QCM : Anémie : diagnostic et soins infirmiers (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit l’anémie et explique son retentissement sur les tissus ?

Une diminution anormale de l’hémoglobine qui réduit le transport de l’oxygène vers les tissus
Une diminution anormale des plaquettes qui réduit la coagulation dans les vaisseaux
Une augmentation anormale de l’hémoglobine qui ralentit la circulation sanguine périphérique
Une baisse du volume plasmatique qui empêche le sang de transporter les nutriments vers les tissus

Une diminution anormale de l’hémoglobine qui réduit le transport de l’oxygène vers les tissus

Explication

L’anémie correspond à une baisse anormale de l’hémoglobine et limite ainsi le transport de l’oxygène vers les tissus. Une baisse des plaquettes concerne principalement l’hémostase, pas la capacité du sang à transporter l’oxygène.

2. Quel seuil d’hémoglobine définit l’anémie chez une femme non enceinte selon l’OMS ?

Une hémoglobine inférieure à 11 g/dL
Une hémoglobine inférieure à 12 g/dL
Une hémoglobine inférieure à 13 g/dL
Une hémoglobine inférieure à 8 g/dL

Une hémoglobine inférieure à 12 g/dL

Explication

Chez une femme non enceinte, le seuil OMS d’anémie est une hémoglobine inférieure à 12 g/dL. Le seuil de 11 g/dL s’applique à la femme enceinte, tandis que 13 g/dL concerne l’homme.

3. Un patient présente une hémoglobine à 7,5 g/dL. Quelle interprétation et conduite générale sont appropriées ?

Il s’agit d’une valeur interprétable sans tenir compte de l’âge ou de l’altitude du patient
Il s’agit d’une anémie sévère qui peut être évaluée selon les mêmes délais qu’une anémie légère
Il s’agit d’une anémie modérée qui justifie une surveillance de routine sans évaluation rapide
Il s’agit d’une anémie sévère qui nécessite une prise en charge médicale rapide, parfois urgente

Il s’agit d’une anémie sévère qui nécessite une prise en charge médicale rapide, parfois urgente

Explication

Une hémoglobine inférieure à 8 g/dL correspond à une anémie sévère et impose une prise en charge médicale rapide, parfois urgente. L’âge et l’altitude influencent aussi l’interprétation des seuils, contrairement à l’idée qu’ils seraient sans effet.

4. Quel enchaînement décrit correctement la production des globules rouges ?

La moelle osseuse détruit les globules rouges sous l’effet de l’érythropoïétine, sécrétée principalement par le rein
La rate produit les globules rouges sous l’effet de l’érythropoïétine, sécrétée principalement par le foie
La moelle osseuse produit les globules rouges sous l’effet de l’érythropoïétine, sécrétée principalement par le rein
Le rein produit les globules rouges sous l’effet de l’érythropoïétine, sécrétée principalement par la moelle osseuse

La moelle osseuse produit les globules rouges sous l’effet de l’érythropoïétine, sécrétée principalement par le rein

Explication

L’érythropoïèse se déroule dans la moelle osseuse et est stimulée par l’érythropoïétine, principalement sécrétée par le rein. Le rein contribue à la régulation hormonale, mais ne produit pas les globules rouges.

5. Quel rôle de l’hémoglobine et quelle mesure sont centraux pour diagnostiquer une anémie ?

Elle fixe le dioxyde de carbone dans les tissus, le libère dans les poumons et son taux est mesuré par la numération plaquettaire
Elle détruit les globules rouges dans la rate et son activité est évaluée par le dosage de la bilirubine
Elle fixe l’oxygène dans les poumons, le libère dans les tissus et son taux est mesuré par la NFS
Elle produit les réticulocytes dans la moelle et son activité est évaluée par le dosage de l’érythropoïétine

Elle fixe l’oxygène dans les poumons, le libère dans les tissus et son taux est mesuré par la NFS

Explication

L’hémoglobine fixe l’oxygène dans les poumons et le libère dans les tissus ; son taux mesuré par la NFS est l’indicateur central du diagnostic d’anémie. Le dosage de l’érythropoïétine peut renseigner sur la régulation, mais ne remplace pas la mesure de l’hémoglobine.

6. Après une perte de sang, quel profil de réticulocytes distingue généralement une anémie périphérique d’une anémie centrale ?

