QCM : Nature et culture en philosophie (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel sens de la nature renvoie à l’environnement indépendant de l’action humaine et aux phénomènes soumis à des lois physiques ou biologiques ?

La formation de l’esprit par l’éducation et l’acquisition de connaissances communes
L’ensemble des savoirs et pratiques transmis au sein d’un groupe au fil des générations
L’ordre des êtres et phénomènes qui ne dépend pas de l’action humaine et obéit à des lois physiques ou biologiques
Les règles et institutions qu’une société établit pour organiser la vie collective

L’ordre des êtres et phénomènes qui ne dépend pas de l’action humaine et obéit à des lois physiques ou biologiques

Explication

La nature peut désigner l’environnement indépendant de l’action humaine et l’ordre soumis à des lois physiques ou biologiques. Les savoirs et pratiques transmis relèvent de la culture, et non de la nature.

2. Une personne apprend les normes et les pratiques de son groupe par transmission : à quel concept ces acquisitions correspondent-elles ?

À l’environnement naturel, indépendant de l’activité humaine
À la nature, comprise comme l’inné présent dès la naissance
À l’essence d’une chose, présente avant toute expérience individuelle
À la culture, ensemble acquis et transmis des savoirs, normes et pratiques

À la culture, ensemble acquis et transmis des savoirs, normes et pratiques

Explication

La culture comprend les savoirs, normes et pratiques acquis et transmis par un groupe, ainsi que la formation individuelle de l’esprit. L’inné présent dès la naissance correspond à la nature au sens de ce qui est donné d’emblée.

3. Quelle différence permet de distinguer deux dimensions sans nier qu’elles puissent coexister ?

Les distinguer consiste à reconnaître leur différence, tandis que les opposer revient à les déclarer incompatibles
Les distinguer consiste à les déclarer incompatibles, tandis que les opposer revient à reconnaître leur différence
Les distinguer consiste à les faire se compléter, tandis que les opposer revient à les transformer réciproquement
Les distinguer consiste à les tenir pour contradictoires, tandis que les opposer revient à les considérer comme identiques

Les distinguer consiste à reconnaître leur différence, tandis que les opposer revient à les déclarer incompatibles

Explication

Distinguer revient à reconnaître une différence sans exclure la coexistence, alors qu’opposer revient à présenter deux choses comme incompatibles. La complémentarité et la transformation réciproque décrivent plutôt une articulation.

4. Dans la question « Faut-il opposer nature et culture ? », que met en jeu l’expression « faut-il » ?

La seule possibilité de définir la nature indépendamment de la culture
La preuve que nature et culture ne peuvent pas coexister dans l’être humain
La vérité ou la nécessité de l’opposition, ainsi que sa légitimité ou son caractère souhaitable
Le choix entre une opposition historique et une distinction purement linguistique

La vérité ou la nécessité de l’opposition, ainsi que sa légitimité ou son caractère souhaitable

Explication

« Faut-il » interroge à la fois si l’opposition est vraie ou nécessaire et si elle est légitime ou souhaitable. La question ne présuppose pas que nature et culture soient incompatibles.

5. Pourquoi une analyse de l’être humain doit-elle éviter à la fois l’opposition absolue entre nature et culture et l’effacement de leur différence ?

Parce que l’être humain est un vivant soumis à des conditions naturelles et aussi un être de culture
Parce que les conditions naturelles et la culture désignent deux périodes historiques successives
Parce que la culture transforme les besoins humains en lois physiques et biologiques
Parce que l’être humain relève de la nature avant la société et cesse ensuite d’être soumis à ses conditions

Parce que l’être humain est un vivant soumis à des conditions naturelles et aussi un être de culture

Explication

L’être humain est à la fois un vivant soumis à des conditions naturelles et un être de culture, ce qui rend insuffisantes l’opposition absolue et la confusion complète. Le considérer comme un être qui cesse d’être naturel après son entrée en société déforme cette double dimension.

