📌 En microéconomie, le terme « biens » désigne aussi bien les objets matériels que les services.
📐 Formule - Dans une économie comportant biens, un panier est défini par , où représente la quantité du bien .
★ À maîtriser
Selon la monotonie, le consommateur préfère toujours davantage de biens à moins, ce qui correspond à l’insatiabilité.
Le goût pour les mélanges signifie qu’un consommateur préfère un mélange de deux paniers entre lesquels il est indifférent à chacun des deux paniers pris séparément.
Compléments
📌 La transitivité impose que si le panier A est préféré au panier B et B au panier C, alors A est préféré à C; cette propriété permet au consommateur de maximiser ses préférences.
📌 La réflexivité signifie que tout panier de biens est au moins aussi désirable que lui-même.
Les préférences d’un consommateur sont indépendantes de celles des autres et sont considérées comme exogènes.
La continuité des préférences signifie que les quantités consommées et les préférences peuvent varier de manière infinitésimale.
Entre les paniers indifférents et , le consommateur préfère le mélange .
★ À maîtriser
Compléments
📌 Pour une personne donnée, si elle préfère le panier A au panier B, alors l’utilité de A est supérieure à celle de B; le classement peut être différent d’une personne à l’autre.
★ À maîtriser
📌 La monotonie des préférences implique que, toutes choses égales par ailleurs, la consommation supplémentaire d’un bien accroît l’utilité.
Compléments
Pour comparer les préférences de Marie entre les paniers A et B, seuls les niveaux d’utilité relatifs comptent : si U(A) > U(B), elle préfère A, quels que soient les nombres attribués.
Même si Marie préfère les pains au chocolat, elle préfère un panier composé d’un pain au chocolat et d’une crêpe à un panier de deux pains au chocolat.
★ À maîtriser
📌 Avec une utilité marginale décroissante, l’utilité totale augmente avec la consommation, mais chaque unité supplémentaire apporte un accroissement plus faible.
📐 Formule - L’utilité marginale correspond à la dérivée première de la fonction d’utilité : .
Compléments
L’utilité marginale dépend du niveau de consommation : dans l’exemple, U(2) − U(1) = 5, tandis que U(4) − U(3) = 2.
Une fonction d’utilité croissante a une dérivée première positive, tandis qu’une fonction concave a une dérivée seconde négative.
Dans l’exemple des niveaux d’utilité U(1)=10, U(2)=15, U(3)=18 et U(4)=20, les accroissements d’utilité sont de 5, 3 puis 2 unités.
Consommation accrue → utilité totale plus élevée, mais utilité marginale décroissante.
Un panier intermédiaire entre deux paniers indifférents.
★ À maîtriser
Si les préférences sont monotones et transitives, des courbes d’indifférence correspondant à des niveaux de satisfaction différents ne peuvent pas se croiser.
Avec des préférences monotones, une courbe d’indifférence est décroissante : deux paniers qui diffèrent par une quantité supérieure des deux biens ne peuvent pas être indifférents.
Lorsque le consommateur préfère les mélanges et que l’utilité marginale est décroissante, un panier mélangeant deux paniers procure davantage d’utilité que ceux-ci et se situe sur une courbe d’indifférence supérieure.
Les courbes d’indifférence sont continues parce que les biens sont divisibles et que les préférences sont supposées continues : une variation infinitésimale de la consommation entraîne une variation de l’utilité.
Il existe une infinité de courbes d’indifférence, correspondant à des niveaux de satisfaction différents.
Par tout panier de biens passe une seule courbe d’indifférence.
Lorsque le consommateur est insatiable, les courbes d’indifférence les plus éloignées de l’origine correspondent à une satisfaction plus élevée.
Compléments
📌 Quand le consommateur juge les biens désirables et souhaite toujours en consommer une quantité strictement positive, même très faible, les courbes d’indifférence sont asymptotes aux axes.
La complétude des préférences signifie que le consommateur peut toujours comparer deux paniers de biens.
Les courbes d’indifférence sont en général continues, décroissantes, convexes et asymptotes aux axes, ce qui leur donne une forme hyperbolique.
Si deux paniers A et B sont indifférents à un même panier C, la transitivité implique que A et B sont indifférents entre eux, ce qui contredit la monotonie si l’un contient davantage des deux biens.
Préférences continues → courbes continues.
★ À maîtriser
Le taux d’échange subjectif entre les biens 1 et 2 dépend des préférences du consommateur et du point considéré sur la courbe d’indifférence.
Le TMS au panier est mesuré par le coefficient directeur de la courbe d’indifférence en ce point, c’est-à-dire par la pente de sa tangente.
📐 Formule - Entre les paniers A et B, le taux de substitution du bien 2 au bien 1 est , soit la pente de la droite AB.
📐 Formule - Le TMS de bien 1 à bien 2 vérifie à utilité constante.
Compléments
📌 Le TMS au point A est supérieur à celui au point B lorsque le consommateur cède plus volontiers du bien 2 pour acquérir du bien 1 au point A qu’au point B.
Le taux de substitution dépend de l’emplacement du panier B sur la courbe d’indifférence.
En raison de l’utilité marginale décroissante, plus le consommateur dispose de bien 1, moins il y est attaché et plus il est prêt à en céder pour consommer du bien 2 ; inversement, plus il dispose de bien 2, moins il y est attaché et plus il est prêt à en céder pour obtenir du bien 1.
Pour les paniers A=(1,4) et B=(2,2), le consommateur indifférent entre les deux accepte de céder 2 unités de bien 2 pour obtenir 1 unité supplémentaire de bien 1.
📐 Formule - À utilité constante, la perte d’utilité liée au renoncement au bien 2 égale le gain d’utilité lié à la consommation supplémentaire de bien 1 : .
★ À maîtriser
Avec des biens parfaitement substituables, le taux de substitution est constant et vaut -1, quelle que soit la quantité consommée.
Si le bien 2 est inutile, l’utilité ne dépend que de la quantité consommée de bien 1 et le TMS est soit nul, soit infini.
Compléments
Avec des biens parfaitement substituables, une unité de bien 1 procure autant d’utilité qu’une unité de bien 2 ; les paniers A=(4,0), B=(2,2), C=(0,4) et toutes les combinaisons de 4 unités appartiennent à la même courbe d’indifférence.
Lorsque les biens 1 et 2 sont parfaitement complémentaires, une quantité supplémentaire de bien 2 n’augmente pas la satisfaction si une unité de bien 1 est déjà consommée et que la quantité de bien 2 nécessaire pour compléter cette unité est déjà atteinte.
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Qu’est-ce qu’un panier de biens ?
Une liste des quantités de chacun des biens disponibles.
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L’ensemble des paniers de biens possibles.
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