QCM : Accidents vasculaires cérébraux (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux un accident vasculaire cérébral ?

Un déficit brutal d’une fonction cérébrale focale d’origine vasculaire
Un déficit moteur diffus provoqué par une atteinte médullaire
Une altération progressive de plusieurs fonctions cérébrales d’origine métabolique
Une douleur crânienne isolée liée à une anomalie musculaire

Un déficit brutal d’une fonction cérébrale focale d’origine vasculaire

Explication

Un AVC correspond à l’apparition brutale d’un déficit cérébral focal dont la cause est vasculaire. Un déficit diffus ou une évolution progressive ne correspond pas à cette définition, même si certaines affections neurologiques peuvent les provoquer.

2. Dans un AVC, quelle relation existe entre la lésion cérébrale et la lésion vasculaire ?

La lésion cérébrale constitue la cause immédiate et la lésion vasculaire une conséquence
La lésion vasculaire explique le déficit et la lésion cérébrale en explique la cause
Les deux lésions expliquent directement le déficit sans relation causale distincte
La lésion cérébrale explique le déficit et la lésion vasculaire en explique la cause

La lésion cérébrale explique le déficit et la lésion vasculaire en explique la cause

Explication

La lésion cérébrale est responsable du déficit observé, tandis que la lésion vasculaire sous-jacente constitue la cause immédiate de l’AVC. Inverser ces rôles conduit à confondre la conséquence cérébrale avec le mécanisme vasculaire.

3. Quelle conséquence peut avoir l’occlusion d’une artère cérébrale selon sa durée et ses effets sur le tissu cérébral ?

Elle entraîne une thrombophlébite cérébrale ou une embolie pulmonaire
Elle peut provoquer une ischémie constituée ou transitoire
Elle cause une inflammation cérébrale diffuse ou une compression médullaire
Elle provoque une hémorragie méningée ou un hématome

Elle peut provoquer une ischémie constituée ou transitoire

Explication

L’occlusion artérielle entraîne une ischémie, dite constituée lorsqu’elle provoque un infarctus et transitoire lorsqu’elle correspond à un accident ischémique transitoire. Les hémorragies résultent d’une rupture artérielle, tandis que la thrombophlébite cérébrale concerne l’occlusion veineuse.

4. Quelles artères alimentent respectivement les territoires carotidien et vertébro-basilaire du cerveau ?

Une carotide pour le territoire carotidien, deux basilaire et deux vertébrales pour le territoire vertébro-basilaire
Une basilaire pour le territoire carotidien, deux carotides et deux vertébrales pour le territoire vertébro-basilaire
Deux vertébrales pour le territoire carotidien, deux carotides et une basilaire pour le territoire vertébro-basilaire
Deux carotides pour le territoire carotidien, deux vertébrales et une basilaire pour le territoire vertébro-basilaire

Deux carotides pour le territoire carotidien, deux vertébrales et une basilaire pour le territoire vertébro-basilaire

Explication

Le territoire carotidien reçoit son apport de deux artères carotides, alors que le territoire vertébro-basilaire dépend de deux artères vertébrales et de l’artère basilaire. Les autres propositions échangent ou modifient les artères d’apport des deux territoires.

5. Quel est le rôle principal des artères communicantes du cercle de Willis ?

Provoquer la dilatation des artères lors d’une baisse de pression
Transporter le sang veineux du cerveau vers le cœur
Relier les différents territoires cérébraux entre eux
Constituer les principales artères nourrissant chaque territoire cérébral

Relier les différents territoires cérébraux entre eux

Explication

Les artères communicante antérieure et communicantes postérieures assurent des communications entre les territoires cérébraux au sein du cercle de Willis. Elles ne correspondent pas aux artères cérébrales principales et n’ont pas de fonction veineuse ou contractile.

