QCM : PIB, inflation et chômage (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une représentation macroéconomique simplifiée, quelles catégories regroupent les agents économiques étudiés ?

Les entreprises, les ménages, l’État et le reste du monde
Les ménages, l’État, les marchés et les institutions financières
Les entreprises, les ménages, les banques et les marchés
Les entreprises, les administrations, les banques et les investisseurs

Les entreprises, les ménages, l’État et le reste du monde

Explication

Les agents économiques étudiés sont les entreprises, les ménages, l’État et le reste du monde. Les marchés ne sont pas des agents, et les banques ou investisseurs ne remplacent pas les catégories indiquées.

2. Une entreprise cherche où embaucher des salariés et où vendre des obligations : quels marchés correspondent à ces deux opérations ?

Le marché de la monnaie et le marché du travail
Le marché du travail et le marché des actifs financiers
Le marché des biens et services et le marché de la monnaie
Le marché des actifs financiers et le marché des biens et services

Le marché du travail et le marché des actifs financiers

Explication

L’embauche relève du marché du travail, tandis que la vente d’obligations relève du marché des actifs financiers ou titres. Le marché des biens concerne les biens et services, et celui de la monnaie porte sur la monnaie.

3. Une entreprise augmente ses heures de travail LL et son capital KK pour produire. Quelle relation décrit la production dans ce cadre ?

L=F(Y,K)L=F(Y,K)
Y=L+KY=L+K
Y=F(L,P)Y=F(L,P)
Y=F(L,K)Y=F(L,K)

$$Y=F(L,K)$$

Explication

La production YY dépend du travail LL et du capital KK selon la fonction Y=F(L,K)Y=F(L,K). Écrire LL comme fonction de YY inverse la relation, tandis que les autres expressions changent la forme ou les facteurs indiqués.

4. Un comptable relève la valeur des machines d’une entreprise au 31 décembre et le montant produit pendant l’année. Laquelle de ces mesures est une variable de stock ?

Les salaires versés pendant l’année
La valeur des machines au 31 décembre
Le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année
Le montant produit pendant l’année

La valeur des machines au 31 décembre

Explication

Une variable de stock est mesurée à un moment donné : la valeur des machines au 31 décembre en est une. La production, le chiffre d’affaires et les salaires mesurés pendant l’année sont des flux.

5. Un gouvernement enregistre des déficits publics successifs. Quelle description distingue correctement le déficit de la dette publique ?

Les déficits sont des flux qui s’accumulent en une dette, qui est un stock
Le déficit annuel et la dette sont tous deux des stocks
Les déficits sont des stocks qui s’accumulent en une dette, qui est un flux
Le déficit annuel et la dette sont tous deux des flux

Les déficits sont des flux qui s’accumulent en une dette, qui est un stock

Explication

Les déficits publics sont des flux, et leur accumulation correspond à la dette publique, qui est une variable de stock. Dire que la dette est un flux inverse la distinction entre période et moment donné; assimiler le déficit annuel à un stock confond également ces mesures.

6. Un ménage reçoit un salaire et des revenus de titres, consomme une partie de son revenu et paie des impôts. Que fait-il du revenu qui reste après ces dépenses ?

Il le verse aux entreprises en impôts.
Il le consomme.
Il l’utilise pour produire des biens.
Il l’épargne.

Il l’épargne.

Explication

L’épargne des ménages correspond au revenu restant après consommation et impôts. La consommation désigne la part dépensée, les impôts sont versés à l’État et la production relève des entreprises.

7. Un ménage reçoit un revenu du travail réel de 30, des dividendes et intérêts de 8, consomme 25 et paie 5 d’impôts. Quelle est son épargne selon la contrainte budgétaire ?

38
8
13
58

8

Explication

L’épargne se calcule en ajoutant les revenus du travail et des titres, puis en retranchant consommation et impôts : 30+8−25−5=830+8-25-5=8. Le résultat 13 omet les impôts, tandis que 38 ajoute la consommation.

8. Dans un budget public, les dépenses publiques sont de 120 et les taxes de 100. Quel est le signe du déficit public primaire ?

