QCM : Pharmacodynamie et effets des médicaments (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction sépare la pharmacocinétique de la pharmacodynamie ?

La pharmacocinétique concerne les effets thérapeutiques, tandis que la pharmacodynamie concerne les effets indésirables.
La pharmacocinétique décrit le devenir du médicament dans l’organisme, tandis que la pharmacodynamie décrit ses effets sur l’organisme.
La pharmacocinétique décrit les effets du médicament, tandis que la pharmacodynamie décrit son absorption et son élimination.
La pharmacocinétique étudie les cibles du médicament, tandis que la pharmacodynamie étudie sa distribution dans les tissus.

La pharmacocinétique décrit le devenir du médicament dans l’organisme, tandis que la pharmacodynamie décrit ses effets sur l’organisme.

Explication

La pharmacocinétique porte notamment sur l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination, alors que la pharmacodynamie concerne les effets du médicament sur l’organisme. Confondre la pharmacodynamie avec le devenir du médicament inverse les deux notions.

2. Quelle définition du médicament correspond à l’article L5111-1 du Code de la santé publique ?

Une substance qui agit sur un micro-organisme afin de prévenir une infection ou d’en limiter la propagation.
Une substance destinée à soulager un symptôme, sans visée diagnostique ni modification d’une fonction de l’organisme.
Une substance destinée à guérir ou prévenir une maladie, à la diagnostiquer, ou à modifier une fonction de l’organisme.
Une substance utilisée pour corriger une fonction de l’organisme, à condition qu’elle traite une maladie déjà diagnostiquée.

Une substance destinée à guérir ou prévenir une maladie, à la diagnostiquer, ou à modifier une fonction de l’organisme.

Explication

La définition inclut les substances destinées à guérir ou prévenir une maladie, à la diagnostiquer, ainsi qu’à restaurer, corriger ou modifier une fonction de l’organisme. La définition ne se limite pas au traitement d’une maladie déjà diagnostiquée, puisqu’elle comprend aussi la prévention et le diagnostic.

3. Un médicament entraîne à la fois une amélioration clinique et un effet biologique défavorable : comment classer ces conséquences ?

L’amélioration est indésirable, tandis que l’effet défavorable est thérapeutique s’il est prévisible.
L’amélioration est pharmacologique, tandis que l’effet défavorable n’est pas un effet du médicament.
Ce sont deux effets pharmacologiques ; le premier est thérapeutique et le second est indésirable.
Les deux conséquences sont thérapeutiques, car elles résultent de l’action du médicament.

Ce sont deux effets pharmacologiques ; le premier est thérapeutique et le second est indésirable.

Explication

Les effets pharmacologiques comprennent toutes les conséquences biologiques du médicament : une conséquence favorable est thérapeutique et une conséquence défavorable est indésirable. Un effet défavorable reste donc un effet pharmacologique, contrairement à l’idée qu’il serait exclu de cette catégorie.

4. Quels sont les trois grands modes d’action d’un médicament ?

L’action non spécifique par propriétés physiques ou chimiques, l’action spécifique sur une cible et l’action sur un micro-organisme.
L’action thérapeutique, l’action indésirable et l’action diagnostique.
L’action par absorption, l’action par métabolisme et l’action par élimination.
L’action sur un récepteur, l’action sur une enzyme et l’action sur un transporteur.

L’action non spécifique par propriétés physiques ou chimiques, l’action spécifique sur une cible et l’action sur un micro-organisme.

Explication

Les trois catégories générales sont l’action non spécifique fondée sur des propriétés physiques ou chimiques, l’action spécifique sur une cible de l’organisme et l’action sur un micro-organisme. Les récepteurs, les enzymes et les transporteurs sont des cibles de l’action spécifique, et non trois modes généraux distincts.

5. Un médicament agit en se fixant sur un récepteur précis : en quoi son mécanisme diffère-t-il d’une action non spécifique ?

