QCM : Fondamentaux de la négociation réaliste (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors d’une négociation, deux parties commencent par répartir une valeur déjà disponible, puis cherchent des solutions qui élargissent les possibilités d’accord. Quelles phases suivent-elles, dans cet ordre ?

La création de valeur, puis le partage de la valeur
Le partage de la valeur, puis un marchandage élargi
La création de valeur, puis un partage sans élargissement
Le partage de la valeur, puis la création de valeur

Le partage de la valeur, puis la création de valeur

Explication

La négociation réaliste commence par le partage de la valeur, associé au marchandage, puis passe à la création de valeur, qui élargit le cadre. Inverser les phases, confondre création et marchandage ou omettre l’élargissement déforme cette séquence.

2. Dans une discussion, une partie cherche à améliorer son résultat en construisant avec l’autre une solution qui leur profite à toutes deux. Quelle orientation décrit le mieux cette démarche ?

La compétition, car chaque partie défend ses intérêts
La neutralité, car aucune partie ne cherche de gains
La coopération, car les gains sont recherchés avec l’autre
La compétition, car la solution est négociée entre les parties

La coopération, car les gains sont recherchés avec l’autre

Explication

La coopération vise à gagner avec l’autre, tandis que la compétition vise à gagner contre lui. Défendre ses intérêts ne suffit pas à caractériser la compétition, et une démarche commune ne correspond pas à une simple neutralité.

3. Une négociatrice cherche à obtenir le meilleur résultat pour elle-même, mais choisit soit des tactiques concurrentielles, soit des démarches communes selon la situation et considère son interlocuteur sans hostilité particulière. Quel but poursuit-elle ?

Un but hyper-compétitif
Un but compétitif
Un but autocentré
Un but coopératif

Un but autocentré

Explication

Le but autocentré consiste à obtenir le plus pour soi, tout en pouvant recourir à des stratégies compétitives et/ou coopératives et en gardant une perception neutre de l’autre. Le but compétitif vise à gagner plus que l’autre, le but coopératif à obtenir le plus pour tous, et le but hyper-compétitif à creuser l’écart.

4. Deux entreprises négocient un accord et recherchent le meilleur résultat global pour les deux parties; elles privilégient les démarches communes et considèrent chacune l’autre comme un partenaire. Quel but correspond à ces éléments ?

Un but coopératif
Un but hyper-compétitif
Un but autocentré
Un but compétitif

Un but coopératif

Explication

Le but coopératif vise à obtenir le plus pour tous, s’appuie principalement sur des stratégies coopératives et considère l’autre comme un partenaire. L’autocentrage privilégie son propre résultat, tandis que les buts compétitif et hyper-compétitif impliquent respectivement de gagner plus que l’autre ou de creuser l’écart.

5. Deux partenaires choisissent chacun une stratégie. Quelle comparaison décrit correctement les résultats de la double coopération et de la double compétition ?

La double coopération entraîne souvent une perte de valeur, tandis que la double compétition n’apporte pas de gain.
La double compétition n’apporte pas de gain, tandis que la coopération d’un seul partenaire crée de la valeur pour les deux.
La double compétition crée de la valeur, tandis que la double coopération n’apporte pas de gain et entraîne souvent une perte de valeur.
La double coopération crée de la valeur, tandis que la double compétition n’apporte pas de gain et entraîne souvent une perte de valeur.

La double coopération crée de la valeur, tandis que la double compétition n’apporte pas de gain et entraîne souvent une perte de valeur.

Explication

La coopération mutuelle crée de la valeur, alors que la compétition mutuelle n’apporte pas de gain et conduit souvent à une perte de valeur. L’idée de création par la compétition mutuelle inverse les résultats, la perte attribuée à la coopération mutuelle confond les deux cas, et le résultat mixte ne correspond pas à la double compétition.

6. Au cours d’une négociation jusque-là coopérative, un partenaire trahit l’autre et obtient un avantage immédiat. Quel changement cette trahison provoque-t-elle dans la relation ?

Elle fait basculer la relation vers la compétition et procure un avantage au partenaire fidèle.
Elle maintient la relation dans la coopération et procure un avantage aux deux partenaires.
Elle fait basculer la relation vers la compétition et procure un avantage au traître.
Elle maintient la relation dans la coopération et procure un avantage au partenaire fidèle.

