QCM : Phonétique et phonologie (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet la phonétique étudie-t-elle en linguistique ?

Les propriétés physiques des sons sans prendre en compte leur production ni leur perception
Les phonèmes sous l’angle de leur fonction distinctive dans un système linguistique
Les mots sous l’angle de leur formation et de leurs relations grammaticales
Les sons du langage sous les angles de leur production, de leur transmission et de leur perception

Les sons du langage sous les angles de leur production, de leur transmission et de leur perception

Explication

La phonétique porte sur les sons du langage et examine leur production, leur transmission et leur perception. L’étude de la fonction distinctive des phonèmes relève plutôt de la phonologie.

2. Qu’est-ce qui caractérise un phonème dans un système phonologique ?

C’est une variante de prononciation qui ne peut pas distinguer deux mots.
C’est la plus petite unité sonore qui possède nécessairement un sens lexical.
C’est un son défini par ses seules propriétés physiques et acoustiques.
C’est la plus petite unité distinctive qui contribue à différencier des mots.

C’est la plus petite unité distinctive qui contribue à différencier des mots.

Explication

Un phonème est la plus petite unité distinctive d’un système phonologique et peut contribuer à différencier des mots. Une unité sonore dotée d’un sens lexical correspond à une notion différente.

3. Quelle association entre branche de la phonétique et objet d’étude est correcte ?

L’articulatoire étudie la production, l’acoustique la réception et la perceptive les propriétés physiques des sons.
L’articulatoire étudie la réception, l’acoustique la production et la perceptive les propriétés physiques des sons.
L’articulatoire étudie les propriétés physiques, l’acoustique la réception et la perceptive la production des sons.
L’articulatoire étudie la production, l’acoustique les propriétés physiques et la perceptive la réception des sons.

L’articulatoire étudie la production, l’acoustique les propriétés physiques et la perceptive la réception des sons.

Explication

Les trois branches se distinguent par leur objet : production articulatoire, propriétés physiques acoustiques et réception perceptive. L’association qui attribue la production à l’acoustique confond la production du son avec ses propriétés physiques.

4. Quelle suite décrit les étapes de la production volontaire de la parole ?

Conceptualisation, planification motrice, exécution et contrôle continu
Conceptualisation, contrôle continu, planification motrice et exécution
Planification motrice, exécution, conceptualisation et contrôle final
Exécution, conceptualisation, contrôle continu et planification motrice

Conceptualisation, planification motrice, exécution et contrôle continu

Explication

La production de la parole est contrôlée par le système nerveux et comprend conceptualisation, planification motrice, exécution et contrôle continu. La planification motrice précède l’exécution plutôt que de la suivre.

5. Quel rôle distingue les trois systèmes de l’appareil phonatoire ?

Le sous-glottique fournit l’air, le laryngé produit la phonation et le supra-glottique module le son.
Le sous-glottique module le son, le laryngé fournit l’air et le supra-glottique produit la phonation.
Le sous-glottique fournit l’air, le laryngé module le son et le supra-glottique produit la phonation.
Le sous-glottique produit la phonation, le laryngé module le son et le supra-glottique fournit l’air.

Le sous-glottique fournit l’air, le laryngé produit la phonation et le supra-glottique module le son.

Explication

Le système sous-glottique fournit l’air, le système laryngé produit la phonation et le système supra-glottique module le son. L’attribution de la modulation au système laryngé confond son rôle avec celui du système supra-glottique.

6. Lors de la phonation, quel est le rôle du système sous-glottique et quels organes le composent ?

Il produit la phonation grâce au larynx, aux cordes vocales et aux cavités nasales.
Il fournit le flux d’air égressif grâce aux poumons, à la trachée, au diaphragme et aux muscles intercostaux.
Il module le son grâce au pharynx, à la bouche, à la langue et au voile du palais.
Il fournit le flux d’air inspiratoire grâce aux poumons, au larynx, à la langue et aux lèvres.

Il fournit le flux d’air égressif grâce aux poumons, à la trachée, au diaphragme et aux muscles intercostaux.