Il relève d’une action spécifique, tandis qu’une action non spécifique se fixe sur un transporteur de l’organisme.
Il relève d’une action non spécifique, tandis qu’une action spécifique repose sur des propriétés physiques sans cible précise.
Il agit sur un micro-organisme, tandis qu’une action non spécifique se fixe sur un récepteur ou une enzyme.
Il relève d’une action spécifique sur une cible, tandis qu’une action non spécifique repose sur des propriétés physico-chimiques sans cible précise.

Il relève d’une action spécifique sur une cible, tandis qu’une action non spécifique repose sur des propriétés physico-chimiques sans cible précise.

Explication

La fixation sur un récepteur correspond à une action spécifique, comme la fixation sur une enzyme ou un transporteur. Une action non spécifique ne vise pas de cible précise et repose plutôt sur des propriétés physico-chimiques.

6. Quels sont les quatre modes d’action non spécifiques présentés ?

La barrière physique, la lubrification, l’adsorption et la neutralisation.
La barrière physique, la fixation sur un récepteur, l’adsorption et la neutralisation.
La barrière physique, la lubrification, la complexation et l’action sur un micro-organisme.
La lubrification, l’activation enzymatique, l’adsorption et la neutralisation.

La barrière physique, la lubrification, l’adsorption et la neutralisation.

Explication

Les quatre modes sont la barrière physique, la lubrification, l’adsorption et la neutralisation. La fixation sur un récepteur est plutôt caractéristique d’une action spécifique, et ne fait pas partie de cette liste.

7. Lors d’une intoxication par un ion en excès, que fait un médicament chélateur dans une action par complexation ?

Il déplace l’ion à travers une membrane vers le milieu le moins concentré, puis l’élimination se fait dans la bile.
Il transforme l’ion en une molécule active, ensuite métabolisée et éliminée par le foie.
Il associe l’ion à une substance chélatrice pour former un complexe inactif, ensuite éliminé dans les urines ou les selles.
Il fixe l’ion sur un récepteur afin de bloquer son action, puis le complexe est éliminé par les poumons.

Il associe l’ion à une substance chélatrice pour former un complexe inactif, ensuite éliminé dans les urines ou les selles.

Explication

La complexation lie la substance toxique ou l’ion en excès au médicament chélateur et produit un complexe inactif éliminé dans les urines ou les selles. Le mécanisme ne consiste pas à transformer l’ion en une forme active avant son métabolisme hépatique.

8. Dans un effet osmotique à travers une membrane perméable à l’eau mais pas aux grosses molécules, que provoque un médicament qui ne traverse pas la membrane ?

Il attire les grosses molécules de l’autre côté, tandis que l’eau reste dans son milieu initial.
Il traverse la membrane avec l’eau et entraîne les grosses molécules vers le milieu le plus concentré.
Il laisse passer l’eau vers le milieu le moins concentré, tout en retenant les grosses molécules.
Il attire et retient l’eau de son côté, car l’eau se déplace vers le milieu le plus concentré.

Il attire et retient l’eau de son côté, car l’eau se déplace vers le milieu le plus concentré.

Explication

L’eau traverse la membrane vers le milieu le plus concentré, tandis que le médicament osmotique qui ne la traverse pas attire et retient l’eau de son côté. L’idée que l’eau se dirige vers le milieu le moins concentré inverse le sens du déplacement osmotique.

9. Un patient prend du charbon et un autre médicament oral : quel espacement des prises est recommandé pour limiter le piégeage de ce médicament ?

Espacer les prises d’au moins deux heures, car le charbon peut piéger d’autres médicaments.
Prendre le charbon après plusieurs jours de traitement, car il piège les médicaments dans le foie.
Prendre les deux médicaments ensemble, car le charbon favorise leur absorption digestive.
Espacer les prises d’une demi-heure, car le charbon agit principalement après son absorption sanguine.

Espacer les prises d’au moins deux heures, car le charbon peut piéger d’autres médicaments.

Explication

Le charbon peut piéger d’autres médicaments, dont les prises doivent être espacées d’au moins deux heures. Les prendre ensemble peut au contraire exposer l’autre médicament à ce piégeage.

10. Quelle stratégie consiste à empêcher un messager naturel de produire son effet en agissant sur son récepteur ?

Remplacer la substance manquante dans l’organisme
Freiner une enzyme pour modifier la production d’une substance
Bloquer le récepteur pour empêcher l’action du messager
Imiter le messager naturel en activant son récepteur

Bloquer le récepteur pour empêcher l’action du messager

Explication

Bloquer le récepteur empêche le messager naturel d’y exercer son effet. Imiter le messager correspond plutôt à l’action d’un agoniste, qui produit un effet similaire.

11. Chez une personne atteinte d’anémie de Biermer, pourquoi une injection intramusculaire de vitamine B12 peut-elle contourner le défaut d’absorption ?

Elle transforme la vitamine B12 en une forme absorbable par l’intestin sans facteur intrinsèque
Elle favorise la production intestinale de facteur intrinsèque
Elle augmente la production hépatique de vitamine B12 après son absorption orale
Elle permet à la vitamine B12 de passer directement dans le sang sans traverser l’intestin

Elle permet à la vitamine B12 de passer directement dans le sang sans traverser l’intestin

Explication

L’injection intramusculaire contourne l’intestin et permet à la vitamine B12 d’atteindre directement le sang. Une prise orale ne résout pas le défaut d’absorption lié à l’absence de facteur intrinsèque.

12. Comment appelle-t-on une molécule qui se fixe sur un récepteur ?

Un ligand
Un inhibiteur
Un transporteur
Un messager secondaire

Un ligand

Explication

Un ligand est défini par sa capacité à se fixer sur un récepteur. Un inhibiteur enzymatique, en revanche, agit en bloquant une enzyme.

13. Quel couple décrit correctement les effets du salbutamol et du bisoprolol ?

Le salbutamol ralentit le cœur par blocage des récepteurs β1, tandis que le bisoprolol dilate les bronches par activation des récepteurs β2
Le salbutamol dilate les bronches par activation des récepteurs β2, tandis que le bisoprolol ralentit le cœur par blocage des récepteurs β1
Le salbutamol ralentit le cœur par activation des récepteurs β1, tandis que le bisoprolol dilate les bronches par blocage des récepteurs β2
Le salbutamol dilate les bronches par blocage des récepteurs β2, tandis que le bisoprolol ralentit le cœur par activation des récepteurs β1

Le salbutamol dilate les bronches par activation des récepteurs β2, tandis que le bisoprolol ralentit le cœur par blocage des récepteurs β1

Explication

Le salbutamol est un agoniste β2 qui dilate les bronches, tandis que le bisoprolol est un antagoniste β1 qui ralentit le cœur. Leur rôle n’est donc pas inversé comme dans la réponse qui attribue la dilatation bronchique au bisoprolol.

14. Quel est l’effet direct d’un inhibiteur enzymatique sur la substance produite par l’enzyme ciblée ?

Il active l’enzyme et augmente la production de cette substance
Il se fixe sur la substance produite et en accélère l’élimination
Il bloque l’enzyme et réduit la production de cette substance
Il transporte la substance produite vers les cellules voisines

Il bloque l’enzyme et réduit la production de cette substance

Explication

En bloquant l’activité de l’enzyme, un inhibiteur enzymatique réduit la production de la substance issue de son action. L’activation de l’enzyme aurait plutôt tendance à accroître cette production.

15. Une personne commence à prendre une statine : quelle fabrication est directement freinée par ce médicament ?

La fabrication hépatique du cholestérol par inhibition de l’HMG-CoA réductase
L’absorption intestinale du cholestérol alimentaire par blocage d’un transporteur
La dégradation du cholestérol sanguin par activation d’une enzyme hépatique
La production intestinale des acides biliaires par inhibition de leur transporteur

La fabrication hépatique du cholestérol par inhibition de l’HMG-CoA réductase

Explication

Les statines inhibent l’HMG-CoA réductase et freinent ainsi la fabrication du cholestérol par le foie. Elles n’agissent pas sur le cholestérol apporté par l’alimentation, contrairement à ce que suggère l’option portant sur son absorption intestinale.

16. Comment les IEC contribuent-ils à abaisser la pression artérielle ?

Ils réduisent l’angiotensine II, relâchent les vaisseaux et diminuent la rétention d’eau
Ils augmentent l’angiotensine II, relâchent les vaisseaux et augmentent la rétention d’eau
Ils augmentent l’angiotensine II, resserrent les vaisseaux et diminuent la rétention d’eau
Ils réduisent l’angiotensine II, resserrent les vaisseaux et augmentent la rétention d’eau

Ils réduisent l’angiotensine II, relâchent les vaisseaux et diminuent la rétention d’eau

Explication

En inhibant l’enzyme de conversion, les IEC diminuent l’angiotensine II, ce qui relâche les vaisseaux et réduit la rétention d’eau. Une hausse de l’angiotensine II ne correspond pas à leur mécanisme.

17. Pourquoi un diurétique qui bloque un transporteur rénal de sodium peut-il augmenter le volume des urines ?

Le transporteur accélère l’élimination de l’eau sans modifier celle du sodium
Le rein retient davantage de sodium et rejette davantage d’eau
Le sodium retourne dans le sang et entraîne l’eau avec lui
Le sodium reste dans l’urine et entraîne l’eau avec lui

Le sodium reste dans l’urine et entraîne l’eau avec lui

Explication

Lorsque le transporteur rénal de sodium est bloqué, le sodium reste dans l’urine et entraîne l’eau, ce qui augmente le volume urinaire. Si le sodium retournait dans le sang, le mécanisme décrit ne serait pas celui qui favorise cette diurèse.

18. Quelle différence distingue un médicament bactéricide d’un médicament bactériostatique ?

Le bactéricide stimule l’immunité contre le germe, tandis que le bactériostatique bloque son entrée dans les cellules
Le bactéricide freine la multiplication du germe, tandis que le bactériostatique le détruit directement
Le bactéricide détruit le germe, tandis que le bactériostatique freine sa multiplication et laisse l’immunité achever l’élimination
Le bactéricide neutralise les toxines du germe, tandis que le bactériostatique accélère sa destruction par l’immunité

Le bactéricide détruit le germe, tandis que le bactériostatique freine sa multiplication et laisse l’immunité achever l’élimination

Explication

Un médicament bactéricide détruit le germe, alors qu’un médicament bactériostatique empêche sa multiplication et laisse le système immunitaire terminer le travail. Le bactériostatique ne se définit donc pas par une destruction directe du germe.

19. Pourquoi un traitement virostatique contre le VIH doit-il être poursuivi à vie ?

Parce que le traitement rend le VIH capable de se multiplier plus rapidement
Parce que le VIH persiste malgré ces traitements
Parce que les médicaments virostatiques détruisent progressivement les cellules immunitaires
Parce que l’arrêt du traitement empêche le système immunitaire de produire des anticorps

Parce que le VIH persiste malgré ces traitements

Explication

Le VIH persiste malgré les traitements virostatiques, ce qui impose de poursuivre le traitement à vie. Cette nécessité ne s’explique pas par une destruction des cellules immunitaires causée par les médicaments.

20. Quelle définition décrit un effet indésirable médicamenteux ?

Une réaction bénéfique et attendue survenant aux doses normales ou lors d’un mésusage
Une réaction nocive et non voulue survenant aux doses normales ou lors d’un mésusage
Une réaction nocive qui survient uniquement après une erreur de prescription
Une réaction non voulue qui résulte toujours d’une dose supérieure à la dose prescrite

Une réaction nocive et non voulue survenant aux doses normales ou lors d’un mésusage

Explication

Un effet indésirable est une réaction nocive et non voulue, qui peut survenir aux doses normales comme lors d’un mésusage. Le mésusage n’est pas une condition nécessaire, car un effet indésirable peut aussi apparaître dans des conditions normales d’utilisation.

21. Lorsqu’un traitement vise une maladie grave, comment évaluer l’équilibre entre son bénéfice et son risque ?

Le risque doit l’emporter sur le bénéfice lorsque la maladie traitée est grave
Le bénéfice doit l’emporter sur le risque, dont l’acceptabilité est identique pour toutes les maladies
Le bénéfice doit égaler le risque, dont l’acceptabilité dépend de la durée du traitement
Le bénéfice doit l’emporter sur le risque, dont l’acceptabilité dépend de la maladie traitée

Le bénéfice doit l’emporter sur le risque, dont l’acceptabilité dépend de la maladie traitée

Explication

L’utilisation d’un médicament se justifie lorsque son bénéfice l’emporte sur son risque, et le niveau de risque acceptable varie selon la maladie. Un même niveau de risque n’est donc pas jugé de façon identique pour toutes les maladies.

22. Quel est l’objectif de la pharmacovigilance ?

Surveiller les maladies et prévenir les risques liés à leur évolution naturelle
Évaluer l’efficacité des médicaments et choisir les doses adaptées à chaque patient
Surveiller les médicaments et prévenir les risques d’effets indésirables potentiels ou avérés
Contrôler la fabrication des médicaments et prévenir les erreurs de délivrance

Surveiller les médicaments et prévenir les risques d’effets indésirables potentiels ou avérés

Explication

La pharmacovigilance vise à surveiller les médicaments et à prévenir le risque d’effets indésirables, qu’ils soient potentiels ou avérés. L’évaluation de l’efficacité et le choix des doses ne définissent pas son objectif principal.

23. Après des prises répétées d’un médicament, la même dose produit moins d’effet et une dose supérieure devient nécessaire : quel phénomène cela illustre-t-il ?

La dépendance psychique, correspondant à un besoin du produit en cas de privation
La tolérance, correspondant à une adaptation de l’organisme au médicament
La dépendance physique, correspondant à un syndrome après l’arrêt brutal
L’addiction, correspondant à un usage compulsif malgré ses conséquences

La tolérance, correspondant à une adaptation de l’organisme au médicament

Explication

La tolérance est l’adaptation de l’organisme qui réduit l’effet obtenu avec une même dose après des prises répétées. La dépendance physique se caractérise plutôt par un risque de sevrage après un arrêt brutal.

24. Quelle distinction entre dépendance psychique et dépendance physique est correcte ?

La dépendance psychique entraîne un sevrage à l’arrêt brutal, tandis que la dépendance physique provoque une envie en cas de privation
La dépendance psychique correspond à une tolérance croissante, tandis que la dépendance physique implique un usage compulsif malgré ses conséquences
La dépendance psychique implique un besoin ou une envie en cas de privation, tandis que la dépendance physique peut entraîner un sevrage à l’arrêt brutal
La dépendance psychique résulte d’une modification de l’organisme, tandis que la dépendance physique correspond à une angoisse en cas de privation

La dépendance psychique implique un besoin ou une envie en cas de privation, tandis que la dépendance physique peut entraîner un sevrage à l’arrêt brutal

Explication

La dépendance psychique se manifeste par un besoin, une angoisse ou une envie irrépressible en cas de privation, tandis que la dépendance physique vient d’une modification de l’organisme et peut provoquer un sevrage. L’envie en cas de privation ne définit donc pas la dépendance physique.

25. Une personne poursuit compulsivement un usage malgré ses conséquences : quelle notion correspond à cette conduite ?

La dépendance psychique, qui désigne un besoin en cas de privation
L’addiction, qui associe dépendance, tolérance et sevrage
La dépendance physique, qui désigne une adaptation avec risque de sevrage
La tolérance, qui désigne la diminution de l’effet d’une dose répétée

L’addiction, qui associe dépendance, tolérance et sevrage

Explication

L’addiction correspond à un usage compulsif malgré ses conséquences et associe dépendance, tolérance et sevrage. La dépendance physique désigne plutôt une adaptation de l’organisme pouvant entraîner un sevrage.