Négatif, car les dépenses dépassent les taxes.
Positif, car les dépenses dépassent les taxes.
Positif seulement si les intérêts dépassent les taxes.
Nul, car dépenses et taxes sont proches.

Positif, car les dépenses dépassent les taxes.

Explication

Le déficit primaire est positif lorsque G−T>0G-T>0; ici, 120−100=20120-100=20. Un déficit primaire compare dépenses et taxes sans ajouter les paiements d’intérêts.

9. L’État dépense 90, verse 10 d’intérêts, perçoit 70 de taxes et émet des titres publics pour 20 en termes réels. Quelle est la création monétaire prévue par la contrainte ?

10
70
50
30

10

Explication

La création monétaire est ΔMs=(G+RG−T)−ΔBG/P\Delta M^s=(G+R^G-T)-\Delta B^G/P; ainsi, (90+10−70)−20=10(90+10-70)-20=10. Le résultat 30 oublie l’effet réducteur de l’émission de titres, et 50 inverse le signe des taxes.

10. À quoi sert principalement le Tableau économique d’ensemble dans la comptabilité nationale ?

À synthétiser les opérations de chaque secteur institutionnel.
À décrire les seuls échanges de biens entre entreprises.
À récapituler les seuls budgets des administrations publiques.
À présenter les seules techniques de production des entreprises.

À synthétiser les opérations de chaque secteur institutionnel.

Explication

Le TEE synthétise l’ensemble des opérations effectuées par chaque secteur institutionnel. Un tableau limité aux biens, aux budgets publics ou aux techniques de production ne couvre pas cette fonction générale.

11. Une analyste veut reconstituer les contraintes de revenu propres à chaque agent, puis examiner les opérations économiques qui relient les secteurs. Quelles lectures du TEE doit-elle utiliser, dans cet ordre ?

La lecture en colonnes, puis la lecture en lignes.
La lecture en lignes, puis la lecture en colonnes.
La lecture en colonnes pour les deux objectifs.
La lecture en lignes pour les deux objectifs.

La lecture en colonnes, puis la lecture en lignes.

Explication

La lecture en colonnes porte sur les secteurs institutionnels et reconstitue leurs comptes et contraintes de revenu; la lecture en lignes porte sur les opérations entre secteurs. Inverser lignes et colonnes confond ces deux perspectives.

12. Quelle classification la comptabilité nationale utilise-t-elle pour regrouper les opérations économiques ?

Opérations sur produits, de répartition, financières et de patrimoine
Opérations sur produits, d’investissement, financières et de répartition
Opérations de production, financières, de patrimoine et de redistribution
Opérations sur produits, de répartition, de consommation et d’épargne

Opérations sur produits, de répartition, financières et de patrimoine

Explication

La comptabilité nationale distingue les opérations sur produits, de répartition, financières et de patrimoine, ces dernières étant aussi appelées autres opérations d’accumulation. Les choix évoquant la consommation, l’épargne ou l’investissement confondent des emplois ou des agrégats avec des catégories d’opérations.

13. Dans l’analyse des opérations sur produits, que désignent respectivement les ressources et les emplois ?

Les revenus reçus par les agents, puis leur répartition entre secteurs
La demande des agents, puis les stocks détenus par les entreprises
L’origine des biens et services disponibles, puis leur utilisation par les agents
L’utilisation des biens par les agents, puis leur origine dans l’économie

L’origine des biens et services disponibles, puis leur utilisation par les agents

Explication

Les ressources indiquent l’origine des biens et services disponibles dans l’économie domestique, tandis que les emplois décrivent leur utilisation par les agents. Inverser origine et utilisation brouille ces deux notions; les revenus et les stocks relèvent d’autres descriptions économiques.

14. Une économie comptabilise une production nationale de 900, une consommation finale de 540 et des dépenses publiques de 180. Quel investissement permet de respecter l’équilibre comptable ressources-emplois ?

