Fiche de révision : PIB, inflation et chômage

Plan du Cours

  1. Agents économiques et marchés
  2. Flux, stocks et opérations des agents
  3. Comptes et contraintes budgétaires
  4. Circulation économique et comptes sectoriels
  5. Opérations économiques et équilibre des biens
  6. Équilibres des marchés
  7. Soldes des secteurs et identité des flux
  8. Interprétation des flux et financement
  9. Déficits jumeaux et données comparatives
  10. Revenu personnel et revenu disponible
  11. Les trois optiques du PIB
  12. PIB réel et PIB nominal
  13. Croissance et déflateur du PIB
  14. Inflation et évolutions des prix
  15. Mesure et effets du chômage

1. Agents économiques et marchés

★ À maîtriser

  • Les agents économiques étudiés sont :
    • les entreprises
    • les ménages
    • l’État
    • le reste du monde
  • Les quatre marchés considérés sont :
    • le marché des biens et services
    • le marché du travail
    • le marché de la monnaie
    • le marché des actifs financiers ou titres

📐 Formule - La production dépend du travail et du capital selon la fonction de production Y=F(L,K)Y=F(L,K).

Compléments

  • Dans l’analyse macroéconomique, les unités économiques sont regroupées en catégories homogènes auxquelles sont attribués des comportements globaux.

2. Flux, stocks et opérations des agents

★ À maîtriser

📌 Une variable de flux est mesurée au cours d’une période, tandis qu’une variable de stock est mesurée à un moment donné.

  • La dette publique est une variable de stock correspondant à l’accumulation des déficits publics, qui sont des flux.

Compléments

  • Le PIB, qui mesure la richesse créée au cours d’une année, et l’inflation sont présentés comme des variables de flux.

  • Dans l’exemple de la baignoire attribué à Mankiw (2010), l’eau qui coule du robinet représente un flux et l’eau accumulée dans la baignoire représente un stock.

📐 Formule - La variation du stock de titres émis par les entreprises est ΔBE=B1E−B0E\Delta B^E=B^E_1-B^E_0.

  • À la fin de chaque période économique, les entreprises versent des dividendes aux détenteurs de leurs actions et des intérêts aux détenteurs de leurs obligations.

Astuce mémo

L’eau qui entre dans la baignoire est un flux ; l’eau accumulée est un stock.

3. Comptes et contraintes budgétaires

★ À maîtriser

  • Les ménages offrent leur travail contre un salaire nominal W, détiennent des titres d’entreprises et de l’État, consomment une partie de la production, paient des impôts et épargnent le revenu restant après consommation et impôts.

📐 Formule - L’épargne des ménages est égale aux revenus du travail et des dividendes et intérêts, diminués de la consommation et des impôts : S=(W/P)Ls+RE+RG−C−TS=(W/P)L^s+R^E+R^G-C-T.

📐 Formule - Le déficit public primaire est positif lorsque les dépenses publiques dépassent les taxes, soit G−T>0G-T>0.

📐 Formule - La création monétaire par l’État est égale aux dépenses publiques et aux paiements d’intérêts diminués des taxes et de l’émission de titres publics : ΔMs=(G+RG−T)−ΔBG/P\Delta M^s=(G+R^G-T)-\Delta B^G/P.

Compléments

  • Les entreprises produisent des biens et services de consommation et d’investissement à un prix unitaire P considéré comme unique.

  • Les entreprises demandent du travail aux ménages et leur versent un salaire nominal W, dont le salaire réel est W/P.

  • Les entreprises demandent du capital pour leurs investissements et financent ces derniers en émettant des obligations et des actions.

  • Les ménages placent leur épargne sous forme de demande de monnaie et de demande de titres.

  • L’État achète des biens et services par ses dépenses publiques G, perçoit des taxes auprès des entreprises et des ménages, et verse des intérêts aux ménages détenteurs de ses obligations.

  • Les sources de création monétaire peuvent être un déficit public ou une réduction des emprunts publics, notamment lorsque l’État achète ses propres titres au secteur privé avec de la monnaie.

📐 Formule - La contrainte budgétaire des entreprises égalise investissement, coût du travail, taxes et dividendes avec la production et l’émission de titres : I+(W/P)Ld+TE+RE=Y+ΔBE/PI+(W/P)L^d+T_E+R^E=Y+\Delta B^E/P.

📐 Formule - La contrainte budgétaire des ménages égalise leurs demandes de monnaie et de titres, leur consommation et leurs impôts avec leurs revenus du travail, dividendes et intérêts : ΔMd/P+ΔBd/P+C+T=(W/P)Ls+RE+RG\Delta M^d/P+\Delta B^d/P+C+T=(W/P)L^s+R^E+R^G.

