QCM : Institutions médiévales et féodalité (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’étude de l’histoire du droit peut-elle contribuer à éviter que le droit serve à opprimer ?

Elle aide à reconnaître les détournements passés du droit et à ne pas répéter les mêmes erreurs.
Elle crée directement des normes nouvelles qui empêchent toute forme d’oppression.
Elle permet de décrire l’évolution des institutions sans examiner leurs effets sociaux.
Elle garantit que les institutions juridiques ne pourront pas être détournées à l’avenir.

Elle aide à reconnaître les détournements passés du droit et à ne pas répéter les mêmes erreurs.

Explication

La connaissance historique permet d’identifier comment le droit a pu devenir un moyen d’oppression et aide à éviter de répéter ces erreurs. L’idée d’une garantie automatique de liberté surestime son effet, tandis que la simple description ou la création directe de normes ne correspond pas à ce principe.

2. Une communauté adopte progressivement une règle après qu’un usage partagé s’est répété au fil du temps. Quelle interprétation correspond à la conception de Savigny ?

La règle révèle un droit naturel préexistant, indépendant de l’histoire de la communauté.
La règle exprime un droit historique issu des usages et de la société qui l’a développé.
La règle résulte d’une décision étatique isolée, sans lien avec les usages sociaux.
La règle est une fiction, car la répétition des usages ne peut produire de droit.

La règle exprime un droit historique issu des usages et de la société qui l’a développé.

Explication

Pour Savigny, le droit est le fruit de l’histoire : l’usage répété le fait émerger et il représente la société dont il provient. Le droit naturel préexistant relève de la conception opposée, tandis qu’une décision isolée ou le refus de reconnaître les usages contredisent cette idée.

3. Un texte non écrit oblige des personnes et produit des conséquences juridiques grâce à un pouvoir de contrainte. Comment faut-il le qualifier ?

Une décision politique sans pouvoir obligatoire.
Une pratique sociale dépourvue d’effet juridique.
Une règle morale.
Une norme juridique.

Une norme juridique.

Explication

Une norme juridique peut être écrite ou non écrite ; elle se caractérise par son pouvoir de contrainte, son caractère obligatoire et son effet juridique. La règle morale renvoie à l’autorité morale, tandis qu’une pratique sans effet juridique ou une décision sans caractère obligatoire ne répond pas à ces critères.

4. Dans un pays, des éléments anciens du droit persistent tandis que des systèmes juridiques successifs se superposent au fil du temps. Quelle distinction décrit correctement ces deux phénomènes ?

Les deux phénomènes relèvent d’une rupture juridique qui efface les systèmes antérieurs.
La persistance relève de la continuité juridique, et la superposition marque la disparition des héritages.
La persistance relève de la continuité juridique, et la superposition relève de la stratification juridique.
La persistance relève de la stratification juridique, et la superposition relève de la continuité juridique.

La persistance relève de la continuité juridique, et la superposition relève de la stratification juridique.

Explication

La continuité juridique désigne la persistance d’héritages, tandis que la stratification juridique correspond à la superposition de systèmes au fil du temps. Inverser ces notions les confond ; une rupture complète ou la disparition des héritages ne décrit pas les phénomènes présentés.

5. Même si une tribu familiale ne possède pas de code écrit, ses membres suivent des règles communes. Que signifie ici « Ubi societas, ubi jus » ?

L’existence du droit suppose un code écrit adopté par l’État.
Le droit apparaît seulement lorsque des institutions publiques sont établies.
La vie en société implique l’existence d’un droit, même rudimentaire.
Les règles coutumières d’une société relèvent nécessairement de la morale.

La vie en société implique l’existence d’un droit, même rudimentaire.

Explication

La formule signifie que toute société implique un droit, y compris sous une forme rudimentaire dans une tribu familiale. Exiger un code écrit ou des institutions étatiques exclut à tort ces formes simples ; réduire les coutumes à la morale méconnaît leur possible caractère juridique.

6. Quel document est présenté comme le plus ancien document juridique connu, et à quelle date est-il situé ?

Le code d’Hammurabi, daté de 1750 avant J.-C.
Un document juridique égyptien, daté de 1750 avant J.-C.
Le code d’Hammurabi, daté de 1250 avant J.-C.
Un document juridique grec, daté de 1750 avant J.-C.

Le code d’Hammurabi, daté de 1750 avant J.-C.

Explication

Le plus ancien document juridique connu dans le cours est le code d’Hammurabi, daté de 1750 avant J.-C. en Mésopotamie. L’attribution à l’Égypte ou à la Grèce confond les régions évoquées, et la date de 1250 avant J.-C. est incorrecte.

7. Dans une cité grecque ou romaine, par quels moyens le droit public se développe-t-il avec l’émergence de la notion d’État ?

Par la mise en place d’administrations étatiques modernes.
Par les pratiques institutionnelles de la cité.
Par la rédaction de codes privés indépendants des institutions.
Par les coutumes familiales relatives au mariage et à la désignation d’un chef.

Par les pratiques institutionnelles de la cité.

Explication

Dans les cités grecques et romaines, la notion d’État émerge dans la cité et le droit public se développe à travers les pratiques institutionnelles. Les codes privés, les coutumes familiales et les administrations modernes ne décrivent pas ce mécanisme.

8. Dans la Rome primitive, quel rôle la gens joue-t-elle avant l’organisation de la cité ?

Un cadre politique réunissant les familles, les centres urbains et les terres environnantes
Une assemblée de citoyens chargée de prendre les décisions pour toute la cité
Un organisme politique familial fondé sur une ascendance commune réelle ou réputée
Un groupe de résidents urbains rattachés à leur lieu d’habitation

Un organisme politique familial fondé sur une ascendance commune réelle ou réputée

Explication

La gens précède la cité et rassemble des membres réputés descendre d’un ancêtre commun, avec une appartenance possible par naissance ou adoption. La civitas désigne le cadre politique plus large, l’assemblée populaire est une institution de la cité, et la résidence urbaine ne définit pas l’appartenance à la gens.

