QCM : Sources du droit médiéval (70 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé définit le droit objectif ?

L’ensemble des décisions judiciaires rendues sur des litiges particuliers
L’ensemble des prérogatives individuelles reconnues aux personnes par les règles juridiques
L’ensemble des usages sociaux dépourvus de caractère obligatoire
L’ensemble des règles impersonnelles et obligatoires qui régissent la vie en société

L’ensemble des règles impersonnelles et obligatoires qui régissent la vie en société

Explication

Le droit objectif regroupe les règles générales et obligatoires qui encadrent la vie sociale. Les prérogatives appartenant à des personnes relèvent des droits subjectifs, et non du droit objectif.

2. Une personne invoque une prérogative que les règles juridiques lui reconnaissent individuellement. De quelle notion s’agit-il ?

D’une coutume, qui devient obligatoire lorsqu’un groupe social la reconnaît
D’un droit subjectif, reconnu à une personne par le droit objectif
Du droit objectif, qui rassemble les règles générales applicables à la société
D’une source indirecte, qui inspire parfois l’élaboration de nouvelles règles

D’un droit subjectif, reconnu à une personne par le droit objectif

Explication

Une prérogative individuelle reconnue à une personne constitue un droit subjectif, fondé sur le droit objectif. Le droit objectif désigne plutôt les règles générales qui structurent l’ordre juridique.

3. Quelle distinction caractérise les sources directes et indirectes du droit ?

Les sources directes s’appliquent aux personnes, tandis que les indirectes énoncent des règles générales
Les sources directes obligent directement, tandis que les indirectes interviennent dans l’application ou inspirent de nouveaux textes
Les sources directes inspirent de nouveaux textes, tandis que les indirectes imposent directement une règle obligatoire
Les sources directes sont des décisions judiciaires, tandis que les indirectes sont des usages oraux reconnus

Les sources directes obligent directement, tandis que les indirectes interviennent dans l’application ou inspirent de nouveaux textes

Explication

Une source directe possède une force obligatoire directe, alors qu’une source indirecte contribue à l’application de textes existants ou inspire de nouveaux textes sans cette force. L’inversion de ces deux rôles constitue une confusion entre les catégories.

4. À quelle condition un usage oral devient-il une coutume obligatoire ?

Lorsqu’il est conseillé par des juristes, même si aucun groupe social ne l’observe
Lorsqu’une autorité le publie comme une règle écrite, même s’il reste ignoré du groupe concerné
Lorsqu’un tribunal le mentionne dans une décision, même si le groupe social ne le reconnaît pas
Lorsqu’il est reconnu par le groupe social concerné, même si sa formulation est ensuite écrite

Lorsqu’il est reconnu par le groupe social concerné, même si sa formulation est ensuite écrite

Explication

La coutume naît d’un usage oral reconnu par le groupe social concerné, ce qui lui confère un caractère obligatoire. Sa formulation écrite ultérieure ne supprime pas cette origine coutumière.

5. Quelles sont les deux sources laïques du droit identifiées pour la période royale romaine ?

Les traités commerciaux et les constitutions impériales
Les lois votées par les assemblées et les avis des juristes
Les édits des préteurs et les décisions des tribunaux
Les lois royales, ou leges regiae, et la coutume

Les lois royales, ou leges regiae, et la coutume

Explication

Les sources laïques identifiées pour la période royale sont les lois royales et la coutume. Les édits des préteurs relèvent d’un autre contexte institutionnel et ne constituent pas les deux sources demandées ici.

6. Que désigne le mos maiorum dans la communauté romaine ?

Un corps de lois écrites établi pour rendre les règles communes aux citoyens romains
Une procédure judiciaire appliquée par les pontifes lors des jours fastes
Une coutume non écrite des ancêtres, propre à Rome ou à certaines anciennes familles
Un ensemble d’avis juridiques rédigés par les magistrats romains

Une coutume non écrite des ancêtres, propre à Rome ou à certaines anciennes familles

Explication

Le mos maiorum est une coutume ancestrale non écrite, propre à la communauté romaine ou à certaines gentes. Il ne s’agit pas d’un corps législatif écrit tel que la loi des Douze Tables.

7. Quelle relation caractérise le droit et la religion durant la période royale romaine ?

Les normes juridiques sont étroitement liées au sacré et le droit se confond avec la religion
Les normes juridiques sont définies par des lois écrites qui écartent les pratiques religieuses
Les normes juridiques sont établies par les plaideurs sans intervention des autorités religieuses
Les normes juridiques sont séparées du sacré et relèvent de magistrats civils indépendants

Les normes juridiques sont étroitement liées au sacré et le droit se confond avec la religion

Explication

Durant la période royale, le droit reste étroitement subordonné au sacré et se confond avec la religion. La séparation entre droit et religion s’affirme avec la laïcisation ultérieure, et non à cette période.

8. Quel objectif politique la plèbe poursuivait-elle en demandant la publication des règles qui conduisit à la loi des Douze Tables ?

Confier aux pontifes la rédaction de règles secrètes réservées aux familles patriciennes
Donner aux magistrats le pouvoir de modifier les règles sans les rendre publiques
Limiter l’interprétation des règles par les patriciens selon leurs intérêts en les rendant accessibles
Remplacer les coutumes ancestrales par des édits temporaires publiés par les préteurs

Limiter l’interprétation des règles par les patriciens selon leurs intérêts en les rendant accessibles

Explication

La publication des règles devait les rendre accessibles et limiter l’interprétation intéressée des patriciens. Avant cette loi, les patriciens et les pontifes contrôlaient l’interprétation des règles, ce que la demande plébéienne cherchait à contenir.

9. Quelle évolution caractérise les sources du droit à l’époque préclassique ?

La coutume remplace les règles anciennes, les lois deviennent secondaires et les juristes perdent en importance
Les édits des magistrats disparaissent, tandis que les décisions judiciaires deviennent la source principale
Les lois complètent les règles anciennes, la coutume devient secondaire et les juristes gagnent en importance
Les règles anciennes sont abolies, tandis que les avis des pontifes prennent une importance accrue

Les lois complètent les règles anciennes, la coutume devient secondaire et les juristes gagnent en importance

Explication

À l’époque préclassique, les lois complètent les règles plus anciennes, la coutume recule au rang de source secondaire et l’interprétation des juristes prend de l’importance. L’affaiblissement de la coutume ne signifie pas qu’elle remplace les lois.

10. Un jurisconsulte aide un plaideur dans sa procédure, conseille la rédaction d’un acte, donne un avis juridique et commente un édit. À quelles pratiques ces activités correspondent-elles ?