📐 Formule - La contrainte budgétaire de l’État égalise dépenses publiques et intérêts avec taxes, émission de titres et création monétaire : G+RG=T+ΔBG/P+ΔMs/PG+R^G=T+\Delta B^G/P+\Delta M^s/P.

4. Circulation économique et comptes sectoriels

★ À maîtriser

  • Le Tableau économique d’ensemble (TEE) synthétise l’ensemble des opérations effectuées par chaque secteur institutionnel.

📌 La lecture en colonnes du TEE porte sur les secteurs institutionnels et reconstitue les comptes et contraintes de revenu de chaque agent, tandis que la lecture en lignes porte sur les opérations économiques entre secteurs.

Compléments

  • L’État accroît la quantité de monnaie dans l’économie lorsqu’il achète au secteur privé des obligations publiques en déboursant de la monnaie, ce qui réduit ses emprunts.

📌 Dans le TEE, les emplois figurent dans la partie gauche et les ressources dans la partie droite.

  • Le Tableau économique d’ensemble (TEE) et le Tableau entrées-sorties (TES), élaboré par Leontief, sont les deux tableaux de synthèse de la comptabilité nationale.

5. Opérations économiques et équilibre des biens

Notions clés & Définitions

  • Opérations sur produits : Indiquent l’origine des biens et services disponibles pour l’économie domestique, qui constituent les ressources, et leur utilisation par les agents économiques, qui constitue les emplois.

★ À maîtriser

  • La comptabilité nationale distingue quatre catégories d’opérations économiques :
    • les opérations sur produits ou biens et services
    • les opérations de répartition
    • les opérations financières
    • les opérations de patrimoine, également appelées autres opérations d’accumulation

📐 Formule - L’équilibre comptable ressources-emplois s’écrit Y=C+I+GY = C + I + G, où Y est la production nationale, C la consommation finale, I l’investissement et G les dépenses publiques en consommation et investissement.

Compléments

  • Les ressources en biens et services de la Nation sont constituées par la production nationale, notée Y.

📌 L’équilibre comptable ressources-emplois doit être respecté, tandis que l’équilibre macroéconomique entre offre et demande peut ne pas l’être.

6. Équilibres des marchés

Notions clés & Définitions

  • Contrainte budgétaire macroéconomique : Exprime l’égalité globale entre les revenus et les dépenses des unités économiques.

★ À maîtriser

  • La lecture en lignes du TEE met en évidence les conditions d’équilibre de quatre marchés :

    • le marché des biens et services
    • le marché du travail
    • le marché de la monnaie
    • le marché des titres
  • La loi de Walras s’applique à un nombre quelconque de marchés et de groupes économiques : si l’équilibre entre l’offre et la demande est atteint sur n−1 marchés, le nième marché est également en équilibre.

Compléments

📐 Formule - Sur le marché du travail, l’équilibre exige l’égalité entre la demande et l’offre de travail, soit LdPW=LsPWL^d\frac{P}{W}=L^s\frac{P}{W}.

📌 Sur le marché du travail, une demande supérieure à l’offre est une demande excédentaire, tandis qu’une offre supérieure à la demande est une offre excédentaire associée au chômage.

📐 Formule - Sur le marché de la monnaie, l’équilibre exige l’égalité entre la demande et l’offre de monnaie, soit ΔMd/P=ΔMs/P\Delta M^d/P=\Delta M^s/P.

📐 Formule - Sur le marché des titres, l’équilibre exige que la demande des ménages soit égale à l’offre des entreprises et de l’État, soit ΔBd/P=ΔBEs/P+ΔBGs/P\Delta B^d/P=\Delta B^s_E/P+\Delta B^s_G/P.

  • Dans l’économie considérée, si trois des quatre marchés sont en équilibre, le quatrième marché est également en équilibre.

7. Soldes des secteurs et identité des flux

★ À maîtriser

  • Le solde privé est positif si S > I, auquel cas le secteur privé est épargnant net, et négatif si S < I, auquel cas il est emprunteur net.

  • Le solde public est positif si T > G, ce qui correspond à un excédent, et négatif si T < G, ce qui correspond à un déficit primaire.

  • Le solde commercial est excédentaire si X > Z et déficitaire si X < Z.

📐 Formule - L’identité des flux circulaires macroéconomiques est (S−I)+(T−G)=X−Z(S-I)+(T-G)=X-Z.

Compléments

  • La production totale correspond à la demande finale totale, composée de la demande interne et de la demande externe.

