QCM : Développement et politiques économiques (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un contexte de rareté, que désigne un besoin pour une personne qui ressent une privation et souhaite y remédier ?

La disponibilité de ressources suffisantes pour satisfaire toutes les envies
Le constat d’un manque ou d’une insatisfaction accompagné du désir ou de la nécessité de le faire disparaître
L’acquisition d’un bien ou d’un service destiné à satisfaire une demande
Une préférence personnelle qui ne s’accompagne pas d’un sentiment de privation

Le constat d’un manque ou d’une insatisfaction accompagné du désir ou de la nécessité de le faire disparaître

Explication

Un besoin correspond à un manque ou à une insatisfaction que l’on souhaite faire disparaître dans un contexte de rareté. L’acquisition d’un bien relève du moyen de satisfaction, une préférence sans manque ne suffit pas à définir le besoin, et la disponibilité de ressources ne décrit pas un manque.

2. Après avoir satisfait ses besoins alimentaires et de logement, une personne cherche à participer à des activités culturelles et à renforcer ses liens sociaux. Comment classer ces besoins ?

Comme des besoins physiologiques liés à la conservation immédiate du corps
Comme des besoins économiques, car leur satisfaction suppose nécessairement une dépense
Comme des besoins matériels, puisque leur satisfaction exige des biens tangibles
Comme des besoins de civilisation qui apparaissent avec le progrès après les besoins physiologiques

Comme des besoins de civilisation qui apparaissent avec le progrès après les besoins physiologiques

Explication

Les besoins culturels et sociaux sont des besoins de civilisation, qui apparaissent avec le progrès une fois les besoins physiologiques satisfaits. Les besoins physiologiques concernent notamment l’alimentation et le logement; le caractère économique dépend de la rareté et des coûts, pas de la nature culturelle ou sociale du besoin.

3. Une entreprise doit transformer une ressource disponible en quantité limitée et engager des coûts pour la rendre utile à ses clients. De quel type de bien ou service s’agit-il ?

D’un bien ou service libre, surabondant et disponible sans transformation
D’un bien ou service économique, rare, utile et issu d’un effort de production
D’un bien ou service économique, défini par son absence d’utilité pour le client
D’un bien ou service libre, utile mais obtenu au prix d’un renoncement économique

D’un bien ou service économique, rare, utile et issu d’un effort de production

Explication

Un bien ou service économique est rare, utile, disponible et exige un effort de production entraînant des coûts. La surabondance sans transformation caractérise un bien libre; l’absence de renoncement ne correspond pas à la situation décrite, et un bien économique doit être utile.

4. Un ménage dispose d’un budget limité, mais souhaite financer plusieurs besoins. Quel principe économique la rareté lui impose-t-elle ?

Reporter ses décisions jusqu’à ce que ses ressources deviennent illimitées
Augmenter ses dépenses et ses efforts pour satisfaire le maximum de besoins
Arbitrer entre ses besoins afin d’en satisfaire le plus possible avec le moins de dépenses et d’efforts
Satisfaire un besoin prioritaire sans tenir compte des autres besoins

Arbitrer entre ses besoins afin d’en satisfaire le plus possible avec le moins de dépenses et d’efforts

Explication

La rareté impose un arbitrage entre des besoins illimités et des ressources limitées, afin d’en satisfaire le plus possible en dépensant et en faisant le moins d’efforts possible. Reporter les choix ne supprime pas la contrainte, satisfaire un seul besoin ignore l’arbitrage, et accroître les dépenses contredit le principe d’économie.

5. Un atelier associe des salariés, des outils et des matières premières pour fabriquer des meubles répondant aux besoins des clients. Quelle activité décrit cette opération ?

La production, qui combine des facteurs pour créer des biens ou services destinés à satisfaire des besoins
La vente marchande, qui transforme des besoins en facteurs sans créer de biens
La consommation, qui combine des biens pour créer des facteurs de production
La répartition, qui associe des revenus pour satisfaire directement les besoins

La production, qui combine des facteurs pour créer des biens ou services destinés à satisfaire des besoins

Explication

La production consiste à combiner des facteurs pour créer des biens ou services destinés à satisfaire des besoins. La consommation utilise les biens, la vente concerne leur échange sur un marché, et la répartition porte sur la distribution de la richesse.

6. Une association sans but lucratif fournit gratuitement des services d’information aux ménages. Quelle catégorie de production correspond à cette activité ?

La production non marchande d’une institution sans but lucratif au service des ménages
La production marchande d’une société non financière vendant ses services
La production marchande d’une entreprise individuelle rémunérée sur un marché
La production non marchande d’une administration publique centrale

La production non marchande d’une institution sans but lucratif au service des ménages

Explication

Les institutions sans but lucratif au service des ménages, comme les associations, réalisent une production non marchande. Une société non financière et une entreprise individuelle relèvent des producteurs marchands; une administration centrale est une autre catégorie de producteur non marchand.

7. Dans un atelier, une personne mobilise sa force physique et ses connaissances pour assembler des appareils. À quel facteur de production cette contribution correspond-elle ?

À la production, qui désigne les biens et services obtenus après fabrication
Au travail, qui regroupe les capacités physiques et intellectuelles mobilisées par les humains
Au capital, constitué de biens produits et utilisés pour fabriquer d’autres biens
À la nature, qui fournit notamment le sol, l’eau et les ressources du sous-sol

Au travail, qui regroupe les capacités physiques et intellectuelles mobilisées par les humains

Explication

Le travail rassemble les capacités physiques et intellectuelles mobilisées par les humains pour créer des biens et services. Le capital désigne des biens produits utilisés pour produire à nouveau, la nature fournit des ressources, et la production est le processus ou son résultat, non le facteur humain.

