QCM : Principes de l’analyse économique (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle dimension de l’économie caractérise l’étude du comportement des individus au sein de la société ?

Une étude des seuls échanges monétaires
Une science naturelle et expérimentale
Une science humaine et sociale
Une discipline de gestion des entreprises

Une science humaine et sociale

Explication

L’économie est une science humaine qui étudie le comportement des individus au sein de la société. La science naturelle renvoie à un autre champ, la gestion des entreprises est plus restreinte, et les échanges monétaires ne résument pas son objet.

2. Une société dispose de ressources en quantités limitées, qui ne permettent pas de satisfaire l’ensemble des besoins de ses membres. Quelle situation décrit ce constat ?

La pénurie conjoncturelle
La rareté
La demande solvable
L’abondance

La rareté

Explication

La rareté désigne la situation où les ressources limitées ne permettent pas à la société de satisfaire tous les besoins. Une pénurie conjoncturelle concerne un manque plus circonscrit, l’abondance décrit une disponibilité élevée, et la demande solvable désigne des besoins accompagnés d’un pouvoir d’achat.

3. Une ville doit choisir entre plusieurs usages possibles de son budget et de sa main-d’œuvre limités. Quel problème économique ces choix illustrent-ils ?

L’allocation des ressources et les choix imposés par la rareté
La création de besoins sans arbitrage entre usages possibles
La fixation des prix indépendamment des ressources disponibles
La distribution de ressources abondantes sans choix collectifs

L’allocation des ressources et les choix imposés par la rareté

Explication

La rareté conduit l’économie à étudier l’allocation des ressources et les choix qu’elle impose aux individus et à la société. La fixation des prix seule ne couvre pas cet objet, la création de besoins ne décrit pas l’arbitrage, et l’abondance ne correspond pas à la situation posée.

4. Pour estimer la valeur d’un meuble, un économiste classique considère la quantité de travail incorporée dans sa fabrication. Quelle conception de la valeur applique-t-il ?

L’utilité marginale
La valeur de rareté
La valeur-utilité
La valeur-travail

La valeur-travail

Explication

La conception classique associe la valeur d’un bien à la quantité de travail incorporée dans celui-ci. La valeur-utilité fonde plutôt la valeur sur l’utilité procurée au consommateur, l’utilité marginale porte sur l’unité supplémentaire consommée, et la rareté n’est pas ici le critère de valeur testé.

5. Un commerçant poursuit son intérêt individuel et, sans l’avoir recherché, contribue à la prospérité générale. Quelle idée de Smith ce cas illustre-t-il ?

La planification par l’État
La division du travail
La valeur-utilité néoclassique
La parabole de la main invisible

La parabole de la main invisible

Explication

Dans la parabole de la main invisible, Smith soutient que la poursuite de l’intérêt individuel peut contribuer à l’intérêt collectif et à la prospérité générale. La planification étatique inverse cette logique, la valeur-utilité relève de l’approche néoclassique, et la division du travail concerne la productivité.

6. Un économiste des années 1870 évalue un bien d’après l’utilité qu’il procure au consommateur, et non d’après le travail nécessaire à sa conception. À quelle école appartient cette approche ?

À l’école classique
À l’approche de la valeur-travail
À l’analyse de la division du travail
À l’école néoclassique

À l’école néoclassique

Explication

Les néoclassiques des années 1870 fondent la valeur d’un bien sur l’utilité qu’il procure au consommateur, plutôt que sur le travail nécessaire à sa conception. La valeur-travail correspond à l’approche classique, tandis que la division du travail concerne une autre idée de l’école classique.

7. Une économie connaît durablement du chômage et des stocks invendus malgré la flexibilité des prix. Quelle conclusion correspond à l’analyse de Keynes ?

La surproduction résulte d’une demande qui dépasse l’offre
Un équilibre durable de sous-emploi et de surproduction est possible
Un équilibre durable suppose le plein emploi et l’absence de stocks invendus
La flexibilité des prix rétablit automatiquement le plein emploi

Un équilibre durable de sous-emploi et de surproduction est possible

Explication

Keynes rejette l’idée que l’ajustement des prix rétablisse automatiquement l’équilibre et montre qu’un équilibre durable de sous-emploi et de surproduction peut exister. Le déséquilibre temporaire minimise sa portée, l’ajustement automatique reprend la thèse qu’il conteste, et l’excès de demande inverse le sens de la surproduction.

8. En période de crise, un gouvernement cherche à soutenir la demande et à relancer l’investissement privé. Quelle combinaison de politiques correspond à la recommandation de Keynes ?

Politique budgétaire expansionniste et politique monétaire restrictive
Politique budgétaire restrictive et politique monétaire accommodante
Politique budgétaire expansionniste et politique monétaire accommodante
Politique budgétaire restrictive et politique monétaire restrictive

Politique budgétaire expansionniste et politique monétaire accommodante

Explication

En période de crise, Keynes préconise une relance budgétaire pour stimuler la demande, accompagnée d’une politique monétaire accommodante pour relancer l’investissement. Une contraction budgétaire freine la demande, tandis qu’une politique monétaire restrictive ne facilite pas l’investissement.

9. Une banque centrale adopte le cadre monétariste : elle estime que la monnaie peut agir à court terme, mais qu’elle est neutre à long terme. Quelle orientation doit-elle privilégier ?

Une neutralité monétaire dès le court terme
Une expansion durable de la masse monétaire
Un contrôle strict de la masse monétaire
Une relance budgétaire permanente de la demande

Un contrôle strict de la masse monétaire

Explication

Les monétaristes préconisent un contrôle strict de la masse monétaire, car ils reconnaissent un effet possible de la monnaie à court terme mais la jugent neutre à long terme. L’expansion durable et l’effet réel permanent méconnaissent cette neutralité, tandis que la neutralité immédiate inverse les horizons.

10. Face à une récession, un gouvernement envisage une hausse des dépenses publiques et une expansion monétaire. Quel diagnostic la nouvelle école classique porterait-elle sur ces mesures ?

La monnaie est neutre à court terme et la relance budgétaire est inefficace
La monnaie agit à court terme et la relance budgétaire est inefficace
La monnaie agit à court terme et la relance budgétaire est efficace
La monnaie est neutre à long terme et la relance budgétaire est efficace

La monnaie est neutre à court terme et la relance budgétaire est inefficace

Explication

La nouvelle école classique considère que la monnaie est neutre même à court terme et que les politiques budgétaires expansionnistes sont inefficaces. Le rôle à court terme de la monnaie et l’efficacité de la relance sont associés à d’autres approches, tandis que la neutralité à long terme seule ne restitue pas la position décrite.

11. Dans une économie où les marchés ne rétablissent pas spontanément le plein emploi, quelle conclusion les nouveaux keynésiens tirent-ils sur le rôle de l’État ?

L’État doit limiter son action aux politiques budgétaires expansionnistes
L’État doit se retirer puisque les marchés rétablissent le plein emploi
L’État doit intervenir pour suppléer aux défaillances de marché
L’État doit intervenir pour garantir la neutralité monétaire à court terme

L’État doit intervenir pour suppléer aux défaillances de marché

Explication

Pour les nouveaux keynésiens, les marchés ne conduisent pas spontanément au plein emploi, ce qui justifie une intervention de l’État afin de suppléer aux défaillances de marché. Le retrait de l’État présume un ajustement spontané, la neutralité monétaire relève d’une autre thèse, et l’intervention n’est pas définie ici par une seule mesure budgétaire.

12. Parmi les principes consacrés aux décisions individuelles, quel ensemble réunit les quatre principes correspondants ?

Les arbitrages, l’efficacité, la capacité productive et la lutte contre l’inflation
L’échange, l’organisation des marchés, l’intervention publique et la réponse aux incitations
Les arbitrages, le coût du renoncement, le raisonnement à la marge et la réponse aux incitations
Le coût du renoncement, l’échange, la création monétaire et la réduction du chômage

Les arbitrages, le coût du renoncement, le raisonnement à la marge et la réponse aux incitations

Explication

Les décisions individuelles reposent sur les arbitrages, le coût mesuré par ce à quoi l’on renonce, le raisonnement à la marge et la réponse aux incitations. L’échange et les marchés relèvent des interactions, tandis que la capacité productive et la monnaie concernent l’économie dans son ensemble.

13. Une municipalité envisage de corriger une défaillance du marché, tout en reconnaissant le rôle habituel des marchés et les bénéfices de l’échange. Quel groupe de principes économiques correspond à ces idées ?