1 620
720
360
180

180

Explication

L’équilibre comptable s’écrit Y=C+I+GY = C + I + G, donc I=900−540−180=180I = 900 - 540 - 180 = 180. Le résultat 360 oublie de retrancher les dépenses publiques, tandis que 720 et 1 620 proviennent de combinaisons ou d’une addition inadaptées.

15. En étudiant les opérations économiques en lignes dans le TEE, quelles conditions d’équilibre met-on notamment en évidence ?

Celles des marchés des biens et services, du travail, de la monnaie et des titres
Celles des revenus, des dépenses publiques et des patrimoines sectoriels
Celles des marchés des biens, du travail, des changes et de l’épargne
Celles des comptes de chaque agent et des soldes de ses opérations

Celles des marchés des biens et services, du travail, de la monnaie et des titres

Explication

La lecture en lignes du TEE fait apparaître les conditions d’équilibre des marchés des biens et services, du travail, de la monnaie et des titres. L’analyse des comptes de chaque agent correspond plutôt à la lecture en colonnes; les autres choix substituent des objets qui ne sont pas la liste visée.

16. Pour examiner l’économie dans son ensemble, une analyste agrège les budgets des unités économiques. Quel principe la contrainte budgétaire macroéconomique exprime-t-elle ?

L’égalité globale entre les revenus et les dépenses des unités économiques
L’égalité entre la production nationale et les revenus des ménages
L’égalité entre l’offre et la demande sur le marché des biens
L’égalité entre les recettes fiscales et les dépenses de l’État

L’égalité globale entre les revenus et les dépenses des unités économiques

Explication

La contrainte budgétaire macroéconomique étend à l’ensemble de l’économie l’égalité entre les revenus et les dépenses des unités économiques. L’équilibre offre-demande concerne un marché; le budget de l’État et la production nationale ne représentent pas à eux seuls cette égalité globale.

17. Dans une économie comportant plusieurs marchés et groupes économiques, l’offre égale la demande sur tous les marchés sauf un. Que prévoit la loi de Walras pour le marché restant ?

Il reste indéterminé tant que les groupes ne sont pas identiques
Il présente nécessairement une demande excédentaire
Il est en équilibre seulement si les marchés sont au nombre de deux
Il est également en équilibre

Il est également en équilibre

Explication

La loi de Walras s’applique à un nombre quelconque de marchés et de groupes économiques : si l’offre et la demande s’équilibrent sur n−1n-1 marchés, le marché restant est également en équilibre. La limiter à deux marchés ou conclure à un déséquilibre méconnaît cette propriété.

18. Une économie présente une épargne privée de 320 milliards et un investissement privé de 350 milliards. Quel est le statut du secteur privé ?

Épargnant net, car S est inférieur à I
Emprunteur net, car S est inférieur à I
Épargnant net, car X est supérieur à Z
Emprunteur net, car T est inférieur à G

Emprunteur net, car S est inférieur à I

Explication

Quand S<IS<I, le solde privé S−IS-I est négatif et le secteur privé est emprunteur net. « Épargnant net » inverse le signe, tandis que les réponses fondées sur T−GT-G ou X−ZX-Z confondent les soldes sectoriels.

19. Les recettes fiscales d’un gouvernement sont de 480 milliards et ses dépenses publiques de 455 milliards. Comment qualifier son solde public ?

Un déficit primaire, puisque T est supérieur à G
Une épargne privée nette, puisque T est supérieur à G
Un excédent commercial, puisque T est supérieur à G
Un excédent public, puisque T est supérieur à G

Un excédent public, puisque T est supérieur à G

Explication

Le solde public est positif lorsque les recettes fiscales TT dépassent les dépenses GG : il s’agit d’un excédent. « Déficit primaire » inverse le critère, tandis que l’excédent commercial et l’épargne privée relèvent d’autres soldes.

20. Une économie exporte pour 210 milliards et importe pour 235 milliards. Quelle est la situation de son solde commercial ?

Un déficit commercial, car X est inférieur à Z
Un excédent commercial, car X est inférieur à Z
Un déficit primaire, car X est inférieur à Z
Un excédent commercial, car Z est inférieur à X

Un déficit commercial, car X est inférieur à Z

Explication

Le solde commercial X−ZX-Z est déficitaire lorsque les exportations XX sont inférieures aux importations ZZ. « Excédent commercial » inverse la comparaison, tandis que le déficit primaire concerne le solde public.