6. Quelle estimation décrit l’incidence annuelle des AVC en France ?

Environ 150 000 cas par an, soit un AVC toutes les quatre minutes
Environ 500 000 cas par an, soit un AVC toutes les deux minutes
Environ 15 000 cas par an, soit un AVC toutes les quarante minutes
Environ 1 500 000 cas par an, soit plusieurs AVC chaque minute

Environ 150 000 cas par an, soit un AVC toutes les quatre minutes

Explication

L’incidence française est estimée à environ 150 000 AVC par an, ce qui correspond approximativement à un AVC toutes les quatre minutes. Les autres chiffres ne correspondent pas à l’estimation nationale fournie.

7. Quelle affirmation décrit correctement l’âge des patients victimes d’un AVC ?

L’âge moyen est de 84 ans, avec 10 % des patients âgés de moins de 65 ans
L’âge moyen est de 54 ans, avec 10 % des patients âgés de moins de 35 ans
L’âge moyen est de 74 ans, avec 25 % des patients âgés de moins de 65 ans
L’âge moyen est de 64 ans, avec 25 % des patients âgés de moins de 55 ans

L’âge moyen est de 74 ans, avec 25 % des patients âgés de moins de 65 ans

Explication

L’âge moyen des patients victimes d’un AVC est de 74 ans, mais une part importante est plus jeune : 25 % a moins de 65 ans et 10 % moins de 45 ans. Les autres propositions modifient l’âge moyen ou les seuils d’âge rapportés.

8. Quelle combinaison décrit correctement la gravité épidémiologique des AVC ?

Deuxième cause de handicap, première cause de démence et première cause de décès
Première cause de handicap, deuxième cause de démence et deuxième cause de décès
Troisième cause de handicap, deuxième cause de démence et première cause de décès
Première cause de handicap, première cause de démence et troisième cause de décès

Première cause de handicap, deuxième cause de démence et deuxième cause de décès

Explication

Les AVC constituent la première cause de handicap, la deuxième cause de démence et la deuxième cause de décès, tout en étant la première cause de décès chez les femmes. La proposition la plus plausible inverse ou modifie plusieurs de ces classements.

9. Quelle répartition correspond à la fréquence des différents types d’AVC ?

70 % d’AVC ischémiques et 30 % d’AVC hémorragiques, dont 20 % d’hématomes intraparenchymateux et 10 % d’hémorragies méningées
85 % d’AVC ischémiques et 15 % d’AVC hémorragiques, dont 10 % d’hématomes intraparenchymateux et 5 % d’hémorragies méningées
15 % d’AVC ischémiques et 85 % d’AVC hémorragiques, dont 10 % d’hématomes intraparenchymateux et 5 % d’hémorragies méningées
85 % d’AVC ischémiques et 15 % d’AVC hémorragiques, dont 5 % d’hématomes intraparenchymateux et 10 % d’hémorragies méningées

85 % d’AVC ischémiques et 15 % d’AVC hémorragiques, dont 10 % d’hématomes intraparenchymateux et 5 % d’hémorragies méningées

Explication

Les AVC ischémiques représentent 85 % des cas, tandis que les AVC hémorragiques en représentent 15 %, répartis entre 10 % d’hématomes intraparenchymateux et 5 % d’hémorragies méningées. Une inversion des proportions ou un échange entre les deux formes hémorragiques donne une répartition incorrecte.

10. Quel examen permet de différencier un infarctus cérébral d’une hémorragie cérébrale lorsqu’ils présentent des signes cliniques similaires ?

Le dosage de la glycémie
L’examen neurologique seul
L’évaluation de la pression artérielle
L’imagerie cérébrale

L’imagerie cérébrale

Explication

L’imagerie cérébrale est nécessaire pour distinguer l’infarctus de l’hémorragie, car la clinique ne permet pas cette différenciation avec certitude. L’examen neurologique seul peut confirmer un déficit focal, mais il ne précise pas sa nature hémorragique ou ischémique.

11. Quelle combinaison décrit le mieux les caractéristiques communes d’un accident vasculaire cérébral ?

Fièvre initiale, atteinte méningée, déficit variable
Installation brutale, atteinte focale, déficit maximal d’emblée
Installation progressive, atteinte diffuse, déficit fluctuant
Douleur constante, atteinte bilatérale, déficit retardé

Installation brutale, atteinte focale, déficit maximal d’emblée

Explication

Un AVC se caractérise habituellement par une installation brutale, un déficit focal et un déficit maximal dès le début. Une installation progressive ou une atteinte diffuse orientent davantage vers d’autres mécanismes neurologiques.

