QCM : Vision de près (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’évaluation de la vision de près doit-elle être intégrée au bilan, quel que soit l’âge du patient ?

Parce qu’elle contribue à évaluer les capacités binoculaires du patient.
Parce qu’elle permet de déterminer la pression intraoculaire du patient.
Parce qu’elle mesure directement la vision des couleurs du patient.
Parce qu’elle remplace l’évaluation de la vision de loin du patient.

Parce qu’elle contribue à évaluer les capacités binoculaires du patient.

Explication

La vision de près fait partie de l’évaluation des capacités binoculaires et doit être examinée à tout âge. Elle ne remplace pas l’évaluation de la vision de loin, qui répond à un autre objectif.

2. Un patient présente une plainte en vision de près : quelle démarche permet de distinguer les fonctions potentiellement en cause ?

Rechercher uniquement une anomalie d’acuité, puisque les fonctions accommodatives et de convergence sont indépendantes.
Considérer que toute anomalie accommodative entraîne nécessairement un problème de convergence.
Attribuer la plainte à la convergence, puisque l’accommodation et la convergence désignent la même fonction.
Rechercher une cause accommodative ou un problème de convergence, car ces fonctions sont liées mais distinctes.

Rechercher une cause accommodative ou un problème de convergence, car ces fonctions sont liées mais distinctes.

Explication

Une plainte ou un résultat anormal en vision de près conduit à rechercher une cause accommodative ou un problème de convergence, deux fonctions liées neurophysiologiquement mais distinctes. Les confondre empêche de déterminer laquelle est en cause.

3. Quels éléments composent le bilan de vision de près ?

L’amplitude accommodative, la motilité oculaire, la vision des couleurs et l’acuité visuelle de loin.
Le retard accommodatif, la vision stéréoscopique, les réserves fusionnelles et la pression intraoculaire.
L’acuité visuelle, la pression intraoculaire, la vision des couleurs et la phorie dissociée.
L’acuité visuelle, le retard et l’amplitude accommodatifs, ainsi que la disparité de près ou la phorie associée.

L’acuité visuelle, le retard et l’amplitude accommodatifs, ainsi que la disparité de près ou la phorie associée.

Explication

Le bilan comprend l’acuité visuelle, le retard accommodatif, l’amplitude d’accommodation et la disparité de près ou la phorie associée. Les réserves fusionnelles peuvent faire partie de tests complémentaires, mais ne remplacent pas ces éléments du bilan de base.

4. Quel rôle le muscle ciliaire joue-t-il dans l’accommodation ?

Il règle le diamètre pupillaire et reçoit son innervation du nerf abducens (VI).
Il contrôle le processus actif de l’accommodation et reçoit son innervation du nerf oculomoteur commun (III).
Il sécrète l’humeur aqueuse et reçoit son innervation du nerf optique.
Il contrôle la convergence et reçoit son innervation du nerf trochléaire (IV).

Il contrôle le processus actif de l’accommodation et reçoit son innervation du nerf oculomoteur commun (III).

Explication

Le muscle ciliaire contrôle le processus actif de l’accommodation et est innervé par le nerf oculomoteur commun (III). La sécrétion de l’humeur aqueuse relève des procès ciliaires, et non du muscle ciliaire.

5. Quelle caractérisation générale correspond à l’accommodation ?

C’est un processus monoculaire et réflexe, organisé en quatre mécanismes anatomiques distincts.
C’est un processus monoculaire et volontaire, organisé en deux mécanismes neurophysiologiques distincts.
C’est un processus binoculaire uniquement réflexe, organisé en trois mécanismes neurophysiologiques distincts.
C’est un processus binoculaire, réflexe et volontaire, qui fait intervenir quatre mécanismes neurophysiologiques distincts.

C’est un processus binoculaire, réflexe et volontaire, qui fait intervenir quatre mécanismes neurophysiologiques distincts.

Explication

L’accommodation est binoculaire, peut être réflexe ou volontaire et fait intervenir quatre mécanismes neurophysiologiques distincts. La réduire à une réponse uniquement réflexe confond l’un de ses modes avec le processus général.