21. Dans une économie, S−I=18S-I=18 et T−G=−7T-G=-7. Selon l’identité des flux circulaires, quelle valeur doit prendre X−ZX-Z ?

1111
−25-25
2525
−11-11

$$11$$

Explication

L’identité est (S−I)+(T−G)=X−Z (S-I)+(T-G)=X-Z . Ainsi, 18+(−7)=1118+(-7)=11. La valeur 2525 vient de l’addition des valeurs absolues, et les valeurs négatives résultent d’une inversion de signe.

22. Dans une économie, la consommation vaut 500 milliards, l’investissement 120 milliards, les achats publics 180 milliards, les exportations 90 milliards et les importations 110 milliards. À combien s’élèvent les ventes finales intérieures ?

690 milliards
1 000 milliards
660 milliards
780 milliards

780 milliards

Explication

Les ventes finales intérieures sont C+I+G+X−ZC+I+G+X-Z : 500+120+180+90−110=780500+120+180+90-110=780 milliards. Ajouter les importations donne 1 000, omettre X−ZX-Z donne 800 et omettre l’investissement donne 660 ; parmi les choix, seul 780 applique la formule complète.

23. Dans un bilan macroéconomique, quelle interprétation associe correctement les deux soldes S−IS-I et T−GT-G ?

S−IS-I mesure l’épargne nette privée et T−GT-G le solde commercial
S−IS-I mesure le solde commercial et T−GT-G l’épargne nette publique
S−IS-I mesure l’épargne nette publique et T−GT-G l’épargne nette privée
S−IS-I mesure l’épargne nette privée et T−GT-G l’épargne nette publique

$$S-I$$ mesure l’épargne nette privée et $$T-G$$ l’épargne nette publique

Explication

Le solde S−IS-I représente l’épargne nette du secteur privé, tandis que T−GT-G représente celle du secteur public. Les autres associations échangent ces deux secteurs ou confondent le solde public avec le solde commercial.

24. Dans une économie, l’épargne nationale SS dépasse l’investissement II de 3 points de PIB, tandis que les recettes fiscales TT dépassent les dépenses publiques GG de 1 point de PIB. Selon la relation des déficits jumeaux, quelle est la valeur de X−ZX-Z ?

−4 points de PIB
−2 points de PIB
4 points de PIB
2 points de PIB

4 points de PIB

Explication

La relation donne X−Z=(S−I)+(T−G)X-Z=(S-I)+(T-G), donc 3+1=43+1=4 points de PIB. Les valeurs négatives inversent le signe d’un ou des deux soldes, tandis que 2 points correspond à une soustraction erronée des écarts.

25. Un gouvernement augmente ses dépenses sans hausse équivalente des impôts. Quelle chaîne d’effets peut conduire du déficit budgétaire à un déficit du compte courant ?

Vente d’obligations, hausse des taux, entrées de capitaux, appréciation, hausse des exportations et baisse des importations
Achat d’obligations, hausse des taux, entrées de capitaux, dépréciation, hausse des exportations et baisse des importations
Vente d’obligations, hausse des taux, entrées de capitaux, appréciation, baisse des exportations et hausse des importations
Vente d’obligations, baisse des taux, sorties de capitaux, dépréciation, hausse des exportations et baisse des importations

Vente d’obligations, hausse des taux, entrées de capitaux, appréciation, baisse des exportations et hausse des importations

Explication

Le déficit budgétaire entraîne la vente d’obligations, puis la hausse des taux attire des capitaux et apprécie la monnaie; les exportations diminuent et les importations augmentent, ce qui peut creuser le déficit courant. Les autres chaînes inversent le lien taux-capitaux, le sens de variation du change ou les effets commerciaux de l’appréciation.