L’échange bénéficie aux participants, les marchés organisent généralement bien l’activité, et le gouvernement peut parfois pallier leurs insuffisances
La capacité productive détermine le niveau de vie, l’excès de monnaie accroît les prix, et inflation et chômage s’arbitrent à court terme
L’efficacité mesure la production, l’équité répartit ses produits, et l’État répartit les ressources entre les individus
Les arbitrages déterminent les choix, le coût est le renoncement, et les individus réagissent aux incitations

L’échange bénéficie aux participants, les marchés organisent généralement bien l’activité, et le gouvernement peut parfois pallier leurs insuffisances

Explication

Les principes d’interaction portent sur les bénéfices de l’échange, le rôle généralement efficace des marchés et la possibilité d’une intervention publique face à leurs insuffisances. Les arbitrages et les incitations concernent les décisions individuelles; la monnaie et l’inflation relèvent de l’économie dans son ensemble.

14. Un pays augmente fortement la quantité de monnaie en circulation et constate une hausse des prix; ses responsables s’interrogent aussi sur le chômage à court terme et la productivité. Quel ensemble de principes concerne ces phénomènes ?

L’échange profite aux participants, les marchés organisent généralement l’activité, et les gouvernements corrigent parfois leurs insuffisances
L’équité détermine la production, l’efficacité répartit ses produits, et les marchés fixent le niveau général des prix
Les individus choisissent entre objectifs, évaluent les renoncements et répondent aux changements d’incitations
Le niveau de vie dépend de la capacité productive, trop de monnaie fait monter les prix, et inflation et chômage présentent un arbitrage à court terme

Le niveau de vie dépend de la capacité productive, trop de monnaie fait monter les prix, et inflation et chômage présentent un arbitrage à court terme

Explication

Les trois principes concernant l’économie dans son ensemble relient le niveau de vie à la capacité productive, l’injection excessive de monnaie à la hausse des prix, et l’inflation au chômage dans un arbitrage de court terme. Les bénéfices de l’échange et l’organisation des marchés portent sur les interactions, non sur ces phénomènes macroéconomiques.

15. Lina partage son temps entre réviser et faire du sport; choisir davantage de révisions lui impose de réduire une autre activité. Comment caractériser ce choix ?

Un arbitrage entre des objectifs concurrents, où une possibilité est abandonnée pour en obtenir une autre
Un calcul de bénéfice, sans renoncement à une possibilité concurrente
Une question d’équité, portant sur la répartition des ressources de la société
Un coût d’opportunité, défini comme la valeur monétaire de l’activité choisie

Un arbitrage entre des objectifs concurrents, où une possibilité est abandonnée pour en obtenir une autre

Explication

Un arbitrage est un choix entre des objectifs alternatifs et concurrents qui implique de renoncer à une possibilité pour en obtenir une autre. Le coût d’opportunité désigne ce à quoi l’on renonce; l’équité concerne la répartition des produits des ressources.

16. Une administration dispose de ressources rares et compare deux politiques : l’une augmente la production obtenue avec ces ressources, l’autre améliore la répartition des produits entre les habitants. Quelle distinction s’applique ?

Les deux politiques concernent l’équité, car leurs effets touchent les habitants
L’augmentation de la production concerne l’efficacité, et l’amélioration de la répartition concerne l’équité
L’augmentation de la production concerne l’équité, et l’amélioration de la répartition concerne l’efficacité
Les deux politiques concernent l’efficacité, car elles mobilisent des ressources rares

L’augmentation de la production concerne l’efficacité, et l’amélioration de la répartition concerne l’équité

Explication

L’efficacité consiste à obtenir le plus possible des ressources rares, tandis que l’équité porte sur la répartition des produits de ces ressources. Inverser ces notions confond la taille du produit obtenu avec sa distribution; le coût d’opportunité, lui, est ce à quoi l’on renonce.

17. En acceptant un emploi à temps partiel, Hugo renonce à une formation qu’il aurait suivie au même moment. Quel est le coût d’opportunité de son choix ?

La formation à laquelle il renonce en choisissant l’emploi
La somme de toutes les dépenses liées à l’emploi et à la formation
Le salaire qu’il reçoit en acceptant l’emploi
Les dépenses qu’il engage pour se rendre au travail

La formation à laquelle il renonce en choisissant l’emploi

Explication

Le coût d’opportunité d’une action est ce à quoi il faut renoncer pour la réaliser; ici, c’est la formation abandonnée au profit de l’emploi. Le salaire constitue un bénéfice du choix, tandis que les dépenses de déplacement sont des coûts monétaires distincts.