8. Une boulangerie utilise un four fabriqué l’année précédente pour produire du pain cette année. Comment classer le four comme facteur de production ?

Comme du travail, puisqu’il participe à la fabrication des biens
Comme une ressource naturelle, puisqu’il est disponible avant la production du pain
Comme un bien de consommation, puisqu’il satisfait directement le besoin alimentaire
Comme du capital, puisqu’il a été produit dans le passé et sert à produire dans le futur

Comme du capital, puisqu’il a été produit dans le passé et sert à produire dans le futur

Explication

Le capital est un bien produit dans le passé et utilisé pour produire d’autres biens dans le futur; le four remplit ces deux critères. Le travail correspond aux capacités humaines, une ressource naturelle n’est pas un bien déjà produit, et le four sert à produire plutôt qu’à satisfaire directement le besoin alimentaire.

9. Une entreprise vend un produit à une autre entreprise, qui l’incorpore dans un bien final vendu ensuite. Pourquoi additionner leurs chiffres d’affaires surestime-t-il la production nationale ?

La valeur du bien final est comptée une fois par chaque consommateur.
Les chiffres d’affaires excluent la valeur des biens produits durant la période.
Les ventes des entreprises incluent les achats de biens importés.
La valeur du produit intermédiaire est comptée dans les ventes des deux entreprises.

La valeur du produit intermédiaire est comptée dans les ventes des deux entreprises.

Explication

Le bien intermédiaire est enregistré dans le chiffre d’affaires de son producteur puis inclus dans celui de l’entreprise qui le transforme, ce qui entraîne un double comptage. Confondre ventes intermédiaires et valeur ajoutée manque cette répétition; le double comptage des ventes au consommateur et l’exclusion des biens produits ne décrivent pas le mécanisme en cause.

10. Une entreprise réalise une production de 240 000 euros et utilise 95 000 euros de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

145 000 euros
50 000 euros
335 000 euros
−145 000 euros

145 000 euros

Explication

La valeur ajoutée se calcule en retranchant les consommations intermédiaires de la production : 240 000 − 95 000 = 145 000 euros. L’addition produit 335 000 euros, l’inversion donne une valeur négative et la double soustraction donne 50 000 euros.

11. Une administration fournit gratuitement un service public, tandis qu’une entreprise vend des biens sur un marché. Comment la production de ces deux activités est-elle évaluée ?

Les deux activités au coût de production.
Les deux activités au prix du marché.
Le service public au coût de production, les biens vendus au prix du marché.
Le service public au prix du marché, les biens vendus au coût de production.

Le service public au coût de production, les biens vendus au prix du marché.

Explication

La production non marchande est évaluée au coût de production en travail et en capital, assimilé à une valeur ajoutée, tandis que la production marchande est évaluée au prix du marché. Le prix du marché pour le service gratuit ignore la convention; le coût pour les biens vendus et l’application d’une même méthode confondent les deux catégories.

12. Dans une économie, la somme des valeurs ajoutées est de 800 milliards d’euros, les impôts sur les produits de 90 milliards et les subventions sur les produits de 25 milliards. Quel PIB obtient-on ?

735 milliards d’euros
865 milliards d’euros
775 milliards d’euros
915 milliards d’euros

865 milliards d’euros

Explication

Le PIB est la somme des valeurs ajoutées, augmentée des impôts sur les produits et diminuée des subventions : 800 + 90 − 25 = 865 milliards d’euros. Ajouter les subventions donne 915, retrancher les impôts donne 735 et omettre les impôts donne 775 milliards.

13. Un salarié reçoit un salaire en contrepartie de sa participation à la production. À quel processus ce revenu est-il associé ?

À la distribution des revenus, qui forme les revenus primaires.
À un transfert social, lié à l’exposition à un risque.
À la redistribution des revenus, fondée sur la situation personnelle.
À la formation du revenu disponible, après prélèvements et transferts.

À la distribution des revenus, qui forme les revenus primaires.

Explication

La distribution est la répartition fonctionnelle fondée sur la participation de chaque agent à la production et elle forme les revenus primaires. La répartition personnelle relève de la redistribution; le revenu disponible combine ensuite revenus primaires, transferts et prélèvements, tandis qu’un transfert social relève de la redistribution.

14. Un dispositif public ajuste les ressources versées aux ménages selon leur situation économique personnelle. À quel type de répartition correspond ce dispositif ?

À la redistribution des revenus, dont l’État est le pivot.
À la formation des revenus primaires, menée par les entreprises.
À la répartition fonctionnelle, organisée selon les facteurs de production.
À la distribution des revenus, fondée sur la participation productive.

À la redistribution des revenus, dont l’État est le pivot.

Explication

La redistribution est une répartition personnelle fondée sur la situation des agents économiques, et l’État en est le pivot. La participation productive définit la distribution fonctionnelle; les revenus primaires se forment lors de cette distribution plutôt que par la redistribution.

15. Un système prélève davantage sur les revenus élevés pour réduire les écarts de revenus disponibles et verse une prestation aux personnes touchées par le chômage. Comment classer ces deux transferts ?

Les deux sont verticaux.
Le premier est horizontal et le second vertical.
Les deux sont horizontaux.
Le premier est vertical et le second horizontal.

Le premier est vertical et le second horizontal.

Explication

La redistribution verticale transfère du pouvoir d’achat entre niveaux de revenus pour réduire les disparités; la redistribution horizontale transfère des ressources selon l’exposition aux risques sociaux, dont le chômage. Inverser les catégories confond leurs critères, et classer les deux comme verticales ou horizontales néglige l’une de ces distinctions.

16. Un ménage reçoit 38 000 euros de revenus primaires, 6 000 euros de transferts sociaux et paie 11 000 euros de prélèvements obligatoires. Quel est son revenu disponible ?