6. Comment faut-il comprendre l’état de nature dans une réflexion philosophique sur l’être humain ?

Comme une période historique attestée où les humains vivaient avant toute société
Comme une société ancienne dont les règles auraient été conservées par tradition
Comme une hypothèse qui imagine l’être humain avant la société afin d’éclairer une réflexion
Comme un état biologique dans lequel les humains seraient dépourvus de besoins

Comme une hypothèse qui imagine l’être humain avant la société afin d’éclairer une réflexion

Explication

L’état de nature est une hypothèse philosophique qui imagine l’être humain avant la société et sert d’outil de pensée. Le traiter comme une période historique attestée confond une construction philosophique avec un fait historique prouvé.

7. Quel rôle joue le contrat social dans une réflexion sur la fondation de la société politique ?

Il décrit un accord par lequel des individus instituent une société et un pouvoir légitimes
Il affirme que les normes et les institutions découlent directement de lois biologiques
Il désigne une période historique où les individus vivaient sans société ni autorité
Il décrit un accord qui rend identiques les conceptions politiques de Hobbes, Locke et Rousseau

Il décrit un accord par lequel des individus instituent une société et un pouvoir légitimes

Explication

Le contrat social est un accord par lequel des individus instituent une société et un pouvoir légitimes, avec des interprétations différentes chez Hobbes, Locke et Rousseau. Il ne désigne donc pas une période prépolitique attestée ni une doctrine identique chez ces penseurs.

8. Quelle différence Aristote établit-il entre la voix animale et le logos humain ?

La voix distingue le vrai du faux, tandis que le logos exprime les sensations corporelles.
La voix organise la vie en cité, tandis que le logos assure la satisfaction des besoins naturels.
La voix formule des règles communes, tandis que le logos transmet les émotions individuelles.
La voix exprime le plaisir et la douleur, tandis que le logos permet de discuter du juste et de l’injuste.

La voix exprime le plaisir et la douleur, tandis que le logos permet de discuter du juste et de l’injuste.

Explication

Aristote distingue l’expression animale du plaisir et de la douleur de la capacité humaine à débattre de la justice et de l’injustice. La distinction entre sensations corporelles et vérité ne correspond pas à cette opposition.

9. Pourquoi Aristote considère-t-il la vie en cité comme un accomplissement possible de la nature humaine ?

Parce que l’homme est par nature un animal politique et peut ainsi vivre avec ses semblables dans une cité.
Parce que les lois de la cité remplacent les capacités naturelles propres à l’homme.
Parce que l’homme devient politique en renonçant à toute forme de vie collective.
Parce que la cité libère l’homme de toute dépendance à l’égard de ses semblables.

Parce que l’homme est par nature un animal politique et peut ainsi vivre avec ses semblables dans une cité.

Explication

Aristote qualifie l’homme d’animal politique par nature, ce qui rend la vie en cité conforme à ses dispositions naturelles. La cité n’est pas présentée comme un moyen de supprimer toute dépendance envers autrui.

10. Dans la conception de Hobbes, qu’est-ce qui fait de l’état de nature une guerre de tous contre tous ?

La rareté des lois civiles et l’inégalité des droits entre les citoyens d’un même État.
L’opposition entre des groupes dont les capacités de nuire sont radicalement différentes.
La compétition, la défiance et la recherche de gloire entre des hommes capables de se nuire mutuellement.
La volonté d’éviter les conflits en partageant équitablement les richesses et les honneurs.

La compétition, la défiance et la recherche de gloire entre des hommes capables de se nuire mutuellement.

Explication

Hobbes relie la guerre de tous contre tous à la compétition, à la défiance et à la recherche de gloire, dans une situation où chacun peut menacer autrui. L’inégalité des droits entre citoyens d’un État ne caractérise pas cette explication de l’état de nature.