18. Dans le cadre de l’analyse économique, quel comportement caractérise un individu rationnel ?

Il évite les décisions dès qu’elles comportent une incertitude.
Il fait délibérément de son mieux pour atteindre ses objectifs.
Il se conforme aux choix majoritaires de son groupe.
Il privilégie son plaisir immédiat sans considérer ses objectifs.

Il fait délibérément de son mieux pour atteindre ses objectifs.

Explication

La rationalité désigne l’effort délibéré et systématique pour atteindre ses objectifs. La conformité au groupe, le plaisir immédiat et l’évitement de toute incertitude ne définissent pas cette notion.

19. Une entreprise envisage une action dont le bénéfice marginal est de 120 euros et le coût marginal de 90 euros. Selon le raisonnement marginal, que devrait-elle faire ?

Engager l’action, car son bénéfice marginal dépasse son coût marginal.
Engager l’action seulement si son coût marginal dépasse son bénéfice marginal.
Renoncer à l’action, car son coût marginal est inférieur à son bénéfice marginal.
Renoncer à l’action, car son bénéfice total n’est pas précisé.

Engager l’action, car son bénéfice marginal dépasse son coût marginal.

Explication

Une action est engagée lorsque son bénéfice marginal est supérieur à son coût marginal; ici, 120 euros dépasse 90 euros. Se fier au bénéfice total confond les niveaux d’analyse, tandis que les réponses fondées sur un critère inversé renversent la règle.

20. Une municipalité met en place une aide qui réduit le coût d’installation de panneaux solaires pour les ménages. Comment cette aide se définit-elle du point de vue du comportement économique ?

Une interdiction qui impose l’installation à tous les ménages.
Une information neutre qui ne modifie ni coûts ni bénéfices.
Une incitation qui modifie les coûts et peut influencer les choix.
Une variation des préférences qui change les objectifs des ménages.

Une incitation qui modifie les coûts et peut influencer les choix.

Explication

Une incitation est un élément qui induit à agir ou affecte le comportement en modifiant les coûts ou les bénéfices. Une interdiction relève d’une contrainte, une préférence change les objectifs, et une information sans effet sur coûts ou bénéfices ne correspond pas à la définition.

21. Après une hausse du prix des billets de train, certains voyageurs choisissent de prendre le bus. Quel principe économique explique ce changement de comportement ?

Les individus conservent leurs choix malgré une variation de leurs coûts.
Les individus peuvent modifier leurs choix lorsque leurs coûts changent.
Les individus modifient leurs choix lorsque leurs revenus baissent, mais pas lorsque les coûts changent.
Les individus modifient leurs choix uniquement lorsque leurs préférences changent.

Les individus peuvent modifier leurs choix lorsque leurs coûts changent.

Explication

Les individus changent de comportement lorsque leurs coûts ou leurs bénéfices changent; la hausse du prix du train fournit une raison de choisir le bus. Une modification des préférences ou du revenu n’est pas nécessaire pour expliquer cette réaction, et l’idée d’un comportement inchangé contredit le principe.

22. Deux pays échangent des biens et se font concurrence sur les marchés. Quel effet général l’échange et cette concurrence peuvent-ils avoir sur les participants ?

Ils peuvent procurer un bénéfice à un pays au détriment de l’autre.
Ils peuvent réduire les bénéfices de tous les participants.
Ils peuvent procurer des bénéfices au seul vendeur.
Ils peuvent procurer des bénéfices à tous les participants.

Ils peuvent procurer des bénéfices à tous les participants.

Explication

L’échange et la concurrence peuvent bénéficier à tous ceux qui y participent. Réserver le gain au vendeur confond l’échange avec un avantage unilatéral, tandis que le gain d’un pays au détriment de l’autre transpose à tort la logique d’un match à somme nulle.

23. Dans un village, chaque famille peut produire un peu de tout, mais certaines sont bien plus habiles en agriculture et d’autres en confection. Quel arrangement l’échange rend-il possible ?

