QCM : ONU et sécurité collective (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle date est rétrospectivement retenue comme le début de la guerre de Trente Ans, marqué par la défenestration de Prague ?

Le 17 septembre 1631
Le 23 mai 1618
Le 25 septembre 1555
Le 8 novembre 1619

Le 23 mai 1618

Explication

La défenestration de Prague, survenue le 23 mai 1618 dans le contexte des tensions entre nobles protestants et représentants impériaux, est retenue comme le début du conflit. Le 8 novembre 1619 correspond à la Montagne-Blanche, le 25 septembre 1555 à la paix d’Augsbourg et le 17 septembre 1631 à Breitenfeld.

2. Un historien décrit d’abord une opposition entre les princes protestants de Bohême et les Habsbourg catholiques, puis son extension à plusieurs puissances européennes. Quelle interprétation rend compte de cette évolution ?

Le conflit commence comme une guerre entre puissances européennes sans enjeu bohémien.
Le conflit commence à l’échelle européenne avant de se limiter à la Bohême.
Le conflit commence comme un accord entre les princes de Bohême et les Habsbourg.
Le conflit commence régionalement en Bohême avant de prendre une dimension européenne.

Le conflit commence régionalement en Bohême avant de prendre une dimension européenne.

Explication

La guerre débute comme un conflit régional entre les princes protestants de Bohême et les Habsbourg catholiques, puis devient un affrontement européen. L’option qui inverse les échelles confond le début et l’extension, celle sur un accord nie l’opposition, et celle qui écarte la Bohême néglige le foyer initial.

3. Après la signature de la paix de Lübeck le 22 mai 1629, quelle situation décrit le mieux la position du Danemark ?

Il se retire sans perte territoriale, reste neutre et voit son influence décliner.
Il poursuit son engagement militaire tout en conservant ses territoires.
Il demeure neutre, mais accroît progressivement son influence européenne.
Il se retire en cédant des territoires, puis renforce son influence européenne.

Il se retire sans perte territoriale, reste neutre et voit son influence décliner.

Explication

La paix de Lübeck met fin à la participation danoise sans amputation territoriale, mais impose la neutralité et s’accompagne d’un recul progressif de l’influence européenne du Danemark. La cession territoriale est une confusion sur les conditions du traité, la poursuite de la guerre nie le retrait, et l’accroissement de l’influence inverse son effet.

4. Une chronologie militaire indique qu’une ville de 30 000 habitants est mise à sac le 20 mai 1631, avec près de 25 000 civils tués, puis incendiée. De quel événement s’agit-il ?

Le sac de Magdebourg par les troupes de la Ligue catholique.
La bataille de Breitenfeld menée par Gustave-Adolphe.
La bataille de Rocroi remportée par le duc d’Enghien.
La bataille de Lützen au cours de laquelle Gustave-Adolphe meurt.

Le sac de Magdebourg par les troupes de la Ligue catholique.

Explication

Le 20 mai 1631, les troupes de la Ligue catholique mettent Magdebourg à sac : près de 25 000 civils sur 30 000 habitants meurent, puis la ville est incendiée. Breitenfeld est une victoire suédoise, Rocroi oppose les Français aux Espagnols et Lützen est le lieu de la mort de Gustave-Adolphe.

5. En 1635, Richelieu choisit d’engager officiellement la France dans la guerre. Quelle décision prend-il le 19 mai ?

Il déclare la guerre à la Suède, alliée des princes protestants.
Il déclare la guerre aux Habsbourg d’Autriche plutôt qu’à l’Espagne.
Il déclare la guerre à l’Espagne, considérée comme l’adversaire direct de la France.
Il conclut la paix avec l’Espagne, adversaire direct de la France.

Il déclare la guerre à l’Espagne, considérée comme l’adversaire direct de la France.

Explication

Le 19 mai 1635, Richelieu déclare la guerre à l’Espagne, considérée comme l’adversaire direct de la France malgré sa catholicité. Conclure la paix inverse la décision, la Suède n’est pas la cible et l’unité précise que l’adversaire visé est l’Espagne.

6. À quelle date les cinq années de négociations aboutissent-elles aux traités de Westphalie à Münster et Osnabrück ?