6. Quel phénomène caractérise l’accommodation tonique dans l’obscurité ?

En l’absence de stimulus visuel, elle entraîne une relaxation accommodative complète et supprime la myopie nocturne.
En présence d’une cible rapprochée, elle explique le dark focus par une accommodation volontaire d’environ 1,00 dioptrie.
En présence d’une cible floue, elle déclenche une accommodation d’environ 3,00 dioptries et explique la convergence fusionnelle.
En l’absence de stimulus visuel, elle explique le dark focus et la myopie nocturne, avec une accommodation d’environ 1,00 dioptrie.

En l’absence de stimulus visuel, elle explique le dark focus et la myopie nocturne, avec une accommodation d’environ 1,00 dioptrie.

Explication

L’accommodation tonique intervient sans stimulus visuel et explique le dark focus ainsi que la myopie nocturne ; dans l’obscurité, l’accommodation est d’environ 1,00 dioptrie. Une cible floue relève plutôt de l’accommodation réflexe.

7. Comment définir la convergence des deux yeux ?

Comme une adduction simultanée des deux yeux, qui peut être asymétrique.
Comme une adduction alternée des deux yeux, qui est nécessairement symétrique.
Comme une rotation simultanée des deux yeux, qui peut être asymétrique.
Comme une abduction simultanée des deux yeux, qui est nécessairement symétrique.

Comme une adduction simultanée des deux yeux, qui peut être asymétrique.

Explication

La convergence est l’adduction simultanée des deux yeux, et elle n’est pas nécessairement symétrique. La qualifier de nécessairement symétrique contredit cette possibilité d’asymétrie.

8. Quelle distinction décrit correctement la convergence fusionnelle et la convergence accommodative ?

La convergence fusionnelle aide à fusionner deux images disparates par l’action réflexe et volontaire des adducteurs ; la convergence accommodative répond à un stimulus d’accommodation selon la relation AC/C.
La convergence fusionnelle est une adduction simultanée nécessairement symétrique ; la convergence accommodative correspond à une divergence déclenchée par une image floue.
La convergence fusionnelle répond à un stimulus sollicitant l’accommodation selon la relation AC/C ; la convergence accommodative fusionne deux images disparates par l’action réflexe et volontaire des adducteurs.
La convergence fusionnelle résulte du relâchement des adducteurs lors de la fusion ; la convergence accommodative dépend de la disparité des images indépendamment de l’accommodation.

La convergence fusionnelle aide à fusionner deux images disparates par l’action réflexe et volontaire des adducteurs ; la convergence accommodative répond à un stimulus d’accommodation selon la relation AC/C.

Explication

La convergence fusionnelle mobilise les muscles adducteurs, de façon réflexe et volontaire, pour fusionner deux images disparates ; la convergence accommodative est une réponse de vergence au stimulus d’accommodation, liée par AC/C. La seconde description proposée inverse les mécanismes associés aux deux formes de convergence.

9. Chez une personne non presbyte, quel rôle peut jouer la vision de près dans l’évaluation des plaintes visuelles ?

Elle mesure principalement la sensibilité au contraste et permet de corriger les plaintes rétiniennes.
Elle sert surtout à déterminer la réfraction de loin et à expliquer les plaintes liées à l’acuité de loin.
Elle constitue une composante visuo-motrice pouvant expliquer et aider à traiter de nombreuses plaintes.
Elle évalue principalement la vision des couleurs et oriente le traitement des plaintes chromatiques.

Elle constitue une composante visuo-motrice pouvant expliquer et aider à traiter de nombreuses plaintes.

Explication

La vision de près chez le non-presbyte est une composante visuo-motrice susceptible d’expliquer et d’aider à traiter de nombreuses plaintes. La réfraction de loin peut éclairer certaines difficultés, mais elle ne décrit pas à elle seule le rôle visuo-moteur de la vision de près.

10. Un test de vision de près donne un résultat anormal isolé chez un patient ; quelle démarche permet le mieux d’établir un diagnostic précis ?

Écarter les résultats normaux et choisir le traitement en fonction du signe le plus marqué.
Confronter les résultats normaux et anormaux pour isoler la cause, puis choisir un testing adapté aux plaintes.
Retenir le résultat anormal comme diagnostic et répéter le même test pour confirmer la conclusion.
Attribuer le résultat anormal à une cause accommodative et prescrire un test de réfraction de loin.