26. Après le paiement des impôts indirects, comment une entreprise répartit-elle sa valeur ajoutée nette ?

En intérêts, impôt sur les sociétés, cotisations des ménages et achats de biens d’investissement
En rémunérations des employés, intérêts, impôt sur les sociétés et remboursement des importations
En rémunérations des employés, transferts publics, impôt sur le revenu des ménages et épargne
En rémunérations des employés, intérêts, impôt sur les sociétés et profit restant

En rémunérations des employés, intérêts, impôt sur les sociétés et profit restant

Explication

La valeur ajoutée nette est distribuée en rémunérations des employés, intérêts aux détenteurs d’obligations et aux banques, impôt sur les sociétés, puis profit restant pour les propriétaires ou actionnaires. Les transferts publics et l’impôt des ménages relèvent d’autres flux, tandis que les cotisations ou les importations ne remplacent pas les catégories de cette répartition.

27. Une famille reçoit des salaires et des revenus distribués, ainsi que des allocations familiales et des prestations de chômage. Quel agrégat correspond à ces gains et transferts réunis, avant déduction de ses impôts personnels ?

Le revenu personnel disponible
L’épargne des ménages
Le revenu national net
Le revenu personnel

Le revenu personnel

Explication

Le revenu personnel comprend les gains et revenus distribués aux ménages, augmentés des transferts de l’État. Le revenu personnel disponible est calculé après le paiement des impôts personnels et autres charges; le revenu national net et l’épargne désignent d’autres agrégats.

28. Après avoir payé ses impôts et les autres charges de l’État, un ménage dispose d’un revenu personnel disponible de 4 200 euros et épargne 700 euros. Quel montant consacre-t-il à la consommation ?

700 euros
2 800 euros
4 900 euros
3 500 euros

3 500 euros

Explication

Le revenu personnel disponible se répartit entre consommation et épargne selon RPD=C+SRPD=C+S; ainsi, C=4 200−700=3 500C=4\,200-700=3\,500 euros. 700 euros reprend l’épargne, 4 900 euros additionne au lieu de répartir, et 2 800 euros soustrait deux fois l’épargne.

29. Un économiste veut mesurer la production réalisée au cours d’une année par les unités économiques situées dans un pays. Que mesure-t-il avec le PIB ?

La valeur des biens et services produits sur le territoire pendant cette période
Le revenu total perçu par les habitants, quelle que soit sa source
La valeur des biens produits par les entreprises nationales, où qu’elles se trouvent
La richesse détenue par les unités économiques à la fin de cette période

La valeur des biens et services produits sur le territoire pendant cette période

Explication

Le PIB mesure la valeur de la production réalisée à l’intérieur des frontières pendant une période donnée. Le revenu des habitants relève d’une autre mesure, un stock porte sur un instant, et les productions à l’étranger ne sont pas comprises dans cette définition.

30. Une analyste vérifie trois calculs du PIB établis à partir de données différentes. Quelles approches peuvent donner le PIB ?

Sommer les valeurs ajoutées, les revenus perçus ou les dépenses réalisées
Sommer les achats des ménages, les exportations ou les recettes fiscales
Sommer les prix, les quantités produites ou les patrimoines détenus
Sommer les salaires, les impôts sur le revenu ou les actifs financiers

Sommer les valeurs ajoutées, les revenus perçus ou les dépenses réalisées

Explication

Le PIB peut être calculé selon trois optiques : la somme des valeurs ajoutées, celle des revenus perçus ou celle des dépenses réalisées. Les prix et patrimoines ne constituent pas ces optiques, et les dépenses ne se limitent pas aux achats des ménages.

31. Une entreprise vend sa production pour 240 000 euros et a utilisé 155 000 euros de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

155 000 euros
85 000 euros
395 000 euros
240 000 euros

85 000 euros

Explication

La valeur ajoutée est la valeur de la production vendue moins le coût des consommations intermédiaires : 240 000 − 155 000 = 85 000 euros. 155 000 euros correspond aux consommations intermédiaires, 240 000 aux ventes et 395 000 à leur addition.

32. Dans une chaîne de production, une entreprise vend un composant à une autre qui l’intègre à son produit final. Comment éviter de compter deux fois la valeur du composant dans le PIB ?