9. À quelle date la cité de Rome prend-elle forme à partir d’un territoire composé de petits villages ?

En 753 avant J.-C.
En 509 avant J.-C.
En 27 avant J.-C.
En 653 avant J.-C.

En 753 avant J.-C.

Explication

La cité de Rome prend forme en 753 avant J.-C. à partir d’un territoire constitué de petits villages. 509 avant J.-C. correspond à la chute de la royauté, 27 avant J.-C. au début de l’Empire, et 653 avant J.-C. est une date décalée.

10. Une communauté romaine comprend des centres urbains, les terres environnantes et plusieurs familles réunies dans le populus romanus : quel cadre politique décrit cette organisation ?

La gens
La civitas
Le Sénat
Le populus romanus

La civitas

Explication

La civitas est le cadre politique plus vaste qui comprend les centres urbains et les terres environnantes et rassemble les familles dans le populus romanus. La gens est une organisation familiale, le Sénat est une institution, et le populus romanus désigne le peuple réuni dans la cité.

11. Quelles sont les trois institutions fondamentales qui encadrent la cité romaine ?

Le Sénat, le populus romanus et les assemblées populaires
Le Sénat, les consuls et les assemblées populaires
Le Sénat, les magistrats et les chefs de gens
Le Sénat, les magistrats et les assemblées populaires

Le Sénat, les magistrats et les assemblées populaires

Explication

Les trois institutions fondamentales sont le Sénat, les magistrats et les assemblées populaires. Le populus romanus désigne le peuple, les consuls sont une catégorie de magistrats, et les chefs de gens relèvent de l’organisation familiale plutôt que des institutions civiques.

12. Lors d’une cérémonie, un dirigeant romain interprète les présages ; en temps de guerre, il commande les troupes ; dans un litige, il prononce une condamnation. De quelle autorité s’agit-il ?

Du seul pouvoir religieux du roi
Des pouvoirs religieux, militaires et judiciaires du roi
Du seul pouvoir militaire du roi
De l’imperium exercé par les consuls républicains

Des pouvoirs religieux, militaires et judiciaires du roi

Explication

Le roi romain détient des pouvoirs religieux, militaires et judiciaires, notamment l’interprétation des présages, le commandement et le prononcé de condamnations. Le réduire au pouvoir militaire ou religieux omet ses autres compétences, tandis que l’imperium consulaire relève de la République.

13. En quelle année l’effondrement de la royauté romaine ouvre-t-il la voie à la République ?

En 27 avant J.-C.
En 609 avant J.-C.
En 753 avant J.-C.
En 509 avant J.-C.

En 509 avant J.-C.

Explication

La royauté romaine s’effondre en 509 avant J.-C. et fait place à la République. 753 avant J.-C. marque la formation de la cité, 27 avant J.-C. le début de l’Empire, et 609 avant J.-C. est une date erronée.

14. Deux consuls républicains exercent leur charge annuelle ; l’un veut appliquer une décision et l’autre s’y oppose. Quel principe permet cette opposition ?

La collégialité de la magistrature consulaire
La désignation du consul par le Sénat
L’autorité à vie du roi
L’imperium supérieur du dictateur

La collégialité de la magistrature consulaire

Explication

Sous la République, les consuls exercent une magistrature suprême annuelle selon un principe de collégialité, qui permet à l’un de s’opposer à l’autre. Le roi est un magistrat unique, la dictature constitue une magistrature de crise, et la désignation sénatoriale ne définit pas ce mécanisme d’opposition.

15. Un consul exerce son autorité au sein de la cité, puis commande les forces romaines en campagne : comment distinguer ces deux formes d’imperium ?

Imperium domi dans la cité, imperium militaire en campagne
Imperium judiciaire dans la cité, imperium militaire en campagne
Imperium militaire dans la cité, imperium domi en campagne
Imperium domi dans la cité, imperium religieux en campagne

Imperium domi dans la cité, imperium militaire en campagne

Explication

L’imperium domi s’exerce dans la cité, tandis que l’imperium militaire s’exerce en campagne. Inverser les lieux confond les deux domaines, et les pouvoirs religieux ou judiciaires ne désignent pas cette distinction géographique de l’imperium.

16. Quelle distinction décrit correctement la potestas et l’auctoritas dans les institutions romaines ?

La potestas désigne le prestige du Sénat, tandis que l’auctoritas correspond aux auspices des magistrats.
La potestas est un pouvoir légal d’agir et de contraindre, tandis que l’auctoritas inspire et guide.
La potestas est une qualité d’origine divine, tandis que l’auctoritas permet d’imposer une norme.
La potestas inspire et guide, tandis que l’auctoritas est un pouvoir légal de contrainte.

La potestas est un pouvoir légal d’agir et de contraindre, tandis que l’auctoritas inspire et guide.

Explication

La potestas produit des effets juridiques et permet d’agir ou de contraindre, alors que l’auctoritas est une qualité d’inspiration qui guide les Romains. Les choix qui attribuent l’inspiration à la potestas ou la contrainte à l’auctoritas inversent cette distinction.

17. Un magistrat romain doit commander, faire appliquer ses décisions par la force publique et consulter les auspices. De quel ensemble de pouvoirs dispose-t-il ?

L’auctoritas, réunissant la contrainte publique et la consultation des auspices.
L’imperium, limité au commandement et distinct de la coercition et des auspices.
La juridiction prétorienne, réunissant le commandement militaire et les rites religieux.
La potestas, comprenant l’imperium, la coercition et les pouvoirs religieux liés aux auspices.

La potestas, comprenant l’imperium, la coercition et les pouvoirs religieux liés aux auspices.

Explication

La potestas des magistrats comprend l’imperium, la coercition et les pouvoirs religieux associés aux auspices. La réduire à l’imperium omet deux composantes, tandis que l’auctoritas et la juridiction prétorienne désignent d’autres notions.

18. Une affaire oppose un citoyen romain à un marchand étranger dans la Rome antique. Quel magistrat est chargé de la traiter ?

Le consul de la cité.
Le prêteur pérégrin.
Les comices des citoyens.
Le prêteur urbain.

Le prêteur pérégrin.

Explication

Le prêteur pérégrin traite les affaires entre citoyens romains et étrangers, tandis que le prêteur urbain rend la justice dans la ville. Les comices sont des assemblées de citoyens, et le consul n’est pas le magistrat correspondant à cette répartition judiciaire.

19. Un historien étudie l’édit annuel d’un prêteur romain et cherche à comprendre pourquoi il constitue une source du droit. Quel élément l’explique ?

Il rassemble les votes des citoyens et promulgue une loi nouvelle.
Il consigne les avis du Sénat sans interpréter les règles juridiques.
Il reprend des décisions judiciaires et interprète la loi.
Il énonce des auspices religieux et fixe les pouvoirs des magistrats.

Il reprend des décisions judiciaires et interprète la loi.

Explication

L’édit du prêteur reprend des décisions judiciaires et interprète la loi, ce qui en fait une source du droit romain. Le confondre avec une loi des comices ou avec un recueil d’avis sénatoriaux méconnaît son contenu et son auteur.

20. Un événement politique romain se déroule en 200 après J.-C. À quelle période institutionnelle appartient-il ?

Au principat, qui s’étend de 27 avant J.-C. à 284 après J.-C.
Au dominat, qui s’étend de 284 avant J.-C. au Ve siècle après J.-C.
À la République, qui se prolonge jusqu’au Ve siècle après J.-C.
Au dominat, qui commence en 27 avant J.-C. et finit en 284 après J.-C.

Au principat, qui s’étend de 27 avant J.-C. à 284 après J.-C.

Explication

L’année 200 après J.-C. se situe dans le principat, période allant de 27 avant J.-C. à 284 après J.-C.; le dominat commence en 284. Les autres réponses déplacent les dates ou confondent les deux périodes.

21. Sous le principat, un sénateur décrit les compétences de son institution. Quelle combinaison correspond aux fonctions du Sénat ?

Légiférer par les comices, juger les affaires de l’empereur et gérer le fisc impérial.
Diriger les armées, conduire la diplomatie et administrer l’ensemble du trésor impérial.
Administrer les provinces sans fonction législative ni judiciaire et contrôler tout le trésor public.
Légiférer par senatus consulta, exercer des fonctions judiciaires et administrer certains territoires et une part du trésor public.

Légiférer par senatus consulta, exercer des fonctions judiciaires et administrer certains territoires et une part du trésor public.

Explication

Sous le principat, le Sénat légifère par les senatus consulta, exerce des fonctions judiciaires et administratives, et gère une part du trésor distincte du fisc impérial. Le commandement des armées et les affaires diplomatiques relèvent de l’empereur, et le Sénat ne détient pas l’ensemble du trésor.

22. Après la mort d’Auguste, quelle procédure permet à un successeur d’accéder au pouvoir impérial ?

Une loi d’investiture votée par l’armée, suivie d’une acclamation du Sénat.
Une loi d’investiture votée par le Sénat, suivie d’une acclamation de l’armée.
Une désignation par les magistrats, confirmée par un senatus consultum judiciaire.
Une acclamation de l’armée, suivie d’une loi d’investiture votée par les comices.

Une loi d’investiture votée par le Sénat, suivie d’une acclamation de l’armée.

Explication

Les successeurs d’Auguste reçoivent leur pouvoir par une loi d’investiture votée par le Sénat, puis par une acclamation de l’armée. Les réponses qui inversent l’ordre ou substituent les comices, les magistrats ou l’armée au Sénat altèrent cette procédure.

23. Au début du Ier siècle après J.-C., un empereur veut proposer une loi et opposer son veto à une décision. Quelle prérogative lui permet d’agir ainsi ?

Le senatus consultum.
L’imperium militaire.
La loi d’investiture.
La puissance tribunicienne.

La puissance tribunicienne.

Explication

La puissance tribunicienne permet à l’empereur de diriger le peuple et le Sénat, de proposer des lois et d’opposer son veto. L’imperium concerne notamment le commandement, tandis que le senatus consultum et la loi d’investiture relèvent d’autres mécanismes institutionnels.

24. Quelle combinaison décrit le rôle de Clovis dans la légitimation du pouvoir franc et l’évolution des institutions ?

Il légitime son pouvoir par Dieu et mêle droit romain et droit germanique.
Il légitime son pouvoir par Dieu et adopte le droit romain sans apport germanique.
Il légitime son pouvoir par Dieu et sépare les traditions juridiques romaine et germanique.
Il légitime son pouvoir par l’armée et mêle droit romain et droit germanique.

Il légitime son pouvoir par Dieu et mêle droit romain et droit germanique.

Explication

Clovis, premier roi franc converti au christianisme, légitime son pouvoir par Dieu et transforme les institutions en combinant droit romain et droit germanique. La légitimation par l’armée confond force guerrière et fondement religieux; le droit exclusivement romain écarte à tort l’apport germanique; la séparation des traditions inverse leur fusion.

25. Après la mort de Charlemagne, quelle dynamique explique que son projet d’unité impériale et d’évangélisation ne perdure pas ?

La concentration du pouvoir et l’accord des héritiers fracturent l’unité.
Les rivalités de succession et les ambitions des grands fracturent l’unité.
L’abandon de l’évangélisation et l’union des héritiers fracturent l’unité.
Les invasions extérieures et l’effacement des grands fracturent l’unité.

Les rivalités de succession et les ambitions des grands fracturent l’unité.

Explication

L’unité portée par Charlemagne se fracture après sa mort sous l’effet des rivalités de succession et des ambitions des grands du royaume. La centralisation et l’accord des héritiers décrivent l’inverse; l’abandon de l’évangélisation n’est pas la cause indiquée; les invasions extérieures ne correspondent pas au mécanisme établi.

26. Quel partage territorial le traité de Verdun réalise-t-il en 843 ?

La Francie occidentale, la Bourgogne et la Francie orientale.
La Francie occidentale, la Lotharingie et la Francie orientale.
La Francie occidentale, la Lotharingie et la Francie méridionale.
La Francie occidentale, la Lotharingie et un Empire carolingien réunifié.

La Francie occidentale, la Lotharingie et la Francie orientale.

Explication

En 843, le traité de Verdun partage l’Empire carolingien entre la Francie occidentale, la Lotharingie et la Francie orientale. La Bourgogne ou la Francie méridionale remplace à tort l’un des territoires; l’Empire réunifié contredit le partage.

27. Un sujet prête serment au roi mérovingien et doit lui obéir à titre personnel. Quelle relation ce serment établit-il ?

Il devient un souverain autonome dispensé d’obéir au roi.
Il devient un comte chargé de représenter le roi.
Il devient un leude lié personnellement au roi.
Il devient un agent public lié à l’intérêt général.

Il devient un leude lié personnellement au roi.

Explication

Le serment d’allégeance fait du sujet un leude, tenu d’obéir personnellement au roi dans un pouvoir fondé sur la force et l’intérêt personnel du souverain. L’agent public relève de l’intérêt général; le comte est une autre fonction; l’autonomie contredit l’obligation d’obéissance.

28. Dans un royaume où le pouvoir reste organisé selon une vision tribale, quelle forme d’administration les Mérovingiens ne conçoivent-ils pas ?

Une administration publique systémique.
Des agents chargés du service personnel du souverain.
Un groupe de serviteurs attachés au roi.
Un palais organisant les affaires de la cour.

Une administration publique systémique.

Explication

La vision tribale du pouvoir mérovingien ne conduit pas à concevoir une administration publique systémique, même si le roi dispose de serviteurs et d’agents du palais. L’absence de toute personne au service du roi est une confusion avec l’absence d’administration; le service domestique n’est pas une administration publique; une organisation systémique contredit le principe.

29. Un roi mérovingien s’appuie sur un proche qui surveille les serviteurs et prépare ses déplacements. Quelle fonction ce proche exerce-t-il ?

Sénéchal.
Garde des sceaux.
Maire du palais.
Comte.

Maire du palais.

Explication

Le maire du palais est le premier domestique du roi, son intermédiaire auprès des serviteurs et un surveillant de confiance qui organise les déplacements royaux. Le sénéchal s’occupe d’affaires politiques au palais; le garde des sceaux surveille les sceaux; le comte est un agent local.

30. Au VIIe siècle, un maire du palais hérite de sa fonction et exerce désormais le pouvoir réel dans le royaume. Quelle évolution cette situation illustre-t-elle ?

La fonction est détournée en 751 et son titulaire devient maître effectif du royaume.
La fonction devient héréditaire et rétablit une administration publique systémique.
La fonction devient héréditaire et son titulaire devient maître effectif du royaume.
La fonction devient héréditaire mais son titulaire reste un serviteur sans pouvoir effectif.

La fonction devient héréditaire et son titulaire devient maître effectif du royaume.

Explication

Au VIIe siècle, la fonction de maire du palais devient héréditaire et son titulaire acquiert la maîtrise effective du royaume. La charge sans pouvoir effectif omet cette évolution; 751 correspond à la prise de pouvoir de Pépin le Bref; l’administration systémique ne découle pas de cette fonction.

31. En quelle année Pépin le Bref détourne-t-il la fonction de maire du palais pour prendre le pouvoir ?

En 800.
En 751.
Au VIIe siècle.
En 843.

En 751.

Explication

Pépin le Bref détourne la fonction de maire du palais pour prendre le pouvoir en 751. Le VIIe siècle marque l’hérédité de la fonction, 843 le traité de Verdun et 800 le couronnement impérial de Charlemagne, non l’événement demandé.

32. Qui le malum réunit-il autour du roi ?

Les officiers du palais, les centeniers et les grands du royaume
Les officiers du palais, les évêques et les grands du royaume
Les évêques, les comtes et les habitants du pagus
Les officiers du palais, les évêques et les guerriers des comtes

Les officiers du palais, les évêques et les grands du royaume

Explication

Le malum rassemble autour du roi les officiers du palais, les évêques et les grands du royaume. Les centeniers relèvent de l’administration locale, tandis que les comtes et les guerriers des comtes ne remplacent pas les catégories citées.

33. À partir du VIIe siècle, des grands se présentent au malum avec leurs propres armées et demandent des concessions. Quel effet cette pratique produit-elle sur l’assemblée ?

Elle transfère aux évêques la direction de l’assemblée
Elle accroît l’influence des grands dans l’assemblée
Elle accroît l’autorité du roi sur les grands dans l’assemblée
Elle réduit l’influence des grands au profit des officiers du palais

Elle accroît l’influence des grands dans l’assemblée

Explication

La présence des armées personnelles et l’obtention de concessions renforcent l’influence des grands dans l’assemblée. L’idée d’un renforcement direct du roi inverse l’effet décrit, et les autres réponses déplacent l’influence vers d’autres groupes.

34. Dans un pagus, un comte doit maintenir la paix, juger au nom du roi et rassembler les troupes. Quel ensemble de prérogatives correspond à ses fonctions ?