Elle fait basculer la relation vers la compétition et procure un avantage au traître.

Explication

La trahison modifie les rapports, fait entrer la relation dans la compétition et peut avantager celui qui trahit. Le maintien de la coopération ignore le basculement, l’avantage partagé confond trahison et coopération mutuelle, et l’avantage attribué au partenaire fidèle inverse qui en bénéficie.

7. Au début d’une négociation incertaine, Léa souhaite favoriser la coopération sans ignorer les risques. Quelle démarche correspond au don raisonné ?

Exiger une contrepartie avant de faire un geste d’ouverture clair.
Attendre un geste d’ouverture de l’autre avant d’évaluer les risques pris.
Faire un premier geste d’ouverture clair après avoir évalué les risques pris.
Faire un premier geste d’ouverture clair sans évaluer les risques pris.

Faire un premier geste d’ouverture clair après avoir évalué les risques pris.

Explication

Le don raisonné recommande de prendre l’initiative par une ouverture claire tout en calculant les risques. Attendre l’initiative de l’autre inverse cette règle, agir sans évaluer les risques omet sa précaution, et exiger une contrepartie relève de l’échange plutôt que du geste d’ouverture.

8. Un partenaire répond à une ouverture par un comportement compétitif. Quelle réaction relève de la stricte réciprocité ?

Attendre plusieurs échanges avant de s’adapter au comportement constaté.
Répondre par un geste d’ouverture plus généreux malgré le comportement constaté.
S’adapter immédiatement au comportement compétitif constaté.
Poursuivre la coopération malgré le comportement compétitif constaté.

S’adapter immédiatement au comportement compétitif constaté.

Explication

La stricte réciprocité consiste à ajuster immédiatement sa conduite au comportement observé afin de limiter le risque d’exploitation. Poursuivre la coopération ignore cette adaptation, attendre retarde la réaction, et une ouverture plus généreuse ne répond pas au comportement compétitif.

9. Une personne remet gratuitement un objet à une autre, sans convenir d’un retour. Quelle distinction permet de qualifier correctement ce geste ?

C’est un don gratuit qui crée un droit à une faveur équivalente.
C’est un échange gratuit qui crée un droit à un retour.
C’est un don gratuit qui ne crée pas de droit à un retour.
C’est un échange différé qui crée un droit à une contrepartie.

C’est un don gratuit qui ne crée pas de droit à un retour.

Explication

Un don est gratuit et ne crée pas de droit à une contrepartie, contrairement à l’échange qui repose sur un retour convenu. Parler d’échange suppose une contrepartie, le retour différé reste un échange, et le droit à une faveur attribue au don une obligation qu’il ne crée pas.

10. Quelle définition de la négociation est attribuée à Christophe Dupont ?

Une recherche d’une solution qui procure une satisfaction identique à tous les acteurs concernés
Une recherche volontaire d’une solution mutuellement acceptable entre des acteurs interdépendants confrontés à des divergences
Un dialogue centré sur un problème et visant une décision conjointe entre les participants
Une tentative d’obtenir l’adhésion d’autrui par des arguments, malgré des divergences entre les acteurs

Une recherche volontaire d’une solution mutuellement acceptable entre des acteurs interdépendants confrontés à des divergences

Explication

Pour Christophe Dupont, la négociation réunit des acteurs à la fois en désaccord et interdépendants, qui recherchent volontairement une solution acceptable. La persuasion réduit le processus à l’influence, le dialogue décisionnel renvoie à la formulation d’Arnaud Stimec, et la satisfaction identique confond acceptabilité et satisfaction.

11. Deux parties acceptent un compromis, même si chacune aurait préféré un résultat différent. Comment caractériser cet accord au regard de la négociation ?

Il est négocié même si une partie l’impose grâce à son pouvoir
Il procure le bonheur aux parties dès lors qu’elles trouvent un compromis
Il est mutuellement satisfaisant parce que les deux parties l’ont accepté
Il est mutuellement acceptable sans être nécessairement mutuellement satisfaisant

Il est mutuellement acceptable sans être nécessairement mutuellement satisfaisant

Explication

La négociation vise une solution mutuellement acceptable, ce qui n’implique ni satisfaction complète ni bonheur des parties. L’égalité de satisfaction et le bonheur confondent ces notions, tandis qu’une imposition par le pouvoir ne constitue pas une solution négociée au sens visé.