Additionner le prix du composant et celui du produit final vendu
Exclure la vente finale et conserver la vente du composant
Additionner les valeurs ajoutées sans ajouter séparément les consommations intermédiaires
Additionner les consommations intermédiaires sans calculer les valeurs ajoutées

Additionner les valeurs ajoutées sans ajouter séparément les consommations intermédiaires

Explication

Le PIB additionne les valeurs ajoutées, ce qui évite de compter de nouveau les consommations intermédiaires déjà incorporées dans le produit final. Additionner les ventes intermédiaires et finales crée un double comptage, tandis qu’exclure la vente finale omet la production destinée à l’utilisateur final.

33. Un comptable exprime une somme en euros de l’année en cours. Comment qualifier cette variable ?

Une variable en prix constants
Une variable réelle
Une variable en volume
Une variable nominale

Une variable nominale

Explication

Une variable nominale est exprimée en monnaie courante, c’est-à-dire dans la monnaie de l’année en cours. Une variable réelle est corrigée de l’influence des prix, tandis que les prix constants renvoient à une année de référence.

34. Une statistique est d’abord exprimée en monnaie courante, puis corrigée pour retirer l’effet des variations de prix. Comment qualifier la statistique corrigée ?

Une variable de revenu disponible
Une variable réelle
Une variable nominale
Une variable en monnaie étrangère

Une variable réelle

Explication

Une variable réelle est une variable nominale dont on a retiré l’influence des prix. Une valeur courante reste nominale, et la conversion de devise ou la mesure du revenu ne correspond pas à cette correction.

35. Pour calculer le PIB d’un pays en 2025, un analyste valorise les biens et services produits cette année-là aux prix de 2025. De quelle mesure s’agit-il ?

Du PIB nominal, exprimé aux prix d’une année de référence
Du PIB nominal, exprimé aux prix de l’année en cours
Du PIB réel, exprimé aux prix de l’année en cours
Du PIB réel, exprimé aux prix d’une année de référence

Du PIB nominal, exprimé aux prix de l’année en cours

Explication

Le PIB nominal valorise la production aux prix de l’année où les biens et services sont produits. Le PIB réel utilise les prix d’une année de référence; l’expression « en volume » correspond également au PIB réel.

36. Une économiste compare la production de plusieurs années en maintenant les prix d’une année de base. Quel indicateur utilise-t-elle ?

Le PIB réel, mesuré aux prix de l’année de référence
Le PIB en valeur, mesuré aux prix de chaque année courante
Le PIB nominal, mesuré aux prix de l’année de référence
Le PIB nominal, mesuré aux prix de chaque année courante

Le PIB réel, mesuré aux prix de l’année de référence

Explication

Le PIB réel, aussi appelé PIB en volume ou en euros constants, est mesuré aux prix d’une année de référence. Le PIB nominal et le PIB en valeur s’appuient sur les prix de l’année courante.

37. Le PIB passe de 800 milliards d’euros une année à 840 milliards l’année suivante. Quel est son taux de croissance ?

40 %
−5 %
5 %
4,8 %

5 %

Explication

Le taux de croissance se calcule en divisant la variation par le PIB initial, puis en multipliant par 100 : 840−800800×100=5%\frac{840-800}{800}\times 100=5\%. Le calcul sur le PIB final donne environ 4,8 %, la variation non convertie vaut 40 milliards, et inverser la variation donne un signe négatif.

38. Dans un pays, le taux de croissance du PIB est négatif pendant une période. Comment qualifie-t-on cette période ?

Une période d’expansion
Une période de désinflation
Une période de croissance nulle
Une période de récession

Une période de récession

Explication

Un taux de croissance du PIB négatif caractérise une période de récession, tandis qu’un taux positif caractérise une expansion. L’expansion correspond au signe opposé, la désinflation concerne le rythme de hausse des prix et une croissance nulle n’est pas négative.