8. Interprétation des flux et financement

★ À maîtriser

  • Les ventes finales intérieures sont égales à C+I+G+X−ZC+I+G+X-Z.

  • Le solde S-I représente l’épargne nette du secteur privé, tandis que T-G représente l’épargne nette du secteur public.

Compléments

  • La partie inférieure gauche du circuit représente les ventes finales de biens et services produits dans le pays.

  • Les revenus des résidents sont imposés par l’État et complétés par des transferts ; le revenu restant constitue le revenu privé, qui peut être épargné ou dépensé en consommation.

  • Le solde X-Z représente à la fois les exportations nettes de biens et services et l’importation nette d’actifs financiers, c’est-à-dire les créances sur le reste du monde.

9. Déficits jumeaux et données comparatives

★ À maîtriser

📐 Formule - La relation des déficits jumeaux s’écrit X−Z=(S−I)+(T−G)X-Z=(S-I)+(T-G).

  • Une hausse de G ou une baisse de T entraîne un déficit budgétaire, des ventes d’obligations publiques, une hausse des taux d’intérêt, des entrées de capitaux, une appréciation du taux de change, une baisse des exportations et une hausse des importations, puis un déficit du compte courant.

  • Les entreprises distribuent leur valeur ajoutée nette en : salaires, traitements et autres allocations aux employés, intérêts aux détenteurs d’obligations et aux banques, impôt sur le revenu des sociétés, profit restant pour les propriétaires ou actionnaires

Compléments

📌 Dans la comparaison de 2002, l’Allemagne et les États-Unis avaient un déficit budgétaire presque identique, mais l’Allemagne le finançait aisément par l’épargne privée intérieure, tandis que les États-Unis empruntaient auprès du reste du monde.

  • Dans la majorité des pays présentés, l’épargne privée dépassait l’investissement privé et contribuait ainsi au financement du déficit budgétaire public.

  • Environ la moitié des pays présentés importaient plus qu’ils n’exportaient, et la fuite nette des dépenses vers l’étranger neutralisait l’injection nette des secteurs privé et public.

📌 L’hypothèse des déficits jumeaux attribue le déficit courant soit au déficit budgétaire, soit à l’insuffisance de l’épargne privée, selon l’interprétation retenue.

  • Selon les données OCDE de 2010, exprimées en pourcentage du PIB, les valeurs (S-I ; T-G ; X-Z) étaient : Allemagne (8,91 ; -2,5 ; 5,6), Belgique (3,9 ; -2,6 ; 1,3), Danemark (4,7 ; 0,8 ; 5,5), Espagne (0,7 ; -5,2 ; -4,5), États-Unis (5,6 ; -8,8 ; -3,2), France (2,6 ; -4,8 ; -2,2), Japon (10,3 ; -6,7 ; 3,6), Italie (-1,3 ; -2,2 ; -3,5), Pays-Bas (11,5 ; -3,8 ; 7,7), Royaume-Uni (5,8 ; -8,3 ; -2,5), Suède (4,7 ; 1,6 ; 6,3) et zone euro (4,1 ; -3,9 ; 0,2).

  • Selon les données de 2010, l’Espagne, la France, les États-Unis, l’Italie et le Royaume-Uni cumulaient un déficit budgétaire et un déficit de la balance courante. - OCDE

  • Selon les données de 2010, l’Italie avait une épargne privée inférieure à l’investissement privé et un déficit public, de sorte que le pays devait emprunter à l’étranger. - OCDE

  • Selon les données de 2010, le compte courant de la zone euro était presque équilibré et le déficit budgétaire correspondait approximativement à l’épargne privée nette. - OCDE

  • Selon les données de 2010, le Japon enregistrait un important déficit budgétaire associé à une forte épargne privée nette. - OCDE

📌 Les bénéfices des entreprises sont soit distribués sous forme de dividendes, soit conservés comme bénéfices non distribués, également appelés épargne corporative nette.

10. Revenu personnel et revenu disponible

Notions clés & Définitions

  • Revenu personnel : Total des gains et revenus distribués aux ménages, augmenté des transferts de l’État, tels que les allocations familiales, les allocations pour soins médicaux, les allocations d’invalidité et les prestations de chômage.
  • Revenu personnel disponible : Revenu restant aux ménages après paiement de leurs impôts sur le revenu et des autres charges de l’État, comme les amendes de stationnement, et pouvant être consommé ou épargné.

Points essentiels

📐 Formule - Le revenu personnel disponible se répartit entre consommation et épargne : RPD=C+SRPD = C + S.

