QCM : Accidents d’exposition aux virus (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation un soignant subit-il un accident d’exposition aux virus (AEV) ?

Lorsqu’il touche un liquide biologique non contaminant avec une peau intacte, sans piqûre ni coupure
Lorsqu’il inhale des gouttelettes respiratoires sans contact avec du sang ni avec une peau lésée
Lorsqu’il manipule un prélèvement fermé, sans exposition à un liquide biologique ni blessure
Lorsqu’il est exposé à du sang ou à un liquide biologique potentiellement contaminant par piqûre, coupure ou contact avec une muqueuse ou une peau lésée

Lorsqu’il est exposé à du sang ou à un liquide biologique potentiellement contaminant par piqûre, coupure ou contact avec une muqueuse ou une peau lésée

Explication

Un AEV correspond à une exposition à du sang ou à un liquide biologique potentiellement contaminant par piqûre, coupure ou contact avec une muqueuse ou une peau lésée. Un contact sur une peau intacte, sans blessure ni atteinte d’une muqueuse, ne correspond pas à cette définition.

2. Quels virus transmissibles par le sang sont concernés par les AEV ?

Le VIH, le virus de l’hépatite B et le virus de la grippe
Le VIH, le virus de l’hépatite B et le virus de l’hépatite C
Le VIH, le virus de l’hépatite A et le virus de l’hépatite C
Le virus de l’hépatite B, le virus de l’hépatite C et le virus de la grippe

Le VIH, le virus de l’hépatite B et le virus de l’hépatite C

Explication

Les virus concernés comprennent le VIH, le VHB responsable de l’hépatite B et le VHC responsable de l’hépatite C. Le virus de l’hépatite A ne fait pas partie de cette liste de virus transmissibles par le sang dans le contexte des AEV.

3. Après une projection de sang dans l’œil, quelle conduite immédiate est appropriée ?

Frotter l’œil après le rinçage, conserver les lentilles et attendre l’apparition de symptômes avant de prévenir le responsable
Rincer l’œil sans le frotter, retirer les lentilles si nécessaire, prévenir le responsable et faire évaluer rapidement l’exposition
Retirer les lentilles et déclarer l’accident, sans rincer l’œil ni faire évaluer rapidement l’exposition
Rincer l’œil, appliquer un antiseptique cutané, puis reprendre l’activité sans signaler l’exposition

Rincer l’œil sans le frotter, retirer les lentilles si nécessaire, prévenir le responsable et faire évaluer rapidement l’exposition

Explication

La conduite immédiate comprend le rinçage sans frottement, le retrait éventuel des lentilles, l’information du responsable et une évaluation médicale rapide; il faut aussi identifier le patient source et déclarer l’accident selon la procédure. Frotter l’œil après le rinçage contredit la conduite recommandée et peut aggraver l’irritation.

4. Quels éléments le médecin prend-il en compte après une projection oculaire pour évaluer la prise en charge ?

La gravité de l’exposition, le statut du patient source, la vaccination contre l’hépatite B et l’indication éventuelle d’un TPE contre le VIH
Le statut du patient source, la vaccination contre l’hépatite A, la durée du poste et l’indication d’un traitement antifongique
La gravité de l’exposition, les allergies du patient source, la vaccination contre la grippe et l’indication d’un antibiotique
La gravité de l’exposition, le groupe sanguin du soignant, la vaccination contre le tétanos et l’indication d’un antiviral contre le VHC

La gravité de l’exposition, le statut du patient source, la vaccination contre l’hépatite B et l’indication éventuelle d’un TPE contre le VIH

Explication

Le médecin évalue la gravité de l’exposition et le statut du patient source, vérifie le statut vaccinal contre l’hépatite B et examine l’indication éventuelle d’un TPE contre le VIH. La vaccination contre la grippe et l’indication d’un antibiotique ne sont pas les éléments spécifiés pour cette évaluation.

5. Après une coupure avec du sang sur les gants, quelle séquence de gestes est appropriée ?

Laver la plaie avec les gants en place, poursuivre l’activité, puis informer le responsable après avoir terminé le soin
Arrêter l’activité en sécurité, retirer les gants, laver et rincer puis désinfecter la plaie, prévenir le responsable, déclarer l’AEV et consulter rapidement
Retirer les gants, reprendre l’activité, désinfecter la plaie en fin de poste, puis consulter si des symptômes apparaissent
Arrêter l’activité, retirer les gants et couvrir la plaie, puis attendre l’évaluation du patient source avant de déclarer l’accident

Arrêter l’activité en sécurité, retirer les gants, laver et rincer puis désinfecter la plaie, prévenir le responsable, déclarer l’AEV et consulter rapidement

Explication

La prise en charge exige d’interrompre l’activité en sécurité, de retirer les gants, de laver et rincer la plaie puis de la désinfecter, avant d’alerter, de déclarer l’AEV et de consulter rapidement. Reprendre l’activité et différer les soins de la plaie ne respecte pas cette séquence.

6. Laquelle de ces situations regroupe des facteurs de risque après une coupure ?

Une coupure peu profonde par un instrument non creux, sans sang visible et sans contact avec un patient source
Une égratignure superficielle causée par du matériel propre, avec des précautions standard respectées et une peau intacte autour de la plaie
Une blessure profonde par aiguille creuse utilisée dans un vaisseau, avec du sang visible et une charge virale élevée chez le patient source
Une exposition à du matériel sans sang, avec une protection adaptée et sans recapuchonnage d’aiguille

Une blessure profonde par aiguille creuse utilisée dans un vaisseau, avec du sang visible et une charge virale élevée chez le patient source

Explication

Une blessure profonde, une aiguille creuse utilisée dans un vaisseau, du matériel visiblement souillé et une charge virale élevée du patient source augmentent le risque. Une égratignure superficielle liée à du matériel propre et avec respect des précautions ne rassemble pas ces facteurs.