Un taux bas dans l’anémie périphérique, en réponse à un défaut de production médullaire
Un taux élevé dans l’anémie centrale, en réponse à une destruction des globules rouges
Un taux élevé dans l’anémie périphérique, en réponse à la perte des globules rouges
Un taux bas dans l’anémie centrale, en réponse à une perte de globules rouges dans les tissus

Un taux élevé dans l’anémie périphérique, en réponse à la perte des globules rouges

Explication

L’anémie périphérique est régénérative : les réticulocytes augmentent en réponse à une perte ou une destruction des globules rouges. Un taux bas est plutôt caractéristique de l’anémie centrale, liée à un défaut de production médullaire.

7. Quel rapprochement entre le type d’anémie et son mécanisme est correct ?

La microcytose est typiquement liée à une carence en vitamine B12, tandis que la macrocytose évoque une carence martiale
La microcytose évoque un trouble de synthèse de l’ADN, tandis que la macrocytose traduit un défaut de synthèse de l’hémoglobine
La microcytose et la macrocytose traduisent le même mécanisme, principalement une destruction des globules rouges
La microcytose évoque un défaut de synthèse de l’hémoglobine, tandis que la macrocytose peut refléter un trouble de synthèse de l’ADN

La microcytose évoque un défaut de synthèse de l’hémoglobine, tandis que la macrocytose peut refléter un trouble de synthèse de l’ADN

Explication

Les anémies microcytaires sont liées à un défaut de synthèse de l’hémoglobine, tandis que les macrocytaires sont associées à un trouble de la synthèse de l’ADN. La carence en vitamine B12 est plutôt associée à une macrocytose, et non à une microcytose.

8. Chez une personne suspectée d’anémie, où rechercher en priorité la pâleur caractéristique ?

Au niveau du cuir chevelu, des coudes et des plantes des pieds
Au niveau des lèvres, des genoux et du dos des mains
Au niveau des pupilles, des oreilles et de la face postérieure des jambes
Au niveau des conjonctives, des ongles et des paumes des mains

Au niveau des conjonctives, des ongles et des paumes des mains

Explication

La pâleur cutanéo-muqueuse est le signe le plus caractéristique de l’anémie et se voit surtout aux conjonctives, aux ongles et aux paumes. Le cuir chevelu et les coudes ne sont pas les sites privilégiés indiqués pour la rechercher.

9. Une personne anémique présente une dyspnée d’effort, des palpitations et une tachycardie. À quelle catégorie de signes ces manifestations appartiennent-elles ?

Aux signes cardiorespiratoires pouvant aussi inclure un souffle systolique ou des douleurs angineuses
Aux signes digestifs pouvant aussi inclure une glossite ou des troubles du transit
Aux signes hémolytiques pouvant aussi inclure un ictère ou des urines foncées
Aux signes neurologiques pouvant aussi inclure une neuropathie ou des troubles sensitifs

Aux signes cardiorespiratoires pouvant aussi inclure un souffle systolique ou des douleurs angineuses

Explication

La dyspnée, les palpitations et la tachycardie font partie des signes cardiorespiratoires de l’anémie, avec notamment le souffle systolique et les douleurs angineuses. L’ictère et les urines foncées orientent plutôt vers une hémolyse.

10. Deux patients ont une anémie : l’un est profonde mais installée depuis longtemps, l’autre modérée mais apparue brutalement. Quelle différence de tolérance est possible ?

Les deux anémies ont une tolérance comparable puisque seul le taux d’hémoglobine compte
L’anémie profonde chronique peut être bien tolérée, tandis que l’anémie modérée brutale peut être mal supportée
L’anémie modérée brutale est généralement mieux tolérée parce que son intensité est moindre
L’anémie profonde chronique est nécessairement moins bien tolérée que l’anémie modérée brutale

L’anémie profonde chronique peut être bien tolérée, tandis que l’anémie modérée brutale peut être mal supportée

Explication

La tolérance dépend notamment de la rapidité d’installation et du terrain : une anémie profonde chronique peut être bien tolérée, alors qu’une anémie modérée brutale peut être mal supportée. Se focaliser sur la seule profondeur de l’anémie néglige l’importance de son évolution dans le temps.

