★ À maîtriser
Compléments
📌 Le consultant en lactation observe l’anatomie du nourrisson et consigne ses observations pour le médecin, mais ne pose pas de diagnostic et ne remédie pas aux troubles toniques ou malformations.
📌 La référence ou norme désigne la forme la plus courante, tandis qu’une variante de la normale est moins fréquente sans être pour autant une anomalie.
★ À maîtriser
À la naissance, les fontanelles sont six espaces de tissu conjonctif situés entre les os du crâne.
Le crâne cérébral comprend notamment l’occipital, le frontal, les deux pariétaux, les temporaux et le sphénoïde.
Compléments
La fontanelle antérieure, ou bregmatique, est losangique et mesure en moyenne 2,5 à 3 cm à la naissance, avec une variation de 0,5 à 6 cm.
La fontanelle antérieure se ferme cliniquement vers 15 à 18 mois, tandis que sa fermeture anatomique se situe au 36e mois.
La fontanelle postérieure, ou lambdatique, est petite et triangulaire, et mesure parfois de 0,5 à 1 cm ou peut être virtuelle.
Le crâne facial comprend notamment :
★ À maîtriser
Le muscle temporal et le masséter ferment la bouche, et le masséter élève également la mandibule.
Le buccinateur contracte les joues et contribue à l’étanchéité de la bouche, tandis que l’orbiculaire des lèvres ferme la bouche ou, par une contraction plus forte, donne aux lèvres une forme de trompe.
Le génio-glosse tire la langue vers l’avant et le plancher buccal, tandis que le stylo-glosse et l’hyo-glosse la tirent vers l’arrière.
Compléments
Les muscles ptérygoïdiens médiaux élèvent la mandibule et contribuent à sa projection en avant, à ses déplacements latéraux et à ses rotations.
Les muscles ptérygoïdiens latéraux participent à tous les mouvements de la mandibule ; leur contraction unilatérale produit une diduction et leur contraction simultanée avance la gencive inférieure devant la supérieure.
Les muscles intrinsèques de la langue sont :
★ À maîtriser
Le nerf trijumeau (V) assure la sensibilité d’une partie de la face et de la cavité buccale, dont les deux tiers antérieurs de la langue, et innerve les muscles masticateurs.
Le nerf facial (VII) innerve les muscles de la mimique et assure le goût des deux tiers antérieurs de la langue ainsi que l’innervation des glandes sublinguale et sous-maxillaire.
Le nerf glosso-pharyngien (IX) assure la sensibilité du tiers postérieur de la langue et du pharynx, le goût du tiers postérieur de la langue, l’innervation motrice de muscles pharyngés et participe aux réflexes de déglutition et nauséeux.
Compléments
Le nerf vague (X) innerve notamment les muscles du palais mou, du pharynx et du larynx, assure la sensibilité de muqueuses trachéale, œsophagienne et épiglottique, et participe au deuxième temps de la déglutition.
Le nerf hypoglosse (XII) innerve les muscles de la langue ; une lésion peut entraîner son atrophie unilatérale et une déviation vers le côté lésé lors de la protraction.
★ À maîtriser
Le palais dur aide à positionner et stabiliser le complexe aréolo-mamelonnaire, qui est comprimé entre le dos de la langue et le palais pendant la tétée.
La langue amène et stabilise le complexe aréolo-mamelonnaire, le comprime pour exprimer le lait, forme une gouttière dirigeant les liquides vers le pharynx et contribue à former le bol alimentaire.
Compléments
La boule graisseuse de Bichat contribue à l’étanchéité buccale et soutient la motricité oro-pharyngée.
Pendant la succion, le voile du palais s’abaisse lorsque la partie postérieure de la langue s’élève, contribuant à rendre la cavité orale hermétique et à créer une pression négative.
Fermeture hermétique des lèvres → pression négative dans la bouche
★ À maîtriser
Le pharynx se divise en nasopharynx, oropharynx et laryngopharynx, et se prolonge par l’œsophage.