39. Quel ratio définit le déflateur du PIB et en fait un indicateur du niveau des prix ?

PIB nominal divisé par PIB réel
PIB réel divisé par PIB nominal
Croissance du PIB nominal divisée par croissance du PIB réel
PIB nominal divisé par population

PIB nominal divisé par PIB réel

Explication

Le déflateur du PIB mesure le niveau des prix et se définit comme le ratio du PIB nominal au PIB réel. Le ratio inversé confond numérateur et dénominateur, un rapport de taux de croissance n’est pas sa définition, et le PIB par habitant n’entre pas dans ce calcul.

40. Les prix de la plupart des biens et services augmentent de façon générale et continue dans un pays. Quel phénomène cela caractérise-t-il ?

L’inflation
Une hausse isolée des prix
La désinflation
La déflation

L’inflation

Explication

L’inflation est une hausse générale et continue du niveau général des prix. La déflation désigne une baisse générale et continue, la désinflation un ralentissement de l’inflation, et la hausse d’un seul produit ne décrit pas une évolution générale.

41. L’indice du niveau général des prix passe de 120 à 126 entre deux années. Quel est le taux d’inflation sur cette période ?

6 %
−5 %
4,8 %
5 %

5 %

Explication

Le taux d’inflation est la variation de l’indice divisée par sa valeur initiale, multipliée par 100 : 126−120120×100=5%\frac{126-120}{120}\times 100=5\%. Diviser par l’indice final donne environ 4,8 %, tandis que 6 est la variation en points d’indice, pas le taux en pourcentage.

42. Le niveau général des prix continue d’augmenter, mais son taux de hausse diminue de 8 % à 3 %. Comment nomme-t-on cette évolution ?

Une déflation
Une désinflation
Une accélération de l’inflation
Une stabilité du niveau des prix

Une désinflation

Explication

La désinflation est un ralentissement de l’inflation : les prix continuent d’augmenter, mais moins vite. La déflation implique une baisse générale et continue des prix, une accélération indique un taux en hausse, et la stabilité suppose une absence de hausse.

43. Dans un pays, le taux d’inflation atteint 52 % en un mois. Quelle catégorie correspond à cette situation ?

Une hyperinflation
Une forte inflation annuelle
Une inflation mensuelle inférieure au seuil
Une déflation

Une hyperinflation

Explication

L’hyperinflation est définie par un taux d’inflation mensuel supérieur à 50 % ; 52 % dépasse ce seuil. Un taux annuel élevé ne suffit pas à établir ce critère mensuel, 50 % exactement ne le dépasserait pas, et la déflation correspond à une baisse des prix.

44. Quel ratio définit le taux de chômage ?

Le nombre de personnes en emploi rapporté à la population active totale
Le nombre de chômeurs rapporté à la population totale
Le nombre de chômeurs rapporté à la population active totale
Le nombre de personnes en emploi rapporté au nombre de chômeurs

Le nombre de chômeurs rapporté à la population active totale

Explication

Le taux de chômage rapporte le nombre de chômeurs à l’ensemble de la population active. La part des personnes en emploi mesure une autre proportion, la population totale n’est pas le dénominateur indiqué, et le rapport emploi-chômeurs inverse les catégories.

45. Dans une économie, 240 personnes sont au chômage et la population active totale compte 1 200 personnes. Quel est le taux de chômage, calculé comme u=ULu=\frac{U}{L} ?

20%20\%
240 personnes
5%5\%
80%80\%

$$20\%$$

Explication

On applique u=ULu=\frac{U}{L} : 2401 200=0,20\frac{240}{1\,200}=0{,}20, soit 20%20\%. Le résultat de 5%5\% inverse le rapport, 80%80\% provient d’une soustraction inadaptée, et 240 est un effectif plutôt qu’un taux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur PIB, inflation et chômage.

Quels agents économiques sont étudiés ?

Les entreprises, les ménages, l’État et le reste du monde.

Quels sont les quatre marchés considérés ?

Les marchés des biens et services, du travail, de la monnaie et des actifs financiers ou titres.

Quelle fonction décrit la production selon le travail et le capital ?

Y=F(L,K)Y=F(L,K)

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur PIB, inflation et chômage.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM