QCM : Pragmatique et actes de langage (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle le contexte joue-t-il dans la relation entre un signe linguistique et un objet, selon la pragmatique ?

Il remplace l’interprétation du signe par une description de l’objet.
Il établit le lien entre le signe et l’objet à partir de leur forme grammaticale.
Il permet aux interprètes de déterminer le lien entre le signe et l’objet dans une situation particulière.
Il fixe le sens du signe indépendamment de toute interprétation individuelle.

Il permet aux interprètes de déterminer le lien entre le signe et l’objet dans une situation particulière.

Explication

La pragmatique étudie la relation entre les signes et leurs interprètes, qui déterminent le lien entre un signe linguistique et un objet dans un contexte particulier. L’analyse de la forme grammaticale seule ne rend pas compte du rôle des interprètes et de la situation.

2. Quels éléments forment le dénominateur commun aux approches pragmatiques des phénomènes langagiers selon Hupet ?

La vérité, la fausseté, la référence et la structure grammaticale.
La syntaxe, la forme des phrases, le lexique et la mémoire.
Le locuteur, l’auditeur, le code linguistique et la transmission.
L’utilisation, l’usage, l’acte ou l’action, et le contexte.

L’utilisation, l’usage, l’acte ou l’action, et le contexte.

Explication

Hupet relève comme éléments communs l’utilisation, l’usage, l’acte ou l’action et le contexte. La vérité et la fausseté caractérisent plutôt une distinction entre types d’énoncés que ce dénominateur commun.

3. Qu’est-ce qui caractérise un acte de langage ?

Une phrase qui transmet une information sans engager son locuteur.
Un symbole linguistique dont le sens est indépendant de son émission.
Une prise de parole par laquelle un locuteur s’engage dans une action.
Une règle grammaticale qui détermine la forme d’un énoncé.

Une prise de parole par laquelle un locuteur s’engage dans une action.

Explication

Un acte de langage est une prise de parole par laquelle le locuteur s’engage dans une action. La transmission d’information peut accompagner un énoncé, mais ne définit pas à elle seule un acte de langage.

4. Pour Austin, quel élément constitue l’unité de communication lors d’un acte de langage ?

Le transfert d’information envisagé sans tenir compte de l’action du locuteur.
La production ou l’émission du symbole, du mot ou de la phrase au moment de l’acte.
La signification abstraite d’une phrase, détachée de la situation d’énonciation.
Le symbole, le mot ou la phrase considérés indépendamment de leur production.

La production ou l’émission du symbole, du mot ou de la phrase au moment de l’acte.

Explication

Pour Austin, l’unité de communication est la production ou l’émission des formes linguistiques au moment où se réalise l’acte de langage. Considérer le mot ou la phrase isolément écarte précisément le moment de leur émission.

5. Quelle distinction permet de différencier un énoncé constatif d’un énoncé performatif ?

Le constatif exprime une intention du locuteur, tandis que le performatif rapporte une réalité extérieure sans effet d’action.
Le constatif décrit une réalité ou informe et peut être vrai ou faux, tandis que le performatif accomplit une action dont la réussite dépend de sa réalisation.
Le constatif concerne le contexte d’énonciation, tandis que le performatif dépend de la vérité de l’information transmise.
Le constatif accomplit une action dont la réussite dépend de sa réalisation, tandis que le performatif décrit une réalité pouvant être vraie ou fausse.

Le constatif décrit une réalité ou informe et peut être vrai ou faux, tandis que le performatif accomplit une action dont la réussite dépend de sa réalisation.

Explication

Un constatif décrit une réalité extérieure ou apporte une information susceptible d’être vraie ou fausse ; un performatif accomplit une action dont la réussite ou l’échec dépend de sa réalisation. L’idée que le performatif se juge principalement par la vérité ou la fausseté correspond plutôt au constatif.

6. Pourquoi l’opposition entre énoncés performatifs et constatifs est-elle discutée ?

Parce que tout énoncé décrit une réalité dont la valeur dépend de sa vérité ou de sa fausseté.
Parce que toute prise de parole agit sur le monde et que tout énoncé possède une valeur d’acte généralisée.
Parce que les constatifs et les performatifs se distinguent par leur forme grammaticale fixe.
Parce que seuls les énoncés performatifs peuvent avoir un effet sur le monde extérieur.

Parce que toute prise de parole agit sur le monde et que tout énoncé possède une valeur d’acte généralisée.

Explication

L’opposition est discutée puisque toute prise de parole est une action sur le monde et que chaque énoncé possède une valeur d’acte généralisée. Réserver tout effet sur le monde aux performatifs ne tient pas compte de cette valeur attribuée à l’ensemble des énoncés.