12. Deux services interdépendants échangent au sujet d’un budget et cherchent ensemble un accord acceptable pour chacun. Quel élément rend cette démarche conforme à la définition de la négociation réaliste ?

Une identité complète des intérêts et des objectifs des deux services
Une décision unilatérale prise par le service qui contrôle le budget
Une volonté commune de parvenir à un accord mutuellement acceptable
Un accord qui procure une satisfaction pleine et égale aux deux services

Une volonté commune de parvenir à un accord mutuellement acceptable

Explication

La négociation réaliste repose notamment sur une volonté commune de parvenir à un accord mutuellement acceptable, dans un contexte d’interdépendance autour d’un objet. L’interdépendance ne signifie pas identité des intérêts, une décision unilatérale n’est pas une recherche conjointe, et l’acceptabilité ne garantit pas une satisfaction complète.

13. Une équipe prépare une négociation en examinant l’enjeu, les personnes concernées et la manière dont les échanges seront conduits. Quelles dimensions analyse-t-elle ?

L’objet, le résultat et le pouvoir
Les acteurs, leurs intérêts et les concessions
L’objet, la relation et le processus
La relation, le rapport de force et l’accord

L’objet, la relation et le processus

Explication

L’analyse d’une négociation porte sur l’objet (« quoi ? »), la relation (« qui ? ») et le processus (« comment ? »). Le résultat, les concessions ou le rapport de force peuvent être pertinents pour l’étude, mais ne remplacent pas ces trois dimensions.

14. Lors d’une discussion, une responsable utilise son influence, mais cherche aussi un accord par l’échange avec l’autre partie. Quelle conclusion distingue correctement négociation et pouvoir ?

L’influence transforme la discussion en persuasion plutôt qu’en négociation
La conclusion d’un accord montre que le pouvoir n’est pas intervenu
L’influence peut intervenir, mais négocier ne se réduit ni à convaincre ni à faire plier l’autre
La présence d’influence signifie que la responsable impose son pouvoir

L’influence peut intervenir, mais négocier ne se réduit ni à convaincre ni à faire plier l’autre

Explication

La négociation peut comporter de l’influence sans se réduire à convaincre ou à faire plier l’autre par le pouvoir. Assimiler toute influence à de la persuasion confond des notions distinctes, tandis que la présence d’influence ne prouve pas une imposition et qu’un accord n’exclut pas toute intervention du pouvoir.

15. Dans une négociation, une partie multiplie les menaces et les décisions imposées. Quelle évolution est la plus probable ?

La négociation diminue et l’accord éventuel devient plus solide
La négociation diminue et l’accord éventuel devient plus fragile
La négociation augmente et l’accord éventuel devient plus fragile
La négociation augmente et l’accord éventuel devient plus solide

La négociation diminue et l’accord éventuel devient plus fragile

Explication

Plus le recours au pouvoir augmente, moins il y a de négociation et plus l’accord éventuel est fragilisé. Dire que la négociation augmente inverse le rapport, tandis que présenter l’accord comme plus solide contredit l’effet fragilisant de l’exercice du pouvoir.

16. Après une négociation salariale, une candidate estime que sa meilleure solution en cas d’échec est plus favorable que la proposition finale de l’employeur. Quel choix est rationnel pour elle ?

Opter pour sa meilleure SAN
Opter pour la meilleure SAN de l’employeur
Continuer la négociation sans condition
Accepter la proposition finale

Opter pour sa meilleure SAN

Explication

Une partie opte rationnellement pour sa meilleure SAN si la négociation n’aboutit pas à une solution qu’elle juge plus favorable. Accepter une proposition moins favorable, poursuivre sans condition ou choisir la SAN de l’autre partie ne suit pas cette règle.

17. Deux fournisseurs négocient avec un acheteur : l’un peut facilement vendre à plusieurs autres clients, tandis que l’autre n’a pas d’autre débouché intéressant. Lequel dispose d’un pouvoir de négociation plus important ?