26. Pourquoi la dose de warfarine doit-elle être ajustée selon l’INR ?

Parce que la dose efficace varie selon les associations médicamenteuses, sans lien avec la génétique
Parce que la dose efficace varie selon l’âge, mais reste dans une plage étroite pour tous les patients
Parce que la dose efficace peut varier de 1 à plus de 10 mg par jour selon le gène de l’enzyme cible
Parce que la dose efficace dépend de l’INR, qui indique directement le gène de l’enzyme cible

Parce que la dose efficace peut varier de 1 à plus de 10 mg par jour selon le gène de l’enzyme cible

Explication

La dose efficace de warfarine peut varier fortement, de 1 à plus de 10 mg par jour, en fonction du gène de l’enzyme cible ; l’ajustement selon l’INR est donc justifié. L’INR ne sert pas à identifier directement ce gène.

27. Qu’est-ce qui caractérise une interaction pharmacodynamique entre plusieurs médicaments ?

Les médicaments modifient à la fois leurs effets et leurs concentrations sanguines
Les médicaments modifient leurs concentrations sanguines sans modifier leurs effets respectifs
Les médicaments modifient leurs effets respectifs sans modifier leurs concentrations sanguines
Les médicaments n’ont pas d’effet sur leurs concentrations ni sur leurs effets respectifs

Les médicaments modifient leurs effets respectifs sans modifier leurs concentrations sanguines

Explication

Une interaction pharmacodynamique modifie les effets des médicaments associés sans changer leurs concentrations sanguines. Une modification des concentrations correspond plutôt à une interaction pharmacocinétique.

28. L’effet d’une association médicamenteuse dépasse la somme des effets de chaque médicament pris séparément : de quel type d’interaction s’agit-il ?

D’une synergie, où l’effet combiné dépasse la somme des effets
D’une addition, où l’effet combiné dépasse la somme des effets
D’un antagonisme, où un médicament renforce l’effet de l’autre
D’une addition, où chaque médicament s’oppose à l’effet de l’autre

D’une synergie, où l’effet combiné dépasse la somme des effets

Explication

Une synergie se produit lorsque l’effet de l’association dépasse la somme des effets séparés. Dans une addition, les effets se combinent par simple somme, sans dépasser celle-ci.

29. Quel risque augmente lors de l’association de morphine et d’une benzodiazépine, éventuellement avec de l’alcool ?

Un risque hémorragique accru et une diminution de la sédation
Une diminution de la dépression respiratoire et une efficacité antalgique accrue
Une sédation accrue et un risque plus élevé de dépression respiratoire
Une sédation réduite et un risque plus élevé de troubles du rythme

Une sédation accrue et un risque plus élevé de dépression respiratoire

Explication

L’association de morphine et d’une benzodiazépine, éventuellement avec de l’alcool, augmente la sédation et le risque de dépression respiratoire. Le risque hémorragique est plutôt associé à l’association d’un AVK et d’un antiagrégant.

30. Un patient prend du furosémide, du bisacodyl et de la digoxine à dose normale. Quel mécanisme peut accroître son risque de troubles du rythme ?

La baisse du potassium réduit la toxicité de la digoxine et favorise les troubles du rythme
La hausse du potassium provoquée par le furosémide diminue l’élimination de la digoxine
La baisse du potassium provoquée par les deux premiers médicaments augmente la toxicité de la digoxine
La hausse du potassium provoquée par la digoxine augmente la toxicité des deux premiers médicaments

La baisse du potassium provoquée par les deux premiers médicaments augmente la toxicité de la digoxine

Explication

Le furosémide et le bisacodyl peuvent diminuer le potassium ; l’hypokaliémie qui en résulte augmente la toxicité de la digoxine et le risque de troubles du rythme, même à dose normale. La baisse du potassium n’atténue donc pas la toxicité de la digoxine.