Astuce mémo

Transferts ajoutés → impôts et charges déduits → revenu disponible

11. Les trois optiques du PIB

Notions clés & Définitions

  • Produit intérieur brut : Mesure l’activité productive d’un pays par la valeur de tous les biens et services produits pendant une période donnée, généralement un an, à l’intérieur de ses frontières.
  • Valeur ajoutée : Différence entre la valeur de sa production vendue et le coût des consommations intermédiaires utilisées pendant la production.

★ À maîtriser

  • Le PIB peut être calculé comme :
    • la somme des valeurs ajoutées produites
    • la somme des revenus perçus
    • la somme des dépenses réalisées

📌 Les consommations intermédiaires ne sont pas incluses dans le PIB afin d’éviter le double comptage ; le PIB ne correspond donc pas à la somme totale des ventes.

  • Selon l’optique du revenu, le PIB est égal à la rémunération des salariés, augmentée de l’excédent brut d’exploitation, du revenu mixte et des impôts sur la production, puis diminuée des subventions sur les produits.

  • Selon l’optique de la demande, le PIB correspond à la valeur des ventes finales de biens et services destinés au consommateur ou à l’entreprise qui les utilisera.

Compléments

  • Le PIB est un flux, car il mesure une production réalisée pendant une période donnée.

📐 Formule - La valeur ajoutée est égale à la production diminuée des consommations intermédiaires : VA=Production−CIVA = Production - CI.

  • Dans l’exemple du gâteau, l’agriculteur vend le blé 3 €, le meunier vend la farine 7 € après avoir acheté le blé 3 €, et le pâtissier vend le gâteau 12 € après avoir acheté la farine 7 € ; leurs valeurs ajoutées sont respectivement de 3 €, 4 € et 5 €.

📐 Formule - Le PIB selon l’optique de la demande est égal à la consommation finale plus la formation brute de capital et les exportations, moins les importations : PIB=Consommation finale+FBCF+Variation des stocks+Acquisitions nettes d’objets de valeur+Exportations−ImportationsPIB = Consommation\ finale + FBCF + Variation\ des\ stocks + Acquisitions\ nettes\ d’objets\ de\ valeur + Exportations - Importations.

📐 Formule - En ajoutant les importations aux deux membres, le PIB augmenté des importations est égal à la consommation finale, à la formation brute de capital fixe, à la variation des stocks et aux exportations : PIB+Importations=Consommation finale+FBCF+ΔStocks+ExportationsPIB + Importations = Consommation\ finale + FBCF + \Delta Stocks + Exportations.

  • En France, la consommation des ménages représente plus de la moitié de la demande agrégée, tandis que les dépenses publiques et l’investissement privé en représentent chacun environ un quart.

📌 La consommation et les dépenses de l’État varient peu, tandis que l’investissement connaît des fluctuations plus amples et contribue autant que la consommation aux fluctuations de la demande malgré sa part plus faible.

  • Epaulard A. et A. Pommeret, dans Introduction à la macroéconomie, La Découverte (2017), sont cités comme source du calcul du PIB selon les trois optiques.

Astuce mémo

Production : valeurs ajoutées ; revenu : facteurs rémunérés ; demande : dépenses finales

12. PIB réel et PIB nominal

Notions clés & Définitions

  • Variable nominale : Exprimée en monnaie courante, c’est-à-dire dans la monnaie de l’année en cours, comme l’euro, le dollar ou le yen.
  • Variable réelle : Variable nominale dont on a retiré l’influence des prix.
  • PIB nominal : Mesure le PIB aux prix de l’année en cours, lorsque les biens et services sont produits ; il est aussi appelé PIB en valeur ou PIB en euros courants.
  • PIB réel : Aussi appelé PIB en volume ou PIB en euros constants, est mesuré aux prix d’une année de référence, ou année de base.
  • Variable nominale : Exprimée en monnaie courante, aux prix de l’année en cours.

Points essentiels

  • Le PIB nominal tient compte de l’évolution des prix des biens finaux, c’est-à-dire de l’inflation.

  • Toute augmentation du PIB réel correspond uniquement à une augmentation des quantités produites, donc à une progression en volume.

Astuce mémo

Prix courants pour le PIB nominal, prix de base pour le PIB réel

13. Croissance et déflateur du PIB

Notions clés & Définitions

  • Déflateur du PIB : Instrument de mesure du niveau des prix, défini comme le ratio entre le PIB nominal et le PIB réel.

★ À maîtriser

📐 Formule - Le taux de croissance du PIB entre les dates t−1 et t vaut (Yt−Yt−1Yt−1)×100\left(\frac{Y_t-Y_{t-1}}{Y_{t-1}}\right)\times 100.