Le fournisseur dont les alternatives sont celles de l’acheteur
Le fournisseur qui n’a pas d’autre débouché intéressant
Le fournisseur qui dépend davantage des décisions de l’acheteur
Le fournisseur qui peut vendre à plusieurs autres clients

Le fournisseur qui peut vendre à plusieurs autres clients

Explication

Des alternatives intéressantes renforcent le pouvoir de négociation, alors que leur rareté peut pousser à faire des concessions. La dépendance et les options de l’acheteur ne constituent pas des alternatives propres au fournisseur.

18. Dans une négociation, une partie dispose d’une option de repli qui resterait disponible même si l’autre partie changeait de stratégie. À quelle notion cette option correspond-elle ?

À un rapport de force
À un affrontement des volontés
À une SAN neutre
À une pression créée par l’action adverse

À une SAN neutre

Explication

La SAN neutre ne dépend pas de l’autre partie ; le rapport de force, lui, dépend de son action. Une pression liée à l’adversaire et un affrontement des volontés relèvent de cette dynamique plutôt que d’une option indépendante.

19. Au cours d’une négociation, une partie impose sa volonté à l’autre en mobilisant son pouvoir. Quelle dynamique cela illustre-t-il ?

Une recherche d’accord mutuellement acceptable entre les parties
Une solution de repli qui ne dépend pas de l’action adverse
Une SAN neutre fondée sur une option indépendante de l’autre partie
Un rapport de force ouvrant la voie à un affrontement des volontés

Un rapport de force ouvrant la voie à un affrontement des volontés

Explication

Le rapport de force s’impose d’une partie sur l’autre et peut conduire à un nouvel affrontement des volontés, notamment par l’exercice du pouvoir. Une SAN neutre ne dépend pas de l’autre partie, tandis que la recherche d’un accord mutuellement acceptable correspond à une autre dynamique.

20. Dans une négociation salariale, une candidate vise un montant qui la satisferait sans représenter ni son minimum ni son maximum. Comment appelle-t-on ce résultat visé ?

Le point de rupture
Le point d’ancrage
L’objectif attendu
La zone d’accord possible

L’objectif attendu

Explication

L’objectif attendu désigne le résultat satisfaisant visé, distinct du minimum et du maximum. Le point de rupture est le minimum acceptable, le point d’ancrage le maximum visé à l’entrée, et la zone d’accord possible l’intervalle compatible avec les deux parties.

21. Un fournisseur refuse toute offre inférieure à 8 000 euros pour une mission. Une proposition de 7 900 euros lui est faite : quelle notion décrit le seuil de 8 000 euros ?

Le point d’ancrage
La zone d’accord possible
Le point de rupture
L’objectif attendu

Le point de rupture

Explication

Le point de rupture est le minimum acceptable, au-dessous duquel le négociateur refuse la proposition. L’objectif attendu correspond au résultat satisfaisant, le point d’ancrage au point d’entrée maximal, et la zone d’accord possible à l’intervalle entre les seuils des deux parties.

22. Un acheteur ouvre la négociation avec son offre maximale ; celle-ci suscite de la méfiance chez le vendeur, sans entraîner un refus immédiat. Quelle notion décrit cette offre maximale d’entrée ?

L’objectif attendu
La zone d’accord possible
Le point de rupture
Le point d’ancrage

Le point d’ancrage

Explication

Le point d’ancrage, ou objectif maximum, constitue le point d’entrée dans la négociation ; la méfiance qu’il peut provoquer n’équivaut pas nécessairement à un refus. Le point de rupture est le minimum acceptable, l’objectif attendu est le résultat satisfaisant, et la ZAP est l’intervalle commun.

23. Un vendeur accepte au minimum 12 000 euros et un acheteur peut payer jusqu’à 15 000 euros. Quel intervalle correspond à leur zone d’accord possible ?

Au-delà du maximum accepté par l’acheteur
De 12 000 à 15 000 euros
Autour de l’objectif attendu du vendeur
De 15 000 à 12 000 euros

De 12 000 à 15 000 euros

Explication

La ZAP est l’intervalle compris entre le minimum accepté par le vendeur et le maximum accepté par l’acheteur, ici de 12 000 à 15 000 euros. L’inversion des seuils ne décrit pas un intervalle possible, et les objectifs individuels ne remplacent pas cette zone commune.

24. Lorsqu’une personne prend une décision et reste influencée par la première information reçue malgré l’arrivée d’autres éléments, quel mécanisme cognitif est à l’œuvre ?