43 000 euros
44 000 euros
33 000 euros
55 000 euros

33 000 euros

Explication

Le revenu disponible correspond aux revenus primaires plus les transferts sociaux moins les prélèvements obligatoires : 38 000 + 6 000 − 11 000 = 33 000 euros. Retrancher les transferts donne 21 000 euros, ajouter les prélèvements donne 55 000 euros et omettre les prélèvements donne 44 000 euros.

17. Dans une économie, le PIB s’élève à 800 milliards d’euros et les importations à 200 milliards. Quel ensemble constitue ses ressources en biens et services, c’est-à-dire son offre globale ?

Le PIB et les importations
Le PIB seul
La consommation finale et l’investissement
Le PIB et les exportations

Le PIB et les importations

Explication

Les ressources qui constituent l’offre globale regroupent le PIB et les importations. La consommation et l’investissement sont des emplois, les exportations ne s’ajoutent pas aux ressources, et le PIB seul omet les importations.

18. Pour établir la demande globale d’une économie, quelles catégories faut-il retenir parmi les emplois de ses ressources ?

La consommation finale et les exportations
La consommation finale, l’investissement et les exportations
La consommation finale, l’investissement et les importations
Le PIB, les importations et la consommation finale

La consommation finale, l’investissement et les exportations

Explication

La demande globale correspond aux emplois des ressources : consommation finale, investissement et exportations. Le PIB et les importations composent l’offre globale; remplacer les exportations par les importations ou omettre l’investissement modifie les emplois.

19. Une entreprise acquiert un logiciel produit, destiné à servir dans ses processus productifs pendant trois ans. Comment cette acquisition est-elle classée dans l’investissement macroéconomique ?

Une dépense de consommation finale en service marchand
Une acquisition nette d’actif incorporel relevant de la FBCF
Une acquisition d’actif financier hors de la FBCF
Une acquisition d’actif incorporel exclue de la FBCF

Une acquisition nette d’actif incorporel relevant de la FBCF

Explication

La FBCF comprend les acquisitions nettes d’actifs corporels ou incorporels issus de la production et utilisés dans d’autres processus productifs pendant au moins un an. La durée de trois ans et l’usage productif du logiciel satisfont ces critères; la consommation finale et les actifs financiers ne correspondent pas à cette définition.

20. Le PIB réel d’un pays passe de 500 à 515 milliards d’euros entre deux années. Quel est son taux de croissance économique ?

2,9%2,9\%
−3%-3\%
0,03%0,03\%
3%3\%

$$3\%$$

Explication

Le taux se calcule en divisant la hausse de 15 par le PIB de l’année précédente, 500, puis en multipliant par 100 : 515−500500×100=3%\frac{515-500}{500}\times100=3\%. Utiliser 515 au dénominateur donne environ 2,9 %, omettre le facteur 100 donne 0,03 %, et inverser la variation produit un signe négatif.

21. Un pays connaît une hausse ponctuelle de sa production, sans augmentation durable de ses richesses produites. Cette situation correspond-elle à la définition de la croissance économique ?

Non, car la croissance désigne uniquement une hausse du revenu moyen réel
Oui, car toute hausse ponctuelle de la production constitue une croissance économique
Oui, dès qu’une transformation structurelle accompagne la hausse, quelle qu’en soit la durée
Non, car la croissance désigne une hausse des richesses produites sur une période suffisamment longue

Non, car la croissance désigne une hausse des richesses produites sur une période suffisamment longue

Explication

La croissance économique est l’augmentation des richesses produites par un pays sur une période suffisamment longue; une variation ponctuelle ne suffit donc pas. Un changement structurel peut accompagner la croissance, tandis que le revenu moyen réel n’en constitue pas la définition.

22. Une entreprise produit davantage après avoir embauché plus de salariés et installé davantage de machines, sans amélioration de la productivité. De quel type de croissance s’agit-il ?

Une croissance intensive
Une croissance extensive
Une croissance fondée sur le progrès technique
Une croissance obtenue par substitution du capital au travail

Une croissance extensive

Explication

La croissance extensive vient de l’utilisation d’une plus grande quantité de travail et de capital. La croissance intensive suppose une hausse de la productivité, tandis que le progrès technique et la substitution entre facteurs ne décrivent pas ici la cause indiquée.

23. Quelle conception des innovations entrepreneuriales est associée à Joseph Schumpeter ?

Elles correspondent à la seule création de produits nouveaux
Elles résultent principalement des dépenses publiques de consommation
Elles reposent sur de nouvelles infrastructures et de nouveaux équipements
Elles comprennent de nouveaux produits, procédés, modes d’organisation et marchés

Elles comprennent de nouveaux produits, procédés, modes d’organisation et marchés

Explication

Pour Schumpeter, les innovations des entrepreneurs peuvent concerner les produits, les procédés de fabrication, l’organisation et les marchés. La recherche scientifique seule, les infrastructures et les dépenses publiques ne couvrent pas cette conception.

24. Un gouvernement veut agir sur les facteurs de croissance endogènes identifiés par les nouvelles théories de la croissance. Quel ensemble d’investissements doit-il considérer ?

Capital physique, consommation des ménages, exportations et infrastructures
Recherche et développement, dépenses publiques, stocks et capital humain
Capital physique, recherche et développement, capital humain et infrastructures
Capital humain, profits, compétitivité des exportations et capital physique

Capital physique, recherche et développement, capital humain et infrastructures

Explication

Les quatre investissements considérés comme facteurs de croissance endogènes sont le capital physique, la recherche et développement, le capital humain et les infrastructures. La consommation, les exportations et les stocks relèvent des moteurs de la demande, tandis que les profits ne constituent pas l’un des quatre facteurs cités.