Le 26 novembre 1648
En 1555
Le 24 octobre 1648
Le 30 janvier 1648

Le 24 octobre 1648

Explication

Les cinq années de pourparlers s’achèvent le 24 octobre 1648 avec les traités conclus à Münster et Osnabrück. Le 30 janvier correspond à une autre paix de Münster, le 26 novembre à la dénonciation pontificale, et 1555 à la paix d’Augsbourg.

7. Quel appariement entre traité, puissance et représentant est exact ?

Münster : France représentée par Oxenstierna ; Osnabrück : Suède représentée par Mazarin
Münster : Empereur et Suède ; Osnabrück : Empereur et France
Münster : Suède représentée par Oxenstierna ; Osnabrück : France représentée par Mazarin
Münster : France représentée par Mazarin ; Osnabrück : Suède représentée par Oxenstierna

Münster : France représentée par Mazarin ; Osnabrück : Suède représentée par Oxenstierna

Explication

Münster lie l’Empereur du Saint-Empire à la France, représentée par Mazarin, tandis qu’Osnabrück le lie à la Suède, représentée par Oxenstierna. Les autres appariements intervertissent les puissances ou leurs représentants.

8. Après les traités de Westphalie, le pape Innocent X les dénonce le 26 novembre 1648, mais son intervention ne rétablit pas son influence politique antérieure. Quelle évolution cela illustre-t-il ?

Une suppression de la religion dans les affaires des États européens
Un retour de l’autorité politique du pape sur les États européens
Une annulation des traités par l’autorité religieuse pontificale
Une amorce de laïcisation des relations internationales et un recul du poids politique pontifical

Une amorce de laïcisation des relations internationales et un recul du poids politique pontifical

Explication

Les traités amorcent une laïcisation en réduisant le poids politique du pape, malgré la dénonciation d’Innocent X. Le retour de l’autorité pontificale et l’annulation des traités contredisent cette évolution ; la laïcisation ne signifie pas la disparition de la religion.

9. Un gouvernement affirme que son autorité politique doit s’exercer sur le territoire de son propre État. À quel principe de l’État moderne cette idée correspond-elle ?

Le maintien d’un pouvoir politique du pape sur les affaires européennes
La légitimité de chaque État à exercer son autorité sur son propre territoire
La nécessité d’équilibrer les puissances par des alliances entre États
La délégation de l’autorité territoriale à une puissance étrangère

La légitimité de chaque État à exercer son autorité sur son propre territoire

Explication

L’État moderne repose sur la légitimité de chaque État à exercer son autorité sur son propre territoire. L’équilibre des puissances concerne les rapports entre États, tandis que l’arbitrage pontifical et la délégation à l’étranger ne définissent pas ce principe.

10. Pour une population européenne estimée à environ 75 millions d’habitants, quel bilan humain global de la guerre de Trente Ans est estimé ?

Environ 30 à 40 millions de morts
Environ 350 000 morts
Environ 3 à 4 millions de morts
Environ 60 millions de morts

Environ 3 à 4 millions de morts

Explication

Le bilan humain global est estimé à 3 ou 4 millions de morts sur environ 75 millions d’habitants. Le chiffre de 60 % concerne la perte moyenne de population en Europe centrale, tandis que les autres valeurs ne correspondent pas à l’estimation donnée.

11. Après les traités, un observateur constate que l’espace allemand reste divisé en près de 350 États et que l’empereur possède peu de pouvoir effectif. Quelle conclusion convient ?

L’espace allemand est unifié sous un empereur disposant d’un pouvoir renforcé
L’espace allemand est morcelé, mais l’empereur exerce un pouvoir effectif étendu
Le Saint-Empire disparaît immédiatement et ses territoires deviennent indépendants
L’espace allemand demeure morcelé et le pouvoir impérial est largement théorique

L’espace allemand demeure morcelé et le pouvoir impérial est largement théorique

Explication

Les traités laissent l’espace allemand divisé en près de 350 États et rendent le pouvoir impérial largement théorique. L’unification et le renforcement impérial inversent ce bilan, tandis que le Saint-Empire ne disparaît pas immédiatement.

12. Quelle distinction Arnaud Blin établit-il entre le système westphalien et la sécurité collective de l’ONU ?

Le système westphalien repose sur l’équilibre des puissances, la souveraineté et la non-ingérence ; l’ONU tente de dépasser cet équilibre
Le système westphalien privilégie l’intervention collective ; l’ONU fonde l’ordre sur la souveraineté nationale
Le système westphalien repose sur la sécurité collective de l’ONU ; celle-ci rétablit la non-ingérence entre États
Le système westphalien repose sur la souveraineté et la non-ingérence ; l’ONU cherche à renforcer l’équilibre des puissances

Le système westphalien repose sur l’équilibre des puissances, la souveraineté et la non-ingérence ; l’ONU tente de dépasser cet équilibre

Explication

Arnaud Blin associe le système westphalien à l’équilibre des puissances, à l’inviolabilité de la souveraineté nationale et à la non-ingérence ; la sécurité collective de l’ONU constitue une tentative de dépasser l’équilibre des puissances. Les autres propositions attribuent mal ces principes ou inversent l’objectif de l’ONU.

13. À la suite d’une crise entre deux États, une organisation prévoit des rencontres régulières pour négocier et des échanges diplomatiques pour maintenir le contact. Quelles institutions de l’ordre westphalien ces mesures illustrent-elles ?

La codification du droit international et les pratiques diplomatiques
L’équilibre des puissances et la codification du droit international
Les conférences internationales et les pratiques diplomatiques
L’équilibre des puissances et les conférences internationales

Les conférences internationales et les pratiques diplomatiques

Explication

Les conférences régulières servent à gérer les différends, tandis que les pratiques diplomatiques maintiennent le contact et facilitent les négociations. L’équilibre des puissances vise à prévenir l’hégémonie, et la codification établit des règles de droit.

14. Dans un État inspiré du modèle westphalien, le pouvoir central détient le monopole de la force publique. Quel effet et quel coût caractérisent ce modèle dans l’analyse de Guy Sorman ?

La disparition des conflits entre États, au prix d’une partie des libertés
Le recul des guerres civiles et religieuses, accompagné d’un élargissement des libertés
L’accroissement des guerres civiles et religieuses, au prix d’une partie des libertés
Le recul des guerres civiles et religieuses, au prix d’une partie des libertés

Le recul des guerres civiles et religieuses, au prix d’une partie des libertés

Explication

Le monopole étatique de la force fait reculer les guerres civiles et religieuses, mais cette sécurité se paie d’une partie des libertés. L’accroissement des guerres civiles inverse l’effet, l’élargissement des libertés inverse le coût, et la disparition des conflits entre États confond deux types de guerre.

15. Quelle doctrine Émile Faguet définit-il en 1908 comme la croyance en la possibilité d’établir une paix universelle et l’effort pour en préparer l’avènement ?

Le désarmement
L’internationalisme juridique
Le neutralisme
Le pacifisme

Le pacifisme

Explication

Pour Émile Faguet, le pacifisme est la doctrine qui croit possible une paix universelle et cherche à la préparer. L’internationalisme juridique renvoie aux règles entre États, le neutralisme à une position dans les conflits et le désarmement à une mesure particulière.

16. Un mouvement pacifiste des années 1920 défend le désarmement et l’arbitrage des différends. Quel troisième principe complète le triptyque attribué par Jean-Jacques Becker aux pacifistes de l’époque ?

Le monopole étatique de la force
La neutralité permanente
La non-intervention
La sécurité collective

La sécurité collective

Explication

Le triptyque comprend le désarmement, l’arbitrage et la sécurité collective. La neutralité et la non-intervention sont d’autres principes de politique internationale, tandis que le monopole étatique de la force concerne l’organisation interne de l’État.

17. Deux pays signataires du pacte Briand-Kellogg envisagent de faire la guerre pour régler un différend international. Quelle règle de l’article 1 s’applique à leur décision ?

Ils peuvent recourir à la guerre si elle est défensive et comme instrument de politique nationale
Ils renoncent à la guerre comme moyen de régler leurs différends et comme instrument de politique nationale
La condamnation concerne les guerres entre États non signataires, pas leurs relations bilatérales
Ils doivent soumettre chaque différend à un arbitrage obligatoire avant toute décision

Ils renoncent à la guerre comme moyen de régler leurs différends et comme instrument de politique nationale

Explication

L’article 1 condamne le recours à la guerre pour régler les différends internationaux et y renonce comme instrument de politique nationale entre signataires. La guerre défensive n’est pas l’exception énoncée, l’arbitrage obligatoire n’est pas la règle de cet article, et sa portée vise bien les signataires.

18. Un historien examine une initiative de la Société des Nations menée à Genève entre 1932 et 1934. Quel était son objectif principal ?