La paix royale, le mundium, la justice royale et la nomination des évêques
La paix royale, le mundium, la justice royale et la levée de l’impôt
La paix royale, le mundium, la justice royale et le droit de ban
La paix royale, le droit de gîte, la justice royale et le droit de ban

La paix royale, le mundium, la justice royale et le droit de ban

Explication

Dans son pagus, le comte fait respecter la paix royale, détient le mundium, rend justice au nom du roi et exerce le droit de ban pour mobiliser l’armée. Le droit de gîte est une forme de ressource du comte, la levée de l’impôt est associée localement au centenier, et la nomination des évêques ne figure pas parmi ces prérogatives.

35. Un roi choisit un comte dont les compétences administratives sont limitées, puis souhaite le déplacer. Quelle règle s’applique à ce choix et à ce changement ?

Le roi doit retenir sa compétence comme critère décisif, puis le révoquer ou le muter s’il en a la puissance
Le roi peut le nommer sans retenir sa compétence comme critère décisif, puis le révoquer ou le muter sans condition
Le roi peut le nommer sans retenir sa compétence comme critère décisif, mais ne peut que le révoquer s’il en a la puissance
Le roi peut le nommer sans retenir sa compétence comme critère décisif, puis le révoquer ou le muter s’il en a la puissance

Le roi peut le nommer sans retenir sa compétence comme critère décisif, puis le révoquer ou le muter s’il en a la puissance

Explication

Le choix royal ne dépend pas nécessairement des compétences du comte, et le roi peut le révoquer ou le muter s’il en a la puissance. Rendre la compétence obligatoire transforme une préférence possible en condition, tandis que l’interdiction de muter ou l’absence de condition de puissance déforme la règle.

36. Quelles ressources permettent au comte de vivre sans rémunération royale ?

Des villae, la totalité des amendes prononcées pour le roi et le droit de gîte chez l’habitant
Des villae, un tiers des amendes prononcées pour le roi et une rémunération royale régulière
Des villae, un tiers des amendes prononcées pour le roi et une exemption d’impôt chez l’habitant
Des villae, un tiers des amendes prononcées pour le roi et le droit de gîte chez l’habitant

Des villae, un tiers des amendes prononcées pour le roi et le droit de gîte chez l’habitant

Explication

Le comte n’est pas rémunéré par le roi : il reçoit des villae, un tiers des amendes prononcées pour le roi et un droit de gîte chez l’habitant. La totalité des amendes exagère sa part, tandis qu’un salaire royal régulier ou une exemption d’impôt ne correspond pas à ces ressources.

37. Quelle fonction caractérise le centenier dans l’administration locale mérovingienne ?

Commander une centaine devenue subdivision du pagus, avec une fonction militaire sans rôle judiciaire ni fiscal
Commander une centaine devenue subdivision du pagus, avec le pouvoir de nommer et révoquer les comtes
Commander un pagus, avec des fonctions locales de justice, d’impôt et d’armée
Commander une centaine devenue subdivision du pagus, avec des fonctions locales de justice, d’impôt et d’armée

Commander une centaine devenue subdivision du pagus, avec des fonctions locales de justice, d’impôt et d’armée

Explication

Le centenier commande une centaine de guerriers, devenue une subdivision du pagus, et exerce localement des fonctions de justice, de levée de l’impôt et de commandement militaire. Le commandement du pagus relève du comte, et le centenier ne nomme ni ne révoque les comtes.

38. Un diplôme royal soustrait un domaine aux agents du roi. Quelle conséquence juridique en découle pour ces agents ?

Ils peuvent y intervenir pour les impôts et la justice, mais pas pour les corvées.
Ils peuvent y lever les impôts, mais doivent laisser la justice au propriétaire.
Ils ne peuvent ni y lever les impôts ni y rendre la justice.
Ils peuvent y rendre la justice, mais doivent laisser les impôts au propriétaire.

Ils ne peuvent ni y lever les impôts ni y rendre la justice.

Explication

L’immunité soustrait le domaine à l’intervention des agents royaux, notamment pour la levée des impôts et l’exercice de la justice. L’exemption des corvées ne définit pas ce privilège, et l’autorité du comte dans le pagus ne lui confère pas ces pouvoirs sur le domaine immuniste.

39. Lorsque le pouvoir royal s’affaiblit, quelle évolution les immunités accordées aux domaines les plus riches peuvent-elles favoriser ?

Une dépendance accrue des propriétaires envers le roi.
Un contrôle renforcé des agents royaux sur ces terres.
Une autonomie accrue des domaines immunistes.
Une autorité accrue des comtes sur ces domaines.

Une autonomie accrue des domaines immunistes.

Explication

En soustrayant les terres les plus riches à l’autorité des comtes, les immunités peuvent favoriser l’autonomie des domaines lorsque le pouvoir royal faiblit. L’autorité du comte dans le pagus ne signifie pas qu’il dirige les domaines immunistes, et l’affaiblissement royal ne renforce pas le contrôle de ses agents.

40. Quelle caractérisation rend compte de la politique institutionnelle des Carolingiens par rapport aux Mérovingiens ?

Ils conservent les institutions tout en cherchant à mieux les encadrer.
Ils rompent avec toutes les institutions, y compris les fonctions maintenues.
Ils remplacent les institutions mérovingiennes par une structure entièrement nouvelle.
Ils conservent les institutions sans chercher à les réformer.

Ils conservent les institutions tout en cherchant à mieux les encadrer.

Explication

Les Carolingiens maintiennent une structure proche de celle des Mérovingiens, mais introduisent des réformes pour mieux encadrer les institutions. Le maintien sans réforme néglige cette volonté d’encadrement, tandis qu’un remplacement complet contredit la continuité institutionnelle.

41. Un conseiller propose de rétablir la fonction de maire du palais dans un palais carolingien. Quelle réponse correspond à la réforme carolingienne ?

