★ À maîtriser
📌 Pour L. GUESPIN (1971 : 10), l’énoncé est une suite de phrases émises entre deux blancs sémantiques, tandis que le discours est l’énoncé considéré du point de vue du mécanisme discursif qui le conditionne.
📌 Benveniste (1966) oppose le discours, lieu de la créativité et de la contextualisation, à la langue, ensemble fini et relativement stable d’éléments potentiels.
Compléments
L’énoncé est une suite délimitée ; le discours est l’énoncé envisagé selon son mécanisme discursif.
★ À maîtriser
Le discours mobilise des structures d’un ordre différent de celles de la phrase, même s’il ne se manifeste pas toujours par une suite de mots plus longue qu’une phrase.
Les règles de genre concernent notamment :
Compléments
Les règles transversales gouvernent notamment :
Un proverbe ou une interdiction comme « Ne pas fumer » constitue un discours complet, même si chacun ne comporte qu’une phrase unique.
★ À maîtriser
Parler est une forme d’action sur autrui et ne consiste pas seulement à représenter le monde.
À partir des années 1960, J. L. Austin (1962), puis J. R. Searle (1969), développent la problématique des actes de langage, aussi appelés actes de parole ou actes de discours.
Compléments
La linguistique rejoint sur ce point la tradition rhétorique, qui souligne les pouvoirs de la parole.
Toute énonciation constitue un acte, par exemple promettre, suggérer, affirmer ou interroger, qui vise à modifier une situation.
Les actes élémentaires s’intègrent dans des genres de discours déterminés, qui correspondent à des activités socialement reconnues et mettent le discours en relation avec les activités non verbales.
★ À maîtriser
📌 La conversation est un mode de manifestation de l’interactivité discursive, mais elle ne se confond pas avec l’interactivité constitutive, qui concerne toute énonciation.
Compléments
Dans l’échange oral, les interlocuteurs coordonnent leurs énonciations en fonction de l’attitude de l’autre et perçoivent immédiatement l’effet de leurs paroles.
Les termes « interactants », « co-locuteurs » et « co-énonciateurs » sont préférés à « destinataire » parce qu’ils évitent de présenter le destinataire comme passif.
La conversation manifeste l’interactivité ; elle ne l’épuise pas.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Le discours est rapporté à un sujet, un « JE », qui constitue la source des repérages personnels, temporels et spatiaux désignés par « JE-ICI-MAINTENANT ».
La modalisation indique l’attitude du sujet à l’égard de ce qu’il dit et de son destinataire.
Compléments
L’énonciateur est le responsable de l’énoncé « Il pleut » et se présente comme garant de sa vérité.
Le locuteur peut notamment : moduler son adhésion avec « Peut-être qu’il pleut », attribuer la responsabilité à autrui avec « Selon Paul il pleut », commenter sa parole avec « Franchement, il pleut »
★ À maîtriser
L’activité verbale est régie par des normes, comme tout comportement social.
Les maximes conversationnelles, lois du discours ou postulats de conversation incluent l’intelligibilité, l’absence de répétition et l’adaptation des informations à la situation.
Compléments
Une question suppose que le locuteur ignore la réponse, que celle-ci présente un intérêt pour lui et qu’il croit l’interlocuteur capable de la donner.
Les genres de discours constituent des ensembles de normes qui suscitent des attentes chez les participants à l’activité verbale.
★ À maîtriser
Le discours ne prend sens qu’à l’intérieur d’un interdiscours, c’est-à-dire en relation avec d’autres discours sur lesquels il s’appuie de multiples manières.
Le sens n’est pas stable ni directement immanent à un énoncé : il se construit et se reconstruit dans des pratiques sociales déterminées.
Compléments
Comprendre un texte suppose de le mettre en relation avec d’autres textes du même genre, tandis qu’interpréter une intervention politique exige de considérer les discours concurrents, antérieurs et ceux qui circulent dans les médias.
La construction sociale du sens est accomplie par des individus inscrits dans des configurations sociales à divers niveaux.
Les pratiques sociales font et refont le sens.
Teste tes connaissances sur Notion et propriétés du discours avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Dans l’approche de L. Guespin, deux personnes s’accordent sur la suite de phrases prononcées et ses limites sémantiques, mais l’une étudie les mécanismes discursifs qui la conditionnent. Que désigne cette seconde approche ?
2. Quelle opposition Benveniste établit-il entre le discours et la langue ?
Mémorisez les concepts clés de Notion et propriétés du discours avec 10 flashcards interactives.
Selon L. GUESPIN (1971), comment le discours se distingue-t-il de l’énoncé ?
Il considère l’énoncé du point de vue du mécanisme discursif qui le conditionne.
Quelles structures le discours mobilise-t-il au-delà de la phrase ?
Des structures d’un ordre différent de celles de la phrase.
Selon BENVENISTE, 1970 : 12-13, qu’est-ce que l’énonciation ?
L’acte individuel par lequel un locuteur met en fonctionnement le système de la langue.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches