QCM : Accidents vasculaires cérébraux (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors d’un bilan après un AVC, quel ensemble correspond aux éléments que l’examen neurologique cherche à repérer ?

Atteintes des paires crâniennes et troubles articulaires, sans examen des fonctions motrices
Déficits moteurs et sensitifs, sans évaluation cognitive ni recherche de céphalées
Déficits focaux, atteintes des paires crâniennes, troubles moteurs ou sensitifs, syndromes et signes généraux
Syndromes cérébelleux et pyramidaux, sans recherche de troubles fonctionnels ou d’épilepsie

Déficits focaux, atteintes des paires crâniennes, troubles moteurs ou sensitifs, syndromes et signes généraux

Explication

L’examen neurologique couvre les déficits focaux, les paires crâniennes, plusieurs fonctions et les syndromes, ainsi que des signes généraux comme les céphalées, l’épilepsie ou les douleurs. Le choix centré sur les seuls déficits moteurs réduit l’examen, celui axé sur l’imagerie le confond avec une autre démarche, et les choix omettant syndromes ou signes généraux sont incomplets.

2. Après un AVC, une patiente présente surtout un déficit de la jambe et du pied, avec une atteinte de la face interne du cortex ; quel territoire artériel est le plus évocateur ?

L’ACA
L’ACP
L’ACM
Le territoire vertébro-basilaire

L’ACA

Explication

L’ACA irrigue la face interne du cortex, associée notamment à la jambe, au pied et au tronc. L’ACM concerne davantage la face et le bras, l’ACP la région occipitale et la vision, tandis que le territoire vertébro-basilaire ne correspond pas à cette association.

3. Un patient présente un déficit touchant surtout la jambe ainsi que des troubles des fonctions exécutives ; quelle atteinte artérielle faut-il évoquer ?

Une atteinte du territoire vertébro-basilaire
Une atteinte de l’ACA
Une atteinte de l’ACM
Une atteinte de l’ACP

Une atteinte de l’ACA

Explication

L’association d’un déficit crural et de troubles des fonctions exécutives évoque une atteinte de l’ACA. L’ACM est davantage associée à la face et au bras, l’ACP à la vision, et le territoire vertébro-basilaire à d’autres tableaux neurologiques.

4. Quel profil de récupération est le plus caractéristique après un AVC, en comparant la marche et le membre supérieur ?

La marche et le membre supérieur récupèrent à des fréquences voisines, avec une qualité généralement moindre
La marche est récupérée par environ 80 % des patients, souvent avec une qualité moindre, tandis que le membre supérieur récupère beaucoup plus rarement
La marche est récupérée par environ 80 % des patients avec sa qualité antérieure, tandis que le membre supérieur récupère beaucoup plus rarement
Le membre supérieur est récupéré par environ 80 % des patients, tandis que la marche récupère beaucoup plus rarement

La marche est récupérée par environ 80 % des patients, souvent avec une qualité moindre, tandis que le membre supérieur récupère beaucoup plus rarement

Explication

Environ 80 % des patients récupèrent la marche, mais celle-ci reste souvent de qualité moindre qu’avant l’AVC ; la récupération du membre supérieur est beaucoup plus rare. Inverser les deux fonctions, supposer une marche de qualité intacte ou leur attribuer des fréquences voisines déforme ce profil.

5. Lors d’un bilan de récupération après un AVC, comment faut-il interpréter le repère situé vers trois mois ?

C’est l’échéance au-delà de laquelle aucune récupération fonctionnelle n’est attendue
C’est un point de contrôle de la récupération globale et de l’autonomie, sans exclure une récupération ultérieure
C’est une limite concernant la marche, alors que les autres fonctions peuvent encore évoluer
C’est le moment où l’autonomie doit être complètement rétablie pour être considérée comme récupérée

C’est un point de contrôle de la récupération globale et de l’autonomie, sans exclure une récupération ultérieure

Explication

Le repère d’environ trois mois sert à contrôler la récupération globale et l’autonomie, mais une récupération peut se poursuivre au-delà. Le présenter comme une échéance définitive, attendre une récupération complète ou le limiter à la marche confond le repère avec une limite ou un critère différent.

6. Une personne après un AVC souhaite retrouver une activité quotidienne, perd actuellement une fonction et comprend difficilement les consignes ; comment prioriser sa prise en charge ?

Selon ses objectifs et les fonctions perdues, sans adapter les consignes à ses capacités cognitives
Selon l’ordre des déficits observés, sans considérer ses objectifs personnels
Selon un programme standard, indépendamment de ses objectifs et de son profil
Selon ses objectifs, les fonctions qu’elle perd, son profil et sa compréhension des consignes

Selon ses objectifs, les fonctions qu’elle perd, son profil et sa compréhension des consignes

Explication

La priorisation doit tenir compte des objectifs du patient et des fonctions qu’il est en train de perdre, tout en adaptant la prise en charge à son profil et à sa compréhension des consignes. Un programme uniforme, l’oubli des objectifs ou l’absence d’adaptation cognitive écartent des éléments essentiels de cette règle.

7. Dans un groupe de 100 personnes ayant eu un AVC, quel ordre de grandeur correspond aux patients concernés par des troubles de la déglutition, première cause de mortalité au-delà de la phase aiguë ?

Environ 50 personnes
Environ 30 personnes
Environ 70 personnes
Environ 33 personnes

Environ 30 personnes

Explication

Les troubles de la déglutition touchent environ 30 % des patients et constituent la première cause de mortalité après la phase aiguë. Environ 33 personnes correspond à la fréquence de la dépression, tandis que 50 et 70 personnes surestiment leur fréquence.

8. Quel effet associe le syndrome d’apnée du sommeil après un AVC ?

Une fréquence d’environ 30 % et une récupération diminuée
Un risque réduit de récidive et une récupération diminuée
Un risque accru de récidive et une récupération améliorée
Un risque accru de récidive et une récupération diminuée

Un risque accru de récidive et une récupération diminuée

Explication

Après un AVC, le syndrome d’apnée du sommeil augmente le risque de récidive et diminue la récupération. La baisse du risque inverse son effet, l’amélioration de la récupération inverse son autre effet, et 30 % correspond à la fréquence approximative des troubles de déglutition.

9. Lors d’un transfert, une personne présente une épaule flasque du côté hémiplégique ; quelle conduite protège le mieux son épaule ?

La maintenir par le bras hémiplégique pendant le transfert
La mobiliser en tirant doucement sur son épaule
La tirer par le bras hémiplégique en soutenant l’avant-bras
Éviter de la tenir par le bras hémiplégique

Éviter de la tenir par le bras hémiplégique

Explication

Une épaule flasque peut subir une traction sur une capsule distendue et devenir douloureuse : il faut donc éviter de tenir la personne par son bras hémiplégique. Soutenir l’avant-bras, tirer doucement ou limiter la traction dans le temps ne supprime pas ce risque.

10. Pour 100 personnes ayant eu un AVC, combien de décès sont attendus à un an d’après les données de mortalité ?

15 décès
25 décès
55 décès
50 décès

25 décès

Explication

La mortalité après AVC est de 25 % à un an, soit 25 décès sur 100 personnes. Les valeurs de 15 % et 50 % correspondent respectivement à un mois et à cinq ans, tandis que 55 % concerne les AVC hémorragiques à un an.

11. Que désigne la plasticité cérébrale ?

La récupération complète des fonctions après une altération de l’activité cérébrale
Le transfert des signaux sensoriels ou moteurs d’une région corticale à une autre
Le changement de force des connexions synaptiques en réponse à une stimulation ou à une altération d’activité
La création de nouveaux neurones en réponse à une stimulation ou à une altération d’activité

Le changement de force des connexions synaptiques en réponse à une stimulation ou à une altération d’activité

Explication

La plasticité cérébrale correspond à une modification de la force des connexions synaptiques liée à une stimulation de l’environnement ou à une altération de l’activité d’un réseau. La création de neurones, le remapping cortical et la récupération complète sont des notions distinctes.

12. Une personne commence sa rééducation peu après un AVC, puis la poursuit plusieurs mois plus tard ; quel principe concernant la fenêtre de plasticité doit guider la prise en charge ?