25. Le pouvoir d’achat des ménages progresse, mais leur propension à consommer diminue. Quels déterminants de leur consommation finale faut-il examiner ?

Les décisions de l’État concernant ses dépenses publiques
L’évolution de leur pouvoir d’achat et de leur propension à consommer
La compétitivité des produits nationaux et le pouvoir d’achat étranger
L’évolution de la demande et des profits des entreprises

L’évolution de leur pouvoir d’achat et de leur propension à consommer

Explication

La consommation finale des ménages dépend de leur pouvoir d’achat et de leur propension à consommer. Les profits interviennent dans l’investissement, les décisions de dépenses publiques dans la consommation des administrations, et le pouvoir d’achat des non-résidents dans les exportations.

26. Une entreprise envisage d’acheter des équipements durables. Quels éléments déterminent notamment son investissement en capital fixe ?

La compétitivité des produits nationaux et le pouvoir d’achat étranger
La demande, les profits réalisés ou anticipés et la capacité de financement
Le pouvoir d’achat des ménages et leur propension à consommer
L’évolution des dépenses publiques décidée par les administrations

La demande, les profits réalisés ou anticipés et la capacité de financement

Explication

L’investissement en capital fixe dépend de l’évolution de la demande, des profits réalisés et anticipés, ainsi que de la capacité à le financer. Le pouvoir d’achat des ménages concerne leur consommation, les facteurs liés aux marchés étrangers concernent les exportations, et les décisions de dépenses publiques déterminent la consommation des administrations.

27. La compétitivité des produits nationaux reste stable, mais le pouvoir d’achat des non-résidents augmente. Quel moteur de la croissance peut être directement stimulé ?

La consommation finale des administrations
L’investissement en capital fixe
Les exportations
La consommation finale des ménages

Les exportations

Explication

Les exportations dépendent de la compétitivité des produits nationaux et de l’évolution du pouvoir d’achat des non-résidents ; une hausse de ce dernier peut donc stimuler la demande étrangère. L’investissement dépend notamment de la demande et des profits, tandis que les deux consommations mentionnées ont d’autres déterminants.

28. Une personne dispose d’un revenu donné et peut accéder aux soins, à l’éducation et à Internet. Quelle notion décrit l’ensemble de ce qu’elle peut se procurer ainsi que cet accès ?

La qualité de vie
Le niveau de vie
Le mode de vie
Le pouvoir d’achat

Le niveau de vie

Explication

Le niveau de vie englobe les biens et services accessibles avec le revenu, ainsi que l’accès à certains services comme les soins et l’éducation. Le pouvoir d’achat désigne la quantité achetable avec le revenu; le mode de vie concerne les manières de vivre; la qualité de vie renvoie au bien-être global.

29. Deux ménages disposent du même revenu disponible, mais l’un compte deux personnes et l’autre cinq. Pourquoi leur niveau de vie effectif peut-il différer ?

L’accès aux services ne dépend que du revenu du ménage
Le nombre de personnes à charge diffère entre les ménages
La population totale du pays détermine leur revenu moyen
Le revenu disponible total est identique dans les deux ménages

Le nombre de personnes à charge diffère entre les ménages

Explication

Le revenu disponible par ménage ne suffit pas à déterminer le niveau de vie effectif, car celui-ci dépend aussi du nombre de personnes composant le ménage. Assimiler le revenu total au revenu individuel néglige cette différence; la population nationale concerne le PIB par habitant, et l’accès aux services ne se réduit pas au revenu.

30. Un pays affiche un PIB par habitant élevé, mais une grande partie des richesses est concentrée dans les mains d’une petite fraction de la population. Quelle limite de cet indicateur faut-il retenir ?

Il mesure directement l’accès aux soins et à l’éducation
Il ne révèle pas comment les richesses sont réparties
Il indique le revenu disponible exact de chaque habitant
Il ne renseigne pas sur la richesse produite par habitant

Il ne révèle pas comment les richesses sont réparties

Explication

Le PIB par habitant est un indicateur du niveau de vie, mais il ne tient pas compte de la répartition des richesses créées. Le considérer comme le revenu exact de chacun confond moyenne et situation individuelle; il ne mesure pas directement l’accès aux services, et il rapporte bien le PIB à la population.

31. Dans un pays, le PIB en volume par habitant augmente de 2,4 % en un an. Quel est le taux d’augmentation du niveau de vie correspondant ?

La croissance démographique du pays
2,4 %
L’évolution annuelle des prix à la consommation
La croissance du PIB total en valeur

2,4 %

Explication

Le taux d’augmentation du niveau de vie correspond au taux de croissance du PIB en volume par habitant; il est donc de 2,4 % dans ce cas. Le PIB total en valeur, la croissance démographique et l’évolution des prix ne sont pas la mesure indiquée par cette relation.

32. Une économie produit davantage, tandis que ses structures sociales et culturelles se transforment au fil d’une croissance durable. Quelle notion désigne ces transformations qualitatives ?

L’urbanisation
La croissance économique
Le PIB par habitant
Le développement

Le développement

Explication

Le développement désigne les transformations qualitatives des structures économiques, sociales et culturelles qui accompagnent une croissance durable. La croissance renvoie à l’augmentation de la production; l’urbanisation n’en est qu’une manifestation possible, et le PIB par habitant est un indicateur.

33. Un gouvernement considère une croissance économique soutenue comme un objectif final, sans chercher à renforcer les dimensions sociales du développement. Quelle relation entre croissance et développement corrige cette conception ?