12. Chez un patient présentant un AVC, de quel côté les symptômes neurologiques apparaissent-ils généralement par rapport à la lésion cérébrale ?

Alternativement des deux côtés
Du même côté que la lésion
Du côté opposé à la lésion
Sans relation avec le siège de la lésion

Du côté opposé à la lésion

Explication

Les symptômes d’un AVC sont généralement controlatéraux à la lésion cérébrale en raison de l’organisation croisée de nombreuses voies motrices et sensitives. Une atteinte ipsilatérale ne constitue donc pas la présentation habituelle d’une lésion hémisphérique.

13. Quel tableau évoque le mieux une occlusion de l’artère cérébrale moyenne superficielle ?

Hémiplégie brachiofaciale, hémianesthésie et hémianopsie latérale homonyme
Hémiparésie crurale, troubles sphinctériens et syndrome frontal
Ataxie homolatérale, dysmétrie et signes alternes
Hémianopsie isolée avec hémianesthésie prédominante

Hémiplégie brachiofaciale, hémianesthésie et hémianopsie latérale homonyme

Explication

L’occlusion de l’ACM superficielle atteint surtout les territoires représentatifs de la face et du membre supérieur, avec hémianesthésie et hémianopsie associées. Une prédominance crurale et un syndrome frontal orientent plutôt vers une atteinte de l’ACA.

14. Quelle association entre l’hémisphère atteint et le déficit attendu est correcte dans le territoire de l’artère cérébrale moyenne ?

Hémisphère dominant : ataxie ; hémisphère non dominant : dysmétrie
Hémisphère dominant : hémianopsie ; hémisphère non dominant : aphasie
Hémisphère dominant : aphasie ; hémisphère non dominant : négligence
Hémisphère dominant : négligence ; hémisphère non dominant : aphasie

Hémisphère dominant : aphasie ; hémisphère non dominant : négligence

Explication

Une lésion de l’hémisphère dominant peut perturber les réseaux du langage et provoquer une aphasie, tandis qu’une lésion du côté non dominant peut entraîner une négligence. La négligence et l’aphasie ne s’attribuent donc pas habituellement aux mêmes dominances hémisphériques.

15. Quel déficit est particulièrement caractéristique d’une atteinte de l’artère cérébrale antérieure ?

Une hémianopsie homonyme avec hémianesthésie prédominante
Une hémiplégie brachiofaciale associée à une hémianopsie homonyme
Une hémiparésie à prédominance crurale associée à un syndrome frontal
Une ataxie avec dysmétrie homolatérale et vertiges

Une hémiparésie à prédominance crurale associée à un syndrome frontal

Explication

L’atteinte de l’ACA touche préférentiellement les régions motrices et sensitives de la jambe et peut s’accompagner d’un syndrome frontal. Le déficit brachiofacial avec hémianopsie correspond davantage au territoire de l’ACM.

16. Quel tableau peut résulter d’un infarctus vertébro-basilaire ?

Une hémiparésie crurale avec troubles sphinctériens
Un syndrome alterne ou un infarctus cérébelleux avec ataxie
Une hémianopsie isolée avec hémianesthésie
Une aphasie isolée avec hémiplégie brachiofaciale

Un syndrome alterne ou un infarctus cérébelleux avec ataxie

Explication

Un infarctus vertébro-basilaire peut atteindre le tronc cérébral et produire un syndrome alterne, ou toucher le cervelet avec dysmétrie homolatérale et ataxie. Les tableaux dominés par l’aphasie ou la prédominance crurale correspondent plutôt à des territoires antérieur ou moyen.