Rétablir cette fonction pour confier au maire la gestion matérielle du palais.
Maintenir cette fonction en la renommant comte du palais.
Écarter cette fonction pour éviter qu’un auxiliaire ne devienne trop puissant.
Rétablir cette fonction pour confier au maire l’administration civile.

Écarter cette fonction pour éviter qu’un auxiliaire ne devienne trop puissant.

Explication

Les Carolingiens suppriment la fonction de maire du palais par crainte qu’un auxiliaire ne devienne trop puissant. Le comte du palais dirige l’administration civile et la justice laïque, tandis que la gestion matérielle revient au sénéchal.

42. Au palais carolingien, un responsable dirige les scribes royaux, détient les sceaux et contrôle la correspondance ainsi que les archives. Quelle est sa fonction ?

Comte du palais.
Sénéchal.
Archichapelain.
Chancelier.

Chancelier.

Explication

Le chancelier remplace le référendaire mérovingien et dirige les scribes royaux, tout en contrôlant les sceaux, la correspondance et les archives. Le comte du palais s’occupe de l’administration civile et de la justice laïque, le sénéchal du palais matériel et l’archichapelain des affaires religieuses.

43. Au printemps, une assemblée carolingienne doit prendre des décisions, promulguer des lois et passer l’armée en revue. De quelle réunion s’agit-il ?

Du malum d’automne.
Du conseil religieux du palais.
De l’assemblée annuelle des grands sans distinction de session.
Du plaid général de mai.

Du plaid général de mai.

Explication

Le plaid général de mai prend des décisions, promulgue les lois et passe l’armée en revue. Le malum d’automne discute les projets de loi appelés capitulaires ; le rôle militaire mentionné correspond donc à la réunion de mai.

44. Un souverain carolingien conserve les institutions en place tout en cherchant à les encadrer selon un modèle romain. Quel objectif poursuit-il ?

Étendre les territoires sans chercher à rétablir un modèle institutionnel romain
Remplacer les institutions existantes par une administration entièrement nouvelle
Restaurer l’héritage juridique et institutionnel romain en encadrant les institutions existantes
Subordonner les institutions locales à l’Église sans référence au droit romain

Restaurer l’héritage juridique et institutionnel romain en encadrant les institutions existantes

Explication

La renovatio imperii cherche à rétablir l’héritage juridique et institutionnel romain en encadrant les structures déjà en place. Remplacer toutes les institutions confond restauration et création, tandis que l’expansion territoriale et l’alliance ecclésiastique ne définissent pas à elles seules cet objectif.

45. Quel événement distingue Pépin le Bref en 751 dans la légitimation de la royauté carolingienne ?

Il reçoit la bénédiction du pape avec ses fils et devient patrice romain
Il devient le premier roi à recevoir le sacre, qui reconnaît son pouvoir devant Dieu
Il reçoit des comtes et du clergé la reconnaissance de son pouvoir royal
Il est sacré empereur à Rome par le pape et fonde l’Empire carolingien

Il devient le premier roi à recevoir le sacre, qui reconnaît son pouvoir devant Dieu

Explication

En 751, Pépin le Bref est le premier roi à recevoir le sacre, qui présente son pouvoir comme reconnu devant Dieu. La bénédiction avec ses fils et le titre de patrice romain relèvent de 754, tandis que le sacre impérial à Rome concerne Charlemagne.

46. En 754, un roi franc reçoit la bénédiction pontificale avec ses fils et promet de protéger l’Église. Quel statut accompagne cet engagement ?

Il devient le supérieur du pape et de l’empereur d’Orient
Il devient empereur d’Occident et défenseur de la foi
Il devient roi par le sacre et reçoit la reconnaissance devant Dieu
Il devient patrice romain et défenseur de la foi

Il devient patrice romain et défenseur de la foi

Explication

En 754, le pape bénit Pépin et ses fils, et Pépin devient patrice romain et défenseur de la foi en promettant de défendre l’Église. Le sacre royal date de 751, et la prééminence formulée par Alcuin ne confère pas à Pépin la supériorité sur le pape.

47. Comment l’alliance entre l’Église et le pouvoir royal contribue-t-elle à justifier l’expansion carolingienne ?

Elle impose une administration royale uniforme qui rend toute conquête inutile
Elle justifie l’expansion par la seule protection militaire des frontières
Elle nourrit une prétention à l’universalité qui légitime l’extension territoriale
Elle sépare l’autorité religieuse du pouvoir royal et limite leur ambition commune

Elle nourrit une prétention à l’universalité qui légitime l’extension territoriale

Explication

L’alliance entre l’Église et le pouvoir royal nourrit une prétention à l’universalité, laquelle sert à justifier l’expansion territoriale carolingienne. L’administration uniforme, la rupture entre les pouvoirs et la seule défense des frontières ne rendent pas compte de ce lien.

48. En 817, Louis le Pieux veut préserver l’unité impériale tout en répartissant des rôles entre ses fils. Quelle disposition correspond à l’Ordinatio imperii ?

Transmettre le titre impérial à un seul fils et placer les autres comme rois sous son autorité
Transmettre le titre impérial à tous ses fils et leur donner des pouvoirs indépendants
Partager l’empire en royaumes indépendants afin d’empêcher les conflits successoraux
Donner le titre impérial à un fils et rendre les autres rois égaux à lui

Transmettre le titre impérial à un seul fils et placer les autres comme rois sous son autorité

Explication

L’Ordinatio imperii prévoit qu’un seul fils reçoive le titre impérial, tandis que les autres deviennent des rois soumis à son pouvoir, afin de maintenir l’unité. Des pouvoirs indépendants ou un partage en entités autonomes correspondent à une logique contraire à cette disposition.

49. Après avoir modifié l’ordre de succession sous l’influence de Judith en faveur de leur fils, Louis le Pieux est renversé par ses autres fils en 833. Quelle séquence décrit correctement la crise ?