Explication

Le système sous-glottique comprend les poumons, la trachée, le diaphragme et les muscles intercostaux, et fournit l’air égressif nécessaire à la phonation. Les organes de la bouche et du voile du palais participent plutôt à la modulation supra-glottique.

7. Quelle différence articulatoire distingue une consonne occlusive d’une consonne fricative ?

L’occlusive laisse passer l’air par les côtés de la langue, tandis que la fricative ouvre le passage nasal.
L’occlusive crée une turbulence par resserrement, tandis que la fricative comporte une fermeture complète suivie d’un relâchement.
L’occlusive est produite avec le voile abaissé, tandis que la fricative est produite avec le voile relevé.
L’occlusive comporte une fermeture complète suivie d’un relâchement, tandis que la fricative crée une turbulence par resserrement.

L’occlusive comporte une fermeture complète suivie d’un relâchement, tandis que la fricative crée une turbulence par resserrement.

Explication

Une occlusive se caractérise par une fermeture complète des articulateurs puis leur relâchement; une fricative résulte d’un resserrement qui produit une turbulence. Le resserrement avec turbulence est donc le mécanisme de la fricative, pas de l’occlusive.

8. Quel lieu d’articulation correspond aux consonnes /ʃ/ et /ʒ/ ?

Le lieu vélaire
Le lieu post-alvéolaire
Le lieu palatal
Le lieu labiodental

Le lieu post-alvéolaire

Explication

Les consonnes /ʃ/ et /ʒ/ sont classées comme post-alvéolaires. Le lieu palatal correspond notamment à /ɲ/ et /j/, et non à ces deux consonnes.

9. Que se passe-t-il au niveau du voile du palais lors de la production d’une consonne nasale ?

Le voile s’abaisse et l’air passe par le nez.
Le voile se relève et le passage nasal se ferme.
Le voile se relève et l’air passe simultanément par le nez et la bouche.
Le voile s’abaisse et l’air passe uniquement par la bouche.

Le voile s’abaisse et l’air passe par le nez.

Explication

Dans une consonne nasale, le voile du palais s’abaisse, permettant à l’air de passer par le nez. Le voile relevé et le passage nasal fermé caractérisent les consonnes orales.

10. Quelles sont les trois semi-voyelles du français et leurs lieux d’articulation ?

/j/ palato-alvéolaire, /ɥ/ labio-dentale et /w/ uvulaire
/j/ vélaire, /ɥ/ labio-vélaire et /w/ palatale
/j/ palatale, /ɥ/ labio-palatale et /w/ labio-vélaire
/j/ labiale, /ɥ/ palatale et /w/ labio-alvéolaire

/j/ palatale, /ɥ/ labio-palatale et /w/ labio-vélaire

Explication

Le français compte /j/ palatale, /ɥ/ labio-palatale et /w/ labio-vélaire. La réponse qui attribue à /ɥ/ le lieu labio-vélaire et à /w/ le lieu palatal intervertit leurs caractéristiques.

11. Quels paramètres permettent de distinguer les voyelles françaises ?

L’aperture, le voisement, la longueur syllabique et le lieu d’articulation
Le voisement, le lieu d’articulation, la durée et le caractère occlusif ou fricatif
L’aperture, l’antériorité ou la postériorité, l’arrondissement des lèvres et la nasalité
La hauteur du larynx, le flux d’air, la nasalité et le contact entre les lèvres

L’aperture, l’antériorité ou la postériorité, l’arrondissement des lèvres et la nasalité

Explication

Les voyelles françaises se distinguent par l’aperture, leur position antérieure ou postérieure, l’arrondissement des lèvres et la nasalité. Le voisement et le caractère occlusif ou fricatif sont des paramètres qui ne constituent pas cette liste de distinctions vocaliques.

12. Lorsqu’un francophone produit un son en français, dans quelle direction l’air circule-t-il selon le mécanisme pulmonaire égressif ?

Des poumons vers l’extérieur, par expulsion de l’air
De la glotte vers le pharynx, par compression de l’air
De la bouche vers le larynx, par abaissement de la langue
De l’extérieur vers les poumons, par aspiration de l’air

Des poumons vers l’extérieur, par expulsion de l’air

Explication

Le mécanisme pulmonaire égressif du français expulse vers l’extérieur l’air provenant des poumons. Le mouvement d’entrée de l’air correspond plutôt au mécanisme glottique implosif, et non au mécanisme pulmonaire égressif.