17. Quelle définition correspond à une unité neuro-vasculaire ?

Une unité spécialisée assurant accueil continu, traitement et rééducation précoce des AVC
Une structure réservée à l’imagerie cérébrale réalisée pendant les heures ouvrables
Une consultation spécialisée intervenant après la sortie de l’hôpital
Une unité de soins généraux accueillant les AVC selon les lits disponibles

Une unité spécialisée assurant accueil continu, traitement et rééducation précoce des AVC

Explication

L’UNV est dédiée à la prise en charge continue des patients victimes d’AVC, depuis le diagnostic et le traitement jusqu’à la rééducation précoce. Elle se distingue ainsi d’une prise en charge conventionnelle non spécifiquement organisée pour les AVC.

18. Chez quels patients le bénéfice des unités neuro-vasculaires est-il observé ?

Chez les patients traités rapidement mais sélectionnés selon leur sexe
Chez les patients jeunes présentant un déficit de gravité modérée
Chez les patients de tout âge, quelle que soit la gravité ou le sexe
Chez les patients sans comorbidité et avec un AVC peu étendu

Chez les patients de tout âge, quelle que soit la gravité ou le sexe

Explication

Les UNV réduisent significativement les décès, la dépendance et les complications indépendamment de l’âge, de la gravité et du sexe. Limiter leur bénéfice aux patients jeunes ou peu graves ne correspond donc pas aux données établies.

19. Quelle démarche appartient au parcours préhospitalier d’un patient suspect d’AVC ?

Réaliser la rééducation initiale avant toute orientation hospitalière
Alerter les spécialistes, transmettre les données utiles et organiser un transport rapide adapté
Attendre l’évolution des symptômes avant de contacter l’équipe spécialisée
Transporter le patient sans préciser l’heure de début ni ses traitements

Alerter les spécialistes, transmettre les données utiles et organiser un transport rapide adapté

Explication

Le parcours préhospitalier comprend l’appel du neurologue, de l’urgentiste et du radiologue, la transmission des informations cliniques essentielles et le transport rapide vers une structure adaptée. Attendre l’évolution ou omettre l’heure de début retarde l’évaluation et les décisions thérapeutiques.

20. Quelle série de mesures correspond à la prise en charge initiale à l’arrivée d’un patient suspect d’AVC ?

Une perfusion hypertonique, bilan limité, examen moteur et imagerie réalisée après stabilisation prolongée
Deux voies veineuses, sérum salé à 0,9 %, constantes, glycémie, bilan, NIHSS et imagerie artérielle
Une mesure de la tension, électrocardiogramme seul, examen somatique et scanner sans exploration artérielle
Une voie veineuse, sérum glucosé, radiographie thoracique et surveillance clinique différée

Deux voies veineuses, sérum salé à 0,9 %, constantes, glycémie, bilan, NIHSS et imagerie artérielle

Explication

La prise en charge initiale associe deux voies veineuses périphériques, du sérum salé à 0,9 %, le contrôle des constantes et de la glycémie, un bilan sanguin, le NIHSS et l’imagerie cérébrale avec étude des artères intracrâniennes. Les autres propositions omettent plusieurs étapes essentielles ou introduisent des mesures non prévues.

21. Chez un patient présentant une diminution de la perfusion cérébrale, quelle zone peut encore être sauvée avant l’apparition d’une nécrose constituée ?

Le territoire cérébral normal, qui apparaît après l’installation de la nécrose
La pénombre ischémique, dont le tissu reste potentiellement récupérable
La substance blanche profonde, qui résiste toujours à l’ischémie prolongée
La nécrose constituée, dont le tissu reste fonctionnel malgré l’hypoperfusion

La pénombre ischémique, dont le tissu reste potentiellement récupérable

Explication

La pénombre ischémique correspond à un tissu hypoperfusé mais potentiellement récupérable avant la nécrose. La nécrose constituée, contrairement à la pénombre, représente une lésion irréversible.

22. Chez un patient éligible à une thrombolyse intraveineuse après un infarctus cérébral aigu, quelle affirmation respecte les fenêtres thérapeutiques indiquées ?