7. Lors d’un soin, lequel de ces liquides biologiques peut présenter un risque de contamination pour le soignant ?

La sueur sans sang visible
Les urines sans sang visible
Le liquide céphalo-rachidien
Les larmes sans sang visible

Le liquide céphalo-rachidien

Explication

Le liquide céphalo-rachidien fait partie des liquides biologiques pouvant contaminer le soignant. La sueur sans sang visible n’est généralement pas considérée comme à risque pour le VIH, même si elle peut présenter d’autres risques infectieux.

8. Du sang n’est pas visible dans les urines, les selles, la sueur, les larmes, la salive ou les vomissures : quelle affirmation est juste concernant le risque de VIH ?

Ces liquides ne sont généralement pas considérés comme à risque pour le VIH en l’absence de sang visible.
Ces liquides présentent le même risque pour le VIH que le sang, même sans sang visible.
Ces liquides présentent un risque de VIH comparable au LCR, même sans sang visible.
Ces liquides sont considérés comme à risque pour le VIH dès qu’ils proviennent d’un patient.

Ces liquides ne sont généralement pas considérés comme à risque pour le VIH en l’absence de sang visible.

Explication

En l’absence de sang visible, ces liquides ne sont généralement pas considérés comme à risque pour le VIH, mais ils peuvent présenter d’autres risques infectieux. Le fait qu’ils proviennent d’un patient ne suffit pas à les classer comme à risque pour le VIH.

9. Une soignante a une coupure à la main avant de commencer son service : quelle mesure protège correctement la lésion ?

La couvrir avec un pansement imperméable, même s’il est souillé ou décollé.
La couvrir avec un pansement imperméable, propre et intact, et éviter de travailler avec une plaie ouverte non protégée.
La laisser découverte pendant les soins, à condition de porter des gants adaptés.
La couvrir avec un pansement perméable, même s’il est humide, puis poursuivre les soins habituels.

La couvrir avec un pansement imperméable, propre et intact, et éviter de travailler avec une plaie ouverte non protégée.

Explication

Toute plaie ou coupure doit être recouverte d’un pansement imperméable maintenu propre et intact, et une plaie ouverte non protégée ne doit pas être exposée au travail de soin. Un pansement souillé ou décollé ne répond pas à cette exigence.

10. Un soin expose au sang, puis le soignant doit réaliser un soin propre chez un autre patient : quelle conduite respecte les précautions requises ?

Porter des gants adaptés et les changer entre les soins, sans pratiquer l’hygiène des mains.
Porter les mêmes gants pour les deux patients si aucune déchirure n’est visible, puis pratiquer l’hygiène des mains.
Changer de gants entre les patients, mais les conserver entre le soin contaminant et le soin propre.
Porter des gants adaptés, les changer entre les patients et entre les soins contaminant et propre, puis pratiquer l’hygiène des mains.

Porter des gants adaptés, les changer entre les patients et entre les soins contaminant et propre, puis pratiquer l’hygiène des mains.

Explication

Les gants adaptés sont requis lorsque le soin expose au sang ou à des liquides biologiques; ils doivent être changés entre patients et entre soins contaminant et propre, avec une hygiène rigoureuse des mains. Des gants intacts ne justifient pas leur réutilisation entre ces soins.

11. Après une injection, un soignant envisage de recapuchonner l’aiguille avant de la jeter : comment évaluer ce geste ?

C’est une pratique sûre si l’aiguille est recapuchonnée avant d’être déposée dans une poubelle classique.
C’est une situation accidentogène à éviter, comme l’abandon d’un objet piquant sur le plan de travail.
C’est une pratique acceptable si l’aiguille n’a pas été en contact avec du sang visible.
C’est une situation à risque seulement si une autre personne manipule ensuite l’aiguille.

C’est une situation accidentogène à éviter, comme l’abandon d’un objet piquant sur le plan de travail.

Explication

Le recapuchonnage d’une aiguille après utilisation figure parmi les situations accidentogènes à éviter. L’absence de sang visible ne supprime pas le risque lié à la manipulation de l’aiguille.

12. Un soignant subit un accident d’exposition au sang réel : quelle démarche doit-il entreprendre sans délai ?

Choisir seul une conduite à tenir en se fondant sur un protocole ancien.
Se limiter à un signalement administratif et reporter l’évaluation médicale.
Attendre l’apparition de symptômes avant de contacter un professionnel de santé.
Appliquer le protocole de l’établissement et demander une évaluation médicale urgente.

Appliquer le protocole de l’établissement et demander une évaluation médicale urgente.

Explication

Un AEV réel exige l’application sans délai du protocole de l’établissement et une évaluation médicale urgente, car le suivi dépend des recommandations en vigueur. Attendre des symptômes retarde cette évaluation et n’est pas la conduite requise.

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Mémorisez les réponses avec 37 flashcards sur Accidents d’exposition aux virus.

Qu’est-ce qu’un accident d’exposition aux virus (AEV) ?

Une exposition d’un soignant à du sang ou à un liquide biologique potentiellement contaminant.

Par quelles voies un soignant peut-il être exposé lors d’un AEV ?

Par piqûre, coupure ou projection sur une muqueuse ou une peau lésée.

Quels virus transmissibles par le sang sont concernés par les AEV ?

Le VIH, le VHB et le VHC.

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