11. Quel paradoxe Freud met-il en évidence dans le rôle de la culture ?

Elle protège des dangers en supprimant les relations humaines, mais renforce ainsi les pulsions agressives.
Elle protège des dangers et règle les relations, mais le renoncement aux pulsions engendre frustration, culpabilité et malaise.
Elle écarte les dangers extérieurs sans limiter les pulsions, mais provoque une culpabilité liée à la vie collective.
Elle règle les relations en satisfaisant les pulsions, mais expose alors davantage les individus aux dangers extérieurs.

Elle protège des dangers et règle les relations, mais le renoncement aux pulsions engendre frustration, culpabilité et malaise.

Explication

Pour Freud, la culture protège et organise la vie commune, mais exige un renoncement pulsionnel qui suscite du malaise. L’idée qu’elle protège sans limiter les pulsions ne rend pas compte de cette tension.

12. Comment la culture contribue-t-elle au développement des capacités humaines naturelles ?

Elle les actualise en les développant par l’éducation et les institutions.
Elle les maintient à l’état latent afin que l’éducation ne modifie pas leur fonctionnement.
Elle les transforme en instincts biologiques transmis sans apprentissage.
Elle les remplace par des aptitudes créées indépendamment de toute disposition naturelle.

Elle les actualise en les développant par l’éducation et les institutions.

Explication

La culture développe les capacités naturelles en les faisant passer à l’acte grâce à l’éducation et aux institutions. Elle ne les remplace pas par des aptitudes entièrement détachées de la nature humaine.

13. Quelle condition, selon Kant, permet à l’éducation de faire devenir l’homme pleinement humain ?

L’homme doit être éducable pour que l’éducation puisse le faire devenir homme.
L’homme doit être soustrait aux institutions pour développer spontanément toutes ses facultés.
L’homme doit déjà avoir achevé son développement avant de pouvoir être éduqué.
L’éducation doit transmettre des connaissances sans s’appuyer sur une capacité humaine préalable.

L’homme doit être éducable pour que l’éducation puisse le faire devenir homme.

Explication

Kant soutient que l’homme ne devient homme que par l’éducation, ce qui présuppose qu’il soit éducable. Il ne considère pas que le développement humain doive être achevé avant toute éducation.

14. Que désigne la perfectibilité chez Rousseau ?

Une propriété naturelle qui maintient les capacités humaines identiques dans toutes les sociétés.
Une aptitude innée à progresser moralement sans pouvoir régresser au cours de la vie.
La capacité de transmettre aux générations suivantes des facultés acquises par l’éducation.
La faculté humaine de développer ses capacités au cours de la vie et de l’histoire, ou de se dégrader.

La faculté humaine de développer ses capacités au cours de la vie et de l’histoire, ou de se dégrader.

Explication

La perfectibilité est la capacité de développer ses facultés au fil de la vie et de l’histoire, mais aussi de se dégrader. Elle ne garantit donc pas un progrès moral à sens unique.

15. Une capacité humaine permet l’invention du langage et de la raison, mais contribue aussi à la vanité et à la domination : quelle notion rend compte de ces effets opposés ?

L’éducabilité, qui rend possibles les apprentissages sans entraîner de transformations sociales.
L’institution, qui protège les facultés humaines de toute évolution au cours de l’histoire.
La perfectibilité, qui ouvre à la fois des possibilités de progrès et de dégradation.
L’universalité du langage, qui produit nécessairement les mêmes formes de vie dans toutes les sociétés.

La perfectibilité, qui ouvre à la fois des possibilités de progrès et de dégradation.

Explication

La perfectibilité rend possibles le langage, la raison et le progrès, mais aussi l’inégalité, la vanité et la domination. L’éducabilité désigne une possibilité d’être éduqué, et non cette double capacité d’élévation et de dégradation.