Se spécialiser dans les activités les mieux maîtrisées, sans accroître la variété accessible.
Se spécialiser dans les activités les mieux maîtrisées et obtenir davantage de biens à moindre coût.
Adopter une activité commune et échanger des biens produits de manière identique.
Produire chacune tous ses biens et limiter les échanges pour réduire les coûts.

Se spécialiser dans les activités les mieux maîtrisées et obtenir davantage de biens à moindre coût.

Explication

En se spécialisant dans les activités qu’elles exercent le mieux, les familles peuvent obtenir une plus grande variété de biens et services à moindre coût. L’autosuffisance écarte le rôle de l’échange, et la spécialisation n’exclut pas l’accès à une plus grande variété.

24. Dans le pays A, un ministère fixe les biens à produire, leurs quantités et les producteurs; dans le pays B, ces décisions sont prises séparément par les ménages et les entreprises. Comment classer les deux économies ?

A et B sont centralisées, car le gouvernement définit le cadre économique.
A et B sont des économies de marché, car ménages et entreprises y participent.
A est une économie de marché et B est centralisée.
A est centralisée et B est une économie de marché.

A est centralisée et B est une économie de marché.

Explication

Dans une économie centralisée, le gouvernement décide quoi produire, en quelle quantité et par qui; dans une économie de marché, ces décisions sont décentralisées entre ménages et entreprises. Inverser les catégories confond les systèmes, tandis que la participation des ménages ne suffit pas à caractériser une économie centralisée.

25. Dans une économie, de nombreuses entreprises choisissent leur production, les ménages décident de leurs dépenses et les deux groupes interagissent sur des marchés. Quel mode d’allocation des ressources décrit cette situation ?

Une économie de marché fondée sur des décisions décentralisées.
Une économie centralisée fondée sur un plan gouvernemental.
Une économie d’autosuffisance où chaque ménage produit ses biens.
Une économie dirigée par les seules décisions des entreprises.

Une économie de marché fondée sur des décisions décentralisées.

Explication

Une économie de marché alloue ses ressources par les décisions décentralisées de nombreuses entreprises et de nombreux ménages qui interagissent sur les marchés. Un plan gouvernemental relève de l’économie centralisée, et la définition inclut les ménages autant que les entreprises.

26. Quel économiste a associé, en 1776, la main invisible aux résultats désirables pour la société produits par l’action des ménages et des entreprises sur les marchés ?

David Ricardo.
Montesquieu.
John Maynard Keynes.
Adam Smith.

Adam Smith.

Explication

Adam Smith a présenté la main invisible dans son ouvrage de 1776 : les ménages et les entreprises agissant sur les marchés peuvent être conduits vers des résultats désirables pour la société. Ricardo est associé à d’autres analyses économiques, Keynes à une pensée ultérieure et Montesquieu à la philosophie politique.

27. Que désignent les droits de propriété pour une ressource rare ?

La capacité de la produire sans pouvoir la posséder
La capacité de la partager et d’en répartir le prix
La capacité de l’utiliser sans pouvoir en décider
La capacité de la posséder et d’en exercer le contrôle

La capacité de la posséder et d’en exercer le contrôle

Explication

Les droits de propriété permettent à un individu de posséder une ressource rare et d’en exercer le contrôle. Le partage et la répartition du prix ne définissent pas ce droit, l’usage sans contrôle en écarte un élément essentiel, et produire une ressource n’équivaut pas à la posséder.

28. Un gouvernement examine deux objectifs de politique économique : rendre l’allocation des ressources plus efficace et réduire les inégalités. Comment ces objectifs correspondent-ils aux motifs d’intervention publique ?

Maximiser les recettes publiques et limiter les échanges
Améliorer l’efficacité et promouvoir l’équité
Accroître la production et supprimer les marchés
Garantir les droits de propriété et fixer les prix

Améliorer l’efficacité et promouvoir l’équité

Explication

L’intervention du gouvernement vise notamment à améliorer l’efficacité et à promouvoir l’équité. Garantir les droits de propriété est une fonction institutionnelle importante, mais la fixation de tous les prix ou la suppression des marchés ne correspondent pas aux deux objectifs visés.

29. Sur un marché, les décisions des acheteurs et des vendeurs aboutissent à une allocation inefficace des ressources. Comment qualifier cette situation ?