La croissance et le développement désignent la même évolution
Le développement intervient après la croissance sans la soutenir
Le développement est la fin et la croissance en est le moyen
La croissance est la fin et le développement en est le moyen

Le développement est la fin et la croissance en est le moyen

Explication

Le développement constitue une fin dont la croissance économique est le moyen; de plus, une croissance durable repose sur un développement robuste. Présenter la croissance comme la fin inverse moyen et objectif, tandis que les deux notions ne sont pas synonymes et que le développement soutient la durabilité de la croissance.

34. Une région accroît sa production industrielle, mais constate une hausse de la pollution et de la consommation de pétrole. Comment caractériser ces effets de la croissance ?

Des mesures de précaution, dont la suspension de toute production industrielle
Des externalités négatives, dont la pollution et l’épuisement d’une ressource non renouvelable
Des effets de redistribution, dont la réduction de la pauvreté et des écarts régionaux
Des gains de productivité, dont l’amélioration des infrastructures et des salaires

Des externalités négatives, dont la pollution et l’épuisement d’une ressource non renouvelable

Explication

La croissance peut engendrer des externalités négatives, notamment la pollution et l’épuisement de ressources non renouvelables comme le pétrole. Les gains de productivité et la redistribution désignent d’autres phénomènes, tandis que la précaution ne signifie pas suspendre toute activité industrielle.

35. En quelle année le concept de développement durable est-il apparu dans un rapport commandé par les Nations Unies à Gro Harlem Brundtland ?

En 1987
En 1992
En 1997
En 1977

En 1987

Explication

Le concept de développement durable est apparu en 1987 dans un rapport commandé par les Nations Unies à Gro Harlem Brundtland. 1997 renvoie à une période d’accords climatiques, tandis que 1992 et 1977 ne sont pas l’année indiquée.

36. Quelle formulation exprime la définition du développement durable ?

Maintenir toutes les ressources naturelles intactes pour les générations futures
Préserver les besoins futurs en limitant la satisfaction des besoins de la génération actuelle
Répondre aux besoins présents en donnant la priorité à l’expansion de la production
Répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs

Répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs

Explication

Le développement durable satisfait les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. La définition ne donne pas la priorité à la seule croissance et ne signifie pas que toutes les ressources doivent rester intactes.

37. Une municipalité envisage une substance dont les effets sur la santé et l’environnement restent incertains au regard des connaissances scientifiques disponibles. Quel principe doit guider sa décision ?

Le principe de participation, qui organise la consultation des habitants
Le principe de précaution, qui conduit à s’abstenir de l’action concernée
Le principe de solidarité, qui répartit les ressources entre les habitants
Le principe de confiance, qui autorise l’action tant qu’un dommage n’est pas prouvé

Le principe de précaution, qui conduit à s’abstenir de l’action concernée

Explication

Le principe de précaution conduit à s’abstenir d’une action lorsque ses dommages sur l’environnement ou la santé restent incertains au regard des connaissances disponibles. La solidarité porte sur les liens entre personnes et générations, la participation sur la prise en compte des avis, et l’absence de preuve d’un dommage ne suffit pas à écarter la précaution.

38. Dans une entreprise, deux groupes reçoivent des traitements différents et l’un bénéficie d’un avantage qui renforce sa position par rapport à l’autre. Comment qualifier cette situation ?

Une inégalité de revenus limitée aux écarts de rémunération
Une inégalité sociale traduisant une hiérarchie entre groupes
Une diversité sociale sans avantage relatif entre groupes
Une égalité juridique fondée sur des droits identiques

Une inégalité sociale traduisant une hiérarchie entre groupes

Explication

Une inégalité sociale correspond à un traitement différent qui avantage une personne ou un groupe par rapport à un autre et traduit une hiérarchie sociale. Une simple diversité ne comporte pas nécessairement d’avantage, et la notion ne se limite pas au revenu ni à l’égalité juridique.

39. Un programme offre un soutien scolaire aux élèves défavorisés avant leur entrée sur le marché du travail. Quelle approche de l’égalité ce dispositif illustre-t-il ?

L’égalité des résultats, par égalisation des rémunérations après l’embauche
L’égalité des situations juridiques, par garantie de droits formels identiques
L’égalité des chances, par compensation des inégalités en amont du marché
L’égalité des situations, par rapprochement des revenus et des patrimoines

L’égalité des chances, par compensation des inégalités en amont du marché

Explication

L’égalité des chances repose sur la compensation des inégalités en amont du marché, par exemple en améliorant l’accès à l’éducation. L’égalité juridique concerne les droits, tandis que l’égalité des situations porte notamment sur les salaires, les revenus ou le patrimoine.

40. Deux pays ont un indice de Gini des revenus proche de zéro et proche de 100, respectivement. Quelle comparaison peut-on en tirer ?

Le premier présente une répartition plus égalitaire des revenus que le second
Le premier présente une répartition identique des revenus à celle du second
Le premier présente une répartition plus inégale des revenus que le second
Le premier possède un revenu moyen inférieur à celui du second

Le premier présente une répartition plus égalitaire des revenus que le second

Explication

Une valeur de Gini proche de zéro indique une répartition plus égalitaire, tandis qu’une valeur proche de 100 signale une forte inégalité. L’indice mesure la répartition des revenus, et non leur niveau moyen.

41. Dans un débat, une personne estime que les inégalités favorisent l’efficacité et la liberté, tandis qu’une autre les considère comme une domination à limiter au nom de la justice sociale. Quelle opposition résume leurs positions ?