Le voile du palais s’élève pendant la déglutition et ferme les fosses nasales au passage du bol alimentaire.
L’œsophage transporte le bol alimentaire vers l’estomac par une contraction musculaire annulaire qui se déplace de haut en bas, appelée péristaltisme.
Compléments
Chez le nouveau-né, le larynx est haut dans le pharynx et l’épiglotte est en contact avec le voile du palais ; le bol alimentaire passe au-dessus de l’épiglotte ou la contourne par les gouttières pharyngo-laryngées pour atteindre l’œsophage.
Le larynx contient l’épiglotte, qui se ferme lors de la déglutition, et les cordes vocales, qui servent à la phonation.
La trachée est un tube semi-rigide entre le larynx et les bronches, constitué de 16 à 20 cartilages annulaires en avant et latéralement, et elle conduit l’air vers les poumons.
★ À maîtriser
Les réflexes liés à la tétée sont des réponses programmées à un stimulus tactile qui se modifient ou s’intègrent dans un comportement fonctionnel avec la maturation.
Le réflexe d’orientation fait tourner la tête du bébé vers un stimulus tactile et lui fait ouvrir la bouche lorsque ses lèvres ou ses joues sont touchées ; il disparaît généralement entre deux et quatre mois après la naissance.
Le réflexe de toux protège les voies aériennes de l’inhalation de liquides.
Compléments
Le réflexe de succion est observé dès 15 à 18 semaines de gestation ; à 28 semaines, les mouvements de succion sont désorganisés et aléatoires.
Chez le nouveau-né à terme, le réflexe de succion peut être déclenché par l’effleurement des lèvres ou de la langue ou par une légère pression à la jonction du palais dur et du palais mou.
Le réflexe de déglutition se développe entre 12 et 14 semaines d’âge gestationnel et est déclenché par un bolus liquide d’environ 0,6 ml chez le nouveau-né, au contact de récepteurs du voile palatin et de l’arrière de la bouche.
Le réflexe nauséeux protège de l’ingestion de substances trop volumineuses pour l’œsophage ; il est présent chez le fœtus à 18 semaines d’âge gestationnel et se déclenche chez le nouveau-né au niveau de la moitié de la langue.
Recherche → succion → déglutition
★ À maîtriser
Pendant la tétée, le mamelon et l’aréole sont attirés dans la bouche et forment un bout de sein mesurant deux à trois fois leur longueur au repos.
Une succion nutritive s’accompagne d’un transfert de lait et d’un rythme d’environ une succion par seconde après le réflexe d’éjection, tandis que la succion non nutritive survient sans flot liquide significatif et comporte souvent des salves rapides d’environ deux succions par seconde.
Après le réflexe d’éjection, l’enfant alterne les succions nutritives et non nutritives selon le flot de lait ; plus le flot est important, plus le rythme de succion est lent.
Compléments
📌 Selon Woolridge, la pression négative maintient surtout la position du mamelon, de la langue et du palais ainsi que l’étanchéité, tandis que la pression positive de la langue et de la mâchoire contre le palais permet le transfert du lait.
📌 Selon Hartmann et ses collaborateurs, la pression négative produite par l’ondulation de la langue et l’abaissement de sa partie postérieure ouvre les canaux lactifères et entraîne l’arrivée du lait. - Hartmann et col.
Pression négative : étanchéité ou arrivée du lait selon les modèles
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1. Laquelle de ces situations peut affecter les structures de la tête d’un nourrisson ?
2. Une forme crânienne est moins fréquente que la forme la plus courante, sans autre signe d’anomalie : comment la qualifier ?
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Quelles causes peuvent affecter les structures de la tête du nourrisson ?
La prématurité, un traumatisme, une malformation congénitale, un déficit neurologique ou une maladie.
Combien de fontanelles le nouveau-né possède-t-il ?
Six.
Que fait le consultant en lactation après avoir observé l’anatomie du nourrisson ?
Il consigne ses observations pour le médecin.
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