13. Quelle succession d’actions produit une occlusive éjective ?

Occlusion orale, élévation du larynx glotte fermée, compression de l’air pharyngal, puis relâchement et expulsion de l’air
Occlusion orale, élévation du larynx glotte ouverte, détente de l’air pulmonaire, puis entrée de l’air
Occlusion antérieure et vélaire, abaissement de la langue, puis relâchement de l’occlusion vélaire
Occlusion orale, abaissement du larynx glotte ouverte, dépression de la cavité, puis relâchement et entrée de l’air

Occlusion orale, élévation du larynx glotte fermée, compression de l’air pharyngal, puis relâchement et expulsion de l’air

Explication

Une occlusive éjective implique l’élévation du larynx avec la glotte fermée, ce qui comprime l’air pharyngal avant le relâchement et l’expulsion. L’abaissement du larynx avec la glotte non fermée décrit plutôt le mécanisme d’une implosive.

14. Quelle distinction oppose une consonne vibrante à une consonne battue ?

La vibrante comporte un battement unique et rapide, tandis que la battue comporte des battements répétés d’un articulateur mobile
La vibrante implique une constriction continue, tandis que la battue implique une fermeture complète maintenue
La vibrante comporte des battements répétés d’un articulateur mobile, tandis que la battue comporte un battement unique et rapide
La vibrante est produite par le voile du palais, tandis que la battue est produite par la pointe de la langue

La vibrante comporte des battements répétés d’un articulateur mobile, tandis que la battue comporte un battement unique et rapide

Explication

Une vibrante résulte de battements répétés d’un articulateur mobile, alors qu’une battue ne comporte qu’un battement rapide. L’option qui inverse ces deux nombres de battements confond précisément les deux modes d’articulation.

15. Quelles réalisations peuvent correspondre au /R/ français ?

Une occlusive dorso-uvulaire [ʁ], une fricative apico-alvéolaire [r] ou une nasale dorso-uvulaire [R]
Une fricative apico-alvéolaire [ʁ], une roulée dorso-uvulaire [r] ou une roulée palatale [R]
Une fricative dorso-uvulaire [ʁ], une roulée apico-alvéolaire [r] ou une roulée dorso-uvulaire [R]
Une fricative labio-dentale [ʁ], une roulée apico-alvéolaire [r] ou une battue uvulaire [R]

Une fricative dorso-uvulaire [ʁ], une roulée apico-alvéolaire [r] ou une roulée dorso-uvulaire [R]

Explication

Le /R/ français admet notamment une réalisation fricative dorso-uvulaire [ʁ] ainsi que deux réalisations roulées, apico-alvéolaire [r] et dorso-uvulaire [R]. La réponse qui donne à [ʁ] un lieu apico-alvéolaire lui attribue une caractéristique différente.

16. Qu’est-ce qui caractérise la prosodie par rapport aux segments phonétiques individuels ?

Elle correspond aux variantes concrètes d’un phonème.
Elle désigne les règles d’agencement des sons dans une langue.
Elle décrit les propriétés physiques d’un son individuel.
Elle regroupe des aspects supra-segmentaux de la parole.

Elle regroupe des aspects supra-segmentaux de la parole.

Explication

La prosodie concerne des aspects qui dépassent le segment phonétique individuel, comme l’organisation de la parole au-delà des sons isolés. Les propriétés physiques d’un son individuel relèvent plutôt de l’étude phonétique des sons.

17. Quelles catégories regroupent les principales fonctions linguistiques de la prosodie ?

Les fonctions lexicale, syntaxique et sémantique, ainsi que les fonctions physiologiques.
Les fonctions distinctive, démarcative et de hiérarchisation, ainsi que les fonctions non linguistiques ou para-linguistiques.
Les fonctions segmentale, phonémique et allophonique, ainsi que les fonctions grammaticales.
Les fonctions articulatoire, acoustique et perceptive, ainsi que les fonctions morphologiques.