Il partage l’empire entre ses fils, puis Judith le renverse pour rétablir l’Ordinatio
Il renonce à l’Ordinatio au profit de leur fils, puis ses autres fils le renversent pour le faire revenir sur cette décision
Il renonce à l’Ordinatio après avoir été renversé, puis ses fils complotent pour maintenir sa nouvelle décision
Il maintient l’Ordinatio en faveur de son fils aîné, puis ses autres fils le renversent pour obtenir le partage de l’empire

Il renonce à l’Ordinatio au profit de leur fils, puis ses autres fils le renversent pour le faire revenir sur cette décision

Explication

Sous l’influence de Judith, Louis le Pieux renonce à l’Ordinatio au profit de leur fils ; ses autres fils le renversent en 833 afin qu’il revienne sur cette décision. Présenter le renversement comme la cause du changement inverse la chronologie, et le partage officiel intervient avec le traité de Verdun en 843.

50. Quelle conséquence politique et religieuse le traité de Verdun de 843 consacre-t-il ?

Le partage de l’empire carolingien et l’échec de son unité politique et religieuse
La consécration juridique de l’hérédité des fonctions comtales
La transmission du titre impérial à un seul fils pour préserver l’unité de l’empire
La limitation du pouvoir royal de destituer les comtes sans motif juste

Le partage de l’empire carolingien et l’échec de son unité politique et religieuse

Explication

En 843, le traité de Verdun partage l’empire carolingien et scelle l’échec de son unité politique et religieuse. La transmission impériale à un fils relève de l’Ordinatio de 817, tandis que la restriction de la destitution des comtes et l’hérédité des charges correspondent à d’autres mesures.

51. Lors d’un plaid général réuni après l’assemblée de Coulaines en 843, le roi veut destituer un comte pour satisfaire la convoitise d’un rival. Quelle règle doit-il appliquer ?

Il doit transmettre la fonction au fils du comte avant d’examiner le motif
Il doit obtenir l’accord unanime des comtes avant toute destitution
Il ne peut destituer le comte que pour un motif juste examiné en plaid général
Il peut destituer le comte dès lors qu’un rival royal le demande

Il ne peut destituer le comte que pour un motif juste examiné en plaid général

Explication

À Coulaines, le roi s’engage à ne destituer aucun comte par caprice et réserve la destitution à un motif juste examiné en plaid général. Une demande d’un rival ne suffit pas, et la règle ne requiert ni l’unanimité des comtes ni une transmission préalable de la charge.

52. Quel événement de 987 inaugure la dynastie capétienne et marque une mutation progressive des institutions ?

La mort de Louis V et l’élection d’Hugues Capet
La paix de dix ans proclamée par Hugues Capet
La mort d’Hugues Capet et l’élection de Louis V
L’élection de Louis V après la mort d’Hugues Capet

La mort de Louis V et l’élection d’Hugues Capet

Explication

La mort de Louis V, suivie de l’élection d’Hugues Capet en 987, inaugure la dynastie capétienne. L’élection de Louis V inverse les personnes, l’élection après la mort d’Hugues Capet inverse la chronologie, et la paix de dix ans relève de l’ordonnance de Soissons.

53. Un historien décrit une période allant du Xe au XIIe siècle, puis observe un redressement royal à la fin du XIIe siècle. Quelle évolution générale caractérise cette période ?

Un affaiblissement durable du pouvoir royal qui commence ensuite à s’inverser
Une disparition de la royauté sans évolution ultérieure
Un affaiblissement royal qui ne débute qu’à la fin du XIIe siècle
Une consolidation durable du pouvoir royal qui commence ensuite à s’inverser

Un affaiblissement durable du pouvoir royal qui commence ensuite à s’inverser

Explication

La transition féodale du Xe au XIIe siècle s’accompagne d’un affaiblissement durable du pouvoir royal, dont l’inversion commence à la fin du XIIe siècle. La consolidation continue inverse la tendance, le recul tardif en décale le début, et la disparition nie la reprise.

54. Un acte capétien du début de la période féodale traite d’un différend localisé près de Paris. Quelle caractéristique du pouvoir royal explique ce champ géographique restreint ?

Le pouvoir capétien se limite aux terres des grands vassaux éloignés de Paris
Le pouvoir capétien s’exerce surtout dans un domaine restreint autour de Paris
Le pouvoir capétien concerne principalement les conflits de l’ensemble du territoire
Le pouvoir capétien s’exerce de manière égale dans toutes les provinces

Le pouvoir capétien s’exerce surtout dans un domaine restreint autour de Paris

Explication

Au début, les Capétiens disposent d’un domaine royal restreint autour de Paris, et leurs actes concernent principalement cette région. Le royaume entier et les provinces uniformément administrées dépassent cette portée, tandis que la paix générale de 1155 est une mesure particulière.

55. Dans une relation féodo-vassalique, la fidélité entre deux personnes reste importante, mais les droits liés au fief prennent progressivement le dessus. Quelle dimension devient dominante ?

La dimension personnelle, fondée sur la fidélité
La dimension réelle, attachée au territoire
La dimension banale, fondée sur les prélèvements seigneuriaux
La dimension personnelle, fondée sur la résidence des habitants

La dimension réelle, attachée au territoire

Explication

Le lien féodo-vassalique comprend une dimension personnelle de fidélité et une dimension réelle liée au territoire, qui devient progressivement dominante. La fidélité désigne le lien personnel, sa disparition complète n’est pas affirmée, et la sujétion des habitants relève d’un autre rapport seigneurial.

56. Un seigneur possède des terres, mais n’exerce pas de pouvoirs de justice ou de contrainte publique. De quel type de seigneurie s’agit-il ?

