QCM : Réglementation bancaire et gestion des risques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’une banque accorde un crédit, recueille des dépôts et investit sur les marchés, à quoi est-elle exposée ?

À une réduction automatique de ses besoins en capitaux
À une hausse garantie de ses revenus nets
À des pertes potentielles liées à ces activités
À une disparition des risques de contrepartie

À des pertes potentielles liées à ces activités

Explication

Ces activités peuvent chacune entraîner des pertes potentielles pour la banque. Une hausse garantie des revenus ne découle pas de l’exercice de ces activités, qui comporte au contraire des risques.

2. Une banque cherche à préserver sa solvabilité, respecter les exigences prudentielles et protéger ses déposants : quel objectif général poursuit-elle par sa gestion des risques ?

Préserver sa réputation en écartant les objectifs de rendement et de solvabilité
Réduire les exigences prudentielles en transférant les pertes aux déposants
Protéger les parties prenantes et le système financier tout en optimisant le couple rendement-risque
Maximiser le rendement des placements en privilégiant les opérations les plus risquées

Protéger les parties prenantes et le système financier tout en optimisant le couple rendement-risque

Explication

La gestion des risques vise notamment la solvabilité, la réputation, le respect des exigences prudentielles, l’optimisation du couple rendement-risque et la protection des déposants, des actionnaires et du système financier. Privilégier les opérations les plus risquées ne correspond pas à cet objectif d’équilibre.

3. Quelle définition correspond au risque opérationnel dans le cadre de Bâle II ?

Un risque de pertes résultant de l’incapacité d’un emprunteur à rembourser son crédit
Un risque de pertes lié au retrait soudain des dépôts et au manque de liquidités
Un risque de pertes causées par la variation des taux d’intérêt et des cours de marché
Un risque de pertes causées par des processus, des personnes, des systèmes ou des événements externes

Un risque de pertes causées par des processus, des personnes, des systèmes ou des événements externes

Explication

Bâle II définit le risque opérationnel comme le risque de pertes résultant de processus internes inadéquats ou défaillants, de personnes, de systèmes ou d’événements externes. Le défaut de remboursement relève du risque de crédit, et non de cette définition.

4. Une panne informatique interrompt le traitement des opérations d’une banque : à quelle source de risque opérationnel cet incident correspond-il ?

Aux personnes
Aux processus
Aux systèmes
Aux événements externes

Aux systèmes

Explication

Les systèmes constituent l’une des quatre sources de risque opérationnel, et une panne informatique en est un exemple. Une défaillance dans l’enchaînement ou la gestion d’une procédure relèverait plutôt des processus.

5. Que désigne le risque de crédit pour un prêteur ?

La difficulté d’une banque à financer ses sorties de trésorerie à court terme sans perte importante
La probabilité qu’une contrepartie manque à ses engagements dans le cadre d’un contrat financier
La possibilité qu’un emprunteur ne rembourse pas sa dette conformément aux conditions prévues au contrat
La possibilité qu’une évolution défavorable des prix entraîne une perte sur les marchés financiers

La possibilité qu’un emprunteur ne rembourse pas sa dette conformément aux conditions prévues au contrat

Explication

Le risque de crédit concerne le non-remboursement total ou partiel d’une dette par l’emprunteur selon les conditions contractuelles. La difficulté à financer des sorties de trésorerie relève plutôt du risque de liquidité.

6. Quelle concentration de déposants constitue une cause possible de crise de liquidité pour une banque ?

Une concentration élevée des déposants ou des sources de financement
Une amélioration de la confiance des marchés envers la banque
Une forte diversification des financements et des déposants
Une hausse de la valeur des actifs rapidement cessibles

Une concentration élevée des déposants ou des sources de financement

Explication

Une concentration des déposants ou des sources de financement peut rendre les sorties de fonds difficiles à absorber. À l’inverse, diversifier les financements contribue à réduire cette vulnérabilité.