Les fonctions distinctive, démarcative et de hiérarchisation, ainsi que les fonctions non linguistiques ou para-linguistiques.

Explication

Les principales fonctions de la prosodie comprennent la distinction, la délimitation et la hiérarchisation, ainsi que des fonctions non linguistiques ou para-linguistiques. Les catégories articulatoire, acoustique et perceptive concernent plutôt l’étude des propriétés physiques des sons.

18. Dans une langue à accent lexical, comment la prosodie peut-elle contribuer au sens ?

En délimitant les groupes de mots et en marquant les frontières entre les constituants.
En indiquant l’appartenance régionale du locuteur et son état émotionnel.
En opposant des homonymes par l’accent et en différenciant des modalités comme la déclaration et l’interrogation.
En modifiant les règles d’agencement des sons selon leur contexte phonétique.

En opposant des homonymes par l’accent et en différenciant des modalités comme la déclaration et l’interrogation.

Explication

La fonction distinctive peut opposer des homonymes par l’accent lexical et différencier des modalités déclarative, interrogative ou impérative. La délimitation des groupes relève plutôt de la fonction démarcative.

19. Un auditeur entend une pause prosodique qui aide à repérer la frontière entre deux groupes, puis un accent qui met en relief l’information principale. Comment distinguer ces deux indices ?

La pause exprime l’attitude du locuteur, tandis que l’accent focal oppose des homonymes.
La pause souligne l’information principale, tandis que l’accent focal marque la frontière entre les groupes.
La pause participe à la fonction démarcative, tandis que l’accent focal souligne l’information principale.
La pause distingue la modalité interrogative, tandis que l’accent focal indique une variante régionale.

La pause participe à la fonction démarcative, tandis que l’accent focal souligne l’information principale.

Explication

La fonction démarcative contribue à délimiter les groupes et les frontières de l’énoncé, alors que l’accent focal met en relief l’information principale. L’accent focal n’a donc pas pour rôle principal de marquer la frontière entre les groupes.

20. Quelle distinction fondamentale sépare la phonétique de la phonologie ?

La phonétique étudie les propriétés physiques des sons, tandis que la phonologie étudie leur fonction et leurs règles dans le système d’une langue.
La phonétique décrit les unités distinctives d’une langue, tandis que la phonologie mesure leur propagation physique dans l’air.
La phonétique étudie les règles d’agencement des sons, tandis que la phonologie examine leur réception par l’auditeur.
La phonétique analyse les variantes de prononciation, tandis que la phonologie étudie l’émission physique des sons.

La phonétique étudie les propriétés physiques des sons, tandis que la phonologie étudie leur fonction et leurs règles dans le système d’une langue.

Explication

La phonétique porte sur les propriétés physiques des sons, leur émission, leur propagation et leur réception; la phonologie porte sur leur fonction et leurs règles dans un système linguistique. L’étude des unités distinctives relève de la phonologie, et non de la phonétique.

21. Un linguiste établit l’inventaire des unités distinctives d’une langue et décrit les règles selon lesquelles ses sons peuvent s’agencer. Quel est l’objet de son analyse ?

La prosodie, qui met en relief l’information principale et délimite les groupes.
La phonologie clinique, qui construit des outils d’évaluation et de thérapie.
La phonétique, qui décrit l’émission, la propagation et la réception des sons.
La phonologie, qui décrit aussi les variantes de réalisation et les systèmes phonologiques.

La phonologie, qui décrit aussi les variantes de réalisation et les systèmes phonologiques.

Explication

La phonologie décrit notamment les unités distinctives, les règles d’agencement des sons, leurs variantes de réalisation et les systèmes phonologiques. L’émission, la propagation et la réception des sons relèvent de la phonétique.

22. Qu’est-ce qu’un allophone ?

Une unité abstraite qui distingue deux mots ayant des sens différents.
Une règle qui détermine l’ordre possible des sons dans une syllabe.
Une réalisation concrète et physique d’un phonème, correspondant à une variante de prononciation.
Une propriété prosodique qui met en relief une information importante.

Une réalisation concrète et physique d’un phonème, correspondant à une variante de prononciation.