Une seigneurie foncière
Une seigneurie banale
Un district seigneurial
Une seigneurie ecclésiastique

Une seigneurie foncière

Explication

La seigneurie foncière repose sur la possession de terres, tandis que la seigneurie banale implique l’exercice de pouvoirs de puissance publique. Les pouvoirs publics caractérisent la seigneurie banale, le caractère ecclésiastique concerne le statut du seigneur, et le district désigne un territoire de contrainte.

57. Dans une seigneurie, où les habitants se rendent-ils pour une affaire de justice et le paiement d’une amende ?

Au domaine royal
À l’église paroissiale
Dans le district seigneurial
Au château seigneurial

Au château seigneurial

Explication

Le château est le siège de la justice seigneuriale et le lieu où sont perçus les amendes et les impôts. Le domaine royal relève du pouvoir du roi, l’église paroissiale n’est pas le lieu désigné ici, et le district est le territoire où s’exerce la contrainte.

58. Une même coutume est décrite comme une exaction au Xe siècle et comme ce qui est tenu pour bon et juste à l’époque féodale. Quelle distinction permet de comprendre ces deux sens ?

La coutume-exaction exprime ce qui est tenu pour juste, tandis que la bonne coutume désigne un prélèvement
La coutume-exaction désigne un prélèvement, tandis que la bonne coutume exprime ce qui est tenu pour juste
La coutume-exaction porte sur les biens, tandis que la bonne coutume porte sur les liens familiaux
La coutume-exaction désigne une règle de justice, tandis que la bonne coutume désigne le droit de ban

La coutume-exaction désigne un prélèvement, tandis que la bonne coutume exprime ce qui est tenu pour juste

Explication

Au Xe siècle, coutume peut désigner une exaction, tandis qu’à l’époque féodale le terme peut aussi renvoyer à ce qui est considéré comme bon et juste. Inverser prélèvement et justice confond les deux sens, tandis que les biens, la famille et le ban sont des domaines du droit coutumier, non cette distinction.

59. Dans une région féodale, un droit local se transmet d’abord oralement, puis ses règles sont consignées par écrit. Quelle évolution correspond à la formation des coutumes ?

Un droit de plus en plus unifié, d’abord oral puis remplacé par le droit romain
Des droits locaux coutumiers d’abord écrits, puis transmis oralement
Des droits locaux coutumiers d’abord oraux, puis progressivement écrits
Des règles féodales d’abord écrites, puis rassemblées en une coutume unique

Des droits locaux coutumiers d’abord oraux, puis progressivement écrits

Explication

Le droit vulgaire, de moins en moins unifié, se divise en droits locaux prenant la forme de coutumes d’abord orales, puis progressivement mises par écrit. L’ordre inverse se trompe sur leur transmission, l’unification contredit leur multiplication, et une coutume unique efface leur caractère local.

60. Quel ensemble de facteurs favorise l’essor des villes et des échanges aux XIe et XIIe siècles ?

Le refroidissement climatique, la croissance des villes et le recul de l’agriculture
Le recul des échanges, la baisse démographique et la contraction des terres cultivées
La prospérité économique, la diminution de la population et la raréfaction des défrichements
La prospérité économique, la croissance démographique et l’essor agricole, dans un contexte d’optimum climatique

La prospérité économique, la croissance démographique et l’essor agricole, dans un contexte d’optimum climatique

Explication

La prospérité, la croissance démographique et l’essor agricole, favorisés par l’optimum climatique médiéval, stimulent les échanges, les villes et les défrichements. Le recul démographique, le refroidissement et la contraction agricole inversent les facteurs en jeu.

61. Une communauté urbaine souhaite obtenir un statut juridique spécifique auprès d’une autorité seigneuriale ou ecclésiastique : quelle démarche correspond à cette pratique médiévale ?

Négocier une charte écrite avec le roi plutôt qu’avec l’autorité locale
Adopter un règlement municipal sans accord d’une autorité extérieure
Conclure un engagement oral avec le seigneur ou l’autorité ecclésiastique
Négocier une charte écrite avec le seigneur ou l’autorité ecclésiastique

Négocier une charte écrite avec le seigneur ou l’autorité ecclésiastique

Explication

Les communautés urbaines négocient avec les seigneurs ou les autorités ecclésiastiques des chartes écrites qui leur accordent un statut spécifique. Un règlement autonome, un accord oral ou une négociation royale ne correspond pas à cette pratique décrite.

62. Comment appelle-t-on une charte qui accorde des droits ou des libertés à une ville ?

Un serment de paix
Une charte de corporation
Une charte de fondation
Une charte de franchise

Une charte de franchise

Explication

Une charte de franchise est définie par l’octroi de droits ou de libertés à une ville. La fondation concerne la création, la corporation un groupe professionnel, et le serment lie des membres d’une communauté.

63. Dans une ville du sud de la France organisée selon les institutions urbaines décrites, quelle équipe dirige le conseil municipal ?

Un maire à la tête d’un conseil de vingt-quatre personnes
Un bourgmestre à la tête d’un conseil de douze personnes
Un consul à la tête d’un conseil de douze personnes
Un consul à la tête d’un conseil de vingt-quatre personnes

Un consul à la tête d’un conseil de vingt-quatre personnes

Explication

Dans le sud, le conseil compte vingt-quatre personnes et est dirigé par un consul. Le conseil de douze et le bourgmestre ou maire correspondent à l’organisation du nord; garder douze membres avec un consul mêle les deux modèles.

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Pourquoi l’histoire du droit aide-t-elle à éviter la répétition des erreurs passées ?

Le droit peut être détourné et devenir un moyen d’oppression plutôt qu’un outil de liberté.

Selon Savigny, que fait émerger l’usage répété du droit ?

Un droit représentant la société dont il est issu.

Qu’est-ce qu’une norme juridique ?

Un texte écrit ou non écrit doté d’un pouvoir de contrainte, qui oblige et produit un effet juridique.

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