Agere, cavere, respondere et scribere
Cavere, agere, scribere et respondere
Respondere, scribere, agere et cavere
Scribere, respondere, cavere et agere

Agere, cavere, respondere et scribere

Explication

L’assistance aux plaideurs relève de l’agere, le conseil pour rédiger des actes du cavere, l’avis juridique du respondere et le commentaire des lois ou édits du scribere. L’ordre proposé dans la deuxième réponse inverse notamment les fonctions de l’agere et du cavere.

11. Un nouveau préteur reprend les éléments stabilisés des édits précédents et y ajoute des modifications. Comment ces deux parties de l’édit sont-elles nommées ?

La pars nova fixe les jours judiciaires et la pars translatica détermine les cérémonies religieuses
La pars nova reprend les éléments stabilisés et la pars translatica contient les ajouts ou modifications
La pars translatica reprend les éléments stabilisés et la pars nova contient les ajouts ou modifications
La pars translatica contient les avis juridiques et la pars nova rassemble les règles coutumières

La pars translatica reprend les éléments stabilisés et la pars nova contient les ajouts ou modifications

Explication

La pars translatica correspond aux éléments stabilisés repris des édits antérieurs, tandis que la pars nova rassemble les nouveautés du préteur. Les inverser revient à confondre la continuité de l’édit avec ses modifications.

12. Quel changement intervient en 131 de notre ère sous Hadrien concernant l’édit prétorien ?

Il est étendu aux personnes vivant sous l’autorité de Rome comme droit commercial
Il est remplacé par des avis juridiques publiés par les jurisconsultes
Il est rendu oral et devient une coutume renouvelée par les assemblées citoyennes
Il est codifié et cesse d’être renouvelé comme une source vivante par les préteurs

Il est codifié et cesse d’être renouvelé comme une source vivante par les préteurs

Explication

En 131, sous Hadrien, l’édit prétorien est codifié et cesse d’être une source continuellement renouvelée par les préteurs. Le droit commun des personnes vivant sous l’autorité romaine correspond plutôt au jus gentium.

13. Quels écrits la loi des citations reconnaît-elle comme faisant autorité en justice ?

Ceux de Papinien, Paul, Ulpien, Gaius et Modestin, à l’exclusion des juristes cités dans leurs écrits.
Ceux de Papinien, Paul, Ulpien, Gaius et Modestin, ainsi que de tout juriste cité, sans vérification des fragments.
Ceux de Papinien, Paul, Ulpien, Gaius et Modestin, ainsi que des juristes qu’ils citent lorsque les fragments sont vérifiés.
Ceux des empereurs et des magistrats, ainsi que des juristes dont les constitutions sont classées par date.

Ceux de Papinien, Paul, Ulpien, Gaius et Modestin, ainsi que des juristes qu’ils citent lorsque les fragments sont vérifiés.

Explication

La loi des citations confirme les écrits des cinq juristes et admet ceux qu’ils citent si leurs fragments sont vérifiés par comparaison avec les textes intégraux. La simple mention d’un juriste ne suffit donc pas sans cette vérification.

14. Deux auteurs soutiennent une opinion, deux autres la contredisent, et Papinien soutient l’opinion minoritaire : quelle règle s’applique ?

L’opinion majoritaire prévaut, même lorsque Papinien soutient la position minoritaire.
L’opinion de Papinien prévaut sur les deux auteurs qui s’opposent à lui.
L’opinion soutenue par les deux auteurs l’emporte, car Papinien cède devant deux auteurs.
Le juge choisit librement entre les deux opinions, sans tenir compte des auteurs.

L’opinion soutenue par les deux auteurs l’emporte, car Papinien cède devant deux auteurs.

Explication

À égalité, Papinien l’emporte sur un auteur isolé, mais cède devant deux auteurs. Ici, les deux auteurs opposés à lui font prévaloir leur opinion.

15. Quelle association entre les compilations privées et les périodes couvertes est exacte ?

Le Codex Gregorianus couvre 196 à 293, et le Codex Hermogenianus couvre 294 à 291.
Le Codex Gregorianus couvre 196 à 291, et le Codex Hermogenianus couvre 293 à 294.
Le Codex Gregorianus couvre 293 à 294, et le Codex Hermogenianus couvre 196 à 291.
Le Codex Gregorianus couvre les constitutions depuis Constantin, et le Codex Hermogenianus celles de 196 à 291.

Le Codex Gregorianus couvre 196 à 291, et le Codex Hermogenianus couvre 293 à 294.

Explication

Le Codex Gregorianus réunit des constitutions impériales de 196 à 291, tandis que le Codex Hermogenianus rassemble celles de 293 à 294. Inverser ces périodes constitue une confusion entre les deux compilations.

16. À qui Justinien confie-t-il en 528 la codification du droit romain, et quels ouvrages composent cette œuvre ?

À Papinien, pour réunir le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles.
À Gaius, pour réunir les constitutions impériales dans le Codex Gregorianus et le Codex Hermogenianus.
À Théodose, pour réunir le Code théodosien en seize livres et les constitutions de son règne.
À Tribonien, pour élaborer le Code, le Digeste ou Pandectes, les Institutes et les Novelles.

À Tribonien, pour élaborer le Code, le Digeste ou Pandectes, les Institutes et les Novelles.

Explication

En 528, Justinien charge Tribonien de la codification, dont les composantes sont le Code, le Digeste ou Pandectes, les Institutes et les Novelles. Le Code théodosien appartient à une autre entreprise de compilation.

17. Quelle caractéristique distingue la coutume d’une source écrite comme une constitution impériale ?

La coutume est une pratique récente, fondée sur la décision d’un magistrat et applicable sans consentement.
La coutume est une source non écrite, issue d’une décision pontificale et rendue constante par sa publication.
La coutume est une source non écrite, ancienne et constante, fondée sur le consentement et considérée comme raisonnable.
La coutume est une source écrite, ancienne et constante, adoptée par l’autorité impériale et réputée raisonnable.

La coutume est une source non écrite, ancienne et constante, fondée sur le consentement et considérée comme raisonnable.

Explication

La coutume est non écrite, ancienne et constante, et repose sur le consentement des personnes concernées tout en étant tenue pour raisonnable. Une constitution impériale relève, au contraire, des sources écrites.

18. Quel effet l’édit de Caracalla de 212 a-t-il eu sur les traditions locales ?

Il a accordé la citoyenneté à tous et remplacé les traditions locales par un droit uniforme sans coutumes provinciales.
Il a maintenu la citoyenneté réservée à certains habitants et exclu les traditions locales du droit officiel.
Il a réservé la citoyenneté aux habitants des provinces et reconnu les traditions locales comme constitutions impériales.
Il a accordé la citoyenneté romaine à tous, tandis que les traditions locales ont subsisté comme coutumes provinciales romaines.

Il a accordé la citoyenneté romaine à tous, tandis que les traditions locales ont subsisté comme coutumes provinciales romaines.

Explication

L’édit de 212 accorde la citoyenneté romaine à tous, mais les traditions locales persistent et s’intègrent au droit officiel sous la forme de coutumes provinciales romaines. L’extension de la citoyenneté n’a donc pas supprimé ces traditions.