11. Lors de l’observation infirmière d’une personne anémique, quelle démarche est la plus complète ?

Évaluer la douleur, surveiller le poids, rechercher une allergie, examiner les réflexes et vérifier la prise des traitements
Examiner la coloration, surveiller les constantes, évaluer l’appétit, rechercher une infection et mesurer la mobilité articulaire
Examiner la coloration, surveiller les constantes, évaluer fatigue et effort, rechercher des symptômes thoraciques ou neurosensoriels et une source de saignement
Examiner les muqueuses, mesurer la température, rechercher une cause digestive et évaluer la vision sans explorer les saignements

Examiner la coloration, surveiller les constantes, évaluer fatigue et effort, rechercher des symptômes thoraciques ou neurosensoriels et une source de saignement

Explication

L’observation infirmière associe l’examen de la coloration, la surveillance des constantes et l’évaluation de la fatigue et de l’effort, ainsi que la recherche de symptômes et d’un saignement. Une évaluation centrée sur l’appétit et la mobilité articulaire ne couvre pas plusieurs éléments essentiels de cette observation.

12. Quel examen de première intention confirme une anémie et fournit les indices érythrocytaires nécessaires à sa classification ?

La recherche d’agglutinines irrégulières
Le dosage de la vitamine B12
Le dosage de la ferritine sérique
La numération formule sanguine (NFS)

La numération formule sanguine (NFS)

Explication

La NFS confirme l’anémie par le taux d’hémoglobine et fournit les indices érythrocytaires utiles à sa classification. La ferritine aide plutôt à rechercher une carence martiale, sans remplacer cet examen initial.

13. Une NFS montre un VGM bas et une CCMH normale ; quelle interprétation distingue correctement ces indices ?

Le VGM indique un volume globulaire diminué, tandis que la CCMH renseigne sur la teneur en hémoglobine, ici normale.
Le VGM indique une carence en fer, tandis que la CCMH confirme une carence en vitamine B12.
Le VGM indique une production accrue de réticulocytes, tandis que la CCMH mesure leur durée de vie.
Le VGM indique une teneur en hémoglobine diminuée, tandis que la CCMH mesure le volume globulaire, ici normal.

Le VGM indique un volume globulaire diminué, tandis que la CCMH renseigne sur la teneur en hémoglobine, ici normale.

Explication

Le VGM classe les globules rouges selon leur volume, tandis que la CCMH renseigne sur leur teneur en hémoglobine ; ces résultats correspondent donc à une microcytose sans hypochromie. Confondre les indices ferait attribuer à la CCMH la mesure du volume globulaire.

14. Chez une personne anémique, le taux de réticulocytes est de 180 G/L ; comment qualifier le caractère de l’anémie ?

Régénératif, car le taux est inférieur à 150 G/L
Arégénératif, car le taux est inférieur à 150 G/L
Régénératif, car le taux dépasse 150 G/L
Arégénératif, car le taux dépasse 150 G/L

Régénératif, car le taux dépasse 150 G/L

Explication

Un taux de réticulocytes supérieur à 150 G/L indique une anémie régénérative. Un taux bas oriente au contraire vers une anémie arégénérative.

15. Quel traitement étiologique est adapté à une anémie due à une carence en vitamine B12 ?

Des agents stimulant l’érythropoïèse pour insuffisance rénale chronique
Des injections intramusculaires, puis un traitement au long cours
Du fer oral pendant trois à six mois
De l’acide folique par voie orale

Des injections intramusculaires, puis un traitement au long cours

Explication

Une carence en vitamine B12 se traite par des injections intramusculaires, suivies d’un traitement au long cours. Le fer oral correspond à la carence martiale, et non à une carence en vitamine B12.

16. Dans quelle situation la transfusion de concentrés de globules rouges peut-elle être indiquée ?

En cas de toute anémie, indépendamment des symptômes et du contexte clinique
En cas de carence martiale, avant d’évaluer l’effet du traitement par fer oral
En cas d’anémie sévère mal tolérée ou d’hémorragie aiguë, selon le taux d’hémoglobine, la tolérance et le terrain
En cas d’anémie macrocytaire, avant de rechercher une carence en vitamines

En cas d’anémie sévère mal tolérée ou d’hémorragie aiguë, selon le taux d’hémoglobine, la tolérance et le terrain

Explication

La transfusion peut être indiquée lors d’une anémie sévère mal tolérée ou d’une hémorragie aiguë, en tenant compte de l’hémoglobine, de la tolérance clinique et du terrain. Une carence martiale ne constitue pas à elle seule une indication transfusionnelle systématique.