Explication

Un allophone est une réalisation concrète et physique d’un phonème, autrement dit une variante de sa prononciation. Une unité abstraite qui distingue des mots correspond plutôt à la notion de phonème.

23. Deux réalisations d’un même phonème peuvent apparaître dans les mêmes contextes sans changer le sens, tandis que d’autres dépendent du contexte phonétique. Comment classe-t-on ces variantes ?

Les premières sont conditionnées et les secondes sont libres.
Les premières sont des règles phonologiques et les secondes sont des variantes régionales.
Les premières sont des phonèmes et les secondes sont des paires minimales.
Les premières sont libres et les secondes sont conditionnées.

Les premières sont libres et les secondes sont conditionnées.

Explication

Les variantes libres peuvent apparaître dans les mêmes contextes sans changement de sens, tandis que les variantes conditionnées dépendent du contexte phonétique ou de la position. Une variante conditionnée ne se définit donc pas par son apparition dans les mêmes contextes.

24. Dans une distribution complémentaire, quel critère permet de distinguer le phonème de l’allophone ?

Le phonème a la distribution la plus large, tandis que l’allophone est réalisé selon une règle.
Le phonème change le sens selon sa réalisation, tandis que l’allophone constitue une paire minimale.
Le phonème dépend du contexte phonétique, tandis que l’allophone apparaît dans tous les contextes.
Le phonème est la variante régie par une règle, tandis que l’allophone a la distribution la plus large.

Le phonème a la distribution la plus large, tandis que l’allophone est réalisé selon une règle.

Explication

En distribution complémentaire, le phonème est la forme dont la distribution est la plus large, et l’allophone est une variante dont la réalisation est régie par une règle. L’idée que l’allophone aurait la distribution la plus large inverse les rôles.

25. Qu’est-ce qui caractérise un trait distinctif en phonologie ?

Une propriété qui classe les sons selon leur fréquence d’apparition dans la parole
Une propriété qui indique le rôle grammatical d’un phonème dans un mot
Une propriété qui décrit les règles combinatoires applicables à tous les sons d’une langue
Une propriété articulatoire ou acoustique qui distingue un phonème des phonèmes auxquels il s’oppose

Une propriété articulatoire ou acoustique qui distingue un phonème des phonèmes auxquels il s’oppose

Explication

Un trait distinctif est une propriété physique articulatoire ou acoustique qui permet de différencier un phonème des autres phonèmes de son système. Une règle combinatoire peut concerner les sons, mais elle ne définit pas elle-même un trait distinctif.

26. Quelle distinction sépare les traits binaires des traits unaires ?

Les traits binaires concernent les voyelles, tandis que les traits unaires concernent les consonnes
Les traits binaires marquent la présence ou l’absence d’une propriété, tandis que les traits unaires caractérisent une classe sans poser de classe opposée
Les traits binaires décrivent l’articulation, tandis que les traits unaires décrivent exclusivement l’acoustique
Les traits binaires s’appliquent aux phonèmes isolés, tandis que les traits unaires décrivent des règles phonologiques

Les traits binaires marquent la présence ou l’absence d’une propriété, tandis que les traits unaires caractérisent une classe sans poser de classe opposée

Explication

Un trait binaire indique si une propriété est présente ou absente ; un trait unaire identifie une classe par une propriété absolue sans exiger une classe opposée. La distinction ne répartit pas les traits entre voyelles et consonnes.

27. Des sons partagent un trait phonologique et réagissent de la même façon aux règles d’une langue : comment peut-on les regrouper ?

Comme une classe naturelle
Comme une paire minimale
Comme un inventaire phonétique
Comme une alternance morphologique

Comme une classe naturelle

Explication

Une classe naturelle rassemble des sons qui partagent un ou plusieurs traits phonologiques et se comportent de manière identique face aux règles phonologiques de la langue. Une paire minimale sert plutôt à illustrer une opposition entre deux formes.