7. Quel est le rôle de la Value at Risk dans la mesure des risques de marché ?

Estimer la perte maximale d’un portefeuille pour un niveau de confiance et un horizon temporel donnés
Évaluer la capacité d’une institution à obtenir des fonds pour couvrir ses sorties de trésorerie
Mesurer la probabilité qu’un emprunteur ne rembourse pas sa dette selon les conditions contractuelles
Déterminer le montant de fonds propres requis en fonction des actifs pondérés par les risques

Estimer la perte maximale d’un portefeuille pour un niveau de confiance et un horizon temporel donnés

Explication

La Value at Risk estime une perte maximale de portefeuille selon un horizon et un niveau de confiance définis. La probabilité de non-remboursement relève plutôt de l’évaluation du risque de crédit.

8. Dans quel ordre les trois types de risque de contrepartie sont-ils présentés, du défaut à l’incident de paiement ?

Défaut, règlement tardif ou manquant, migration de la qualité de crédit
Migration de la qualité de crédit, règlement tardif ou manquant, défaut
Règlement tardif ou manquant, défaut, migration de la qualité de crédit
Défaut, migration de la qualité de crédit, règlement tardif ou manquant

Défaut, migration de la qualité de crédit, règlement tardif ou manquant

Explication

La classification commence par le défaut, puis considère la migration de la qualité de crédit et enfin les problèmes de règlement tardif ou manquant. Placer le règlement juste après le défaut inverse l’ordre de présentation des deux derniers types.

9. Quelle différence distingue le Comité de Bâle du Conseil de stabilité financière dans leurs missions internationales ?

Le Comité élabore des accords prudentiels, tandis que le Conseil coordonne les politiques de stabilité.
Le Comité coordonne les politiques de stabilité, tandis que le Conseil élabore les accords prudentiels.
Le Comité impulse les grandes réformes réglementaires, tandis que le Conseil supervise les grandes banques européennes.
Le Comité fixe les règles européennes applicables, tandis que le Conseil délivre les agréments bancaires nationaux.

Le Comité élabore des accords prudentiels, tandis que le Conseil coordonne les politiques de stabilité.

Explication

Le Comité de Bâle élabore les accords prudentiels, alors que le Conseil de stabilité financière coordonne les politiques de stabilité. Le rôle d’impulsion des grandes réformes réglementaires revient au G20, et non au Comité de Bâle.

10. Quel organisme français supervise les banques et les assureurs, délivre leurs agréments et peut sanctionner leurs manquements ?

La Banque de France
L’Autorité des marchés financiers
La Banque centrale européenne
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution

Explication

L’ACPR contrôle les établissements bancaires et d’assurance, leur accorde des agréments et peut sanctionner les manquements. La Banque de France assure d’autres missions, notamment la mise en œuvre de la politique monétaire de la BCE en France.

11. Pourquoi la réglementation bancaire impose-t-elle des mesures de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ?

Pour garantir aux emprunteurs un accès au crédit sans examen de leur situation financière
Pour accroître les fonds disponibles afin de financer davantage de prêts aux entreprises
Pour transférer à la banque centrale la responsabilité de vérifier l’identité des clients
Pour réduire les risques de fraude et empêcher que les circuits financiers servent à des activités illicites

Pour réduire les risques de fraude et empêcher que les circuits financiers servent à des activités illicites

Explication

La réglementation bancaire cherche notamment à lutter contre la fraude, le blanchiment et le financement du terrorisme, afin de limiter les risques liés à l’utilisation illicite des services financiers. La vérification de l’identité des clients relève de la connaissance du client, mais elle ne transfère pas cette responsabilité à la banque centrale.

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Lors de quelles activités la banque est-elle exposée à des pertes potentielles ?

Lors de l’octroi de crédits, de la collecte de dépôts et des investissements sur les marchés.

Selon Bâle II, comment se définit le risque opérationnel ?

Le risque de pertes lié à des processus internes inadéquats ou défaillants, aux personnes, aux systèmes ou aux événements externes.

Quelles sont les quatre sources du risque opérationnel ?

Les personnes, les processus, les systèmes et les événements externes.

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