7. Qu’est-ce qui varie d’un énoncé à l’autre sur le plan pragmatique ?

Le nombre d’interlocuteurs et leur connaissance du sujet abordé
La structure grammaticale et la longueur de la proposition exprimée
Le degré de formalité et la précision du vocabulaire employé
Le degré d’engagement du locuteur et la charge pragmatique de l’énoncé

Le degré d’engagement du locuteur et la charge pragmatique de l’énoncé

Explication

La force pragmatique n’est pas identique pour tous les énoncés : elle varie notamment selon l’engagement du locuteur. La formalité du vocabulaire peut varier, mais elle ne constitue pas ici le critère central.

8. Que peut produire un énoncé sur la relation entre les interlocuteurs lorsqu’il est prononcé ?

Il peut maintenir leur relation en reproduisant les conventions de leur conversation
Il peut transformer leur relation selon la force de l’action accomplie par sa parole
Il peut clarifier leur relation en supprimant les ambiguïtés de la proposition formulée
Il peut modifier leur relation selon la quantité d’informations factuelles échangées

Il peut transformer leur relation selon la force de l’action accomplie par sa parole

Explication

Un énoncé peut agir sur la relation entre interlocuteurs, et l’ampleur de cette transformation dépend de sa force d’action. L’échange d’informations factuelles, à lui seul, n’explique pas cette transformation pragmatique.

9. Dans la distinction proposée par Austin, quel niveau désigne l’effet produit chez le récepteur ?

L’acte propositionnel, qui correspond à l’intention préalable du locuteur
L’acte locutoire, qui correspond à la production de l’énoncé et de sa proposition
L’acte perlocutoire, qui correspond à l’effet produit chez le récepteur
L’acte illocutoire, qui correspond à la force accomplie en parlant

L’acte perlocutoire, qui correspond à l’effet produit chez le récepteur

Explication

L’acte perlocutoire concerne les effets que l’énoncé produit chez le récepteur. L’illocutoire désigne plutôt la force accomplie en disant l’énoncé, et non son effet sur l’auditeur.

10. Quel niveau la théorie des actes de langage met-elle surtout en avant pour décrire l’intentionnalité des interlocuteurs ?

Le niveau prosodique, qui concerne les variations de ton dans la parole
Le niveau perlocutoire, qui concerne les effets produits chez le récepteur
Le niveau illocutoire, qui concerne la force et l’engagement accomplis en parlant
Le niveau locutoire, qui concerne la production de l’énoncé et de sa proposition

Le niveau illocutoire, qui concerne la force et l’engagement accomplis en parlant

Explication

Le niveau illocutoire est privilégié pour décrire l’intentionnalité des interlocuteurs. Le niveau perlocutoire porte sur les effets produits chez le récepteur, distinction qui explique la confusion fréquente entre intention et effet.

11. Que désignent les conditions de réussite d’un acte de langage ?

Les propriétés qui déterminent si l’acte réussit ou échoue dans une situation donnée
Les réactions du récepteur qui déterminent si le locuteur a formulé une proposition claire
Les conventions sociales qui déterminent si l’énoncé est prononcé avec politesse
Les règles grammaticales qui déterminent si l’énoncé est correctement construit

Les propriétés qui déterminent si l’acte réussit ou échoue dans une situation donnée

Explication

Les conditions de réussite sont les propriétés qui font qu’un acte de langage réussit ou échoue dans une situation déterminée. La correction grammaticale peut compter dans certains cas, mais elle ne définit pas à elle seule ces conditions.

12. Quels éléments les conditions de réussite d’un acte de langage peuvent-elles prendre en compte ?

Des propriétés liées au canal utilisé, à la distance entre interlocuteurs et au sujet
Des propriétés liées à la personne qui produit l’acte, à celle qui le reçoit et au contexte
Des propriétés liées à la formulation, à la grammaire et à la longueur de l’énoncé
Des propriétés liées à l’intention du locuteur, à son statut et à la réaction du public

Des propriétés liées à la personne qui produit l’acte, à celle qui le reçoit et au contexte

Explication

Les conditions de réussite comprennent des propriétés liées au producteur de l’acte, à son récepteur et au contexte de la situation. La formulation et la grammaire peuvent être pertinentes, mais elles ne remplacent pas ces trois dimensions.

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Que détermine l’interprète, selon la définition de la pragmatique ?

Le lien entre un signe linguistique et un objet dans un contexte particulier.

Qu’est-ce qu’un acte de langage ?

Une prise de parole par laquelle un locuteur s’engage dans une action.

Pour Austin, quelle est l’unité de communication ?

La production ou l’émission des mots au moment de l’acte de langage.

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