19. Quelles sources relèvent directement du droit canonique, et lesquelles en sont des sources indirectes ?

Les doctrines patristiques et le droit laïc sont directs ; les canons conciliaires et les décrétales pontificales sont indirects.
Les canons conciliaires et les doctrines patristiques sont directs ; les décrétales pontificales et le droit laïc sont indirects.
Les décrétales pontificales et le droit laïc sont directs ; les canons conciliaires et les doctrines patristiques sont indirects.
Les canons conciliaires et les décrétales pontificales sont directs ; les doctrines patristiques et le droit laïc sont indirects.

Les canons conciliaires et les décrétales pontificales sont directs ; les doctrines patristiques et le droit laïc sont indirects.

Explication

Les canons conciliaires et les décrétales pontificales constituent les sources directes, tandis que les doctrines patristiques et le droit laïc sont des sources indirectes. Le droit laïc ne fait donc pas partie des sources directes dans cette distinction.

20. Une réponse pontificale à une question posée par un évêque est formulée comme règle de droit : quelle portée a-t-elle d’abord ?

Elle s’applique d’abord à l’évêque qui l’a posée, puis reçoit une portée générale grâce à l’autorité d’Innocent Ier.
Elle s’applique d’emblée à tous les évêques, puis reste sans effet au-delà du diocèse concerné.
Elle ne constitue une règle de droit qu’après son adoption par un concile œcuménique.
Elle s’applique d’abord à tous les fidèles, puis devient une règle limitée aux évêques par décision d’Innocent Ier.

Elle s’applique d’abord à l’évêque qui l’a posée, puis reçoit une portée générale grâce à l’autorité d’Innocent Ier.

Explication

Une décrétale répond à la question d’un évêque et s’applique d’abord à celui-ci, avant que l’autorité d’Innocent Ier ne lui donne une portée générale. Elle n’a donc pas une portée universelle dès sa formulation initiale.

21. Dans un territoire où cohabitent plusieurs peuples, quelle règle distingue la personnalité des lois de la territorialité ?

La personnalité suit le droit du défendeur, tandis que la territorialité suit celui de la victime.
La personnalité applique un droit commun à tous les habitants, tandis que la territorialité suit le peuple d’appartenance.
La personnalité dépend du lieu du procès, tandis que la territorialité dépend de la naissance de chaque habitant.
La personnalité dépend du peuple d’appartenance de chacun, tandis que la territorialité applique un même droit aux habitants du territoire.

La personnalité dépend du peuple d’appartenance de chacun, tandis que la territorialité applique un même droit aux habitants du territoire.

Explication

La personnalité des lois rattache chaque personne au droit de son peuple, alors que la territorialité soumet les habitants d’un même territoire à un droit commun. Le lieu de résidence, et non l’appartenance populaire, caractérise ici la territorialité.

22. À quoi servent les compositions pécuniaires prévues par les lois barbares ?

Elles réparent les pertes de l’État en remplaçant les sanctions pénales par une taxe.
Elles rachètent la vengeance et contribuent à en limiter l’exercice après une infraction.
Elles évaluent le statut d’un individu afin de déterminer le peuple dont il relève.
Elles imposent une amende au profit du souverain afin de remplacer les coutumes par des règles royales.

Elles rachètent la vengeance et contribuent à en limiter l’exercice après une infraction.

Explication

Les lois barbares consignent des infractions assorties de compositions pécuniaires destinées à racheter et à limiter la vengeance. Ces paiements ne visent pas à remplacer les coutumes par des règles royales.

23. Comment la loi personnelle d’un individu se transmet-elle en principe ?

Elle est déterminée par la loi de la victime en matière pénale et par celle du juge dans les autres procès.
Elle se transmet par la naissance et se conserve toute la vie, avec des adaptations selon certaines situations personnelles.
Elle est déterminée par le territoire où l’individu réside et change lors d’un déplacement durable.
Elle est choisie par les parents à la naissance et prend fin lorsque l’individu atteint l’âge adulte.

Elle se transmet par la naissance et se conserve toute la vie, avec des adaptations selon certaines situations personnelles.

Explication

La loi personnelle se transmet en principe par la naissance et se conserve durant toute la vie, malgré des adaptations pour certaines catégories de personnes. Elle ne dépend donc pas simplement du territoire de résidence.

24. Dans un procès pénal, la victime et l’accusé relèvent de lois personnelles différentes : quelle loi s’applique ?

La loi de la victime, contrairement aux procès ordinaires où s’applique celle du défendeur.
La loi du juge, quelle que soit l’affaire.
La loi de l’accusé, comme dans les procès ordinaires.
La loi commune au territoire où l’infraction a été jugée.

La loi de la victime, contrairement aux procès ordinaires où s’applique celle du défendeur.

Explication

En matière pénale, la loi applicable est celle de la victime, tandis que les procès ordinaires suivent la loi du défendeur. La règle des procès ordinaires ne détermine donc pas la loi applicable dans ce cas pénal.

25. Qu’est-ce qu’un capitulaire à l’époque carolingienne ?

Un accord entre seigneurs portant sur les obligations de leurs vassaux
Un recueil de coutumes locales approuvé par les habitants d’un territoire
Un ordre royal ou impérial divisé en articles et discuté dans des assemblées
Une décision épiscopale rédigée pour régler les pratiques du clergé local

Un ordre royal ou impérial divisé en articles et discuté dans des assemblées

Explication

Le capitulaire est un ordre royal ou impérial organisé en petits articles et discuté dans des assemblées. Une décision épiscopale concerne plutôt la réglementation ecclésiastique, et non un ordre du souverain.

26. Quelle distinction sépare les capitulaires ecclésiastiques des capitulaires laïcs ?

Les premiers sont rédigés par les évêques, les seconds par les seigneurs locaux
Les premiers règlent les matières de l’Église, les seconds les affaires temporelles
Les premiers instruisent les envoyés royaux, les seconds organisent les assemblées impériales
Les premiers s’appliquent à tout l’Empire, les seconds complètent les lois des peuples

Les premiers règlent les matières de l’Église, les seconds les affaires temporelles

Explication

La distinction repose sur leur domaine : les capitulaires ecclésiastiques concernent l’Église, tandis que les capitulaires laïcs traitent des affaires temporelles. La portée territoriale et l’acceptation par un peuple relèvent d’une autre distinction entre catégories de capitulaires.

27. Un souverain veut qu’une règle s’applique directement dans tout l’Empire, sans compléter les lois propres à un peuple : quel type de capitulaire convient à cet objectif ?

Un capitulum per se scribendum, applicable directement dans l’Empire
Un capitulaire ecclésiastique, destiné à régler les matières de l’Église
Un capitulum missorum, adressé aux envoyés chargés d’administrer le territoire
Un capitulum legibus addendum, soumis en principe à l’acceptation du peuple concerné

Un capitulum per se scribendum, applicable directement dans l’Empire

Explication

Les capitula per se scribenda valent directement dans tout l’Empire, ce qui correspond à l’objectif décrit. Les capitula legibus addenda modifient ou complètent les lois des peuples et requièrent en principe leur acceptation.

28. Quelle supériorité les doctrinaires ecclésiastiques attribuent-ils au pouvoir impérial après le sacre ?

Une supériorité sur toute autre autorité laïque
Une supériorité sur les lois des peuples sans lien avec le sacre
Une supériorité sur les coutumes de chaque seigneurie
Une supériorité sur les évêques dans la définition du droit canonique

Une supériorité sur toute autre autorité laïque

Explication

Les doctrinaires ecclésiastiques présentent le sacre comme conférant au pouvoir impérial une supériorité sur toute autre autorité laïque. Cette affirmation ne signifie pas que le sacre place l’empereur au-dessus des évêques dans la définition du droit canonique.

29. Que désigne le ministerium du prince dans la doctrine carolingienne ?

La charge de codifier les lois propres aux différents peuples
Le pouvoir de fixer les règles des Églises des Gaules
La mission d’accomplir le royaume de Dieu sur Terre
La responsabilité de diriger les assemblées de l’Empire

La mission d’accomplir le royaume de Dieu sur Terre

Explication

Le ministerium est la mission confiée au prince d’accomplir le royaume de Dieu sur Terre. La codification du droit ecclésiastique est associée aux conciles, et non à la définition de ce terme.

30. Quel effet le sacre a-t-il sur la légitimité et la responsabilité du roi ou de l’empereur ?

Il légitime son pouvoir et le dégage de toute responsabilité envers Dieu dans son gouvernement
Il rend son autorité dépendante de l’acceptation des coutumes de chaque territoire
Il confie au clergé le gouvernement du royaume et retire au souverain sa légitimité
Il légitime son pouvoir et le rend responsable devant Dieu de sa mission et de son gouvernement

Il légitime son pouvoir et le rend responsable devant Dieu de sa mission et de son gouvernement

Explication

Le sacre légitime le pouvoir du souverain, tout en le rendant responsable devant Dieu de sa mission et de son gouvernement. Il ne le dégage donc pas de cette responsabilité religieuse.

31. Pourquoi les structures féodales apparaissent-elles dans l’Empire à partir du Xe siècle ?

Elles sont créées par les conciles pour transférer aux évêques l’administration des seigneuries
Elles sont adoptées par les peuples pour restaurer immédiatement l’autorité du droit écrit
Elles sont instaurées par le pouvoir royal afin de remplacer les coutumes locales par un droit uniforme
Elles se mettent en place spontanément pour éviter l’anarchie lorsque les seigneurs suppléent une autorité défaillante

Elles se mettent en place spontanément pour éviter l’anarchie lorsque les seigneurs suppléent une autorité défaillante

Explication

La féodalité correspond à des structures de remplacement apparues spontanément pour éviter l’anarchie, les seigneurs locaux prenant le relais d’une autorité défaillante. Elle ne constitue pas une réforme royale visant à uniformiser le droit.

32. Un seigneur concède un droit à un homme libre en échange de services et lui doit protection et entretien : quelle relation cela décrit-il ?

La concession d’un fief à un vassal
L’affranchissement d’un serf par son seigneur
L’adoption d’une coutume par un groupe social
La délégation d’une charge administrative à un envoyé royal

La concession d’un fief à un vassal

Explication

Le fief est un bien ou un droit concédé par le seigneur au vassal en échange de services, tandis que le seigneur doit protéger et entretenir celui-ci. Un serf n’est pas un homme libre, contrairement au vassal décrit dans la situation.

33. Quel rapport existe entre l’affaiblissement du pouvoir royal et l’évolution du droit coutumier médiéval ?

L’affaiblissement royal favorise le droit coutumier, tandis que le droit écrit regagne en importance avec le pouvoir central et le droit romain
Le recul royal fait disparaître les coutumes, tandis que le droit écrit se développe grâce aux pouvoirs seigneuriaux
L’affaiblissement royal renforce le droit écrit, tandis que le pouvoir coutumier progresse avec la renaissance du droit romain
La baisse du pouvoir royal maintient le droit écrit, tandis que le droit coutumier dépend du retour des rois

L’affaiblissement royal favorise le droit coutumier, tandis que le droit écrit regagne en importance avec le pouvoir central et le droit romain

Explication

L’affaiblissement du pouvoir royal favorise le développement du pouvoir coutumier ; le droit écrit reprend de l’importance avec la renaissance du pouvoir central et du droit romain. L’idée que le recul royal renforce le droit écrit inverse cette évolution.

34. Quels éléments caractérisent une coutume comme règle juridique ?

Un usage formé spontanément, garanti par une longue durée et accepté par le groupe concerné
Une décision rendue par un seigneur, limitée à la durée de son autorité personnelle
Une règle promulguée par le roi, rédigée par écrit et appliquée dans tout le royaume
Une prescription ecclésiastique, imposée par les évêques à l’ensemble des fidèles

Un usage formé spontanément, garanti par une longue durée et accepté par le groupe concerné

Explication

La coutume naît spontanément, se consolide par une longue durée et est acceptée par le groupe social concerné. Une règle royale écrite peut relever du droit écrit, mais ne correspond pas à cette définition de la coutume.

35. Quelle caractéristique distingue le droit romain du Corpus juris civilis de la coutume médiévale ?

Il est un droit écrit et unitaire attribué à l’empereur Justinien.
Il est un droit royal variable établi par les seigneurs locaux.
Il est un droit canonique promulgué par les conciles et les papes.
Il est un droit oral et divers élaboré par les communautés locales.

Il est un droit écrit et unitaire attribué à l’empereur Justinien.

Explication

Le Corpus juris civilis consigne le droit de Justinien sous une forme écrite et unitaire. La coutume, à l’inverse, est orale et diverse.

36. Quelle évolution marque la redécouverte et l’étude du droit romain médiéval ?

Les compilations sont redécouvertes au XIe siècle, puis étudiées à Bologne au XIIe siècle.
Les compilations sont redécouvertes au Xe siècle, puis étudiées à Rome au XIe siècle.
Les compilations sont redécouvertes au XIIe siècle, puis étudiées à Paris au XIIIe siècle.
Les compilations sont redécouvertes au XIIIe siècle, puis étudiées à Bologne au XIVe siècle.

Les compilations sont redécouvertes au XIe siècle, puis étudiées à Bologne au XIIe siècle.

Explication

La redécouverte des compilations de Justinien a lieu dans la seconde moitié du XIe siècle, et l’étude du droit romain se développe ensuite à Bologne au XIIe siècle. Le XIIIe siècle est ici une datation trop tardive pour ces deux étapes.