17. Avant une transfusion, quelles vérifications infirmières sont requises au lit du patient ?

Le groupe sanguin, la carte de groupe, la recherche d’agglutinines irrégulières et le contrôle ultime pré-transfusionnel
La température, la fréquence respiratoire, l’alimentation et le traitement martial antérieur
Le taux de réticulocytes, la ferritine, le fer sérique et la capacité de fixation de la transferrine
Le VGM, la CCMH, la TCMH et le dosage des folates

Le groupe sanguin, la carte de groupe, la recherche d’agglutinines irrégulières et le contrôle ultime pré-transfusionnel

Explication

Avant la transfusion, l’infirmier vérifie le groupe sanguin, la carte de groupe, les résultats de la recherche d’agglutinines irrégulières et réalise le contrôle ultime au lit du patient. Les indices érythrocytaires et les examens du fer servent à l’évaluation de l’anémie, pas à ces contrôles pré-transfusionnels.

18. Au cours des premières minutes d’une transfusion, un patient présente des frissons et une dyspnée ; quelle conduite s’impose ?

Terminer la transfusion puis vérifier les paramètres vitaux
Arrêter immédiatement la transfusion et alerter le médecin
Interrompre la surveillance et demander un dosage de ferritine
Ralentir le débit et poursuivre l’observation sans alerter

Arrêter immédiatement la transfusion et alerter le médecin

Explication

Les frissons et la dyspnée peuvent signaler une réaction transfusionnelle : ils imposent l’arrêt immédiat de la transfusion et l’alerte du médecin. Se contenter de ralentir le débit ne répond pas à la conduite urgente indiquée.

19. Après une hémorragie abondante, quelle complication aiguë figure parmi les risques associés à l’anémie ?

Un choc hypovolémique
Une hypochromie isolée
Une insuffisance rénale chronique
Une carence en vitamine B12

Un choc hypovolémique

Explication

Une hémorragie abondante peut entraîner un choc hypovolémique, qui fait partie des complications possibles. Une carence en vitamine B12 est une cause d’anémie, et non la complication aiguë décrite dans cette situation.

20. Un patient présente une anémie mal tolérée avec des signes de gravité ; quelle séquence d’actions infirmières est appropriée ?

Poursuivre les soins prévus et reporter les prélèvements jusqu’à la stabilisation spontanée
Commencer un traitement martial, puis organiser un contrôle de la NFS à distance
Le mettre au repos dans une position adaptée, alerter sans délai, vérifier une voie veineuse et surveiller les paramètres vitaux
Le mobiliser pour évaluer son autonomie, puis attendre l’évolution avant d’alerter

Le mettre au repos dans une position adaptée, alerter sans délai, vérifier une voie veineuse et surveiller les paramètres vitaux

Explication

La conduite urgente comprend le repos en position adaptée, l’alerte, la vérification d’une voie veineuse et la surveillance des paramètres vitaux ; des prélèvements et une oxygénothérapie peuvent aussi être réalisés selon les prescriptions et les besoins. Attendre l’évolution avant d’alerter retarde la prise en charge d’une situation grave.

21. Pendant une transfusion, un patient développe une urticaire et un malaise ; quelle action immédiate est requise ?

Arrêter la transfusion et alerter le médecin
Administrer un traitement martial et poursuivre la transfusion
Changer le produit transfusé et reprendre sans délai
Réduire le débit et attendre que les symptômes diminuent

Arrêter la transfusion et alerter le médecin

Explication

L’urticaire et le malaise évoquent un effet indésirable receveur et imposent l’arrêt immédiat de la transfusion ainsi que l’alerte du médecin. Réduire le débit tout en poursuivant la transfusion ne respecte pas cette conduite.

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Qu’est-ce que l’anémie ?

Une diminution anormale du taux d’hémoglobine circulant par rapport aux valeurs attendues pour l’âge et le sexe.

Quel seuil d’hémoglobine définit l’anémie chez l’homme selon l’OMS ?

Moins de 13 g/dL.

Quel seuil d’hémoglobine définit l’anémie chez la femme non enceinte selon l’OMS ?

Moins de 12 g/dL.

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