La ténectéplase est administrée à 0,9 mg/kg, tandis que l’alteplase est administrée à 0,25 mg/kg
L’extension jusqu’à 9 heures s’applique à tout patient, indépendamment des résultats de l’imagerie de perfusion
L’alteplase ou la ténectéplase peut être proposée avant 4 h 30, avec extension à 9 heures après sélection par imagerie
La thrombolyse intraveineuse est réservée aux patients traités avant 6 heures, sans recours à une sélection radiologique

L’alteplase ou la ténectéplase peut être proposée avant 4 h 30, avec extension à 9 heures après sélection par imagerie

Explication

La fenêtre standard de thrombolyse intraveineuse est avant 4 h 30, avec une extension possible jusqu’à 9 heures chez certains patients sélectionnés par imagerie de perfusion. La prolongation n’est donc pas automatique et dépend d’une sélection radiologique.

23. Jusqu’à quelle durée après le début des symptômes une thrombectomie mécanique peut-elle être envisagée chez certains patients sélectionnés par imagerie de perfusion ?

Jusqu’à 12 heures
Jusqu’à 48 heures
Jusqu’à 9 heures
Jusqu’à 24 heures

Jusqu’à 24 heures

Explication

La thrombectomie mécanique est proposée avant 6 heures et peut être étendue jusqu’à 24 heures chez des patients sélectionnés par imagerie de perfusion. La limite de 9 heures concerne plutôt l’extension de certaines indications de thrombolyse intraveineuse.

24. Que décrit le mieux la thrombectomie mécanique dans la prise en charge d’un infarctus cérébral aigu ?

Le retrait mécanique du caillot artériel, seul ou associé à une thrombolyse
La prévention secondaire par antiagrégant, instaurée après la phase de reperfusion
La réduction de la pression artérielle, destinée à limiter l’extension de l’œdème cérébral
La dissolution médicamenteuse du caillot, réalisée sans dispositif endovasculaire

Le retrait mécanique du caillot artériel, seul ou associé à une thrombolyse

Explication

La thrombectomie mécanique consiste à retirer le caillot de l’artère au moyen d’une intervention mécanique, seule ou associée à une thrombolyse. La dissolution médicamenteuse correspond à la thrombolyse et ne définit pas la thrombectomie.

25. Quelle distinction caractérise correctement l’athérosclérose carotidienne par rapport à une microangiopathie profonde ?

Elle touche une artériole profonde et provoque principalement des infarctus lacunaires liés à l’hypertension
Elle concerne les veines cérébrales et provoque une congestion par obstruction du drainage veineux
Elle atteint les capillaires cérébraux et entraîne surtout une rupture de la barrière hématoencéphalique
Elle touche une grosse artère et peut provoquer un AVC par mécanisme thromboembolique, thrombotique ou hémodynamique

Elle touche une grosse artère et peut provoquer un AVC par mécanisme thromboembolique, thrombotique ou hémodynamique

Explication

L’athérosclérose carotidienne est une macroangiopathie des grosses artères, pouvant provoquer plusieurs mécanismes d’AVC ischémique. La microangiopathie profonde concerne plutôt les artérioles et est associée aux infarctus lacunaires.

26. Quelle stratégie correspond à la prise en charge d’une sténose carotidienne selon son caractère opérable ?

Une sténose opérable est traitée par anticoagulation, tandis qu’une sténose non opérable reçoit une thrombolyse urgente
Une sténose opérable peut relever d’une endartériectomie, tandis qu’une sténose non opérable reçoit un traitement médical adapté
Une sténose opérable reçoit une angioplastie systématique, tandis qu’une sténose non opérable relève d’une endartériectomie différée
Une sténose opérable fait l’objet d’une simple surveillance, tandis qu’une sténose non opérable impose une chirurgie carotidienne

Une sténose opérable peut relever d’une endartériectomie, tandis qu’une sténose non opérable reçoit un traitement médical adapté

Explication

L’endartériectomie est destinée à une sténose carotidienne jugée opérable, alors qu’une sténose non opérable relève d’un traitement médical pouvant associer antiagrégant, statine, angioplastie et surveillance. Confondre les deux situations inverse la logique de prise en charge.