37. Quelle démarche caractérise la méthode des glossateurs lorsqu’ils étudient un texte romain ?

Ils appliquent directement le texte aux litiges, puis demandent au roi d’en confirmer la portée générale.
Ils remplacent le texte par une coutume locale, puis compilent les décisions des tribunaux dans un recueil.
Ils résument le texte en une règle unique, puis écartent les passages qui semblent contradictoires.
Ils lisent le texte, en donnent une présentation générale, l’expliquent en détail et en dégagent des principes dans des gloses.

Ils lisent le texte, en donnent une présentation générale, l’expliquent en détail et en dégagent des principes dans des gloses.

Explication

Les glossateurs suivent une progression allant de la lecture lente à la summa, puis à l’explication détaillée et à la synthèse des principes sous forme de gloses. L’application directe aux litiges caractérise plutôt la démarche des postglossateurs.

38. Une coutume du Midi ne règle pas un litige : quelle source sert à combler cette lacune ?

Une coutume voisine est consultée afin de remplacer la règle locale manquante.
Le droit romain intervient comme droit supplétoire pour compléter la coutume silencieuse.
Un statut diocésain est appliqué pour compléter le droit coutumier local.
Une décision royale générale se substitue automatiquement à la coutume du Midi.

Le droit romain intervient comme droit supplétoire pour compléter la coutume silencieuse.

Explication

Dans le Midi, le droit romain sert de droit supplétoire lorsque la coutume ne répond pas à une question. La consultation d’une coutume voisine correspond à la pratique associée au Nord.

39. Qu’est-ce qui caractérise les établissements royaux à partir du XIIe siècle ?

Ce sont des décisions judiciaires qui précisent les coutumes sans créer de règles nouvelles.
Ce sont des privilèges particuliers qui reprennent les usages coutumiers du domaine royal.
Ce sont des accords seigneuriaux qui s’appliquent dans les limites des terres concernées.
Ce sont des normes d’initiative royale qui introduisent des nouveautés et dépassent le domaine royal.

Ce sont des normes d’initiative royale qui introduisent des nouveautés et dépassent le domaine royal.

Explication

Les établissements royaux sont des textes normatifs issus de l’initiative du roi, introduisant des nouveautés et ayant vocation à s’appliquer au-delà de son domaine. Les privilèges particuliers relèvent plutôt des diplômes des premiers Capétiens.

40. Quel motif justifie l’exercice du pouvoir normatif royal ?

La protection des privilèges personnels des vassaux réunis.
La défense des intérêts privés des établissements ecclésiastiques.
La poursuite de l’intérêt commun ou de l’utilité publique.
La préservation des usages propres au seul domaine royal.

La poursuite de l’intérêt commun ou de l’utilité publique.

Explication

L’intérêt commun, compris comme utilité publique, fonde l’exercice du pouvoir normatif royal. La protection de privilèges particuliers concerne plutôt des actes de portée limitée.

41. Comment évolue l’extension des établissements royaux hors du domaine royal ?

Le roi l’impose dès le XIIe siècle ; au XIIIe siècle, les villes doivent l’approuver, puis les vassaux décident au XIVe siècle.
La coutume locale la permet d’abord ; au XIIIe siècle, l’unanimité des barons est requise, puis le roi confirme au XIVe siècle.
L’accord individuel de chaque vassal la permet d’abord ; au XIIIe siècle, le pape tranche, puis les barons décident au XIVe siècle.
L’approbation des vassaux en cour de barons la permet d’abord ; au XIIIe siècle, la majorité suffit, puis le roi décide à partir du XIVe siècle.

L’approbation des vassaux en cour de barons la permet d’abord ; au XIIIe siècle, la majorité suffit, puis le roi décide à partir du XIVe siècle.

Explication

L’extension hors du domaine royal dépend d’abord de l’approbation des vassaux réunis en cour de barons ; au XIIIe siècle, l’accord majoritaire suffit, et la décision finale revient au roi à partir du XIVe siècle. L’exigence d’un accord individuel de chaque vassal ne correspond pas à cette évolution.

42. En quoi la couronne se distingue-t-elle de la personne du roi ?

Elle constitue une entité distincte, chargée de préserver les intérêts supérieurs du royaume et annonçant l’État.
Elle représente une assemblée de vassaux qui exerce le pouvoir normatif à la place du roi.
Elle désigne la personne physique du roi, qui incarne à elle seule les intérêts du royaume.
Elle désigne l’ensemble des coutumes locales qui limitent les pouvoirs de la monarchie.

Elle constitue une entité distincte, chargée de préserver les intérêts supérieurs du royaume et annonçant l’État.

Explication

La couronne est conçue comme une entité distincte de la personne du roi et garante des intérêts supérieurs du royaume, ce qui préfigure l’État. La confondre avec la personne physique du souverain efface précisément cette distinction.

43. Quels actes contribuent à la législation canonique médiévale, dont le développement s’accélère vers 1140 ?

Les actes des papes, des conciles et des synodes diocésains.
Les actes des universités, des guildes et des communautés paroissiales.
Les actes des évêques, des seigneurs laïcs et des juridictions royales.
Les actes des rois, des cours de barons et des assemblées urbaines.

Les actes des papes, des conciles et des synodes diocésains.

Explication

La législation canonique comprend les actes pontificaux, conciliaires et synodaux, et son développement s’accélère vers 1140. Les actes royaux et les décisions des cours de barons relèvent d’autres cadres juridiques.

44. Deux normes pontificales semblent se contredire : l’une est une constitution générale récente et l’autre un rescrit spécial plus ancien. Quelle règle permet de les départager ?

Le rescrit prime la constitution, et la norme spéciale la plus récente l’emporte sur une constitution antérieure.
La constitution prime le rescrit, et la norme générale la plus récente l’emporte sur une constitution antérieure.
La constitution et le rescrit ont la même portée, et la norme la plus ancienne prévaut en cas de conflit.
Le rescrit prime la constitution, et la norme générale la plus ancienne l’emporte sur une règle spéciale.

La constitution prime le rescrit, et la norme générale la plus récente l’emporte sur une constitution antérieure.

Explication

Les constitutions sont des lois générales et les rescrits des lois spéciales ; les constitutions priment les rescrits, et la plus récente l’emporte entre constitutions. Un rescrit ne devient pas prioritaire du seul fait qu’il est spécial.

45. Qui promulgue les statuts adoptés lors d’un synode diocésain ?

Les juristes du diocèse, qui préparent et promulguent les statuts au nom du synode.
L’évêque, qui est le législateur du diocèse, même si des juristes peuvent l’assister dans la préparation.
Les membres du synode, qui promulguent collectivement les statuts préparés par l’évêque.
Le pape, qui promulgue les statuts diocésains après leur adoption par les évêques.

L’évêque, qui est le législateur du diocèse, même si des juristes peuvent l’assister dans la préparation.

Explication

Les statuts synodaux sont préparés par les évêques, parfois avec l’aide de juristes, mais l’évêque est l’unique législateur du diocèse et les promulgue. L’assistance des juristes à la préparation ne leur confère pas le pouvoir de promulgation.

46. Quelle méthode le Décret de Gratien emploie-t-il pour traiter les sources canoniques divergentes ?

Il conserve les décisions pontificales, les classe par date et écarte les textes contradictoires.
Il réunit les lois royales et les coutumes, les classe par juridiction et les soumet au pape.
Il rassemble des textes de diverses origines, les classe par question et cherche à concilier leurs divergences.
Il rassemble les statuts diocésains, les classe par région et remplace les textes incompatibles.

Il rassemble des textes de diverses origines, les classe par question et cherche à concilier leurs divergences.

Explication

Le Décret de Gratien rassemble des décisions conciliaires et pontificales, des fragments patristiques et du droit romain, puis classe les textes par question en cherchant à concilier leurs divergences. Il ne se limite donc pas aux décisions pontificales et ne procède pas par simple élimination des contradictions.

47. Quels caractères la coutume canonique partage-t-elle avec la coutume laïque ?

Elle est temporaire et limitée aux décisions judiciaires.
Elle est subordonnée et dépourvue de force juridique.
Elle est à la fois rigide et souple.
Elle est écrite et nécessairement uniforme.

Elle est à la fois rigide et souple.

Explication

La coutume canonique présente, comme la coutume laïque, une combinaison de rigidité et de souplesse. La mise par écrit concerne la fixation de certaines coutumes, mais ne définit pas ces caractères communs.

48. Quel rôle la coutume peut-elle jouer à l’égard de la loi en droit canonique ?

Elle peut remplacer l’autorité chargée d’édicter la loi.
Elle peut annuler toute loi dès qu’elle est ancienne.
Elle peut interpréter la loi et la compléter.
Elle peut rendre inutile toute règle écrite.

Elle peut interpréter la loi et la compléter.

Explication

En droit canonique, la coutume peut contribuer à préciser le sens d’une loi et à compléter ses dispositions. Cela ne signifie pas qu’elle annule toute loi ni qu’elle se substitue à l’autorité législative.

49. Quelle proposition rend compte de la tension entre la subordination de la coutume à la loi et certaines décrétales ?

La coutume prévaut sur la loi dès qu’elle est ancienne, tandis que les décrétales écartent toute exigence de raisonnabilité.
La coutume et la loi ont la même autorité, tandis que les décrétales rendent toute coutume obligatoire.
La coutume est toujours subordonnée à la loi, et les décrétales excluent toute possibilité de dérogation coutumière.
Une opinion subordonne la coutume à la loi, tandis que certaines décrétales admettent une coutume contraire sous des conditions strictes, notamment de raisonnabilité.

Une opinion subordonne la coutume à la loi, tandis que certaines décrétales admettent une coutume contraire sous des conditions strictes, notamment de raisonnabilité.

Explication

Une opinion considère que la coutume ne peut contredire la loi, mais certaines décrétales reconnaissent une exception conditionnée, notamment par le caractère raisonnable de la coutume. L’idée que toute coutume ancienne prévaut sans condition efface précisément ces limites.

50. Quelle mesure l’ordonnance de Montils-lès-Tours d’avril 1454 organise-t-elle ?

La création des cours souveraines.
La rédaction des coutumes.
La codification générale du droit romain.
L’enregistrement des édits royaux.

La rédaction des coutumes.

Explication

L’ordonnance de Montils-lès-Tours organise la rédaction des coutumes. L’enregistrement des actes royaux relève d’un mécanisme distinct, et non de l’objet de cette ordonnance.

51. Au XVIe siècle, quel changement l’humanisme apporte-t-il à l’étude du droit romain ?

Il privilégie l’utilisation pratique du droit romain pour résoudre les litiges contemporains.
Il traite le droit romain comme un ensemble de règles indépendant de son contexte historique.
Il vise à rendre le droit romain obligatoire dans toutes les provinces du royaume.
Il privilégie l’histoire du droit romain et la civilisation dans laquelle il s’est développé.

Il privilégie l’histoire du droit romain et la civilisation dans laquelle il s’est développé.

Explication

L’humanisme renouvelle l’étude du droit romain en s’intéressant à son histoire et à la civilisation qui l’a vu évoluer. Une approche centrée sur son utilité pratique correspond à une orientation différente.

52. Quelle distinction caractérise les rapports entre droit romain et coutume dans le Midi et dans le Nord ?

Dans le Midi, le droit romain est le principe et la coutume l’exception ; dans le Nord, le droit est coutumier.
Dans le Midi comme dans le Nord, la coutume est le principe et le droit romain l’exception.
Dans le Midi, la coutume est le principe et le droit romain l’exception ; dans le Nord, le droit est romain.
Dans le Midi comme dans le Nord, le droit romain est le principe et la coutume l’exception.

Dans le Midi, le droit romain est le principe et la coutume l’exception ; dans le Nord, le droit est coutumier.

Explication

Les pays du Midi prennent le droit romain comme principe et la coutume comme exception, alors que les pays du Nord sont des pays de droit coutumier. Inverser ces situations attribue à chaque région le régime de l’autre.

53. Quelle opposition distingue la conception de Loyseau de celle de Dumoulin et Guy Coquille sur le droit romain ?

Loyseau et Dumoulin le jugent obligatoire en toute matière, tandis que Coquille réserve son application aux pays du Midi.
Loyseau y voit l’expression de la raison écrite sans force obligatoire, tandis que Dumoulin et Coquille le tiennent pour supplétoire impératif.
Loyseau le tient pour supplétoire impératif quand la coutume est silencieuse, tandis que Dumoulin et Coquille y voient l’expression de la raison écrite, sans force obligatoire.
Loyseau le considère comme une règle applicable malgré une coutume explicite, tandis que Dumoulin et Coquille le limitent aux litiges royaux.

Loyseau le tient pour supplétoire impératif quand la coutume est silencieuse, tandis que Dumoulin et Coquille y voient l’expression de la raison écrite, sans force obligatoire.

Explication

Pour Loyseau, le droit romain supplée impérativement le silence d’une coutume ; Dumoulin et Guy Coquille le présentent plutôt comme la raison écrite, non comme un droit obligatoire. La conception supplétoire impérative n’est donc pas celle attribuée à ces deux derniers juristes.

54. Quel était l’objectif de la mission confiée à Colbert pour les ordonnances de codification de Louis XIV ?

Regrouper, réviser et adapter les lois afin de les rendre applicables dans tout le royaume.
Remplacer les coutumes par le droit romain dans les provinces du Nord.
Confier aux parlements la rédaction de lois distinctes pour chaque province.
Réserver les lois royales aux litiges jugés par le Conseil du roi.

Regrouper, réviser et adapter les lois afin de les rendre applicables dans tout le royaume.

Explication

Colbert reçoit la mission de regrouper, réviser et adapter les lois pour les rendre applicables dans l’ensemble du royaume. La création de règles provinciales distinctes irait à l’encontre de cet objectif d’application générale.

55. Qu’est-ce qui caractérise les cours souveraines dans la hiérarchie judiciaire ?

Elles statuent en premier ressort et exercent une fonction législative sans rôle judiciaire.
Elles contrôlent les juridictions supérieures, mais leurs décisions sont toujours susceptibles d’appel.
Elles se situent au sommet, jugent en dernier ressort et participent aussi au pouvoir législatif.
Elles rendent des décisions provisoires sans participer à la hiérarchie judiciaire.

Elles se situent au sommet, jugent en dernier ressort et participent aussi au pouvoir législatif.

Explication

Les cours souveraines occupent le sommet de la hiérarchie judiciaire, jugent en dernier ressort et participent également au pouvoir législatif. Les juridictions inférieures peuvent relever de leur contrôle, et non l’inverse.

56. Quelle est la portée d’un arrêt de règlement rendu par une cour souveraine ?

Il tranche un litige sans pouvoir concerner d’autres affaires et demeure intangible pour le Conseil.
Il pose, à l’occasion d’un litige, une règle pour des cas semblables dans son ressort, mais le Conseil peut l’abroger ou le casser.
Il fixe une règle générale hors de tout litige, que les parlements voisins doivent appliquer.
Il édicte une règle applicable à tout le royaume et remplace définitivement les lois royales.

Il pose, à l’occasion d’un litige, une règle pour des cas semblables dans son ressort, mais le Conseil peut l’abroger ou le casser.

Explication

Un arrêt de règlement établit à l’occasion d’un litige une règle destinée aux problèmes semblables dans le ressort de la cour, avec une autorité supplétive et provisoire. Contrairement à l’affirmation qu’il serait intangible, le Conseil peut l’abroger ou le casser.

57. Que peut faire le roi si un parlement persiste à refuser l’enregistrement d’un acte royal après des remontrances ?

Répondre par des lettres de jussion, puis imposer l’enregistrement lors d’un lit de justice.
Rendre l’acte exécutoire sans enregistrement et sans autre intervention.
Annuler l’acte royal et demander au parlement d’en rédiger un nouveau.
Transférer automatiquement l’affaire à une juridiction inférieure.

Répondre par des lettres de jussion, puis imposer l’enregistrement lors d’un lit de justice.

Explication

Après les remontrances, le roi peut adresser des lettres de jussion et, si le refus persiste, imposer l’enregistrement lors d’un lit de justice. L’acte ne devient pas exécutoire par le seul refus du parlement.

58. Que désignent les lois fondamentales du royaume ?

Des règles locales qui s’appliquent aux juridictions inférieures avant tout contrôle royal.
Des ordonnances royales qui changent selon les parlements et leur date d’enregistrement.
Des décisions des cours souveraines qui s’imposent au roi et remplacent les règles coutumières.
Des lois qui s’imposent à la royauté et forment une constitution coutumière sans texte constitutionnel unique.

Des lois qui s’imposent à la royauté et forment une constitution coutumière sans texte constitutionnel unique.

Explication

Les lois fondamentales s’imposent à la royauté et constituent une constitution coutumière en l’absence d’un texte constitutionnel unique. Les décisions des cours souveraines ne sont pas la définition de ces lois du royaume.

59. Quelle position caractérise le gallicanisme dans les rapports entre la royauté et la papauté ?

Le clergé doit soustraire toute législation religieuse à l’autorité royale.
Le pape doit gouverner le royaume comme intermédiaire entre Dieu et le peuple.
La royauté doit contenir les prétentions du pape et s’opposer à la théocratie pontificale.
Les évêques doivent remplacer le roi dans le contrôle des affaires temporelles.

La royauté doit contenir les prétentions du pape et s’opposer à la théocratie pontificale.

Explication

Le gallicanisme affirme que le pouvoir royal doit contrôler les prétentions pontificales et s’opposer à la théocratie du pape. À l’inverse, l’idée du pape comme intermédiaire entre Dieu et le peuple correspond à la théocratie pontificale.

60. Quelle combinaison de mesures résume la réforme de l’Église menée par le concile de Trente ?

Renforcer les tribunaux royaux, supprimer le catéchisme et transférer la préséance aux évêques.
Uniformiser les coutumes civiles, créer l’état civil et confier les mariages aux municipalités.
Réduire l’autorité du clergé, abandonner l’enseignement religieux et subordonner le Saint-Siège aux princes.
Imposer des règles au clergé, promouvoir le catéchisme et confirmer la préséance du Saint-Siège.

Imposer des règles au clergé, promouvoir le catéchisme et confirmer la préséance du Saint-Siège.

Explication

Le concile réforme l’Église en encadrant le clergé, en promouvant le catéchisme et en confirmant la préséance du Saint-Siège. Le transfert de cette préséance aux évêques contredit précisément la confirmation de l’autorité du Saint-Siège.

61. Un couple se marie sous les règles tridentines : quelle condition de validité le concile met-il en avant concernant leur décision ?

Les familles doivent imposer leur choix afin de garantir l’union.
Le curé peut décider du mariage sans consulter les futurs conjoints.
Les deux conjoints doivent donner leur consentement libre au mariage.
Les conjoints peuvent se marier sans que le lien soit considéré comme sacramentel.

Les deux conjoints doivent donner leur consentement libre au mariage.

Explication

Le concile exige le consentement libre des conjoints, condamne les mariages forcés et confirme le caractère sacramentel ainsi que l’indissolubilité du mariage. Le choix imposé par les familles relève précisément du mariage forcé condamné.

62. Comment distinguer une bulle pontificale d’un bref apostolique par leur forme matérielle ?

La bulle est un acte municipal portant un sceau de cire, tandis que le bref est une décision judiciaire sans cachet.
La bulle porte le cachet de l’anneau du pêcheur, tandis que le bref est scellé par une capsule protégeant un sceau de plomb.
La bulle est scellée par une capsule protégeant un sceau de plomb, tandis que le bref porte le cachet de l’anneau du pêcheur.
La bulle est un acte moins solennel signé par un évêque, tandis que le bref est un acte pontifical scellé de plomb.

La bulle est scellée par une capsule protégeant un sceau de plomb, tandis que le bref porte le cachet de l’anneau du pêcheur.

Explication

La bulle est un acte pontifical solennel dont la capsule protège un sceau de plomb, alors que le bref, moins solennel, porte le cachet de l’anneau du pêcheur. L’association inverse des deux marques confond leurs caractéristiques matérielles.

63. Quel changement juridique essentiel la Révolution opère-t-elle par rapport à l’ancienne France ?

Elle partage l’autorité juridique entre les coutumes locales et les décisions souveraines du pape.
Elle remplace le pluralisme juridique par un système centré sur la loi, expression de la volonté générale et source supérieure.
Elle conserve la diversité des sources anciennes et place les coutumes au-dessus de la loi votée.
Elle substitue aux lois écrites un droit fondé sur les décisions des tribunaux et des corporations.

Elle remplace le pluralisme juridique par un système centré sur la loi, expression de la volonté générale et source supérieure.

Explication

La Révolution substitue au pluralisme de l’ancienne France un monisme juridique fondé sur la loi, considérée comme l’expression de la volonté générale et comme une source supérieure. Le maintien de la diversité des sources anciennes décrit le pluralisme que cette transformation remplace.

64. À quoi sert une constitution dans la conception révolutionnaire ?

À fixer des règles durables qui limitent l’autorité, protègent contre les abus et favorisent la liberté civique.
À préserver les prérogatives historiques de l’État sans garantir les libertés individuelles.
À confier au pouvoir exécutif la faculté de modifier les règles selon les circonstances.
À remplacer les lois civiles par des pratiques coutumières propres à chaque province.

À fixer des règles durables qui limitent l’autorité, protègent contre les abus et favorisent la liberté civique.

Explication

La constitution est conçue comme un ensemble de règles claires, fixes et permanentes qui limite l’autorité, protège contre les abus et contribue à la liberté et à l’éducation civique. La protection des seuls intérêts de l’État correspond à la confusion avec les lois fondamentales de l’ancienne France.

65. Lorsqu’un juge révolutionnaire doute du sens d’une loi, que prévoit le référé législatif ?

Le juge saisit l’assemblée afin que le législateur fournisse l’interprétation.
Le tribunal de cassation remplace l’assemblée et adopte une nouvelle loi.
Les juges du fond soumettent leur décision aux municipalités pour interprétation.
Le juge tranche librement le sens de la loi sans solliciter d’autorité extérieure.

Le juge saisit l’assemblée afin que le législateur fournisse l’interprétation.

Explication

Le référé législatif oblige les juges à saisir l’assemblée lorsqu’ils doutent de la loi, réservant ainsi l’interprétation au législateur. L’interprétation libre par le juge est la conception opposée à cette procédure.

66. Quel changement la loi du 20 septembre 1792 apporte-t-elle à l’état civil et au mariage ?

Elle transfère l’état civil aux départements et interdit la dissolution du mariage.
Elle confie l’état civil aux municipalités et établit le mariage ainsi que le divorce civils.
Elle remet l’état civil aux paroisses et réserve le divorce aux tribunaux ecclésiastiques.
Elle confie l’état civil aux tribunaux royaux et supprime le mariage civil.

Elle confie l’état civil aux municipalités et établit le mariage ainsi que le divorce civils.

Explication

La loi du 20 septembre 1792 confie l’état civil aux municipalités et établit le mariage et le divorce civils. Le maintien de l’état civil sous l’autorité paroissiale contredit son transfert aux municipalités.

67. Quel effet politique du coup d’État du 18 brumaire an 8 favorise ensuite la codification napoléonienne ?

Il instaure un pouvoir fédéral qui laisse chaque région codifier son droit.
Il affaiblit l’exécutif et confie la codification aux assemblées locales.
Il rétablit les juridictions ecclésiastiques et suspend la rédaction des codes.
Il établit un exécutif fort, créant des conditions propices à la codification.

Il établit un exécutif fort, créant des conditions propices à la codification.

Explication

Le coup d’État du 18 brumaire an 8 établit un exécutif fort et crée des conditions favorables à la codification napoléonienne. L’affaiblissement de l’exécutif va à l’encontre de l’effet politique associé à ce coup d’État.

68. Dans quelle séquence les cinq codes napoléoniens sont-ils adoptés ?

Code civil en 1804, commerce en 1806, procédure civile en 1807, pénal en 1808 et instruction criminelle en 1810.
Code civil en 1804, procédure civile en 1806, commerce en 1807, instruction criminelle en 1808 et pénal en 1810.
Code civil en 1804, procédure civile en 1806, instruction criminelle en 1807, commerce en 1808 et pénal en 1810.
Code de procédure civile en 1804, civil en 1806, commerce en 1807, instruction criminelle en 1808 et pénal en 1810.

Code civil en 1804, procédure civile en 1806, commerce en 1807, instruction criminelle en 1808 et pénal en 1810.

Explication

La séquence est celle du Code civil en 1804, de la procédure civile en 1806, du commerce en 1807, de l’instruction criminelle en 1808 et du Code pénal en 1810. L’inversion des dates du commerce et de la procédure civile modifie à tort l’ordre des deux premiers codes après le Code civil.

69. Un rédacteur du Code civil cherche à combiner plusieurs traditions juridiques : quels ensembles doit-il mobiliser ?

Le droit romain, les ordonnances royales, le droit coutumier et le droit révolutionnaire.
Le droit romain, les décisions pontificales, le droit commercial et les constitutions étrangères.
Le droit canonique, les décisions municipales, le droit féodal et les traités diplomatiques.
Les ordonnances royales, le droit canonique, les coutumes régionales et les règlements militaires.

Le droit romain, les ordonnances royales, le droit coutumier et le droit révolutionnaire.

Explication

Les rédacteurs combinent le droit romain, les ordonnances royales, le droit coutumier et le droit révolutionnaire. Le droit canonique, bien qu’il constitue une tradition distincte, ne figure pas dans cette combinaison indiquée pour la rédaction du Code civil.

70. Un couple souhaite célébrer un mariage religieux sous le régime du Code civil : quelle démarche est requise ?

Faire célébrer le mariage civil avant la cérémonie religieuse, l’état civil relevant des municipalités.
Obtenir du clergé la tenue de l’état civil avant toute célébration municipale.
Choisir entre une cérémonie civile municipale et une cérémonie religieuse canonique.
Faire célébrer le mariage religieux avant l’enregistrement municipal de l’union.

Faire célébrer le mariage civil avant la cérémonie religieuse, l’état civil relevant des municipalités.

Explication

Le Code civil distingue le droit laïc du droit canonique, confie l’état civil aux municipalités et impose le mariage civil avant la célébration religieuse. Célébrer d’abord le mariage religieux inverse l’ordre requis.

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Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Sources du droit médiéval.

Quelles règles composent le droit objectif ?

Des règles impersonnelles et obligatoires régissant la vie en société.

Que sont les droits subjectifs ?

Des prérogatives individuelles reconnues aux personnes par le droit objectif.

Qu’est-ce qui distingue les sources directes des sources indirectes du droit ?

Les sources directes sont obligatoires, contrairement aux sources indirectes.

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