28. Quelle définition correspond au bilinguisme dans son acception moderne ?

La connaissance scolaire de deux langues, même sans emploi régulier dans la vie quotidienne
La maîtrise parfaite et égale de deux langues, comparable à celle d’un locuteur natif dans chacune
L’usage et l’alternance réguliers de plusieurs langues, avec des compétences variables selon les besoins, les domaines et le temps
L’utilisation d’une langue au travail et d’une autre dans la famille, avec des compétences nécessairement équilibrées

L’usage et l’alternance réguliers de plusieurs langues, avec des compétences variables selon les besoins, les domaines et le temps

Explication

Le bilinguisme moderne repose sur l’usage et l’alternance réguliers de plusieurs langues, sans exiger des compétences égales ou parfaites. L’exigence d’une maîtrise comparable à celle d’un natif correspond à une définition ancienne.

29. Quelle différence distingue le transfert de l’interférence dans l’apprentissage d’une langue cible ?

Le transfert concerne la perception des sons, tandis que l’interférence applique des structures grammaticales de la langue maternelle
Le transfert concerne les usages informels, tandis que l’interférence concerne les variétés employées en contexte formel
Le transfert applique à la langue cible des structures de la langue maternelle, tandis que l’interférence traite la langue cible à travers les règles perceptives de la langue maternelle
Le transfert décrit l’apprentissage de règles nouvelles, tandis que l’interférence désigne l’alternance régulière entre deux langues

Le transfert applique à la langue cible des structures de la langue maternelle, tandis que l’interférence traite la langue cible à travers les règles perceptives de la langue maternelle

Explication

Le transfert consiste à appliquer à la langue cible des structures de la langue maternelle ; l’interférence renvoie au traitement de la langue cible à partir des règles perceptives de cette langue maternelle. L’application de structures grammaticales ne suffit donc pas à définir l’interférence.

30. Selon le modèle du crible phonologique, pourquoi un apprenant peut-il mal interpréter certains sons d’une langue étrangère ?

Parce que les sons nouveaux forment automatiquement une catégorie phonétique séparée
Parce que les catégories de sa langue maternelle filtrent les sons entendus et orientent leur interprétation
Parce qu’un prototype maternel attire les sons proches et réduit leur distance perceptive
Parce que deux sons étrangers sont assimilés à deux catégories distinctes, ce qui affaiblit leur discrimination

Parce que les catégories de sa langue maternelle filtrent les sons entendus et orientent leur interprétation

Explication

Le crible phonologique décrit le filtrage des sons entendus par le système de la langue maternelle, qui conduit à interpréter les sons de la langue étrangère selon ses catégories. L’attraction vers un prototype et la réduction de la distance perceptive relèvent plutôt de l’effet magnet.

31. Un apprenant distingue difficilement deux sons étrangers proches d’un prototype phonétique de sa langue maternelle : quel mécanisme peut expliquer cette difficulté ?

Le crible phonologique, qui impose une analyse articulatoire consciente à chaque son entendu
Le PAM, qui améliore la discrimination lorsque les deux sons correspondent à une seule catégorie maternelle
L’effet magnet, qui attire les sons proches du prototype et réduit leur distance perceptive
Le SLM, qui rend les sons similaires plus faciles à distinguer que les sons identiques

L’effet magnet, qui attire les sons proches du prototype et réduit leur distance perceptive

Explication

Selon l’effet magnet, un prototype phonétique maternel attire les stimuli acoustiquement proches, ce qui réduit leur distance perçue et gêne leur discrimination. Dans le PAM, l’assimilation à une catégorie identique entraîne également une mauvaise discrimination, mais ce n’est pas le mécanisme d’attraction vers un prototype décrit ici.

32. Dans le PAM, quelle conséquence est attendue si deux sons d’une langue seconde sont assimilés à deux catégories distinctes de la langue maternelle ?

Une mauvaise discrimination due à leur fusion dans une même catégorie
Une excellente discrimination entre les deux sons
Une absence de catégorisation et une discrimination intermédiaire
Une création automatique de deux nouvelles catégories phonétiques

Une excellente discrimination entre les deux sons

Explication

Le PAM prévoit une excellente discrimination lorsque les deux sons de la langue seconde sont assimilés à deux catégories distinctes de la langue maternelle. Leur assimilation à une catégorie identique, contrairement à ce cas, entraîne une mauvaise discrimination.

33. Selon le SLM, quel type de sons de la langue seconde risque d’entraîner une confusion importante pour l’apprenant ?

Les sons absents de tout contexte de parole naturelle
Les sons nouveaux capables de former une catégorie distincte
Les sons similaires à ceux de sa langue maternelle
Les sons identiques à ceux de sa langue maternelle

Les sons similaires à ceux de sa langue maternelle

Explication

Dans le SLM, les sons similaires à ceux de la langue maternelle sont associés à une confusion importante. Les sons identiques posent peu de difficulté, tandis que les sons nouveaux peuvent former une nouvelle catégorie phonétique.

34. Qu’est-ce qui caractérise la conscience phonologique par rapport à la perception ordinaire des sons ?

La capacité à entendre les différences entre les sons sans devoir les identifier ni les manipuler consciemment.
La capacité consciente d’identifier et de manipuler des unités sonores comme les syllabes, les rimes et les phonèmes.
La capacité à associer chaque phonème à un graphème au cours de l’apprentissage de la lecture.
La capacité à produire correctement les sons en coordonnant la voix, la posture et les gestes.

La capacité consciente d’identifier et de manipuler des unités sonores comme les syllabes, les rimes et les phonèmes.

Explication

La conscience phonologique implique une connaissance consciente des unités sonores et la possibilité de les manipuler. La perception ordinaire peut distinguer des sons sans comporter cette manipulation consciente.

35. Pourquoi entraîne-t-on la conscience phonologique dès la maternelle dans le cadre de l’apprentissage de l’écrit ?

Parce qu’elle remplace l’enseignement des lettres en développant la reconnaissance globale des mots.
Parce qu’elle aide principalement à maîtriser les gestes nécessaires à la production écrite.
Parce qu’elle permet d’acquérir d’abord les règles de ponctuation avant l’apprentissage des lettres.
Parce qu’elle est indispensable à l’établissement des correspondances entre phonèmes et graphèmes.

Parce qu’elle est indispensable à l’établissement des correspondances entre phonèmes et graphèmes.

Explication

La conscience phonologique, travaillée dès la maternelle, est indispensable pour établir les correspondances entre phonèmes et graphèmes. La reconnaissance globale des mots ne remplace pas cette mise en relation entre sons et graphies.

36. Dans la structure d’une syllabe, quel constituant doit être présent, alors que l’attaque et la coda peuvent manquer ?

L’attaque, placée avant le noyau dans la structure syllabique.
La rime, formée du noyau et de la coda dans la structure syllabique.
Le noyau, situé au centre de la structure syllabique.
La coda, placée après le noyau dans la structure syllabique.

Le noyau, situé au centre de la structure syllabique.

Explication

Le noyau est le seul constituant obligatoire d’une syllabe; l’attaque et la coda peuvent être absentes. La coda appartient à la rime, mais une syllabe peut avoir une coda vide.

37. Quelle distinction permet de différencier une syllabe ouverte d’une syllabe fermée ?

Une syllabe ouverte comporte un noyau consonantique, tandis qu’une syllabe fermée comporte un noyau vocalique.
Une syllabe ouverte possède une attaque, tandis qu’une syllabe fermée possède nécessairement une coda.
Une syllabe ouverte se termine par une voyelle, tandis qu’une syllabe fermée se termine par une ou plusieurs consonnes.
Une syllabe ouverte commence par une voyelle, tandis qu’une syllabe fermée commence par une ou plusieurs consonnes.

Une syllabe ouverte se termine par une voyelle, tandis qu’une syllabe fermée se termine par une ou plusieurs consonnes.

Explication

Une syllabe est ouverte si elle se termine par une voyelle et que sa coda est vide; elle est fermée si elle se termine par une ou plusieurs consonnes. La distinction ne dépend pas du son qui commence la syllabe.

38. Quelle affirmation distingue le noyau syllabique du français de celui de certaines autres langues ?

En français, le noyau doit être une voyelle, alors que certaines langues admettent une consonne syllabique comme noyau.
En français, le noyau doit être suivi d’une coda, alors que certaines langues permettent une coda vide.
En français, le noyau peut être une consonne, alors que certaines langues exigent une voyelle pour le former.
En français, le noyau doit être précédé d’une attaque, alors que certaines langues permettent une attaque absente.