Développer la production d’armes dans les États membres
Concevoir le désarmement et contrôler le commerce des armes
Interdire les armes chimiques et biologiques dans les conflits
Organiser une alliance pour défendre les frontières européennes

Concevoir le désarmement et contrôler le commerce des armes

Explication

La conférence visait à concevoir le désarmement et à contrôler le commerce des armes. L’alliance militaire confond désarmement et défense collective, l’interdiction des armes chimiques renvoie à un autre accord, et la production nationale n’était pas son objectif.

19. Après les accords de Munich de 1938, Hitler estime que sa politique agressive peut se poursuivre sans être arrêtée. Quelle faiblesse des démocraties aide à expliquer cette conclusion ?

Elles disposent d’une supériorité militaire qui bloque leur action
Elles ont déjà subi une défaite militaire face à l’Allemagne
Elles renforcent la politique agressive d’Hitler par une riposte ferme
Elles manquent des moyens militaires nécessaires pour l’arrêter

Elles manquent des moyens militaires nécessaires pour l’arrêter

Explication

Les démocraties ne disposent pas des moyens militaires nécessaires pour arrêter Hitler, et le renoncement de Munich le conforte dans sa politique agressive. La supériorité militaire et la défaite déjà subie ne correspondent pas à cette explication, tandis qu’une riposte ferme contredit l’idée de renoncement.

20. Une fiche de synthèse compare les effectifs de l’ONU à sa fondation et en 2020. Quels chiffres doit-elle indiquer ?

193 membres en 1945 et 51 en 2020
197 membres en 1945 et 193 en 2020
51 membres en 1945 et 193 en 2020
51 membres en 1945 et 197 en 2020

51 membres en 1945 et 193 en 2020

Explication

L’ONU compte 51 membres le 24 octobre 1945 et 193 en 2020, alors que 197 États sont reconnus. Inverser les effectifs confond les dates, et retenir 197 membres confond l’ensemble des États reconnus avec ceux de l’ONU.

21. Un élève décrit l’évolution du Conseil de sécurité entre la création de l’ONU et aujourd’hui. Quels effectifs doit-il retenir ?

15 membres en 1945 et 11 aujourd’hui
11 membres en 1945 et 5 aujourd’hui
5 membres en 1945 et 15 aujourd’hui
11 membres en 1945 et 15 aujourd’hui

11 membres en 1945 et 15 aujourd’hui

Explication

Le Conseil de sécurité compte 11 membres en 1945 et 15 aujourd’hui, dont cinq permanents. Inverser les nombres confond les périodes, tandis que cinq désigne les membres permanents et non l’effectif total.

22. Lors d’une crise internationale, le Conseil de sécurité envisage une intervention armée afin de rétablir la paix. Quelle caractéristique de l’ONU cette situation illustre-t-elle par rapport à la Société des Nations ?

L’Assemblée générale peut recourir à la force armée pour rétablir la paix
Le Conseil peut seulement organiser des discussions pour rétablir la paix
Le Conseil peut recourir à la force armée pour rétablir la paix
La Société des Nations pouvait recourir à la force armée pour rétablir la paix

Le Conseil peut recourir à la force armée pour rétablir la paix

Explication

Le Conseil de sécurité de l’ONU peut faire usage de la force armée pour maintenir ou rétablir la paix, contrairement à la Société des Nations. L’attribution à l’Assemblée générale confond les organes, et le rôle limité aux discussions omet ce pouvoir.

23. À quelle date les 51 États signataires, dont la France et la Chine, signent-ils la Charte de San Francisco ?

Le 26 juin 1945
Le 24 octobre 1945
Le 14 juin 1941
Le 14 août 1941

Le 26 juin 1945

Explication

La Charte de San Francisco est signée le 26 juin 1945 par 51 États. Le 24 octobre correspond à la naissance officielle de l’ONU après ratification, tandis que les deux dates de juin et août 1941 renvoient à des étapes antérieures.

24. Un historien distingue la signature de la Charte de San Francisco de l’entrée en existence officielle de l’ONU. Quelle date doit-il retenir pour cette naissance officielle, après ratification par la majorité des signataires ?

Le 24 octobre 1945
Le 26 juin 1945
Le 14 juin 1941
Le 14 août 1941

Le 24 octobre 1945

Explication

L’ONU naît officiellement le 24 octobre 1945, après la ratification de sa Charte par la majorité des pays signataires, dont tous les membres permanents du Conseil de sécurité. Le 26 juin 1945 est la date de signature, tandis que les dates de 1941 concernent des initiatives antérieures.