16. Comment Merleau-Ponty décrit-il le rapport entre le biologique et le vécu chez l’être humain ?

Ils forment deux couches étanches, le corps biologique restant indépendant de l’expérience vécue.
Ils se succèdent, le vécu apparaissant seulement après la disparition des dispositions biologiques.
Ils s’entrelacent dans le corps propre, de sorte que l’humain est à la fois naturel et fabriqué.
Ils s’opposent, car les expériences culturelles effacent progressivement les caractéristiques corporelles.

Ils s’entrelacent dans le corps propre, de sorte que l’humain est à la fois naturel et fabriqué.

Explication

Merleau-Ponty situe la rencontre du biologique et du vécu dans le corps propre et affirme que l’humain est à la fois fabriqué et naturel. Les traiter comme deux couches étanches constitue précisément la confusion à éviter.

17. Quelle idée Simone de Beauvoir exprime-t-elle par la formule « on ne naît pas femme : on le devient » ?

Le corps vécu est sans importance pour comprendre la manière dont une personne devient femme.
Les rôles sociaux présentés comme naturels se construisent et peuvent légitimer une domination.
Les rôles féminins découlent directement du corps et ne sont pas façonnés par la société.
Les différences entre femmes et hommes disparaissent dès que les sociétés instaurent des règles communes.

Les rôles sociaux présentés comme naturels se construisent et peuvent légitimer une domination.

Explication

Beauvoir souligne que les rôles associés au fait d’être femme se construisent socialement et que leur naturalisation peut justifier une domination. Elle ne réduit pas ces rôles à des conséquences directes du corps.

18. Selon la distinction proposée par Lévi-Strauss, quel critère aide à différencier la nature de la culture ?

L’universel et le spontané relèvent de la nature, tandis que les règles variables entre sociétés relèvent de la culture.
Ce qui est appris individuellement relève de la nature, tandis que ce qui est spontané relève de la culture.
Ce qui est universel relève de la culture, tandis que les comportements régis par des règles relèvent de la nature.
Les pratiques biologiques relèvent de la culture, tandis que les institutions variables relèvent de la nature.

L’universel et le spontané relèvent de la nature, tandis que les règles variables entre sociétés relèvent de la culture.

Explication

Lévi-Strauss associe l’universel et le spontané à la nature, et les règles qui varient d’une société à l’autre à la culture. La distinction ne classe pas les règles comme naturelles du seul fait qu’elles sont universelles.

19. Pourquoi la prohibition de l’inceste complique-t-elle la distinction entre nature et culture chez Lévi-Strauss ?

Elle est un comportement biologique dépourvu de toute dimension normative.
Elle est une règle culturelle tout en étant universelle.
Elle est une règle particulière à chaque société, sans portée universelle.
Elle est une pratique spontanée dont les règles varient entre les sociétés.

Elle est une règle culturelle tout en étant universelle.

Explication

La prohibition de l’inceste brouille la séparation, car elle combine le caractère culturel d’une règle et une portée universelle. La présenter comme une règle propre à chaque société ferait disparaître précisément cette difficulté.

20. Comment Spinoza caractérise-t-il l’être humain dans la préface de la troisième partie de l’Éthique ?

Comme une exception naturelle, gouvernée par des lois qui lui sont propres
Comme une partie de la nature, soumise aux mêmes lois que les autres êtres
Comme un empire indépendant, capable de s’affranchir des lois naturelles
Comme un être extérieur à la nature, mais soumis à des règles divines

Comme une partie de la nature, soumise aux mêmes lois que les autres êtres

Explication

Spinoza critique l’idée que l’homme serait un « empire dans un empire » et le considère comme une partie de la nature soumise à ses lois. L’idée d’un être capable de s’affranchir des lois naturelles reprend précisément la conception qu’il conteste.

21. Pour Spinoza, en quoi consiste la liberté humaine malgré les causes qui nous déterminent ?

À remplacer les lois naturelles par des décisions conscientes
À comprendre les nécessités qui nous déterminent
À interrompre la chaîne des causes qui nous influencent
À choisir sans être influencé par des causes extérieures

À comprendre les nécessités qui nous déterminent

Explication

La liberté, pour Spinoza, ne suppose pas de sortir de l’ordre causal : elle consiste à comprendre les nécessités qui nous déterminent. Interrompre la chaîne des causes confond cette liberté avec une indépendance à l’égard de la nature.

22. Quelle caractéristique de la technique moderne fonde l’appel de Hans Jonas à une responsabilité nouvelle ?

Elle rend les transformations écologiques facilement réversibles à court terme
Elle réduit les effets des décisions humaines à leur environnement immédiat
Elle peut transformer la planète à grande échelle et pour une longue durée
Elle limite ses effets aux sociétés qui ont conçu les techniques concernées

Elle peut transformer la planète à grande échelle et pour une longue durée

Explication

Jonas souligne que la technique moderne peut avoir des effets planétaires et durables, ce qui élargit la portée de la responsabilité humaine. Limiter ses effets à l’environnement immédiat méconnaît précisément cette extension dans l’espace et le temps.

23. Une équipe évalue une technologie risquée en imaginant ses conséquences les plus graves pour décider ce qu’il faut protéger. Quelle méthode applique-t-elle ?

L’heuristique de la peur, qui utilise l’anticipation des risques comme guide de prudence
Le calcul des bénéfices, qui privilégie les gains attendus à court terme
Le principe de précaution, qui interdit toute innovation comportant une incertitude
La confiance dans le progrès, qui écarte les scénarios défavorables peu probables

L’heuristique de la peur, qui utilise l’anticipation des risques comme guide de prudence

Explication

L’heuristique de la peur consiste à envisager les conséquences les plus graves afin d’identifier ce qu’il faut protéger. Le principe de précaution évoqué ici est décrit à tort comme une interdiction de toute innovation incertaine.

24. Que demande le principe responsabilité de Hans Jonas lorsqu’une décision peut affecter l’avenir du vivant ?

Agir en protégeant les intérêts humains actuels sans considérer les autres formes de vie
Agir en préservant la possibilité d’une vie humaine authentique sur Terre, pour les générations futures et le vivant
Agir en donnant la priorité aux innovations, même si elles compromettent les conditions futures de la vie
Agir en maximisant les avantages immédiats pour la génération qui décide

Agir en préservant la possibilité d’une vie humaine authentique sur Terre, pour les générations futures et le vivant

Explication

Le principe responsabilité demande de préserver la possibilité d’une vie humaine authentique sur Terre en tenant compte des générations futures et du vivant. Se limiter aux intérêts humains actuels omet les générations à venir et les autres formes de vie.

25. Quelle thèse Philippe Descola défend-il au sujet de la séparation entre nature et culture ?

Elle est universelle, même si certaines sociétés la formulent différemment
Elle caractérise toutes les sociétés modernes, occidentales ou non
Elle est propre aux sociétés non occidentales qui distinguent humains et non-humains
Elle n’est pas universelle et caractérise le naturalisme occidental moderne

Elle n’est pas universelle et caractérise le naturalisme occidental moderne

Explication

Descola soutient que la séparation stricte entre nature et culture n’est pas universelle et qu’elle caractérise le naturalisme occidental moderne. La présenter comme universelle efface la diversité des manières dont les sociétés conçoivent les relations entre humains et non-humains.

26. Pourquoi Bruno Latour considère-t-il que les modernes ne séparent pas réellement la nature et la société ?

Parce que des hybrides comme le climat, le trou d’ozone et les OGM mêlent ces domaines
Parce que les sociétés modernes abandonnent explicitement toute distinction entre nature et société
Parce que les hybrides modernes relèvent exclusivement de la nature, sans dimension sociale
Parce que les phénomènes naturels modernes échappent entièrement aux activités humaines

Parce que des hybrides comme le climat, le trou d’ozone et les OGM mêlent ces domaines

Explication

Latour souligne que, malgré leur prétention à séparer nature et société, les modernes produisent des hybrides comme le climat, le trou d’ozone et les OGM. Dire qu’ils abandonnent explicitement toute distinction ne rend pas compte de l’écart entre leur séparation affichée et ces réalités mêlées.