Une intervention publique
Une inégalité de revenu
Un ajustement des prix
Une défaillance de marché

Une défaillance de marché

Explication

Une défaillance de marché est une situation où l’interaction des individus sur les marchés n’alloue pas efficacement les ressources. Une inégalité de revenu concerne la répartition, tandis qu’une variation des prix ou une intervention publique ne suffit pas à caractériser cette défaillance.

30. Comment définit-on la productivité du travail ?

La quantité totale de biens et services produite par un pays
Le revenu moyen reçu par un travailleur pendant une heure
Le nombre de travailleurs employés pour produire un bien
La quantité de biens et services produite par heure travaillée ou par travailleur

La quantité de biens et services produite par heure travaillée ou par travailleur

Explication

La productivité mesure la quantité de biens et services produite par heure travaillée ou par travailleur. La production totale, le revenu et le nombre de personnes employées sont des mesures différentes.

31. Deux pays présentent des niveaux de vie différents. Quelle différence permet d’expliquer cet écart selon la relation entre production et niveau de vie ?

Une différence de répartition des revenus
Une différence de population
Une différence de productivité
Une différence de durée du travail

Une différence de productivité

Explication

Les différences de niveau de vie entre les pays s’expliquent par des différences de productivité. La taille de la population, la répartition des revenus ou la durée du travail prise isolément ne constitue pas cette explication.

32. Une économie connaît une hausse durable du niveau général des prix au cours de l’année. Comment ce phénomène est-il défini ?

Une augmentation du prix d’un bien particulier sur une période donnée
Une augmentation du niveau général des prix sur une période donnée
Une augmentation du pouvoir d’achat de la monnaie sur une période donnée
Une diminution de la production totale sur une période donnée

Une augmentation du niveau général des prix sur une période donnée

Explication

L’inflation correspond à l’augmentation du niveau général des prix dans l’économie au cours d’une période donnée. La hausse du prix d’un seul bien est une variation particulière, tandis que la baisse de la production et la hausse du pouvoir d’achat ne définissent pas l’inflation.

33. Une économie subit une inflation élevée qui persiste, tandis que la production de biens et services varie peu. Quelle cause principale faut-il examiner ?

La baisse du nombre de personnes employées
Une variation ponctuelle de la production totale
La hausse isolée du prix de quelques biens
La croissance de la masse monétaire en circulation

La croissance de la masse monétaire en circulation

Explication

La croissance de la masse monétaire en circulation est la principale cause d’une inflation élevée et persistante. Une variation de la production, quelques hausses de prix isolées ou une baisse de l’emploi ne correspondent pas à cette cause principale.

34. Face à une hausse du chômage à court terme, les décideurs publics choisissent d’agir sur les dépenses publiques et les taux d’intérêt afin d’influencer l’activité. Quel arbitrage cherchent-ils à exploiter ?

La relation de long terme entre productivité et revenu moyen
La fixation directe du niveau général des prix
L’arbitrage entre dépenses publiques et niveau de productivité
L’arbitrage de court terme entre inflation et chômage

L’arbitrage de court terme entre inflation et chômage

Explication

Les décideurs publics peuvent utiliser les politiques budgétaire et monétaire pour exploiter l’arbitrage de court terme entre inflation et chômage. L’appliquer à tous les horizons confond court et long terme, tandis que productivité et fixation directe des prix ne désignent pas cet arbitrage.

35. Après un choc économique, une mesure semble avoir des effets différents à court terme et à long terme. Comment faut-il interpréter ces conclusions ?

Les variables s’ajustent de façon identique aux deux horizons
Les conclusions sont contradictoires dès qu’elles diffèrent
Le choc ne produit aucun effet à court terme
Les conclusions peuvent différer sans être contradictoires

Les conclusions peuvent différer sans être contradictoires

Explication

Les variables économiques peuvent s’ajuster différemment après un choc à court terme et à long terme; les conclusions des deux analyses peuvent donc différer sans se contredire. Une différence n’implique pas une contradiction, et les ajustements ne sont pas nécessairement identiques ni absents.

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Que désigne l’économie comme discipline scientifique ?

Une science humaine qui étudie le comportement des individus au sein de la société.

Que désigne la rareté en économie ?

La situation où les ressources limitées ne permettent pas de satisfaire tous les besoins de la société.

Qu’étudie la science économique face à la rareté ?

L’allocation des ressources et les choix imposés aux individus et à la société.

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