27. Par quel mécanisme la fibrillation auriculaire peut-elle provoquer un accident vasculaire cérébral ischémique ?

Elle entraîne une rupture directe d’une artère cérébrale par élévation intermittente de la pression artérielle
Elle provoque une occlusion progressive des artérioles profondes par épaississement chronique de leur paroi
Elle favorise la stagnation sanguine dans les oreillettes, la formation de caillots et leur embolisation cérébrale
Elle réduit la viscosité sanguine et empêche la formation de thrombi dans les cavités cardiaques

Elle favorise la stagnation sanguine dans les oreillettes, la formation de caillots et leur embolisation cérébrale

Explication

La fibrillation auriculaire favorise la stase sanguine dans les oreillettes, ce qui peut entraîner la formation de caillots puis leur embolisation vers les artères cérébrales. L’occlusion des artérioles profondes relève plutôt de la microangiopathie hypertensive.

28. Quels éléments composent une prévention secondaire adaptée après un accident vasculaire cérébral ischémique ?

Une rééducation motrice sans traitement vasculaire, complétée par une surveillance radiologique régulière
Une chirurgie carotidienne pour chaque patient, associée à une anticoagulation sans recherche étiologique
Une thrombolyse répétée, une restriction hydrique prolongée et une surveillance neurologique isolée
Le contrôle des facteurs de risque, un antithrombotique adapté à l’étiologie et une prise en charge rééducative

Le contrôle des facteurs de risque, un antithrombotique adapté à l’étiologie et une prise en charge rééducative

Explication

La prévention secondaire associe la réduction des facteurs de risque cardiovasculaire, un traitement antithrombotique choisi selon l’étiologie et la rééducation. Une rééducation isolée ne traite pas les mécanismes vasculaires responsables du risque de récidive.

29. Quelle définition correspond le mieux à un accident ischémique transitoire ?

Un déficit neurologique durable lié à une nécrose cérébrale visible dès les premières heures sur l’imagerie
Un épisode bref de dysfonction neurologique focale, d’origine cérébrale ou rétinienne ischémique, sans lésion identifiable en imagerie
Une perte de connaissance prolongée due à une diminution globale et diffuse de la perfusion cérébrale
Un trouble neurologique progressif associé à une lésion cérébrale inflammatoire identifiable en imagerie

Un épisode bref de dysfonction neurologique focale, d’origine cérébrale ou rétinienne ischémique, sans lésion identifiable en imagerie

Explication

L’AIT est un épisode bref, typiquement inférieur à une heure, dû à une ischémie focale cérébrale ou rétinienne sans lésion cérébrale identifiable. Un infarctus cérébral constitué se distingue par une lésion nécrotique identifiable et un déficit pouvant persister.

30. Quelle association chiffrée décrit correctement le lien entre accident ischémique transitoire et infarctus cérébral ?

Environ 5 % des infarctus sont précédés d’un AIT, et 50 % des patients ayant eu un AIT ont un infarctus dans le mois
Environ 30 % des infarctus sont précédés d’un AIT, et 10 % des patients ayant eu un AIT ont un infarctus dans le mois
Environ 50 % des infarctus sont précédés d’un AIT, et 5 % des patients ayant eu un AIT ont un infarctus dans l’année
Environ 10 % des infarctus sont précédés d’un AIT, et 30 % des patients ayant eu un AIT ont un infarctus dans la semaine

Environ 30 % des infarctus sont précédés d’un AIT, et 10 % des patients ayant eu un AIT ont un infarctus dans le mois

Explication

Environ 30 % des infarctus cérébraux sont précédés d’un AIT, et environ 10 % des patients ayant présenté un AIT développent un infarctus constitué dans le mois. Les autres associations inversent ou modifient ces proportions.