En français, le noyau doit être une voyelle, alors que certaines langues admettent une consonne syllabique comme noyau.

Explication

Le noyau syllabique français est obligatoirement vocalique, tandis que certaines langues autorisent un noyau consonantique. La présence d’une attaque ou d’une coda n’est pas la distinction évoquée.

39. Que détermine une contrainte phonotactique dans une langue ?

Les combinaisons de phonèmes, les structures syllabiques et les positions où ces éléments peuvent apparaître.
Les mouvements articulatoires nécessaires à la production des phonèmes par les locuteurs.
Les correspondances entre phonèmes et graphèmes ainsi que les règles d’orthographe des mots.
Les variations de hauteur et d’intensité qui distinguent les accents et les tons dans la parole.

Les combinaisons de phonèmes, les structures syllabiques et les positions où ces éléments peuvent apparaître.

Explication

Les contraintes phonotactiques définissent quelles combinaisons de phonèmes et structures syllabiques sont permises, ainsi que les positions possibles des éléments. Les correspondances entre phonèmes et graphèmes relèvent plutôt du rapport entre sons et écriture.

40. Dans la phrase « une amie », quelle différence oppose l’enchaînement à la liaison ?

L’enchaînement supprime une consonne finale devant une voyelle, tandis que la liaison déplace une consonne prononcée sans changer les phonèmes.
L’enchaînement ajoute un phonème à la fin du premier mot, tandis que la liaison transforme la voyelle initiale du mot suivant.
L’enchaînement rattache à la syllabe suivante une consonne finale déjà prononcée, tandis que la liaison fait apparaître une consonne latente devant une voyelle.
L’enchaînement fait apparaître une consonne latente devant une voyelle, tandis que la liaison rattache une consonne finale déjà prononcée à la syllabe suivante.

L’enchaînement rattache à la syllabe suivante une consonne finale déjà prononcée, tandis que la liaison fait apparaître une consonne latente devant une voyelle.

Explication

L’enchaînement resyllabifie une consonne finale déjà prononcée sans modifier le nombre de phonèmes; la liaison réalise en surface une consonne latente devant un mot commençant par une voyelle. L’inversion des deux mécanismes confond une consonne prononcée avec une consonne latente.

41. En position finale, quelle réalisation de la voyelle moyenne est attendue dans une syllabe ouverte ?

[o] ou [ɔ], selon que la syllabe est accentuée
[o], car l’opposition avec /ɔ/ est neutralisée dans ce contexte
[ɔ], car l’opposition avec /o/ est neutralisée dans ce contexte
[ɔ], sauf si la voyelle est suivie de /z/

[o], car l’opposition avec /ɔ/ est neutralisée dans ce contexte

Explication

En syllabe ouverte finale, l’opposition entre /o/ et /ɔ/ est neutralisée en faveur de [o]. La neutralisation ne favorise pas [ɔ] dans ce contexte, même si cette réalisation est retenue devant certains segments en syllabe finale.

42. En position finale de mot, quelle réalisation s’impose devant /ʁ/ ou /ɲ/ ?

[o], comme dans toute syllabe ouverte
[o], car ces consonnes favorisent la fermeture de la voyelle
[ɔ], même si la syllabe est ouverte
[ɔ], uniquement lorsque la syllabe est fermée

[ɔ], même si la syllabe est ouverte

Explication

Devant /ʁ/ ou /ɲ/ en position finale, [ɔ] s’impose, y compris en syllabe ouverte. La règle générale favorisant [o] en syllabe ouverte ne s’applique donc pas ici comme la distractrice qui lui donne priorité.

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Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Phonétique et phonologie.

Qu’étudie la phonétique ?

Les sons du langage sous les angles de leur production, de leur transmission et de leur perception.

Qu’est-ce qu’un phonème ?

La plus petite unité distinctive d’un système phonologique, qui contribue à différencier des mots.

Qu’étudie la phonétique articulatoire ?

Les organes et la production des sons.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Phonétique et phonologie.

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