L’effet d’ancrage
Le point de rupture
La zone d’accord possible
La position d’ouverture

L’effet d’ancrage

Explication

L’effet d’ancrage est la tendance à s’appuyer sur la première information reçue et à éprouver des difficultés à s’en départir. La ZAP désigne une zone de négociation, le point de rupture un seuil de refus, et parler en premier est une stratégie possible.

25. Une acheteuse connaît précisément le maximum qu’elle peut accepter et estime clairement la zone d’accord possible. Quelle stratégie de prise de parole est préférable ?

Éviter de formuler une offre d’ouverture
Annoncer d’abord son point de rupture
Parler en premier et afficher un ancrage
Laisser l’autre parler en premier

Parler en premier et afficher un ancrage

Explication

Quand la ZAP est claire et précise, il est préférable de parler en premier et d’afficher une position d’ancrage. Laisser l’autre fixer l’ancrage correspond plutôt au cas où la ZAP reste incertaine ; révéler son point de rupture ne constitue pas la stratégie recommandée.

26. Un prestataire ne sait pas estimer clairement la zone d’accord possible avant une négociation. Quelle conduite réduit le risque d’accepter trop vite un accord peu favorable ?

Afficher immédiatement une position d’ancrage
Laisser l’autre partie parler en premier
Conclure sur la première proposition reçue
Annoncer d’emblée son point de rupture

Laisser l’autre partie parler en premier

Explication

Lorsque la ZAP n’est pas claire, laisser l’autre parler en premier peut exposer à un ancrage défavorable, mais aide à éviter un accord trop rapide et peu favorable. Parler en premier sans visibilité impose un ancrage mal informé, et révéler son minimum ne correspond pas à cette recommandation.

27. Deux négociateurs adoptent des objectifs différents : le premier fixe un objectif attendu éloigné de son point de rupture, tandis que le second le place près de ce point. Quelle comparaison des résultats est la plus cohérente ?

Les deux objectifs produisent des résultats comparables, mais modifient seulement la durée des négociations
Le premier peut obtenir un résultat supérieur s’il conclut, tandis que le second peut conclure plus souvent avec des résultats plus faibles
Le premier conclura nécessairement davantage d’accords, tandis que le second obtiendra des résultats supérieurs
Le premier peut conclure plus souvent avec des résultats plus faibles, tandis que le second peut obtenir un résultat supérieur s’il conclut

Le premier peut obtenir un résultat supérieur s’il conclut, tandis que le second peut conclure plus souvent avec des résultats plus faibles

Explication

Un objectif attendu éloigné du point de rupture correspond à une ambition élevée, susceptible de produire un résultat supérieur si un accord est conclu ; un objectif proche favorise davantage d’accords, mais avec des résultats plus faibles. Inverser ces effets confond les deux niveaux d’ambition, et une ambition élevée ne garantit pas un accord.

28. Deux entreprises réclament le même créneau de livraison et affirment chacune qu’il lui revient. Quelle démarche peut révéler une solution qui satisfasse leurs intérêts sous-jacents ?

Conclure que leurs intérêts sont incompatibles puisqu’elles réclament le même créneau
Demander à chacune pourquoi elle a besoin de ce créneau
Attribuer à chacune une moitié du créneau avant d’examiner ses raisons
Demander à chacune de reformuler sa demande sans en expliquer le motif

Demander à chacune pourquoi elle a besoin de ce créneau

Explication

Demander pourquoi chaque partie formule sa demande permet de dépasser les positions exprimées et de découvrir des intérêts parfois compatibles. Maintenir les demandes, présumer l’incompatibilité ou partager d’emblée la ressource évite cette exploration des motifs.

29. Au cours d’une négociation, une partie comprend pourquoi l’autre tient à une condition, mais ne souhaite pas l’accepter. Que signifie cette compréhension ?

Elle doit approuver la demande dès qu’elle en comprend les raisons
Elle peut comprendre les valeurs de l’autre sans accepter sa demande
Elle doit concéder la condition pour montrer qu’elle a écouté l’autre
Elle doit interrompre la négociation dès qu’elle comprend les valeurs en jeu

Elle peut comprendre les valeurs de l’autre sans accepter sa demande

Explication

Comprendre les valeurs ou les raisons de l’autre partie n’équivaut pas à accepter sa demande. L’approbation, la concession et l’interruption de la négociation sont des conséquences que cette compréhension n’impose pas.