27. Quelle différence caractérise l’état de nature chez Hobbes et chez Locke ?

Chez Hobbes, il s’agit d’une guerre de tous contre tous ; chez Locke, d’une liberté relative sans juge impartial.
Chez Hobbes, il s’agit d’une société régie par un juge impartial ; chez Locke, d’une guerre de tous contre tous.
Chez Hobbes, il s’agit d’une paix garantie par la loi naturelle ; chez Locke, d’une société sans liberté individuelle.
Chez Hobbes, il s’agit d’une liberté relative sans juge impartial ; chez Locke, d’une guerre de tous contre tous.

Chez Hobbes, il s’agit d’une guerre de tous contre tous ; chez Locke, d’une liberté relative sans juge impartial.

Explication

Hobbes décrit l’état de nature comme une guerre générale, tandis que Locke y reconnaît une liberté encadrée par la loi naturelle, mais dépourvue de juge impartial. L’idée d’une paix déjà garantie par la loi naturelle ne rend pas compte du problème de justice que Locke associe à cet état.

28. Dans la pensée de Locke, quel rôle l’État joue-t-il à l’égard des droits naturels ?

Il crée les droits à la vie, à la liberté et à la propriété par ses décisions.
Il remplace la loi naturelle par des règles fondées sur l’intérêt du souverain.
Il garantit d’abord la paix civile en accordant des droits aux individus.
Il protège des droits préexistants à la vie, à la liberté et à la propriété.

Il protège des droits préexistants à la vie, à la liberté et à la propriété.

Explication

Pour Locke, les individus sont libres et égaux sous une loi naturelle connue par la raison, et l’État protège leurs droits naturels. Garantir d’abord la paix civile correspond davantage au rôle attribué au souverain chez Hobbes.

29. Quels traits caractérisent l’homme à l’état de nature chez Rousseau ?

Des besoins croissants, l’amour-propre et la rivalité, dans un état marqué par la propriété privée.
La raison développée et le respect des lois, dans un état organisé autour de la propriété commune.
La recherche de domination et la défiance, dans un état où la compétition oppose les individus.
Des besoins limités, l’amour de soi et la pitié, dans un état paisible sans propriété ni rivalité sociale.

Des besoins limités, l’amour de soi et la pitié, dans un état paisible sans propriété ni rivalité sociale.

Explication

Rousseau présente l’état de nature comme une hypothèse paisible, antérieure à la propriété et aux rivalités sociales, où l’homme a des besoins limités et est mû par l’amour de soi et la pitié. La compétition et la défiance évoquent plutôt la conception hobbesienne.

30. Pourquoi Rousseau recourt-il à l’hypothèse d’un état de nature dans sa réflexion sur l’homme ?

Pour montrer que les institutions politiques révèlent directement la nature originelle de l’homme.
Pour démontrer que les différences sociales sont présentes dès la naissance.
Pour distinguer ce qui est originaire chez l’homme de ce que la société a rendu artificiel.
Pour établir que la raison est le premier principe de la nature humaine.

Pour distinguer ce qui est originaire chez l’homme de ce que la société a rendu artificiel.

Explication

L’état de nature hypothétique aide Rousseau à démêler les éléments originaires de la nature humaine des transformations artificielles qui s’y sont ajoutées. Il ne vise pas à établir que la raison est le principe premier, puisque Rousseau identifie des principes antérieurs à elle.

31. Quels sont, selon Rousseau, les deux principes antérieurs à la raison ?

L’amour-propre, lié au prestige, et la raison, qui ordonne les passions.
L’amour de soi, lié à la conservation, et la pitié, répugnance à voir souffrir.
La recherche de propriété, liée à la sécurité, et la pitié, qui règle les échanges.
La volonté de domination, liée à la conservation, et la raison, qui limite la rivalité.

