la permanence porte sur la stabilité des méthodes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Normes et principes comptables français.

Qu’impose le Code de commerce concernant les mouvements affectant le patrimoine de l’entreprise ?

Leur enregistrement chronologique.

À quelle fréquence l’entreprise doit-elle contrôler son patrimoine par inventaire ?

Au moins une fois par an.

Que vérifie l’inventaire annuel du patrimoine de l’entreprise ?

L’existence et la valeur des actifs et des passifs.

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