La plasticité dure plusieurs mois, mais son efficacité est plus forte au début
La plasticité est plus efficace tardivement, après plusieurs mois
La plasticité garde une efficacité identique pendant toute sa durée
La plasticité cesse après quelques semaines, rendant la suite inefficace

La plasticité dure plusieurs mois, mais son efficacité est plus forte au début

Explication

La fenêtre de plasticité dure plusieurs mois, mais elle est plus importante et efficace au plus proche de l’AVC ; il est donc recommandé d’agir tôt sans fixer de limite temporelle claire. Une fenêtre brève, une efficacité tardive ou une efficacité constante déforme ce principe.

13. Après un AVC, une patiente pourrait récupérer une fonction du bras, mais évite de l’utiliser en s’appuyant sur des stratégies de compensation. Quel phénomène décrit cette situation ?

La paralysie irréversible
La sous-utilisation acquise
Le déficit sensitif isolé
La contrainte induite

La sous-utilisation acquise

Explication

La sous-utilisation acquise désigne une fonction potentiellement récupérable que le patient n’emploie pas, car des stratégies annexes lui permettent d’éviter l’effort. La paralysie irréversible nie le potentiel de récupération, le déficit sensitif concerne une autre fonction, et la contrainte induite est une intervention thérapeutique.

14. Pour inciter un patient à utiliser son bras parétique dans des tâches orientées, un thérapeute place un gant sur son membre sain. Quelle approche met-il en œuvre ?

La thérapie par contrainte induite
La stimulation sensitive isolée
La mobilisation passive du membre sain
L’entraînement bimanuel sans contrainte

La thérapie par contrainte induite

Explication

La thérapie par contrainte induite limite l’usage du membre sain, par exemple à l’aide d’un gant, afin d’encourager l’utilisation du membre parétique dans des tâches orientées. L’entraînement bimanuel ne contraint pas le membre sain, tandis que la stimulation sensitive et la mobilisation passive ne décrivent pas ce principe.

15. Une équipe organise la rééducation motrice après un AVC. Quels principes généraux doit-elle intégrer à son programme ?

Intensité, spécialisation et début différé
Précocité, variété et interruption planifiée
Précocité, intensité et continuité
Stabilisation, faible intensité et continuité

Précocité, intensité et continuité

Explication

Les recommandations générales associent précocité, intensité et continuité pour la rééducation motrice après un AVC. Des séances interrompues, un début différé ou une faible intensité ne correspondent pas à ces trois principes.

16. À la phase aiguë après un AVC, un patient ne présente pas d’activité motrice. Quelle conduite s’inscrit dans les recommandations de rééducation précoce ?

Reporter la marche à la phase chronique et privilégier la fonction sensitive
Attendre une activité motrice avant de stimuler la fonction sensitive
Stimuler la fonction sensitive et engager la rééducation de la marche dès que possible
Stimuler la fonction motrice sans travail sensitif ni rééducation de la marche

Stimuler la fonction sensitive et engager la rééducation de la marche dès que possible

Explication

À la phase aiguë, la fonction sensitive doit être stimulée chez le patient sans activité motrice ; la rééducation fonctionnelle de la marche commence dès que possible et se poursuit au cours de l’évolution. Attendre le retour moteur ou différer la marche écarte ces recommandations.

17. Lorsqu’un patient change de structure et rentre ensuite à domicile, quelles informations doivent accompagner la transmission aux professionnels qui poursuivent sa prise en charge ?

Les objectifs et les résultats d’évaluation, sans le détail des actions réalisées
Les objectifs, les résultats d’évaluation, les actions réalisées et les problèmes rencontrés
Les actions réalisées et les problèmes rencontrés, sans les objectifs définis
Les résultats d’évaluation et les actions réalisées, sans les problèmes rencontrés

Les objectifs, les résultats d’évaluation, les actions réalisées et les problèmes rencontrés

Explication

À chaque transfert, changement de prise en charge ou retour à domicile, la continuité exige de transmettre les objectifs, les résultats d’évaluation, les actions menées et les problèmes rencontrés. Transmettre seulement une partie de ces éléments laisse des informations nécessaires à la poursuite de la rééducation de côté.