📌 Une période où le taux de croissance du PIB est positif est une période d’expansion, tandis qu’une période où il est négatif est une période de récession.

Compléments

📐 Formule - Le PIB nominal est égal au PIB réel multiplié par le déflateur du PIB : PIBnominal=PIBreˊel×PPIB_{nominal}=PIB_{réel}\times P.

📐 Formule - Le taux de variation du déflateur du PIB est approximativement égal au taux de croissance du PIB nominal moins le taux de croissance du PIB réel : gP≈gPIB nominal−gPIB reˊelg_P\approx g_{PIB\ nominal}-g_{PIB\ réel}.

📌 Le taux de croissance du PIB entre deux dates ne doit pas être confondu avec le taux de croissance annuel moyen ni avec le taux de croissance annualisé du PIB trimestriel.

14. Inflation et évolutions des prix

Notions clés & Définitions

  • Inflation : Hausse générale et continue du niveau général des prix.
  • Désinflation : Ralentissement de l’inflation.
  • Déflation : Baisse générale et continue du niveau général des prix, qui correspond à un taux d’inflation négatif et menace la croissance économique.
  • Hyperinflation : Situation où le taux d’inflation mensuel dépasse 50 %.

★ À maîtriser

📐 Formule - Le taux d’inflation est le taux de croissance du niveau général des prix : πt=Pt−Pt−1Pt−1×100\pi_t=\frac{P_t-P_{t-1}}{P_{t-1}}\times 100.

Compléments

  • Les pays européens ont réduit leur taux d’inflation dans les années 1980 et surtout 1990 afin de respecter les critères du Traité de Maastricht et d’adopter l’euro dès 1999.

  • Les taux d’inflation des principaux pays de la zone euro ont convergé vers 2 %, qui est ensuite devenu l’objectif de la Banque centrale européenne.

  • L’Allemagne de la République de Weimar a connu un taux d’inflation passé de 244 % en 1920 à 1 870 000 000 % en 1923.

  • L’inflation affecte la répartition des revenus lorsque certains revenus, comme ceux de retraités dans certains pays, ne sont pas indexés sur l’inflation et perdent alors du pouvoir d’achat par rapport à d’autres catégories.

  • Si les tranches d’imposition ne sont pas indexées sur l’inflation, les ménages peuvent payer davantage d’impôts à mesure que leur revenu nominal augmente, alors que leur revenu réel diminue.

  • La charge réelle des intérêts d’une dette tend à diminuer lorsque l’inflation augmente, car elle correspond aux intérêts nominaux diminués de l’inflation.

📌 L’inflation tend à favoriser les emprunteurs et à pénaliser les créanciers, tandis que la déflation produit l’effet inverse.

Astuce mémo

Désinflation : hausse des prix ralentie ; déflation : baisse des prix

15. Mesure et effets du chômage

Notions clés & Définitions

  • Taux de chômage : Ratio entre le nombre de chômeurs et la population active totale.

★ À maîtriser

📐 Formule - Si U est le nombre de chômeurs et L la population active totale, le taux de chômage est u=ULu=\frac{U}{L}.

Compléments

  • La population active totale L est la somme du nombre de chômeurs U et du nombre de personnes ayant un emploi N.

📐 Formule - Avec L=U+N, le taux de chômage peut aussi s’écrire u=UU+Nu=\frac{U}{U+N}.

  • Le chômage a fortement augmenté au début des années 1980 et 1990 ainsi qu’avec la crise de 2008, tandis que la fin des années 1990 et le début des années 2000 ont coïncidé avec des taux de chômage plus faibles.

  • Un chômage élevé représente un gaspillage de ressources humaines et signifie qu’une quantité importante de biens et services n’est pas produite, ce qui réduit la richesse que l’économie aurait pu créer.

  • Le chômage peut entraîner des souffrances morales et émotionnelles, des privations liées à de faibles revenus et des séquelles physiques et psychologiques.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur PIB, inflation et chômage avec 45 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Dans une représentation macroéconomique simplifiée, quelles catégories regroupent les agents économiques étudiés ?

2. Une entreprise cherche où embaucher des salariés et où vendre des obligations : quels marchés correspondent à ces deux opérations ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de PIB, inflation et chômage avec 90 flashcards interactives.

Quels agents économiques sont étudiés ?

Les entreprises, les ménages, l’État et le reste du monde.

Quels sont les quatre marchés considérés ?

Les marchés des biens et services, du travail, de la monnaie et des actifs financiers ou titres.

Quelle fonction décrit la production selon le travail et le capital ?

Y=F(L,K)Y=F(L,K)

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