31. Pourquoi un accident ischémique transitoire doit-il être pris en charge comme une urgence ?

Parce que le risque d’infarctus cérébral est maximal pendant les premiers jours qui suivent l’épisode
Parce qu’un déficit transitoire annonce habituellement une lésion cérébrale irréversible déjà constituée
Parce que l’absence de lésion à l’imagerie impose une thrombolyse chez tous les patients concernés
Parce que les symptômes transitoires correspondent généralement à une hémorragie cérébrale débutante

Parce que le risque d’infarctus cérébral est maximal pendant les premiers jours qui suivent l’épisode

Explication

L’AIT est une urgence en raison du risque élevé d’infarctus cérébral dans les premiers jours suivant l’épisode. L’absence de lésion identifiable ne signifie pas qu’une nécrose est déjà constituée ni qu’une thrombolyse est indiquée chez tous les patients.

32. Quelle évolution de taille est observée chez environ un tiers des patients présentant un hématome intracérébral au cours des 24 premières heures ?

L’hématome reste stable pendant cette période
L’hématome diminue de volume pendant cette période
L’hématome augmente de volume pendant cette période
L’hématome se résorbe complètement pendant cette période

L’hématome augmente de volume pendant cette période

Explication

Chez environ un tiers des patients, l’hématome intracérébral continue d’augmenter pendant les 24 premières heures, ce qui justifie une surveillance précoce. La diminution spontanée du volume ne correspond pas à l’évolution décrite dans cette phase initiale.

33. Quelle association entre une cause d’hématome intracérébral et sa localisation habituelle est correcte ?

L’angiopathie amyloïde est surtout associée aux hématomes profonds
La sclérohyalinose est surtout associée aux hématomes lobaires
La sclérohyalinose est surtout associée aux hématomes profonds
L’angiopathie amyloïde est surtout associée aux hématomes du tronc cérébral

La sclérohyalinose est surtout associée aux hématomes profonds

Explication

La sclérohyalinose liée à l’hypertension chronique donne principalement des hématomes profonds, tandis que l’angiopathie amyloïde est plutôt liée aux hématomes lobaires. L’association entre sclérohyalinose et localisation lobaire inverse cette distinction.

34. Chez un patient traité médicalement pour un hématome intracérébral, quelles cibles biologiques et tensionnelles sont appropriées ?

Une pression inférieure à 160/100 mmHg, une température au plus égale à 39,0 °C et une glycémie de 1,0 à 1,3 g/L
Une pression inférieure à 140/90 mmHg, une température au plus égale à 38,0 °C et une glycémie de 1,4 à 1,8 g/L
Une pression inférieure à 120/80 mmHg, une température au plus égale à 37,0 °C et une glycémie de 1,8 à 2,2 g/L
Une pression inférieure à 180/110 mmHg, une température au plus égale à 38,5 °C et une glycémie de 0,7 à 1,0 g/L

Une pression inférieure à 140/90 mmHg, une température au plus égale à 38,0 °C et une glycémie de 1,4 à 1,8 g/L

Explication

Le traitement vise une pression artérielle inférieure à 140/90 mmHg, une température ne dépassant pas 38,0 °C et une glycémie comprise entre 1,4 et 1,8 g/L. Une pression plus élevée et une température à 39,0 °C ne correspondent pas aux objectifs indiqués.

35. Quelle conduite adopter face à un hématome intracérébral survenant sous antivitamine K ?

Arrêter l’anticoagulant et administrer de l’idarucizumab sans autre traitement
Remplacer l’antivitamine K par un fibrinolytique et surveiller l’hématome
Arrêter l’anticoagulant et administrer un concentré de complexes prothrombiniques avec de la vitamine K
Poursuivre l’anticoagulant et administrer de l’aspirine avec un soluté glucosé

Arrêter l’anticoagulant et administrer un concentré de complexes prothrombiniques avec de la vitamine K

Explication

Sous antivitamine K, il faut interrompre l’anticoagulation et antagoniser son effet par un concentré de complexes prothrombiniques associé à la vitamine K. L’idarucizumab est l’antidote spécifique du dabigatran, et non celui des antivitamines K.

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Quelle est la définition d'un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Un déficit brutal d’une fonction cérébrale focale d’origine vasculaire.

Quelles lésions comporte tout AVC selon la HAS 2009 ?

Une lésion cérébrale responsable du déficit et une lésion vasculaire causale.

Que provoque l’occlusion d’une artère dans un AVC ?

Une ischémie cérébrale.

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