25. Pour décrire le système des Nations unies dans son ensemble, quelle composition faut-il retenir ?

Des agences spécialisées, des programmes et fonds, ainsi que des instituts de recherche et de formation
Des agences spécialisées, des programmes et fonds, sans instituts de recherche et de formation
Des agences spécialisées et des organisations, sans programmes ni fonds
Des programmes et fonds, accompagnés d’organisations politiques intergouvernementales

Des agences spécialisées, des programmes et fonds, ainsi que des instituts de recherche et de formation

Explication

Le système de l’ONU rassemble des agences et organisations spécialisées, des programmes et fonds, ainsi que des instituts de recherche et de formation. Le limiter aux agences, aux programmes ou à une combinaison qui omet les instituts laisse de côté une composante de ce système.

26. Une équipe doit préparer une mission à Genève en s’appuyant sur des organismes du système des Nations unies. Quel groupe réunit des organismes qui y sont situés ?

L’UNESCO, l’AIEA et la FAO
L’OMPI, l’UNESCO et l’Organisation maritime internationale
L’OMS, l’OMM et l’OIT
L’UNICEF, le PNUD et le PAM

L’OMS, l’OMM et l’OIT

Explication

L’OMS, l’OMM et l’OIT figurent parmi les organismes du système des Nations unies situés à Genève. L’UNESCO est à Paris, l’AIEA à Vienne et la FAO à Rome; l’UNICEF, le PNUD et le PAM sont des programmes ou fonds.

27. Un secrétaire général commence son mandat le 1er janvier 2024. À quelle date son mandat de cinq ans arrive-t-il à son terme ?

Le 31 décembre 2029
Le 30 juin 2029
Le 31 décembre 2028
Le 31 décembre 2027

Le 31 décembre 2028

Explication

Un mandat dure cinq ans : celui qui commence le 1er janvier 2024 s’achève le 31 décembre 2028. Les dates de 2027 et 2029 correspondent à une durée erronée, tandis que le 30 juin ne respecte pas l’échéance annuelle du mandat.

28. Quelle affirmation décrit correctement le mandat de Kofi Annan et son parcours au sein de l’ONU ?

Il a dirigé l’ONU de 2001 à 2010 et fut le premier secrétaire général issu de l’institution.
Il a dirigé l’ONU de 1992 à 1997 et fut le premier secrétaire général issu de l’institution.
Il a dirigé l’ONU de 1997 à 2006 et fut le premier secrétaire général issu de l’institution.
Il a dirigé l’ONU de 1997 à 2006 après une carrière extérieure à l’institution.

Il a dirigé l’ONU de 1997 à 2006 et fut le premier secrétaire général issu de l’institution.

Explication

Kofi Annan a exercé du 1er janvier 1997 au 31 décembre 2006 et fut le premier secrétaire général issu de l’ONU. La période 1992-1997 est celle de Boutros Boutros-Ghali, 2001-2010 décale son mandat, et l’affirmation d’une carrière extérieure contredit son parcours au sein de l’institution.

29. Après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, l’ONU déploie des troupes entre les deux camps pour prévenir de nouveaux affrontements. De quel type d’action s’agit-il ?

De la consolidation de la paix
Du rétablissement de la paix
Du maintien de la paix
De l’imposition de la paix

Du maintien de la paix

Explication

Le maintien de la paix consiste à interposer des troupes de l’ONU après l’obtention d’un cessez-le-feu. Le rétablissement repose sur la négociation, l’imposition emploie la force contre une agression, et la consolidation vise la reconstruction après les hostilités.

30. Deux belligérants n’ont pas encore conclu d’accord ; une mission de l’ONU organise des pourparlers pour les rapprocher. Quelle mission mène-t-elle ?

Le maintien de la paix
L’imposition de la paix
La consolidation de la paix
Le rétablissement de la paix

Le rétablissement de la paix

Explication

Le rétablissement de la paix consiste à mener des négociations pour rapprocher les belligérants. Le maintien intervient par interposition après un cessez-le-feu, l’imposition recourt à la force contre une agression, et la consolidation reconstruit après les hostilités.