31. Quel effet recherché explique l’utilisation du fentanyl comme médicament opioïde ?

La réduction des nausées par inhibition des récepteurs dopaminergiques
La stimulation respiratoire et l’éveil par blocage des récepteurs opioïdes μ
La correction de la constipation par activation des récepteurs opioïdes μ
L’analgésie et la sédation par activation des récepteurs opioïdes μ

L’analgésie et la sédation par activation des récepteurs opioïdes μ

Explication

Le fentanyl est un agoniste des récepteurs opioïdes μ dont les effets recherchés sont l’analgésie et la sédation. Le blocage des récepteurs μ correspond plutôt à l’action de la naloxone, et non à celle du fentanyl.

32. Une personne porte un patch de fentanyl et doit le remplacer : quelle conduite réduit le risque de surdosage ?

Le remplacer après 72 heures, retirer l’ancien patch et appliquer une source de chaleur pour améliorer l’absorption
Le remplacer après 48 heures, conserver l’ancien patch et éviter d’exposer le patch à la chaleur
Le remplacer après 96 heures, conserver l’ancien patch et protéger le patch de l’humidité
Le remplacer après 72 heures, retirer l’ancien patch et éviter d’exposer le patch à la chaleur

Le remplacer après 72 heures, retirer l’ancien patch et éviter d’exposer le patch à la chaleur

Explication

Le patch se change toutes les 72 heures, après retrait de l’ancien, et la chaleur doit être évitée car elle expose au surdosage. Un remplacement plus fréquent, comme après 48 heures, ne correspond pas à l’intervalle indiqué.

33. Après une amélioration de la dépression respiratoire due à un morphinique grâce à la naloxone, pourquoi faut-il prolonger la surveillance ?

Parce que la naloxone se transforme progressivement en morphinique et provoque une nouvelle dépression respiratoire
Parce que la naloxone bloque durablement la respiration et exige une surveillance jusqu’à son élimination complète
Parce que l’effet de la naloxone peut cesser avant celui du morphinique, avec un risque de récidive respiratoire
Parce que l’effet du morphinique cesse avant celui de la naloxone, avec un risque de récidive respiratoire

Parce que l’effet de la naloxone peut cesser avant celui du morphinique, avec un risque de récidive respiratoire

Explication

La naloxone agit moins longtemps que la plupart des morphiniques, de sorte que la dépression respiratoire peut réapparaître et nécessiter une réinjection. L’idée que le morphinique cesse avant la naloxone inverse la différence de durée d’action.

34. Pourquoi associe-t-on la carbidopa à la lévodopa dans le traitement du déficit parkinsonien ?

La carbidopa agit en périphérie et transforme la dopamine en lévodopa, qui peut alors davantage atteindre le cerveau
La carbidopa empêche la lévodopa d’atteindre le cerveau afin de réduire la production centrale de dopamine
La carbidopa traverse la barrière hémato-encéphalique et transforme la lévodopa en dopamine directement dans le cerveau
La carbidopa agit en périphérie et limite la transformation de la lévodopa, qui peut alors davantage atteindre le cerveau

La carbidopa agit en périphérie et limite la transformation de la lévodopa, qui peut alors davantage atteindre le cerveau

Explication

La carbidopa ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique et freine en périphérie la transformation de la lévodopa en dopamine, ce qui permet à davantage de lévodopa d’atteindre le cerveau. Contrairement à une confusion possible, c’est la lévodopa, et non la carbidopa, qui atteint le cerveau pour contribuer à corriger le déficit.

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Que décrit la pharmacocinétique concernant le médicament ?

Ce que l’organisme fait au médicament.

Que décrit la pharmacodynamie concernant le médicament ?

Ce que le médicament fait à l’organisme.

Quelle définition du médicament donne l’article L5111-1 du Code de la santé publique ?

Une substance destinée à guérir ou prévenir une maladie, à la diagnostiquer, ou à restaurer, corriger ou modifier une fonction de l’organisme.

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