30. Deux services veulent améliorer la préparation d’un événement : l’un a besoin de la salle le matin, l’autre souhaite l’utiliser l’après-midi. Quelle caractéristique décrit le mieux leurs intérêts ?

Ils peuvent être satisfaits tous deux, éventuellement grâce à une synergie
Ils ne peuvent être satisfaits ensemble que si les deux services renoncent à leurs besoins
Ils sont incompatibles tant que la salle n’est pas divisée en deux espaces égaux
La satisfaction de l’un doit réduire celle de l’autre, car ils convoitent la même salle

Ils peuvent être satisfaits tous deux, éventuellement grâce à une synergie

Explication

Des intérêts compatibles peuvent permettre de satisfaire les deux parties sans que l’une nuise à l’autre, et des synergies peuvent apparaître. L’opposition des satisfactions, le partage égal imposé et le renoncement des deux services décrivent à tort une incompatibilité.

31. Deux associations souhaitent réserver le même créneau indivisible dans une salle, et aucune autre plage n’est disponible. Quelle situation leurs intérêts décrivent-ils ?

Des intérêts secondaires qui ne peuvent pas influencer la conclusion d’un accord
Des intérêts compatibles qui permettent de satisfaire les deux sans arbitrage
Des intérêts incompatibles qui peuvent exiger le partage de la ressource convoitée
Des intérêts compatibles qui créent une synergie autour du même créneau

Des intérêts incompatibles qui peuvent exiger le partage de la ressource convoitée

Explication

Lorsque la satisfaction de l’une des parties s’oppose à celle de l’autre et qu’elles convoitent la même ressource, leurs intérêts sont incompatibles et un partage peut s’imposer. Une synergie ou une satisfaction simultanée correspond à des intérêts compatibles; le caractère secondaire d’un intérêt n’est pas établi ici.

32. Une négociation prévoit plusieurs avantages importants pour une entreprise, mais ne répond pas à une condition qu’elle juge indispensable, même au seuil minimal. Que peut-il arriver ?

L’entreprise pourra signer l’accord, car les avantages importants compensent la condition
L’entreprise ne pourra pas signer l’accord sans satisfaction minimale de cette condition
L’entreprise pourra signer l’accord en concédant un avantage mineur à l’autre partie
L’entreprise pourra signer l’accord dès lors qu’un intérêt secondaire est satisfait

L’entreprise ne pourra pas signer l’accord sans satisfaction minimale de cette condition

Explication

Un intérêt essentiel, s’il n’est pas satisfait au minimum, empêche la signature quelles que soient les autres conditions. Les avantages compensatoires et les concessions concernant des intérêts secondaires ou mineurs ne changent pas cette règle.

33. Quelle contribution associe le mieux Mary Parker Follett à la réflexion sur le management ?

La standardisation des tâches pour accroître le rendement individuel
La recherche d’un compromis qui équilibre des intérêts incompatibles
La recherche d’une position communautaire gagnant-gagnant et la reconnaissance de la diversité humaine
La recherche d’un rapport de force permettant à une partie d’imposer sa position

La recherche d’une position communautaire gagnant-gagnant et la reconnaissance de la diversité humaine

Explication

Follett est présentée comme une initiatrice d’une approche du management fondée sur une position communautaire gagnant-gagnant et sur la reconnaissance de la diversité humaine. Le rapport de force renvoie à la domination, l’équilibre d’intérêts incompatibles au compromis, et la standardisation ne caractérise pas cette contribution.

34. Deux équipes en désaccord examinent leurs besoins respectifs et découvrent des objectifs compatibles permettant une solution satisfaisante pour les deux. Quelle méthode de résolution utilisent-elles ?

La domination, fondée sur le rapport de force
L’intégration, fondée sur un diagnostic des éléments compatibles
Le compromis, fondé sur l’équilibre d’intérêts incompatibles
La négociation positionnelle, fondée sur des concessions réciproques

L’intégration, fondée sur un diagnostic des éléments compatibles

Explication

L’intégration repose sur un diagnostic qui révèle des éléments compatibles entre les parties. Le compromis équilibre des intérêts incompatibles, tandis que la domination relève du rapport de force et non d’une recherche de compatibilité.