Confronter les résultats normaux et anormaux pour isoler la cause, puis choisir un testing adapté aux plaintes.

Explication

Un résultat anormal isolé ne suffit pas à établir un diagnostic précis : il faut interpréter conjointement les résultats afin d’isoler la cause et d’adapter les examens aux plaintes. Répéter le même test ne remplace pas cette interprétation croisée.

11. À 40 cm, quelle valeur correspond à la norme du lag accommodatif et à sa marge de variation ?

+0,50 δ±0,25 δ+0{,}50\,\delta \pm 0{,}25\,\delta
−0,50 δ±0,25 δ-0{,}50\,\delta \pm 0{,}25\,\delta
+0,25 δ±0,50 δ+0{,}25\,\delta \pm 0{,}50\,\delta
+1,00 δ±0,25 δ+1{,}00\,\delta \pm 0{,}25\,\delta

$$+0{,}50\,\delta \pm 0{,}25\,\delta$$

Explication

À 40 cm, la norme du lag accommodatif est de +0,50 δ+0{,}50\,\delta, avec une marge de ±0,25 δ\pm 0{,}25\,\delta. Une valeur négative inverse le signe attendu du lag normal.

12. Une première mesure du lag accommodatif est anormale ; quelle précaution est recommandée avant de tirer une conclusion ?

Répéter la première mesure avec la même méthode et retenir la moyenne.
Conclure à un dysfonctionnement accommodatif sans autre mesure.
Remplacer la mesure par une évaluation de l’acuité visuelle de près.
Effectuer une seconde mesure en utilisant une autre méthode.

Effectuer une seconde mesure en utilisant une autre méthode.

Explication

Lorsqu’une mesure du lag est anormale, une seconde mesure par une autre méthode est recommandée. Répéter exactement la même méthode ne répond pas à cette recommandation de vérification indépendante.

13. Quel ensemble de facteurs peut être associé à un lag accommodatif inférieur à la norme ?

Une insuffisance accommodative, un spasme accommodatif ou une ésophorie mal compensée.
Une insuffisance accommodative, une presbytie débutante ou une réfraction de loin trop concave.
Une ésophorie mal compensée, un excès accommodatif ou une réfraction de loin trop convexe.
Un spasme ou un excès accommodatif, ou une exophorie mal compensée pouvant entraîner l’accommodation.

Un spasme ou un excès accommodatif, ou une exophorie mal compensée pouvant entraîner l’accommodation.

Explication

Un lag inférieur à la norme peut être associé à un spasme ou à un excès accommodatif, ainsi qu’à une exophorie mal compensée, qui peut entraîner l’accommodation par la relation accommodation-convergence. L’insuffisance accommodative et l’ésophorie mal compensée sont plutôt associées à un lag supérieur à la norme.

14. Quel tableau peut être associé à un lag accommodatif supérieur à la norme ?

Une insuffisance accommodative, une presbytie débutante, une réfraction de loin trop concave ou une ésophorie mal compensée.
Un spasme accommodatif, un excès accommodatif, une réfraction de loin trop concave ou une exophorie mal compensée.
Un excès accommodatif, une presbytie débutante, une réfraction de loin trop concave ou une ésophorie mal compensée.
Une insuffisance accommodative, une presbytie débutante, une réfraction de loin trop convexe ou une exophorie mal compensée.

Une insuffisance accommodative, une presbytie débutante, une réfraction de loin trop concave ou une ésophorie mal compensée.

Explication

Un lag supérieur à la norme peut être associé à une insuffisance accommodative, à une presbytie débutante, à une réfraction de loin trop concave ou à une ésophorie mal compensée. L’exophorie mal compensée est plutôt associée à un lag inférieur à la norme.

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À quel âge faut-il évaluer la vision de près ?

À tout âge.

À quelle évaluation la vision de près appartient-elle aussi ?

À l’évaluation des capacités binoculaires.

Quelles causes rechercher après une plainte ou un résultat anormal en vision de près ?

Une cause accommodative ou un problème de convergence.

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