Une position défend l’égalité juridique, l’autre défend uniquement l’égalité des revenus
Une position rejette la liberté, l’autre rejette toute recherche d’efficacité économique
Une position considère les inégalités comme une domination, l’autre comme un nivellement social
Une position juge certaines inégalités acceptables, l’autre veut les limiter au nom de la justice sociale

Une position juge certaines inégalités acceptables, l’autre veut les limiter au nom de la justice sociale

Explication

Une conception juge certaines inégalités acceptables et critique l’égalité comme source possible d’uniformité, d’inefficacité ou de perte de liberté ; une autre voit dans les inégalités une domination à limiter au nom de la justice sociale. Les autres réponses confondent ces arguments ou inversent les positions.

42. Une personne manque de ressources matérielles et de savoir, ce qui risque de l’éloigner de son groupe social. Quelle notion décrit cette situation ?

Le chômage
La pauvreté
L’inégalité sociale
L’intégration sociale

La pauvreté

Explication

La pauvreté correspond à un manque de ressources matérielles ou non, absolu ou relatif, qui peut conduire à la marginalisation. L’inégalité de revenus désigne un écart de ressources, le chômage concerne l’absence d’emploi et l’intégration sociale renvoie à la participation au groupe.

43. Un ménage dispose d’un revenu supérieur au seuil monétaire de pauvreté, mais ne peut accéder à un logement convenable ni à certains services essentiels. Quel type de pauvreté cette situation illustre-t-elle ?

La pauvreté monétaire
La pauvreté absolue
La pauvreté en conditions de vie
La pauvreté relative

La pauvreté en conditions de vie

Explication

La pauvreté en conditions de vie se repère par des privations non monétaires, tandis que la pauvreté monétaire dépend du revenu ou des dépenses comparés à un seuil. La pauvreté absolue concerne les ressources nécessaires aux besoins essentiels et la pauvreté relative compare les ressources aux modes de vie acceptables dans une société.

44. Dans une société donnée, une personne peut satisfaire ses besoins essentiels, mais ses ressources ne lui permettent pas d’accéder aux modes de vie minimaux considérés comme acceptables. Comment caractériser sa pauvreté ?

Une pauvreté en conditions de vie
Une pauvreté monétaire
Une pauvreté relative
Une pauvreté absolue

Une pauvreté relative

Explication

La pauvreté relative désigne des ressources trop faibles pour accéder aux modes de vie minimaux acceptables dans une société. La pauvreté absolue porte sur l’insuffisance de ressources pour couvrir les besoins essentiels, tandis que les deux autres termes distinguent une mesure par les ressources monétaires ou les privations non monétaires.

45. Pour évaluer les privations d’un ménage, une enquête examine son alimentation, son logement, sa santé, son éducation et son accès à l’eau. Quelle approche de la pauvreté mobilise-t-elle ?

La pauvreté absolue
La pauvreté humaine ou en conditions de vie
La pauvreté monétaire
La pauvreté relative

La pauvreté humaine ou en conditions de vie

Explication

La pauvreté humaine ou en conditions de vie inclut des besoins fondamentaux comme l’alimentation, l’habitat, la santé, l’éducation et l’accès à l’eau, dont certains relèvent de biens et services collectifs. La pauvreté monétaire se mesure par les revenus ou dépenses, et la pauvreté relative par comparaison aux ressources de la société.

46. Dans un groupe, les membres se sentent solidaires, partagent des buts communs, sont attirés les uns par les autres et restent attachés au groupe. Quelle notion décrit cette situation ?

La discipline sociale
La cohésion sociale
L’intégration sociale
La concurrence sociale

La cohésion sociale

Explication

La cohésion sociale désigne un groupe fortement solidaire et intégré, marqué par des buts communs, l’attraction mutuelle et l’attachement au groupe. La discipline concerne le respect des normes, l’intégration la participation à des relations sociales, et la concurrence oppose les intérêts des membres.

47. Une personne rejoint un réseau local de relations qui lui permet de participer à la vie collective et de construire une identité propre. Quel effet de la cohésion sociale cette situation illustre-t-elle ?

Elle renforce l’attachement au groupe sans participation
Elle favorise l’intégration par les relations sociales
Elle efface l’identité individuelle au profit du groupe
Elle impose le respect des normes sans créer de relations

Elle favorise l’intégration par les relations sociales

Explication

La cohésion sociale favorise l’intégration, entendue comme la participation à un réseau de relations sociales qui contribue aussi à l’identité de chacun. L’attachement seul ne décrit pas cette participation, et l’intégration ne se réduit ni à l’obéissance ni à l’effacement de l’identité personnelle.

48. Une collectivité suit l’évolution des divorces, des associations et du chômage pour apprécier les transformations des liens sociaux. Quelle conclusion méthodologique est la plus juste ?

Ces indicateurs ne renseignent pas sur l’évolution des liens sociaux
Ces indicateurs signalent des évolutions sans mesurer directement la cohésion
Ces indicateurs mesurent directement la force de la cohésion
Ces indicateurs mesurent la solidarité de chaque individu

Ces indicateurs signalent des évolutions sans mesurer directement la cohésion

Explication

Il n’existe pas d’indicateur mesurant directement la force ou la faiblesse de la cohésion sociale, mais des statistiques peuvent signaler l’évolution des liens sociaux. Les divorces, les associations et le chômage sont donc des indices indirects, et non une mesure directe de la cohésion.

49. Quel terme désigne l’ensemble des facteurs nécessaires à une personne pour jouir d’une bonne qualité de vie, d’une existence tranquille et d’un état de satisfaction ?

Le bien-être
Le bien-être social
Le niveau de vie
La sécurité économique

Le bien-être

Explication

Le bien-être regroupe les facteurs permettant une bonne qualité de vie, une existence tranquille et la satisfaction. Le bien-être social renvoie à des facteurs sociaux et économiques, la sécurité économique à la protection contre certains risques, et le niveau de vie aux ressources matérielles.