35. Dans une négociation, une partie ne peut plus améliorer son résultat sans que l’autre y perde. Comment caractériser cet accord ?

Un accord initial servant de camp de base
Un accord paréto-optimal
Un compromis acceptable
Un accord qui répartit également les gains

Un accord paréto-optimal

Explication

Un accord est paréto-optimal lorsqu’il n’est plus possible d’améliorer la situation d’un négociateur sans détériorer celle d’un autre. Un compromis acceptable ne garantit pas cette propriété, le premier accord n’est qu’un point de départ et l’optimalité n’exige pas des résultats égaux.

36. Une équipe vient de conclure un premier accord, mais pense pouvoir encore créer des gains mutuels. Quelle démarche convient-elle d’adopter ?

Chercher un gain supplémentaire pour une partie en transférant la perte à l’autre
Considérer l’accord comme le meilleur résultat dès qu’il est conclu
Écarter l’accord initial et reprendre la négociation sans point de départ
Prendre l’accord comme un camp de base pour rechercher davantage de valeur pour tous

Prendre l’accord comme un camp de base pour rechercher davantage de valeur pour tous

Explication

Le premier accord sert de camp de base à partir duquel les parties peuvent tenter d’obtenir davantage de valeur pour tous. Le tenir automatiquement pour le meilleur empêche cette recherche, tandis qu’abandonner tout point de départ ou transférer une perte à l’autre ne suit pas la règle.

37. Un comité évalue un accord de négociation. Quel ensemble de critères permet d’en apprécier la qualité ?

Création de valeur selon les critères négociés, applicabilité et durabilité
Création de valeur, unanimité des signataires et absence de révision
Applicabilité immédiate, partage égal et absence de souplesse d’exécution
Respect du budget, rapidité de signature et satisfaction d’une seule partie

Création de valeur selon les critères négociés, applicabilité et durabilité

Explication

La qualité d’un accord s’évalue selon la valeur créée au regard des critères négociés, son applicabilité selon le principe de réalité et sa durabilité. La seule création de valeur est insuffisante, l’acceptation des signataires ne remplace pas l’applicabilité, et la durabilité n’exige pas l’impossibilité de réviser l’accord.

38. Lors d’une négociation, Léa veut obtenir un calendrier de livraison fiable et agir en accord avec le principe d’équité qui la guide. Quelle distinction décrit correctement ces deux préoccupations ?

Le calendrier relève de la valeur et l’équité de l’intérêt.
Le calendrier et l’équité relèvent tous deux de l’intérêt.
Le calendrier et l’équité relèvent tous deux de la valeur.
Le calendrier relève de l’intérêt et l’équité de la valeur.

Le calendrier relève de l’intérêt et l’équité de la valeur.

Explication

L’intérêt concerne l’avoir et les résultats recherchés, tandis que la valeur renvoie à l’être et à la cohérence avec des principes. Classer le calendrier comme valeur confond résultat et principe; classer l’équité comme intérêt confond principe et résultat; ramener les deux à une même catégorie efface cette distinction.

39. Dans une négociation, une représentante reçoit les intérêts et les valeurs de son mandant, puis échange avec le représentant de l’autre partie. Quelle étape doit ensuite compléter la relation mandant-mandataire ?

La représentante poursuit l’échange avec l’autre représentant sans rendre compte.
Les deux représentants échangent directement avec leurs mandants respectifs.
La représentante transmet de nouveau à son mandant les intérêts et les valeurs.
La représentante rend compte à son mandant des intérêts et des valeurs.

La représentante rend compte à son mandant des intérêts et des valeurs.

Explication

Après le transfert des intérêts et des valeurs du mandant au mandataire, puis l’échange entre mandataires, le mandataire rend compte à son mandant. Répéter le transfert initial confond les étapes; échanger avec les mandants intervertit les rôles; poursuivre sans compte rendu omet la troisième étape.

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Quelles sont les deux phases de la négociation réaliste ?

Le partage de la valeur et la création de valeur.

À quoi le partage de la valeur est-il associé dans la négociation réaliste ?

Au marchandage.

Que vise la compétition dans une négociation ?

Gagner contre l’autre.

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