L’amour de soi, lié à la conservation, et la pitié, répugnance à voir souffrir.

Explication

Rousseau distingue l’amour de soi, qui contribue à la conservation, et la pitié, qui fait éprouver une répugnance devant la souffrance d’autrui. L’amour-propre relève plutôt des passions sociales et ne constitue pas l’un de ces deux principes originaires.

32. Que montre l’éducation de Victor de l’Aveyron par le docteur Itard ?

L’éducation permet certains apprentissages, mais ne suffit pas à faire de Victor un homme ordinaire.
L’éducation apprend à Victor quelques gestes, mais ne lui permet d’acquérir aucun mot.
L’éducation permet à Victor de retrouver sans difficulté les capacités d’un enfant élevé en société.
L’éducation transforme Victor en homme ordinaire dès qu’il apprend les codes sociaux.

L’éducation permet certains apprentissages, mais ne suffit pas à faire de Victor un homme ordinaire.

Explication

Victor apprend quelques mots et gestes sociaux grâce à Itard, mais ne devient pas pour autant un homme ordinaire : le cas révèle à la fois les possibilités et les limites de l’éducation. Affirmer qu’il n’apprend aucun mot néglige les apprentissages mentionnés dans cet exemple.

33. Dans quel ordre les éléments s’enchaînent-ils dans un paragraphe construit selon la méthode CLC ?

Référence philosophique, argument, exemple, explication, puis conclusion générale.
Exemple, explication, argument, référence philosophique, puis conclusion générale.
Argument, référence philosophique, explication, conclusion locale, puis exemple.
Argument, explication, référence philosophique, exemple, puis conclusion locale.

Argument, explication, référence philosophique, exemple, puis conclusion locale.

Explication

La méthode CLC fait progresser le paragraphe de l’argument à son explication, puis à une référence philosophique, un exemple et une conclusion locale. Placer la référence avant l’explication et conclure avant l’exemple ne suit pas cet enchaînement.

34. Quelle relation à la nature Michel Serres propose-t-il dans *Le Contrat naturel* ?

Une convention de conservation, confiant la protection de la nature aux seuls pouvoirs publics
Une séparation protectrice, plaçant les sociétés humaines à l’écart des milieux naturels
Un contrat de réciprocité et de symbiose, reconnaissant la nature comme partenaire menacée et potentiellement sujet de droit
Un pacte de maîtrise technique, faisant de la nature une ressource au service des besoins humains

Un contrat de réciprocité et de symbiose, reconnaissant la nature comme partenaire menacée et potentiellement sujet de droit

Explication

Serres propose une relation réciproque et symbiotique, dans laquelle la nature peut être reconnue comme partenaire et sujet de droit. Une approche fondée sur la maîtrise technique maintiendrait au contraire la nature dans le rôle de ressource dominée.

35. Dans *Walden ou la vie dans les bois*, à quoi sert notamment le choix d’une vie simple dans la nature ?

À présenter l’isolement comme une solution aux difficultés de la vie politique
À défendre l’abandon de toute réflexion culturelle au profit du travail manuel
À interroger les conventions sociales et la société de consommation
À démontrer que les échanges commerciaux renforcent l’autonomie individuelle

À interroger les conventions sociales et la société de consommation

Explication

Thoreau met en scène une vie simple dans la nature pour questionner les conventions et la société de consommation. Son expérience ne vise pas à démontrer que les échanges commerciaux consolident l’autonomie individuelle.

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Que désigne la nature comme essence d’une chose ?

Ce qui définit fondamentalement une chose.

Que désigne la nature comme disposition innée ?

Ce qui est présent dès la naissance.

Que désigne la nature comme environnement ?

L’environnement indépendant de l’action humaine.

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