18. Dans une région, les services recensent environ 150 000 AVC par an. Quel ordre de grandeur correspond à leur fréquence moyenne ?

Un AVC toutes les 4 minutes
Un AVC toutes les 40 minutes
Un AVC chaque minute
Un AVC toutes les 10 minutes

Un AVC toutes les 4 minutes

Explication

Environ 150 000 AVC par an correspondent à une fréquence moyenne d’un AVC toutes les 4 minutes ; les autres valeurs décalent cette fréquence. Un AVC sur dix est silencieux, mais ce chiffre décrit une proportion, pas l’intervalle entre les AVC.

19. Quel rang l’AVC occupe-t-il parmi les causes de handicap moteur acquis et de démence ?

Deuxième cause de handicap moteur acquis et première cause de démence après Alzheimer
Première cause de handicap moteur acquis et première cause de démence après Alzheimer
Première cause de handicap moteur acquis et deuxième cause de démence après Alzheimer
Première cause de handicap moteur acquis et deuxième cause de mortalité mondiale

Première cause de handicap moteur acquis et deuxième cause de démence après Alzheimer

Explication

L’AVC est la première cause de handicap moteur acquis et la deuxième cause de démence, après Alzheimer. L’inversion des rangs confond ces deux conséquences, tandis que la mortalité mondiale relève d’un autre classement.

20. Quelle proportion des AVC la SFNV estime-t-elle évitable ?

Environ 50 %
Environ 90 %
Environ 10 %
Environ 100 %

Environ 90 %

Explication

La SFNV estime que 90 % des AVC sont évitables. La valeur de 10 % correspond à la part des AVC silencieux, et non à la part évitable ; 50 % concerne les personnes hypertendues qui ignorent leur hypertension.

21. Une personne mesure une pression artérielle de 142 mmHg pour la systolique et de 86 mmHg pour la diastolique. Quel conseil correspond au seuil de consultation indiqué ?

Attendre, car la diastolique reste inférieure à 90 mmHg
Consulter, car la systolique atteint au moins 140 mmHg
Attendre, car les deux valeurs doivent atteindre leur seuil
Consulter seulement si la systolique dépasse 150 mmHg

Consulter, car la systolique atteint au moins 140 mmHg

Explication

Le conseil de consulter s’applique dès que la systolique atteint 140 mmHg ou que la diastolique atteint 90 mmHg ; ici, la systolique est à 142 mmHg. Exiger que les deux seuils soient atteints confond le « ou » de la règle avec une condition conjointe.

22. Une équipe organise la prise en charge d’un patient après un AVC. Quel ensemble reprend les cinq messages essentiels du cours ?

Enjeu de santé publique, urgence thérapeutique, fragilité, rééducation ponctuelle et prévention
Enjeu de santé publique, urgence thérapeutique, mortalité, urgence rééducative précoce et prévention
Enjeu de santé publique, urgence thérapeutique, fragilité, surveillance rééducative différée, prévention
Enjeu de santé publique, urgence thérapeutique, fragilité, urgence rééducative précoce, intense et continue, prévention

Enjeu de santé publique, urgence thérapeutique, fragilité, urgence rééducative précoce, intense et continue, prévention

Explication

Les cinq messages associent l’enjeu de santé publique, l’urgence thérapeutique, la fragilité des patients, une rééducation précoce, intense et continue, ainsi que la prévention. La surveillance seule, la mortalité à la place de la fragilité et une rééducation ponctuelle ne reprennent pas ces messages.

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Quels éléments l’examen neurologique recherche-t-il ?

Des déficits focaux, des atteintes des paires crâniennes, des troubles articulaires, sensitifs, moteurs ou fonctionnels, des syndromes neurologiques, des céphalées, une épilepsie ou des douleurs.

Quelle région et quelles fonctions l’ACA irrigue-t-elle principalement ?

La face interne du cortex associée à la jambe, au pied et au tronc.

Quel territoire et quelles fonctions l’ACM irrigue-t-elle principalement ?

La face latérale du cortex associée à la face, à la main, au bras et à la langue.

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