31. Lors de la crise de Suez, l’ONU veut créer sa première mission de maintien de la paix sans risquer un veto britannique ou français au Conseil de sécurité. Quelle démarche institutionnelle répond à cet objectif ?

Faire adopter la création par l’Assemblée générale
Faire adopter la création par le Conseil de sécurité
Faire adopter la création par la Cour internationale de Justice
Faire adopter la création par le Secrétariat général

Faire adopter la création par l’Assemblée générale

Explication

Pour éviter un veto britannique ou français au Conseil de sécurité, la première mission, la Force d’urgence des Nations unies, est mise en place par l’intermédiaire de l’Assemblée générale. Le Conseil était précisément le lieu où le veto pouvait bloquer la décision ; le Secrétariat général et la Cour ne sont pas l’instance indiquée.

32. Une opération de maintien de la paix obtient le consentement des parties et agit impartialement. Un soldat ne recourt à la force qu’en légitime défense. Cette conduite respecte-t-elle les principes de l’opération ?

Non : l’impartialité exige de soutenir le camp attaqué.
Oui : elle réunit consentement, impartialité et force limitée à la légitime défense.
Non : tout recours à la force est incompatible avec ces principes.
Non : le consentement doit être remplacé par une décision imposée.

Oui : elle réunit consentement, impartialité et force limitée à la légitime défense.

Explication

Les trois principes sont le consentement des parties, l’impartialité et le non-recours à la force sauf en cas de légitime défense. Interdire toute force écarte cette exception, soutenir un camp contredit l’impartialité et imposer la mission contredit le consentement.

33. Au début des années 1990, quelle distinction permet de différencier les conflits interétatiques des guerres civiles ?

Les premiers opposent des États, tandis que les secondes se déroulent à l’intérieur d’un État.
Les premiers se déroulent à l’intérieur d’un État, tandis que les secondes opposent des États.
Les premiers opposent des puissances étrangères, tandis que les secondes opposent des coalitions d’États.
Les premiers opposent des groupes internes, tandis que les secondes opposent des États.

Les premiers opposent des États, tandis que les secondes se déroulent à l’intérieur d’un État.

Explication

Un conflit interétatique oppose des États, alors qu’une guerre civile se déroule à l’intérieur d’un État. Confondre les groupes internes avec les États inverse cette distinction, tout comme attribuer aux guerres civiles un affrontement entre États.

34. Lors d’une crise, le Conseil de sécurité doit agir rapidement alors que la menace d’un veto chinois ou russe pèse sur ses décisions. Quelle faiblesse de fonctionnement cette situation illustre-t-elle ?

Une action souvent conduite dans l’urgence sous la menace du veto.
Une action ralentie par le manque de troupes fournies par les États.
Une action bloquée par le refus de financer les opérations de l’ONU.
Une action subordonnée à l’autorisation de l’Assemblée générale.

Une action souvent conduite dans l’urgence sous la menace du veto.

Explication

Le Conseil de sécurité agit souvent dans l’urgence et la menace permanente du veto, notamment chinois ou russe, fragilise son fonctionnement. Le manque de troupes concerne une autre limite des missions, tandis que l’autorisation de l’Assemblée générale et le financement ne caractérisent pas cette unité.

35. Un mandat de mission de paix est élaboré par les membres permanents du Conseil de sécurité, mais les troupes sont fournies par d’autres États. Quel risque cette séparation peut-elle créer ?

Une absence de mandat, puisque les États fournisseurs de troupes ne l’ont pas rédigé.
Un décalage entre le financement de la mission et les décisions de l’Assemblée générale.
Une prise en charge du déploiement par les membres permanents du Conseil de sécurité.
Un décalage entre la conception politique de la mission et les moyens déployés sur le terrain.

Un décalage entre la conception politique de la mission et les moyens déployés sur le terrain.

Explication

La mission peut être fragilisée lorsque les États qui conçoivent son mandat ne sont pas ceux qui fournissent les troupes, ce qui rompt le lien entre conception politique et action sur le terrain. Cette difficulté ne concerne pas d’abord le financement ni un transfert automatique du déploiement aux membres permanents.

36. Quelle critique Kofi Annan formule-t-il à propos de la structure et des moyens de l’ONU ?

La structure reflète mal les nouveaux équilibres mondiaux et l’organisation manque de moyens.
La structure reflète les nouveaux équilibres mondiaux, mais l’organisation manque de moyens.
La structure et les moyens sont adaptés, mais les missions de bons offices manquent d’autorité.
La structure reflète mal les nouveaux équilibres mondiaux, mais l’organisation dispose de moyens suffisants.

La structure reflète mal les nouveaux équilibres mondiaux et l’organisation manque de moyens.

Explication

Kofi Annan estime que la structure de l’ONU ne représente pas assez les nouveaux équilibres mondiaux et que l’organisation manque de moyens. Réduire sa critique aux bons offices ou inverser son constat sur les ressources et la représentation ne rend pas compte de cette double préoccupation.

37. En 2005, un projet de réforme de l’ONU prévoit des ressources supplémentaires pour les missions de bons offices, mais laisse inchangée la composition du Conseil de sécurité. Quelle serait l’objection de Kofi Annan ?

La réforme serait complète dès que les missions de bons offices recevraient davantage de ressources.
La réforme devrait réserver la représentation du Conseil aux membres permanents actuels.
La réforme resterait incomplète sans un Conseil représentatif des réalités contemporaines du pouvoir mondial.
La réforme devrait remplacer les missions de bons offices par une autorité de l’Assemblée générale.

La réforme resterait incomplète sans un Conseil représentatif des réalités contemporaines du pouvoir mondial.

Explication

Pour Kofi Annan, aucune réforme de l’ONU ne serait complète sans réforme du Conseil de sécurité, qui devrait refléter les réalités contemporaines du pouvoir mondial. Les ressources supplémentaires pour les bons offices sont également demandées, mais ne suffisent pas à elles seules.

38. Des discussions sur la réforme de l’ONU progressent peu, alors que les États-Unis, la Chine et la Russie sont en tension et que les grandes puissances hésitent à céder une part de leur pouvoir. Quelle explication correspond à cette situation ?

Les tensions entre grandes puissances et leur réticence à partager le pouvoir freinent le multilatéralisme.
La demande d’influence accrue des pays pauvres bloque les décisions du Conseil.
Le manque de ressources pour les bons offices empêche les grandes puissances de négocier.
Les désaccords sur les objectifs du multilatéralisme rendent toute réforme inutile.

Les tensions entre grandes puissances et leur réticence à partager le pouvoir freinent le multilatéralisme.

Explication

Les tensions entre les États-Unis, la Chine et la Russie, ainsi que la réticence des grandes puissances à abandonner une part de leur pouvoir, freinent les réformes et le multilatéralisme. Le manque de ressources et la demande d’influence des pays pauvres ne sont pas présentés comme la cause de ce blocage.

39. Le 8 novembre 1620, quelle conséquence la défaite de Frédéric V à la Montagne-Blanche entraîne-t-elle pour la Bohême ?

Elle devient une possession de la couronne espagnole.
Elle cesse d’être indépendante.
Elle conserve son indépendance sous Frédéric V.
Elle est occupée temporairement sans changement de statut.

Elle cesse d’être indépendante.

Explication

Après la victoire des troupes impériales commandées par Tilly à la Montagne-Blanche, la Bohême cesse d’être indépendante. Le maintien de son indépendance nie cette conséquence, la possession espagnole attribue le changement à une autre puissance, et l’occupation temporaire minimise la perte de souveraineté.

40. Quelle armée remporte la bataille de Rocroi, le 19 mai 1643, et inflige une lourde défaite aux Tercios espagnols ?

L’armée française commandée par le duc d’Enghien.
L’armée impériale commandée par le duc d’Enghien.
L’armée française commandée par le comte de Tilly.
L’armée espagnole commandée par le duc d’Enghien.

L’armée française commandée par le duc d’Enghien.

Explication

À Rocroi, l’armée française menée par le duc d’Enghien vainc les Espagnols, et les Tercios subissent une lourde défaite, contrairement à leur réputation antérieure de quasi-invincibilité. L’armée espagnole inverse le résultat, tandis que Tilly et l’armée impériale renvoient à un autre contexte militaire.

41. Une région d’Europe centrale compte 100 000 habitants avant la guerre de Trente Ans. En appliquant la perte moyenne de population observée pendant cette guerre, quelle fourchette de pertes est la plus plausible ?

Entre 20 000 et 30 000 habitants
Entre 70 000 et 80 000 habitants
Entre 50 000 et 70 000 habitants
Entre 5 000 et 10 000 habitants

Entre 20 000 et 30 000 habitants

Explication

La perte moyenne en Europe centrale est d’environ 20 à 30 % : sur 100 000 habitants, cela représente 20 000 à 30 000 pertes. La fourchette de 50 000 à 70 000 reprend des pertes extrêmes locales, celle de 5 000 à 10 000 sous-estime la moyenne et celle de 70 000 à 80 000 confond pertes et population restante.

42. Quel bilan territorial résume le mieux la position de la France à la sortie de la guerre de Trente Ans et les acquisitions réalisées ensuite ?

La France sort renforcée, gagne une large partie de l’Alsace, puis obtient la Lorraine et la Flandre en 1659
La France sort affaiblie, conserve une large partie de l’Alsace, puis obtient l’Artois et le Roussillon en 1659
La France sort renforcée, gagne une large partie de l’Alsace, puis obtient l’Artois et le Roussillon en 1659
La France sort affaiblie, cède une large partie de l’Alsace, puis abandonne l’Artois et le Roussillon en 1659

La France sort renforcée, gagne une large partie de l’Alsace, puis obtient l’Artois et le Roussillon en 1659

Explication

La France sort de la guerre en position de force et gagne une large partie de l’Alsace ; le traité des Pyrénées lui apporte ensuite l’Artois et le Roussillon en 1659. L’affaiblissement ou la cession de l’Alsace inverse le bilan, tandis que la Lorraine et la Flandre remplacent à tort les acquisitions citées.

43. En préparant une chronologie des accords qui garantissent les frontières occidentales de 1919, un historien doit indiquer la date de signature des accords de Locarno. Quelle date retient-il ?

Le 14 septembre 1926
Le 1er décembre 1925
Le 16 octobre 1925
Le 8 septembre 1926

Le 1er décembre 1925

Explication

Les accords de Locarno sont signés le 1er décembre 1925 par la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et le Royaume-Uni pour garantir les frontières occidentales de 1919. Le 14 septembre 1926 correspond à leur entrée en vigueur dans l’unité, tandis que le 16 octobre 1925 est une date discordante présente dans l’extrait.

44. En préparant une chronologie de la fondation de l’ONU, un élève doit identifier le document signé par Roosevelt et Churchill le 14 août 1941. Lequel doit-il retenir ?

La Charte de San Francisco, qui fonde officiellement les Nations unies
La Charte de l’Atlantique, qui prévoit un système permanent de sécurité
La conférence de Dumbarton Oaks, qui réunit les alliés et la Chine
La déclaration interalliée, qui annonce en germe la fondation de l’ONU

La Charte de l’Atlantique, qui prévoit un système permanent de sécurité

Explication

La Charte de l’Atlantique, publiée le 14 août 1941 par Roosevelt et Churchill, prévoit notamment un système permanent de sécurité destiné à remplacer la SDN. La déclaration interalliée renvoie à juin 1941, Dumbarton Oaks à 1944 et la Charte de San Francisco à 1945.

45. Après le 11 septembre 2001, quelle description distingue correctement le rôle de l’ONU dans la lutte contre le terrorisme de l’intervention militaire en Irak ?

L’ONU agit contre le terrorisme par la résolution 1368, qui donne mandat pour l’intervention en Irak
L’ONU agit notamment par la résolution 1373, tandis que l’intervention en Irak se fait sans mandat ni accord du Conseil
L’ONU autorise l’intervention en Irak par la résolution 1373, après avoir condamné les attentats
L’ONU reste en dehors de la lutte antiterroriste, tandis que l’intervention en Irak reçoit l’accord du Conseil

L’ONU agit notamment par la résolution 1373, tandis que l’intervention en Irak se fait sans mandat ni accord du Conseil

Explication

L’ONU contribue à la lutte contre le terrorisme après le 11 septembre, notamment par la résolution 1373, mais l’intervention en Irak est déclenchée sans mandat de l’ONU ni accord du Conseil de sécurité. L’idée d’un mandat pour l’Irak est erronée, la résolution 1368 est confondue avec la 1373 et nier tout rôle de l’ONU méconnaît cette résolution.

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Quelle date est rétrospectivement retenue comme le début de la guerre de Trente Ans ?

Le 23 mai 1618.

Comment évolue l’ampleur de la guerre de Trente Ans ?

D’un conflit régional, elle devient un affrontement européen.

À quelle date la paix de Lübeck met-elle fin à la participation danoise à la guerre ?

Le 22 mai 1629.

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