50. Une politique améliore l’accès à l’éducation et à la santé, favorise l’emploi digne et préserve du temps pour les loisirs. Quel type de bien-être vise-t-elle ?

La consommation courante
Le bien-être social
La sécurité économique
Le bien-être subjectif

Le bien-être social

Explication

Le bien-être social comprend des facteurs concrets qui améliorent la qualité de vie, notamment l’emploi, l’éducation, la santé et les loisirs. La hausse des revenus ne résume pas à elle seule ces facteurs; la satisfaction subjective et la sécurité économique désignent d’autres aspects.

51. Deux personnes disposant de ressources comparables évaluent différemment ce qui leur procure une vie satisfaisante, tandis qu’un indicateur économique mesure leurs conditions matérielles. Quelle distinction s’applique ?

Le bien-être et le bien-être social sont tous deux mesurés par les revenus
Le bien-être et le bien-être social sont tous deux des appréciations personnelles
Le bien-être est subjectif, tandis que le bien-être social repose sur des facteurs économiques objectifs
Le bien-être est objectif, tandis que le bien-être social dépend des préférences individuelles

Le bien-être est subjectif, tandis que le bien-être social repose sur des facteurs économiques objectifs

Explication

Le bien-être dépend de l’appréciation de la personne, alors que le bien-être social est associé à des facteurs économiques objectifs. Dire que les deux sont subjectifs confond la dimension personnelle et les conditions observables; les rendre tous deux objectifs ou les réduire aux revenus efface cette distinction.

52. Dans un pays où les inégalités de revenus s’accentuent et où l’accès aux soins dépend fortement des ressources, quelle action relève du rôle de l’État en faveur du bien-être social ?

Répartir les revenus et développer des services sociaux gratuits
Remplacer les politiques sociales par la seule création de richesse
Soutenir les revenus élevés et facturer davantage les soins
Limiter les règles de concurrence et réduire les services sociaux

Répartir les revenus et développer des services sociaux gratuits

Explication

L’État doit promouvoir le bien-être social en corrigeant les inégalités, notamment par la répartition des revenus et le développement de services sociaux libres et gratuits. Laisser agir le marché, se limiter à la stabilité monétaire ou substituer la création de richesse aux mesures sociales ne répond pas à cette mission.

53. Quel concept désigne les institutions qui incarnent le pouvoir suprême de la nation et existent indépendamment des responsables politiques et des fonctionnaires qui les servent ?

L’État
La doctrine libérale
Le gouvernement
La fonction publique

L’État

Explication

L’État désigne l’ensemble des institutions incarnant le pouvoir suprême de la nation; il demeure distinct des hommes politiques et des fonctionnaires qui le servent. Le gouvernement désigne les responsables en fonction, la fonction publique les agents, et la doctrine libérale une conception de l’intervention publique.

54. Face à un chômage persistant, un gouvernement adopte des mesures conjoncturelles directes et modifiables pour soutenir l’activité. Quelle doctrine correspond à cette orientation ?

La doctrine keynésienne
La doctrine libérale
La politique de stabilité monétaire
La politique de concurrence

La doctrine keynésienne

Explication

La doctrine keynésienne préconise une intervention directe et permanente de l’État, avec des mesures adaptées à la conjoncture pour rétablir les équilibres et lutter contre le chômage. La doctrine libérale privilégie une intervention restreinte, notamment en matière de stabilité monétaire et de concurrence.

55. Sur un marché d’appareils d’occasion, les acheteurs ne peuvent pas bien évaluer la qualité des produits; les vendeurs proposent alors des prix élevés et les échanges diminuent. Quel dysfonctionnement décrit cette situation ?

Une externalité négative
Une asymétrie d’information
Une concentration excessive
Un bien public

Une asymétrie d’information

Explication

L’asymétrie d’information apparaît lorsque les acheteurs connaissent mal la qualité du bien; les prix élevés peuvent alors réduire leur confiance et les échanges. Une externalité concerne un impact sans compensation, une concentration le regroupement d’entreprises, et un bien public la consommation simultanée par plusieurs consommateurs.

56. Une usine chimique rejette des substances qui nuisent aux riverains, à la faune et aux nappes phréatiques sans les dédommager. Comment qualifier cet effet sur les tiers ?

Une asymétrie d’information
Une externalité positive
Un bien public
Une externalité négative

Une externalité négative

Explication

Une externalité négative est un dommage imposé à des tiers sans compensation financière, comme la pollution industrielle. Une externalité positive procure un bénéfice, tandis que l’asymétrie d’information porte sur la connaissance de la qualité d’un bien et le bien public sur sa consommation simultanée.

57. Face à une hausse rapide du chômage et à un ralentissement de l’activité, quel objectif correspond à une politique conjoncturelle ?

Réguler l’activité à court terme sans déséquilibres majeurs
Transformer le système économique pour améliorer durablement son fonctionnement
Réduire les tensions sur les prix comme objectif central
Rétablir l’équilibre des échanges extérieurs comme objectif unique

Réguler l’activité à court terme sans déséquilibres majeurs

Explication

La politique conjoncturelle vise à réguler l’activité à court terme tout en évitant des déséquilibres tels que le chômage ou l’inflation. La transformation durable relève du structurel, tandis que les prix et les échanges ne sont que des aspects parmi plusieurs objectifs.

58. Quel ensemble réunit les objectifs de la politique conjoncturelle ?

Croissance du PIB, formation, aménagement du territoire et concurrence
Compétitivité durable, transformation du système et innovation
Budget de l’État, monnaie en circulation, réglementation et subventions
Croissance du PIB, plein emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur

Croissance du PIB, plein emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur

Explication

Les objectifs conjoncturels comprennent la croissance du PIB, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre des échanges et des paiements extérieurs. Le budget et la monnaie sont des instruments, tandis que la formation et l’aménagement du territoire relèvent de politiques structurelles.

59. Un gouvernement lance une réforme de long terme pour transformer le système économique, améliorer son fonctionnement et renforcer sa compétitivité : de quel type de politique s’agit-il ?

D’une politique structurelle
D’une politique budgétaire
D’une politique conjoncturelle
D’une politique monétaire

D’une politique structurelle

Explication

La politique structurelle transforme le système économique pour améliorer son fonctionnement, soutenir durablement la croissance et renforcer la compétitivité à moyen et long terme. La politique conjoncturelle régule l’activité à court terme, tandis que les politiques budgétaire et monétaire sont des instruments ou domaines d’action.

60. Pour accroître les capacités de production et renforcer la concurrence par la réglementation, quelle orientation relève des politiques structurelles nationales ?

Répartir les revenus et soutenir le pouvoir d’achat des ménages
Développer les capacités productives et encadrer la concurrence
Réduire à court terme l’inflation par une hausse des taux d’intérêt
Protéger l’agriculture européenne et préserver le patrimoine naturel

Développer les capacités productives et encadrer la concurrence

Explication

Les politiques structurelles nationales cherchent notamment à accroître les possibilités de production et à renforcer la concurrence par la réglementation, avec des autorités indépendantes de régulation. La protection agricole relève de la PAC, tandis que la maîtrise de l’inflation à court terme relève de la politique conjoncturelle.

61. Quel ensemble correspond aux principales politiques structurelles nationales ?

Budget, monnaie, taux d’intérêt, fiscalité, outils de contrôle
Industrie, énergie, recherche et innovation, formation, aménagement du territoire
Agriculture, concurrence, social, environnement, échanges extérieurs
Croissance, emploi, inflation, équilibre des paiements, stabilité des prix

Industrie, énergie, recherche et innovation, formation, aménagement du territoire

Explication

Les principales politiques structurelles nationales concernent l’industrie, l’énergie, la recherche et l’innovation, la formation et l’aménagement du territoire. L’agriculture, la concurrence, le social et l’environnement sont les principaux domaines structurels européens; croissance, emploi et inflation sont des objectifs conjoncturels.

62. Quels domaines relèvent principalement des politiques structurelles au niveau européen ?

Agriculture, concurrence, social et environnement
Croissance, emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur
Industrie, énergie, recherche et innovation, formation
Budget de l’État, monnaie en circulation, fiscalité et contrôle

Agriculture, concurrence, social et environnement

Explication

Au niveau européen, les politiques structurelles portent principalement sur l’agriculture, la concurrence, le social et l’environnement. L’industrie, l’énergie et la formation sont des domaines nationaux, tandis que croissance et emploi sont des objectifs conjoncturels.

63. Dans un pays, le taux de croissance du PIB en volume devient négatif par rapport à l’année précédente. Quelle évolution correspond à cette situation ?

La production en volume diminue, le chômage augmente et le niveau de vie baisse
La production en volume augmente, le chômage baisse et le niveau de vie baisse
La production en volume diminue, le chômage baisse et le niveau de vie augmente
La production en volume augmente, le chômage augmente et le niveau de vie baisse

La production en volume diminue, le chômage augmente et le niveau de vie baisse

Explication

Un taux de croissance négatif signifie que l’économie produit moins en volume que l’année précédente : le chômage augmente, le niveau de vie diminue et la situation correspond à une récession. Une hausse de la production contredit le taux négatif, tandis qu’une baisse du chômage ou une hausse du niveau de vie inverse les effets indiqués.

64. Pour comparer le développement humain de deux pays, quels éléments l’IDH prend-il en compte ?

Le niveau de vie, l’espérance de vie à la naissance et le taux de chômage
Le niveau de vie, l’accès aux infrastructures et l’alphabétisation des adultes
Le niveau de vie, l’espérance de vie à la naissance et l’alphabétisation des adultes
La richesse produite par habitant, le taux de chômage et l’urbanisation

Le niveau de vie, l’espérance de vie à la naissance et l’alphabétisation des adultes

Explication

L’IDH combine le niveau de vie, l’espérance de vie à la naissance et l’alphabétisation des adultes. La richesse produite par habitant relève du PIB par habitant, tandis que le chômage et les infrastructures ne remplacent pas les composantes de l’IDH.

65. Une équipe de recherche veut construire un indice de pauvreté multidimensionnelle inspiré de l’approche des capabilités. À quelle référence théorique doit-elle le rattacher ?

À la théorie des capabilités d’A. Sen
À la théorie des capabilités, prix Nobel décerné en 2010
À l’approche du revenu médian d’A. Sen
À la théorie des capabilités d’Amartya Nussbaum

À la théorie des capabilités d’A. Sen

Explication

L’IPM du PNUD, créé en 2010, repose sur la théorie des capabilités développée par A. Sen, prix Nobel en 1998. L’approche du revenu médian renvoie à une mesure monétaire, Nussbaum est une autre penseuse et 2010 est l’année de création de l’indice, non celle du prix Nobel.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Développement et politiques économiques.

Qu’est-ce qu’un besoin dans un contexte de rareté ?

Le constat d’un manque ou d’une insatisfaction accompagné du désir ou de la nécessité de le faire disparaître.

Quels besoins apparaissent avec le progrès après la satisfaction des besoins physiologiques ?

Les besoins de civilisation.

Qu’est-ce qui distingue les biens et services libres des biens et services économiques ?

Les biens et services libres sont surabondants et accessibles sans transformation ni renoncement, tandis que les biens et services économiques sont rares et nécessitent production et coûts.

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Consultez la fiche de révision complète sur Développement et politiques économiques.

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